3 scenarii pour un mondial : le Bleu !

Après une magnifique Coupe du Monde, les Bleus célèbrent leur première victoire en Coupe du Monde, tout en pratiquant un jeu vraiment spectaculaire.

Et pour terminer, comme promis voilà le scenario que tout le monde attendais, celui que tout le monde espère aussi, mais sans doute, hélas, le plus improbable.

 

PROLOGUE.

 

 

Vendredi 7 septembre 2007. 21 heures. Heure de Paris. Après une époustouflante cérémonie d’ouverture faisant revivre une joute de soule au Moyen-Âge et revandiquant ainsi, illégitimement,  les origines française de ce sport les joueurs français, habillés d’un bleu nuit,  rentrent sur la pelouse. À côté d’eux, des joueurs vêtus d’un bleu ciel beaucoup plus clair ont l’air determinés, ils savent qu’ils ont une chance de remporter ce match. Pour la première fois la Coupe du Monde de rugby se jouera dans un pays non anglo-saxon. L’air chaud de l’été se fait encore sentir et le public du Stade de France a l’impression que les grandes vacances jouent les prolongations.  Raphaël Ibanez, ballon en main, capitaine du XV de France doit se remémorer ses 3 matchs de préparations : 2 défaites à Cardiff et à Twickenham pour une victoire au Stade Vélodrôme de Marseille. Malgré ce bilan négatif, la victoire marseillaise assez franche, 34-14, sur les rugbymen anglais Champions du Monde en titre à redonné des raisons d’espérer à nos joueurs. Même si cette équipe d’Angleterre ressemblait beaucoup à une équipe B. Le staff, aura du faire dans l’urgence avec l’hécatombe de joueurs qui se sont blessés : Rougerie, Heymans, Dominici et Vermeulen. Il a vite fallu trouver des ailiers. Après discussion des entraineurs avec les joueurs cadre de l’Équipe de France : Dominici, Pelous, Betsen et Ibanez on décide de lancer dans le grand bain les deux ailiers du Stade Français : Julien Saubade et Julien Arias déjà habitués aux matchs de hauts-niveaux,  Castaignède et Papé font leur entrée. Les joueurs de la liste cachée ne cachent pas leur incompréhension. Mais qu’importe ! Hymne argentins et Marseillaise joués on peut commencer…

 

Au moment du coup d’envoie le commentateur people de TF1 fait remarquer que certains avants du XV de France se sont fait pousser une moustache de barbare. Szarzewski, Pelous, Ibanez, Betsen qui a peroxydé sa moustache en blanc pour qu’elle se voit plus à la télé, et bien sûr Sébastien Chabal qui a un look d’enfer. Les commentateurs parlent alors de « La Tribu gauloise ». Tout au long de ce mondial, ce surnom ne quittera plus les joueurs français.

 

MATCHS DE POULE

 

