4 Nations : Mode d’emploi

Les Pumas font leur entrée dans le Four-Nations

La révolution prendra définitivement forme samedi au Cap, en Afrique du Sud. L’équipe d’Argentine de rugby y fera son entrée dans la plus grande compétition internationale, le Four-Nations, regroupant les meilleures nations du sud. Après seize ans d’existence, le tournoi connaît sa première révolution majeure.

Autrefois appelé Tri-Nations, le tournoi entre les meilleures équipes de rugby de l’hémisphère sud accueille cette année une nouvelle équipe et se voit contraint de changer de nom (Four-Nations ou Rugby Championship). Soucieuse d’intégrer, enfin, une grande compétition internationale, la Fédération argentine de rugby a fait le forcing pour que les Pumas puissent se confronter à ce qui se fait de mieux dans l’hémisphère sud, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et l’Australie.

La domination des All-Blacks

Dans sa formule précédente, le Tri-nations opposait sous forme de championnat les trois grandes nations de l’hémisphère sud. Toutes les équipes se rencontraient trois fois, soit six matchs par nations. Avec l’apparition de l’Argentine, on a réduit la formule à de "simples" match aller-retour. Ainsi, chaque équipe disputera 8 matchs, au lieu de 6 jusqu’à cette année. Pour le reste, on ne change pas une formule qui fait du tournoi, la compétition la plus relevée de la planète rugby. Du 18 août au 6 octobre prochain, Argentins, Australiens et Sud-Africains tenteront de s’opposer à l’hégémonie des Blacks. Depuis la création du tournoi en 1996, les Kiwis ont remporté dix des seize éditions alors que l’Afrique du Sud et l’Australie se partagent les miettes avec trois victoires finales. Mais les Wallabies peuvent prétendre à une fantastique passe de deux après leur victoire l’an dernier.

Les Pumas dans le grand bain

Dans ce combat de costauds, l’Argentine tentera de se faire une place après s’être imposée dans le concert des grandes nations internationales depuis leur belle 3e place au Mondial 2007. La Coupe du Monde organisée en France a d’ailleurs joué un grand rôle dans l’acceptation de l’Argentine dans le Four-Nations. Depuis cinq ans, l’IRB et la Sanzar (qui regroupe les Fédérations des trois géants du sud) s’échinent à faire une place aux Sud-Américains. C’est désormais chose faite. Samedi, les coéquipiers de Juan-Martin Hernandez feront leur grand début dans le Four-Nations sur la pelouse du Newlands Stadium au Cap face à l’Afrique du Sud.

Par Christophe Gaudot

sport.francetv.fr

10 réflexions sur “4 Nations : Mode d’emploi

  1. Tu as raison ! Il n’y aura que 6 journées. En fait, je crois que l’arrivée de l’Argentine ne change rien, les trois ténors du sud se rencontraient avant trois fois par saison, ils ne se rencontreront plus que deux fois. C’est donc un énorme pari que font la SANZAR en intégrant l’Argentine, le pari que l’équipe d’Argentine sera aussi attractive pour les médias et surtout pour les spectateurs que les Springboks ou les All Blacks…

  2. En même temps cela devenait chiant ce tri-Nations de consanguins qui s’affrontaient 3 fois entre eux tous les ans. A mes yeux en tout cas, cela diminuait le prestige de ces rencontres tellement attendues. 2 NZ-AFS c’est suffisant, tout comme 2 AUS-AFS. En revanche, je crois que les All Blacks et les Wallabies continueront de s’affronter 3 fois: 2 fois lors du 4N et 1 fois lors du match de Bledisloe Cup.

    • Il y aura aussi des matchs hors 4N, pour conclure la Freedom Cup et la Mandela Plate: trophées entre la "République" et la Nouvelle Zélande pour la première, et contre l’Australie pour la seconde…A suivre

  3. Les All Blacks sont largement favoris de ce 4N qui ne devrait pas leur échapper, sauf accident. Ils sont forts et complets devant comme derrière. Les australiens ont des absents (O’Connor, Cooper, McCabe, Horwill) et sont un peu légers dans le cinq de devant et au centre (Faingaa-Horne ça ne fait pas lever les foules). Les sud-afs ont des absents aussi (Oosthuizen, Burger, Smith, Spies, Vermeulen, Goosen, Pietersen), ont beaucoup de bizuts (Etzebeth, Daniel, Alberts, Coetzee, Mvovo) et ne sont pas géniaux en attaque. Les argentins sont des bizuts complets dans la compétition, même s’ils ont du talent.

    • @castagnède: c’est vrai qu’apès avoir vu le premier match opposant les All Blacks aux Wallabies, on peut difficilement imaginer une équipe surclassant les Men in Black. Concernant les Springboks, les suivant de près depuis quelques temps, je peux te répondre sur tes questions: Smit est parti en retraite depuis la fin de la coupe du monde. Burger, vieillisant, souffre d’une blessure à un genou, il n’a joué que les trois premiers matchs avec sa franchise des Stormers en Super Rugby et ne jouera aucun match du Championship.
      Spies a déclaré forfait pour toute la durée du Tournoi à cause d’une blessure à la main. Il est remplacé par Keegan Daniel.
      Pietersen s’est broyé un pouce contre les Chiefs, il sera naturellement remplacé par François Steyn en 12. Les autres que tu cites je n’en ai pas entendu parler récemment, en tout cas pas dans le camp d’entraînement actuel.
      Par contre, Alberts (11 capes) n’est pas franchement nouveau.
      Mvovo joue en 14, le match de cette aprem sera sa 5ème cape, mais il est dans annales des Springboks depuis 2010 (tournée d’Automne). Donc pas trop nouveau-nouveau non plus. En super Rugby il a bien marqué sa saison, dans l’ombre de Michalak avec les Sharks. Il a été repris car il a fait énormément de progrès au niveau de la vitesse de son explosivité. Il est quasiment l’égal de Habana en attaque.
      Etzebeth est certainement nouveau dans l’ecadrille, mais c’est est loin d’être un débutant, il a 20 ans et il a déjà tout pour lui! Il nettoie aussi bien que Bakkies Botha et avance aussi surement que Matfield, que demander de plus?

      Le match commence on en reparlera si tu veux @+ Mehdi

  4. Si les Argentins remportent un seul match, on pourra dire qu’ils auront réussi leur entrée. Ils ont des arguments. Par contre, je suis sceptique de voir que leur nouvel entraineur souhaite les lancer dans un rugby à la sauce kiwis ! Il me semble que la grande force du rugby argentin c’est justement ses groupés pénétrant, ses mêlées même s’il ne faut pas rentrer dans un jeu trop restrictif.

  5. Dans quelques minutes commencera le Bizutage en règle des Pumas.
    La rançon pour entrer jouer dans la cour des grands…

      • Argentins trop indisciplinés: erreurs payées cash et les Springboks ne rendent pas la monnaie. Homme du match: Morné Steyn qui fait taire les critiques; excellente réalisation et passe au pied majestueuse pour Habana qui aplattis.

        Par contre, match ennuyeux, on sent les racines européeenes du jeu Argentin et de certains joueurs Africains. Des deux côtés manque cruel de concrétisation, grossières erreures.

        On espérait une meilleure entrée des Argentins dans le 4N; ils sont restés trop fidèles à leur jeu physique, ce qui est un comble face à des Springboks réputés pour la ruguosité de leur jeu…

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