La phrase du jour

« Il n’y a pas de club, ni d’équipe. Toulon me donne l’impression de refaire le Matra de Lagardère ! On empile des joueurs de qualité très connus… On ne peut pas prendre des mercenaires qui viennent là pour le pognon, donner le capitanat à un type qui ne parle pas français. »

 

Alain Afflelou, ancien président des Girondins de Bordeaux FC et actuel président de l’Aviron Bayonnais à propos du RC Toulon.

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9 réflexions au sujet de « La phrase du jour »

  1. Je ne sais pas pourquoi il a dit ça, ni dans quel contexte, mais ça a au moins le mériet d’être vrai…y’a aucune cohésion ça se voit.

  2. Il s’agit d’une interview accordée au Journal Sud-Ouest, toujours est-il que l’homme connaît son affaire pour ce qui est de la gestion d’un groupe sportif professionnel, voici l’interview :

    AVIRON BAYONNAIS
    Alain Afflelou, l’opticien-lunetier principal partenaire du club, installé dans le quatuor de tête du championnat, se dit prêt à soutenir davantage encore les Ciel et Blanc. Voici la version intégrale de l’interview

    « Sud Ouest ». Les deux fois où vous êtes venu voir jouer votre équipe à l’extérieur (Biarritz et Bourgoin), elle a gagné. Il faut croire que vous lui portez bonheur…
    Alain Afflelou. Ce début de saison me conforte dans mes choix stratégiques en terme d’investissement. Maintenant, on ne peut plus dire que c’est une surprise. Ce n’est pas dû au hasard.

    Quel genre de spectateurs êtes-vous ?
    Je suis un supporter, très impliqué. J’ai du stress. Je suis content quand on marque. J’ai peur quand on est dominés.

    Comment vivez-vous ce début de saison ?
    Je ne peux que me féliciter des résultats. Même si j’ai l’impression que la marge est conséquente. Il n’y a ni bonus offensif, ni défensif. A la télévision, on a toujours beaucoup souffert. Les fins de matches m’ont été pénibles. Et parfois inutilement. L’équipe a progressé : le pack, qui était le point faible l’an dernier est devenu le point fort. En revanche l’Aviron avait un buteur fiable (Richard Dourthe), quand il tentait une pénalité ses partenaires repartaient dans leur camp, il savaient qu’il y avait neuf chances sur dix pour qu’elle soit transformée. Là, c’est moins évident.

    Vous vous êtes investis humainement et financièrement dans la venue de Rémy Martin. En êtes vous satisfait ?
    C’est un joueur exceptionnel de par sa compétence dans le jeu et ce qu’il dégage autour de lui. Ce qu’il génère comme dynamisme, comme enthousiasme. Et comme esprit combatif. Si on en avait deux ou trois comme ça dans l’équipe, on pourrait voyager (sourire).

    C’est un message ?
    L’équipe est à un bon niveau. Pour progresser, il lui faut des joueurs supérieurs. L’Aviron doit franchir un cap, je le souhaite en tant que sponsor. Il lui faut d’autres Rémy Martin.

    A partir d’un nouvel investissement d’Alain Afflelou ?
    Je l’ai fait, je viens de le refaire et je suis prêt à le re-refaire. Bien sûr.

    Le contrat qui vous lie avec Bayonne arrive à échéance en juin 2010. Envisagez-vous de le prolonger ?
    Un sponsor c’est une entreprise qui appuie un club en attendant un retour médiatique. Aujourd’hui vous n’ignorez pas l’état du monde de l’entreprise. Pour le moment ma société n’en a pas trop souffert. A moins d’une catastrophe économique que je n’imagine pas, on est ensemble pour longtemps.

    La crise actuelle aura-t-elle des répercussions dans l’économie du sport professionnel ?
    Le sponsoring participe à la notoriété d’une marque. Mais ne génère pas de trafic. Ça n’envoie pas du monde dans les magasins. Mais c’est de l’image. Il y a des moments dans la vie où on a plus besoin d’avoir des clients qu’une belle image. Les budgets de communication sont en ce moment les premiers affectés. Je n’y touche pas, je pense au contraire qu’en temps de crise il faut encore plus communiquer. Mais on ne sait pas ce qui va se passer. L’incertitude est plus mauvaise que la conjoncture : chercher à savoir ce qui va nous arriver c’est pire encore que de se dire, en ce moment c’est pas terrible.