David Skréla tape dans le ballon pour le coup d’envoi. Les Pumas monopoliseront le ballon dans les 10 premières minutes. Les bleus sont déchainés et plaquent férocement à tour de bras. Mais petit à petit les bleus gagnent l’avantage du ballon et du terrain. Finalement sur une faute commise par Alvarez-Kairelis sur Jerôme Thion dans un alignement en touche. L’arbitre siffle. Et David Skréla passe la pénalité située à une trentaine de mètre des poteaux. On assiste à un duel de buteurs en première mi-temps. Nos petits bleus mènent 15 à 6 à la mi-temps. Les journalistes avaient beaucoup parlé de Hernandez comme un homme redoutable, mais visiblement Betsen n’est pas très loin de son meilleur niveau et il empêche l’ouvreur argentins de jouer son jeu correctement. Sur un ballon tombé en tout début de deuxième mi-temps. Betsen passe à Poitrenaud qui place une accélaration et transmet l’ovale à Arias qui raffute le dernier défenseur  argentins et fait une petite chistera à Poitrenaud inter. ESSAI ( ! ) de Clément Poitrenaud à la 45ème minutes. Cette-fois-ci la note commence à être salée pour les joueurs au jaguar. Nos gaulois mènent donc 22-6 après la transformation d’Ellisalde. Trois minutes plus tard c’est Yanick Jauzion qui intercepte un ballon et qui s’en va applatir sous les poteaux. Bernard Laporte fait rentrer Lionel Beauxis, Olivier Milloud et Castaignède. Beauxis et Ellisalde envoie du jeu à tout va et affixent  les joueurs argentins. Le public est prie de folie en voyant les plaquages dévastateurs de Sébastien Chabal qui a encore franchi un pas en jouant plus simple et en commettant beaucoup moins de fautes. Poitrenaud se retrouvant sur l’Aile à la rentrée de Castaignède va marquer encore un essai sur un exploit personnel. Score final 36-6. La Coupe est pleine pour les pauvres Pumas. Ça faisait des années que les  Pumas n’en avaient pas perdu des comme-ça contre les Français et il fallaient justement que ça tombe le jour de ce match d’ouverture de la Coupe du Monde ! L’Équipe de France, qui vient de faire une grande démonstration, est prête pour ce mondial et ces rivaux l’ont déjà compris. Rendez-vous à Toulouse.

 

Un peu plus d’une semaine plus tard une tribu gauloise complètement remaniée et avec un fort accent toulousain entre sur la pelouse du Stadium : Ellisalde, Michalak, Jauzion, Nyanga, Poitrenaud, Clerc, Poux,  et Pelous. Le public est en délire. Le match n’est qu’une routine. Les petits bleus penseront au passage à battre le record de la plus large victoire d’une équipe de France et passe pour la première fois de son histoire la barre des 100 points ! Bernard Laporte pique une grosse colère devant des journalistes qui veulent dévaluer cette victoire. « Pour la première fois de son Histoire, le XV de France a respecté un adversaire prétendu faible… Essayez !  Vous ! de passer 100 points au namibiens on rigolera bien… » fustige-t’il.

 

Le Vendredi 21 septembre, la France retrouve la terrible équipe d’Irlande renommée « les diables verts » pour l’occasion de ce mondial. Jamais une équipe d’Irlande n’avait semblé être aussi forte et aussi préparée pour ce mondial. Notre joyeuse tribu gauloise a paru très décontractée durant la semaine, et les joueurs ont même fait sensation lorsqu’ils ont assisté au Parc des Princes au match de mercredi entre l’Italie et le Portugal (36 à 16 pour les hommes de Berbizier). Le public parisien leur à réservé une ovation. Les journalistes ont présenté le match comme le choc entre les deux meilleures nations de l’hémisphère Nord, et l’atmosphère et l’angoisse de la défaite est à son comble. La détermination semble du côté irlandais et la concentration du côté français. Pendant une demi-heure de jeu tout ce tien. Skréla a passé une pénalité facile pour une mêlé qui aurait été écroulée par les irlandais. Mais peu avant la pause O’Driscoll transperce la défense française et inscrit un essai entre les deux poteaux. Un peu plus tard, Ronan O’hara place un joli drop. 10 à 3 à la mi-temps. Tout est encore possible pour notre XV de France, mais il ne faut pas laisser le XV du trèfle se détacher. Dès la reprise de la deuxième mi-temps Chabal place une charge dévastatrice qui a le don de remettre la Tribu gauloise dans le sens de la marche et de faire lever le public du Stade français. Mignoni comme il le fait rarement feinte de passer à son demie d’ouverture et la joue pour lui, zigzague au milieu du terrain et croise avec Martin qui percute et donne à Betsen qui inverse et donne à Yanick Jauzion lancé plein axe. 10 partout. Le XV du trèfle jouera les 10 minutes suivantes en faisant du pick and go. Les français souffrent mais résistent Stringer ouvre sur O’Gara idéalement placé pour le drop, mais celui-ci loupe sa transmission en envoyant la balle légèrement trop haut. Une demie seconde fatale pour les irlandais puisque O’Gara se prend un placage monstrueux de Sébastien Chabal. L’ouvreur perd le ballon. Martin tape dans le ballon et le récupère 5 mètres plus loin fait un contact demi-tour lance Skréla lancé plein champs. L’Ouvreur semble manqué de gaz et ne peut enclencher le turbo il se fait reprendre à 5 mètre de la ligne et les irlandais sauvent un essai qui semblait imparable. Bernard Laporte n’attends pas. Il fait rentrer du sang frais : Entrée de Milloud, Pelous, Beauxis et première apparition de Julien Saubade. Sur une 89 jouée petit côté Mignoni lance justement Saubade qui à bien l’intention de se dégourdir les jambes, impressionnante percée de presque 60 mètres, puis pique à l’intérieur du terrain. Mignoni relaie tout de suite à Beauxis qui fait une feinte de passe est marque entre les poteaux. 17-10. Tout de suite sur la remise en jeu du ballon, le pack gaulois fait une cocotte. Mignoni lance Chabal qui avance sur 5 mètre et fait reculer la défense irlandaise. Mignoni passe à Beauxis qui inverse tout de suite le sens du jeu en attaquant petit côté décale Saubade qui transmet interne à Mignoni. Le Montferrandais marque en coin. 22-10. Les 10 dernières minutes seront irlandaises, mais impossible pour eux de passer le rideau de fer français, Beauxis renvoie systématiquement le jeu dans le camp d’irlandais qui commencent à être à bout de souffle. 22-10 ce sera le score final de ce France-Irlande. Les français ont pratiqué un jeu fluide et agréable, leur défense semble irréprochable. Du coup les bookmakers anglais en font les grands outsiders derrière les All Blacks.

 

À partir de ce moment là, la ferveur du rugby prend une dimension sans égale dans l’Histoire du rugby français. Pas moins de 9 millions de téléspectateurs ont regardé ce France-Irlande à la télévision. Les français savent que la Géorgie qui a perdu 46-10 contre la réserve argentine et 60-22 face aux irlandais ne devrait pas poser de problème à ce XV de France qu’on a jamais senti aussi bien que lors de ce mondial.

 

Le match à Marseille prend la forme d’un grand gala. La ville a vécu pendant une semaine à l’heure du rugby. Le temps est encore presque estival en ce 30 septembre sur les bords de la Méditerranée. Partout où ils passent nos bleus ont le droit à l’ovation. La surprise vient de la sélection : Poitrenaud, Clerc, Skréla, sont alignés comme titulaires. Cela voudrait-il dire que dans l’esprit des entraineurs Castaignède, Saubade et Beauxis seraient titulaires pour les phases finales  ? Pourquoi changer une équipe qui n’a jamais aussi bien fonctionnée ? Nos bleus ont regardé sur TF1 le match entre l’Ecosse et l’Italie à Saint-Etienne pour savoir qui ils affronteront en quart de finale. L ‘Italie sort vainqueur du duel en plantant un essai dans les arrêts de jeu. Au moment de rentrer sur le terrain les commentateurs font remarquer que d’autres joueurs ont été pris par la contagion de la moustache gauloise : Nallet, Harinordoquy, Poitrenaud, Saubade et Castaignède se sont pris au jeu. D’ailleurs on prétend que le surnom leur aurait bien plu et qu’eux même s’identifieraient à une tribu gauloise.  Musique, fanfare et esprit de kermesse, tout autour du stade voilà ce qu’on retiendra de cette rencontre. Quand au match, les pauvres géorgiens n’y auront vu que du bleu : essais de Bonnaire (2), Poux, Poitrenaud (3), Clerc (2), Harinordoquy, Marty(2), Michalak et Nyanga (2). 10 transformations de Skréla.