    Le rugby, qui s’appuie encore davantage sur l’apport des collectivités et des PME que des multinationales, est-il protégé ?
    Je ne suis pas sûr. Si je diminue mon budget de 10% à Bayonne, c’est affectant pour le club. Mais c’est en une fois. Il vaut mieux compter deux ou trois gros sponsors qui, même en chutant maintiendront une masse importante. La crise va imposer des restrictions à tout le monde. Des clubs qui ont signé des contrats importants avec des joueurs pour deux ou trois saisons les ont « sur le dos ». Il devrait y avoir des séparations. Ça va engendrer moins de transferts cet été.

    Est-ce que vous guidez Francis Salagoïty, le président de l’Aviron, dans ses décisions ?
    Quand il me parle des problèmes ou des sujets qu’il rencontre, c’est autant parce qu’il a besoin d’en parler que pour être conforté dans ses choix. Je lui fais part de mon expérience. Je connais un peu le monde des joueurs professionnels, des opérations de transfert et de ce qui peut être fait ou pas fait. De la valeur qu’il faut attribuer à la parole de certaines personnes. Il mène très bien sa barque.

    Comment voyez-vous l’avenir de l’Aviron ?
    Il y a un esprit-club phénoménal, un formidable public. Et une équipe en construction. Une équipe se construit sur un moyen terme de trois ou quatre ans. Il faut une ossature. C’est ce qui est en train de se faire. Ce groupe conforté de trois unités l’année prochaine sera meilleur encore. Le budget du Stade Toulousain est deux fois supérieur à celui de Bayonne, heureusement que Toulouse est devant ! Il faut savoir contre qui on se bat. Toulouse, Paris et Perpignan sont financièrement au-dessus. Etre quatrième c’est être le premier de tous les autres.

    Le budget de Toulon est aussi supérieur…
    Là il n’y a pas de club. Ni d’équipe. Toulon me donne l’impression de refaire le Matra de Lagardère. On empile des joueurs de qualité, très connus. On ne peut pas prendre des mercenaires qui viennent là pour le pognon, donner le capitanat à un type qui ne parle pas français. Si les joueurs viennent pour rester cinq ans, on va trouver normal que la première année ils manquent de cohésion, ils ne s’adaptent pas à la culture, au jeu pratiqué ici. Mais quand ils viennent pour six mois ou pour une saison, je m’interroge. Ils viennent prendre leur argent, espèrent ne pas se blesser pour continuer ailleurs et repartent.

    La Ligue Nationale de Rugby change de président début décembre. Le rugby professionnel a-t-il besoin d’un homme à poigne pour être dirigé ?
    Blanco, par ce qu’il est, a fait avancer les choses. Un anonyme, sans autorité, n’étant pas apte à parler de rugby n’a pas sa place. Blanco est au rugby ce que Platini est au football. Avec son talent il a fait autorité. Et avec son caractère et sa personnalité il a réussi à percer, après avoir terminé sa carrière. C’est une adéquation parfaite. Pour diriger on ne peut pas mettre une personnalité inconnue, mièvre.

  3. Notamment. J’ai à Bordeaux à l’époque, et je me souviens que les supporters (dont j’étais et je suis toujours) lui reprochaient une vision très mercantile des choses. Sans parler du recrutement pas toujours judicieux…

  4. Je ne suis pas un spécialiste du foot, mais il me semble que l’époque Afflelou correspondait à l’époque des Zidane, Lizarazu, Wischge, Dugarry… Tous de parfaits inconnus quand ils ont signé dans la capitale girondine, et tous ont joué dans de grands clubs par la suite. Juve, Bayern, Ajax, Milan AC… Le succès de l’équipe de France en 1998 doit beaucoup à cette époque girondine, même si c’est difficilement quantifiable. Il y avait un jeu formidable instauré par Gernod Rohr. Je suis un peu surpris que les bordelais gardent un mauvais souvenir de cette époque !

    • Je me permets de réagir quelque temps après car je viens juste de découvrir ce blog.
      Effectivement, tu n’y connais pas trop en foot.
      Lizarazu et Dugarry était déjà à Bordeaux avant l’arrivée d’Afflelou tout comme l’entraineur Gernod Rorh.
      En 6 ans aux Girondins, Afflelou a amené une finale de coupe UEFA, enfin si on peut parler comme cela… Il ne faut pas oublié que le staff était en place avant son arrivée. Tu parles de Wischge qui n’a fait que deux saisons et n’était déjà plus là lors de la fameuse finale de coupe UEFA.
      Ensuite, j’aimerais juste apporter cette information à l’article : Afflelou voit 2 matchs par an de l’Aviron. Il connait effectivement son affaire… D’ailleurs il dit lui-même qu’il n’y connait rien au rugby. Enfin le principal c’est son argent pour le club.

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