 

Marseille et la France sont en fête, beaucoup de gens sortent dans les bars voir ensemble le match entre argentins et irlandais. Quelques klaxons et  quelques voitures décorée en tricolore ici et là se font remarquer, surtout dans des villes comme Marseille, Toulon et Toulouse. On est encore loin du mondial de football, mais cela y ressemble de plus en plus. Les français retrouveront devant leurs écrans des Pumas complètement métamorphosés et très revanchards tandis que de leur côtés les irlandais sont un peu essoufflés et perdent leur match 14-24. Les supporters irlandais étaient pourtant venus en très grand nombre à Paris, mais après la victoire des Pumas c’est toute la communauté latine de Paris qui est en fête. Une communauté qui découvre les joies d’un ballon à la forme étrange. Pris dans la joie de la victoire et un peu saturé de rugby peu de personne ne prêteront attention à la large victoire des Springboks sur celle des Eagles 36-12. Le lendemain matin dans les bureaux on parle volontier rugby et tout le monde s’accorde pour dire que heureusement nos bleus n’ont pas affronté ses Argentins qui ont vraiment fait sensation et cela aurait été une autre histoire que celle du match d’ouverture. La télé parle de score historique : Plus de 9 millions de téléspectateurs pour le match des bleus et encore près de 7 millions pour … Argentine-Irlande !

 

 

PHASE FINALE :

 

Les quarts de finales sont les suivants :  Australie-Afrique du Sud et Angleterre-Galles à Marseille, Nouvelle-Zélande-Argentine à Cardiff et France-Italie à Saint Denis.

 

Les français sont bien sûr heureux de ne pas avoir à jouer leur ¼ de finale « à l’extérieur » à Cardiff et affronter les terribles All Blacks qui restent les grandissimes favoris de ce mondial. En une semaine il s’est passé beaucoup de chose, premièrement le temps quasi estival de ce mois de septembre a considérablement fraichi même s’il reste assez bon. Ensuite un peu partout en France on ne parle plus que de rugby. On commence à voir des jeunes aux 6 coins de l’Hexagone qui jouent aux ballons ovale, et il se dit même que dans les cours de récré un jeu bizarre est en vogue  depuis peu un jeu que les rugbymen pratiquent depuis des siècles à chaque entrainement : le « toucher ». Qui l’eût cru ?

 

Le premier match oppose le samedi après-midi deux caïds de l’hémisphère Sud : Les Wallabies et les Springboks, les premiers se sont largement imposés lors des matchs de poule même si le matchs contre les dragons rouge au Millenium Stadium aura été le plus dur ; de leur côté les Springboks se sont laissé surprendre par une Angleterre complètement retrouvée à Saint-Denis et entendent bien reprendre leur revanche. Mais les hommes de John Connolly se montreront les plus fort. Un peu moins « bourrins » que les Boks certe, mais ils se sont montrés quasi parfait en mêlé, touche, défense et jeu au pied. En 20 ans, cette Coupe du Monde aura fait de l’Australie une nation majeure du rugby à XV, ce qui n’était pas vraiment le cas avant. Et comme l’Europe leur réussi plutôt bien les Wallabies se présentent donc comme les principaux outsiders de ces All Blacks en ayant bien l’intention de devenir pour la troisième fois Champions du Monde. Les Wallabies s’imposent logiquement 23 à 15.

 

Après intervient la sensation de ce mondial. Les Argentins n’étaient pas très contents d’aller jouer ce match à Cardiff, parce qu’ils se sentent comme chez eux en France. Mais après tout il n’avaient rien à perdre. Et ils auront tout gagné ! Le pack argentins se sera montré héroïque, ils auront fait au moins jeu égale avec les Blacks en touche et dans le jeu au pied. En revanche en mêlé fermée ou ouverte les Pumas auront été largement supérieur. Le mauvais temps qu’il faisait sur Cardiff n’a pas aidé les All Blacks a pratiqué leur jeu très aéré. À plusieurs reprise les All Blacks trouveront ou crééront des brèches dans le mur  argentin et sembleront surfer dans leur défense mais toujours ils trouveront un dernier défenseur pour empêcher de marquer. Hernandez sort un très très grand match et marque 29 points à lui tout seul auquel il faut ajouter un essai transformé de Felipe Conteponi. Résultat final victoire des joueurs au jaguar (et mal-nommés « Pumas ») 36 à 30.

 

Après cette défaite néo-zélandaise, toutes les équipes encore en lisse se voient Championnes du Monde, les Australiens bien sûr, L’Angleterre retrouvée, la France comme toujours en grande forme pour le Mondial et jamais en manque d’arrogance, et légitimement les Argentins commencent à y croire même si la demi-finale contre l’Australie s’annonce dure, les italiens de Berbizier qui affirment vouloir gagner ce match contre la France. Finalement, tous sauf les discrets gallois… C’est pourtant eux qui crééront une deuxième petite sensation en battant les Anglais à Marseille avec un jeu assez aéré et sans aucun complexe face à leurs éternels rivaux anglais. C’était sans doute oublier que ces mêmes Gallois avaient battu le XV de la Rose 27-18 lors du dernier Tournoi des 6 nations. Les joueurs français toujours très anglophiles semblent apprécier la performance galloise et ne s’en cache pas devant les caméras.

 

Reste à notre joyeuse tribu à affronter la « petite soeur » italienne. Une petite soeur italienne qui a beaucoup grandi puisqu’elle s’offre pour la première fois de son histoire les quarts de finale, qu’elle s’est offert le scalp des écossais, pourtant plutôt fringants, lors de ce mondial, et qu’ils auront accrochés les All Blacks pendant 65 minutes à Marseille avant de s’incliner finalement 44-19. Avec des joueurs tels que Canale, les frères Bergamasco, Parisse, Lo Cicero, Dellape, Masi, et leur toute nouvelle tenue « Azzura » c’est vrai que cette équipe à fière allure ! Ce quart de finale France-Italie, qui en rappelera d’autres, passionne le public français. Bernard Laporte et Jo Maso ont pris leurs responsabilités en changeant des postes clés d’un XV de France que l’on avait rarement vu aussi fringant. Beauxis prend la place de Skréla à l’ouverture. Castaignède celle de Poitrenaud, alors que les deux Julien (Saubade et Arias) du Stade français semblent s’imposer aux ailes. L’équipe est donc la suivante :

 

15-Castaignède 14-Arias 13-Jauzion 12-Traille 11-Saubade 10-Beauxis 9-Ellissalde 8-Harinordoquy 7-Martin 6-Betsen 5-Thion 4-Chabal 3-De Villierst 2-Ibanez 1-Marconnet

 

Ce quart de finale sera l’un des plus durs matchs  du XV de France. Pendant 40 minutes la France semble avoir perdu de sa fluidité dans son jeu, des transmissions de balles un peu plus imprécises, des lancer en touche ratés, des mêlés qui s’écroulent… Beaucoup de doutes dans la tête des 12 millions de téléspecateurs français dont beaucoup sont novices. Laporte a-t’il fait les bons choix ? Beauxis est-il aussi bon en défense que Skréla ? Castaignède est-il trop vieux ? Fallait-il l’appeler au dernier moment alors qu’il était en vacances en République Dominicaine avec sa femme ? La France mène tout de même 9 à 6 à la mi-temps. À la mi-temps une question se pose alors : La présence de l’Argentine et de l’Irlande dans la poule des français a-t’elle obligé les français à être au top un peu trop tôt, alors qu’il est préférable de connaître une montée en puissance du niveau de forme dans ce type de compétition ? Laporte, furieux refuse de répondre à la question des caméras de TF1. « Ce n’est pas l’heure  des questions, c’est l’heure de jouer et de bien jouer…Mais ça voyez-vous je ne peux pas le faire pour les joueurs. ». Les 10 premières minutes de la deuxième mi-temps seront semblables aux quarantes premières.Beauxis grâce à un énorme coup de pied dégage au loin. Après plusieurs rebonds Marko Stanojevic récupère le ballon botte et trouve les bras de Thomas Castaignède au lieu de trouver la touche, l’arrière français place une fulgurante contre attaque zigzague dans la défense italienne et fait une longue passe à Arias. L’Ailier parisien place à son tour une accelération et rafute tour à tour Stanojevic, Bortolussi et Orlando avant d’aller aplatir en coin. Beauxis manque la transformation et la France mène 14 à 9. Dix minutes plus tard c’est Castaignède qui marque un deuxième éssai français après un magnifique mouvement des trois quarts français. Mirco Bergamasco, qui connaît par coeur Lionel Beauxis, lit bien une attaque française et intercepte un ballon et applati dans l’enbut français. Ce deuxième essai encaissé depuis le début de la compétition n’afaiblira pas les français. Mignoni (rentré en cours de jeu), Traille et Saubade marqueront encore un essai. 38-14, c’est le score final. La France affrontera donc le Pays de Galles en demi-finale.

 

Beaucoup commencent à penser que si la France à eu une Poule assez compliqué, elle s’offre un tableau de phase finale facile. Raphaël Ibanez en direct sur le 20 heures de TF1 du 13 octobre dément : « Le Pays de Galle est une équipe vraiment en forme en ce moment ils ont accroché l’Australie, puis viennent d’éliminer fort logiquement les Anglais en quart de finale, d’ailleurs Monsieur PPDA je tiens à vous rappelez, à vous et aux Français qui nous regardent ce soir, que le XV de France a justement perdu contre  ces mêmes Gallois son match de préparation à Cardiff, ils nous avaient battu 34-16 ce n’est pas peu dire. »

 

Le 20 heures terminé commence alors la retransmission du match entre Pumas et Wallabies. Le match sera très serré. Les deux nations semblent au sommet de leur art. Toutes deux aussi ont eu un quart difficile. La mêlé argentine n’arrive pas à prendre le dessus sur la mêlé australienne comme ils l’avaient fait contre l’Irlande et les All Blacks. L’Australie pratique un jeu qui semble presque scientifique, sa domination se fait de plus en plus sentir. Et après 50 minutes de jeu les Wallabies mènnent 18-0 sans avoir mis un seul essai ! Conteponi et encore … Hernandez –qui est vraisemblablement l’homme de cette Coupe du Monde- Marquent deux essais presque coup sur coup et à 2 minutes de la fin les Wallabies sont pris à la gorge. Corleto passe un drop dans les arrêts de jeu. 18 à 18. Dans les arrêt de jeu tout le monde pense que l’essai du trois-quart centre australien Stirling Mortlock donnera la victoire aux australiens. Mais deux pénalité coup sur coup donne l’avantage aux Pumas qui pour la première fois après 109 minutes de jeu prennent l’avantage. À la 110 minutes c’est Stephen Larkham qui place un drop fénoménale des 50 mètres… qui passe juste sous la barre transversale. L’Arbitre siffle la fin du match. Incroyable mais vrai : Les Argentins sont en finale de Coupe du Monde après avoir gagné une demi-finale forte en suspens et  regardée par plus de …10 millions de téléspectateurs !

 

Le lendemain ce n’est pas moins de 14 millions de téléspectateurs qui s’apprêtent à suivre le match France-Pays de Galles. Demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007. Très vite on comprend que les bleus ont retrouvé leur jeu. Même si les Dragons rouges contre-attaquent tous les ballons perdus par nos bleus. Les bleus semblent assez « faciles », et, avec deux essais de Saubade et Castaignède, mènent au moment de rentrer dans les vestiares 18-12. Alors que la Tribu gauloise semble gagner sa demie-finale et qu’elle est devant au score 24-12, les maudits dragons place une attaque fatale est marque un essai de Sony Parker juste à côté des poteaux. 24-19 à 3 minutes de la fin. Les avants français font des mauls pénétrants mais les gallois arrive à subtiliser le ballon Hook fait une passe au pied à Parker dans les 22 mètres, Castaignède est là au passage il fait une longue passe sur Traille qui passe à Jauzion lequel perfore la défense galloise sert Arias arrivé lancé comme un boulet de canon ! Rafuts, percutions… l’ailier français met un essai de plus de 60 mètres. 31-19 les bleus s’offrent la troisième finale de leur histoire, exploit que seule l’Australie à déjà fait.

 

Après la victoire australienne au Parcs des Princes pour la troisième place tout le monde cherche à savoir qui de la France ou de son adversaire argentine sera la Championne du Monde. 19,6 millions de téléspectateurs sont devant leur écran ce qui fait de cette finale le 5ème évenements le plus regardéde toute l’histoire de  la télévision française même si c’est moins bien que le Mondial ou l’Euro de foot. C’est un exploit que beaucoup pensaient irréalisable pour le ballon ovale. Sur le terrain de la finale, 22 joueurs jouent dans le Top 14, 12 côté français et 10 côté argentins voilà de quoi faire une belle publicité à la Ligue et à son Président Serge Blanco. Le coup d’envoi est donné. Très vite les français préssionent leurs adversaires en envoyant beaucoup de jeu. Le monde est surpris par la simplicité du jeu français. Des cocottes, des mêlés, des séances de Pick and go, des touches, pour les avants et des attaques, des contres attaques, du jeu au pied pour les trois-quarts. À la 20ème minutes alors que l’Argentine est devant 6-3. Betsen récupère un ballon perdu envoie en percution Chabal qui passe son ballon une fois au sol sur Ellissalde qui croise avec Beauxis et l’ouvreur français fait une passe sautée sur Jauzion qui passe en force le dernier défenseur Corleto. Essai ! 33ème minutes. Après une touche et une séance de pick and go Ellissalde joue pour lui petit côté passe à Betsen qui lance Saubade. 38ème minutes : Après une attaque au large essai de Arias. En deuxième mi-temps les Argentins sont menés 22 à 6. Quand Castaignède qui se trouve dans ses vingt-deux mètres décide, confiant de relancer, il surprend la défense argentine complètement prise de vitesse fait mine de passer à Saubade puis à Jauzion, cad-deb sur Corleto et applatis entre les poteaux. 29-6. Il reste 10 minutes à jouer. Beauxis ne veut plus prendre de risque il va trouver des touches aux plus loins. L’Arbitre regarde sa montre, une fois, deux fois, et siffle les trois coups. LA FRANCE EST CHAMPIONNE DU MONDE !

 

 

EPILOGUE

 

C’est un Président Nicolas Sarkozy souriant qui a gagné 20 points dans les sondages grâce à la bonne humeur d’une France qui a retrouvé la pleine confiance qui remet la Coupe au capitaine Ibanez. Bernard Laporte appelé au Ministère de la Santé et de la Jeunesse et des Sports sortira d’ici peu un projet de loi cherchant a favoriser le sport à l’école, une dizaine de sport sont concernés dont le …rugby !

Le XV de France a impressioné grâce à son jeu fluide et agréable. Le Top 14 est devenu le championnat où tout grand joueur rève de jouer un jour. L’augmentation dans les stades du Top 14 est de 30%. La grande gagnante reste la FFR, grâce à ce mondial elle a enregistré une augmentation de 42% chez les 11-18 ans dont la majorité appartiennent aux régions du dessus de la Loire et dans les périphéries des grandes villes. Grâce au projet 100 villes 100 clubs ce système permet à tout ces nouveaux arrivants de trouver un club à proximité. Le site de Pierre Salviac, mondialdurugby.com est saturé, plus de 3000 visiteurs par jours ! La consommation des ménages français augmentent en flèche, le chômage diminue,  et 9 mois après cette Coupe du Monde un mini baby-boom est observable en France, naissent partout des petits Thomas, Sébastien, Julien, Yanick, Serge, Raphaël, Jerôme et même certains Bernard !

Entre temps et de son côté le XV de France de Fabien Galthié aura remporté un enième grand chelem et le XV de France va connaître une série historique de 24 matchs sans défaites…

 

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