En toute franchise (suite et fin)

 

LIMOUSIN

 

 

30/ CA Brive-Corrèze

 

Points forts :

 

         Brive et le seul club français avec le Stade Toulousain a avoir été champion d’Europe.

          Un département de la Corrèze qui vit au rythme du rugby.

         Brive est le grand club historique de la région du Limousin.

         Le stadium devrait être aggrandi et complètement modernisé grâce au soutien d’un partenaire privé. On parle d’un stade de 25 000 places environ. Mais là aussi, rien n’est fait pour l’instant.

         Brive est une équipe qui est en train de monter en puissance.

 

Points faibles :

 

         Une aire urbaine limitée, pas plus de 50 000 personnes difficile dans ces conditions d’attirer les foules au Stade.

         Un rayon d’influence qui ne dépasse guère le seul département de la Corrèze.

         Le projet de grand club du côté du voisin limougeaud risque de poser de sérieux problèmes existentiels aux Brivistes.

 

Chance d’obtenir une Franchise : 80 %

31/ Limoges Rugby

 

Points forts :

 

         Un projet de grand club est en route qui prévoit la construction d’un stade de 25 000 places supermodernes et complètement adaptés aux exigences du rugby professionnel.

         Limoges est une aire urbaine plus importante que celle de Brive.

         L’absence totale de sport de haut niveau dans la capitale du Limousin depuis la disparition du célèbre club de Basket Le CSP Limoges.

         Même si l’on est loin de la ferveur catalane, du Pays Basque ou des Landes, le rugby est un sport populaire dans cette région.

         L’exemple Clermontois, même si Limoges est légèrement moins peuplée que la capitale auvergnate, montre qu’avec les infrastructures nécéssaire il y a de la place pour la création de grands clubs de rugby dans ces régions. On peut imaginer à terme un succès populaire autour du Limoges Rugby similaire à celui des jaunards.

         La présence de Brive (au sud) de Clermont (à l’est) semble indiquer qu’il sera de toute façon difficile de lancer une franchise sur Limoges même si celle-ci présente plus d’un atout.

 

Chance d’obtenir une franchise : 35 %

 

 

POITOU-CHARENTE

 

 

32/ Atlantique Stade Rochelais

 

Points forts :

 

         Absence de grand club de sport professionnel dans la région.

         Agglomération de moyenne importance, mais qui ne souffre pas de la proximité d’une autre grande ville dans un rayon de 100 à 200 kilomètres.

         Succès populaire autour de Stade Rochelais lors de son passage dans le Top 16 (Plus de 10 000 spectateurs lors de certains matchs).

 

Points faibles :

 

         Les infrastructures du club et notamment le stade qui ne sont vraiment pas adaptée.

         Le club est seulement en ProD2 et compte tenu de la taille de la ville, il faudrait que le club prouve sportivement qu’il a sa place dans l’élite du rugby français. Pas une mince affaire.

 

Chance d’obtenir une franchise : 30 %

 

BOURGOGNE

 

 

33/ Stade Dijonnais Côte d’Or

 

Points forts :

 

         Une agglomération relativement importante, connue mondialement.

         Un club qui appartenait à l’élite du rugby français au milieu des années 90.

         L’absence de grand club en Bourgogne, région qui à mi chemin entre Paris et Lyon dotée d’un sacré potentiel.

 

Points faibles :

 

         Si Dijon offre de sérieuses opportunités pour le rugby, il est toutefois difficile de savoir si le public bourguignon répondrait présent.

 

 

Chance d’obtenir une franchise : 25 %

 

 

NORD-PAS DE CALAIS

 

34/ Lille Rugby

 

Points forts :

 

         Lille est la quatrième métropole française derrière Paris, Lyon et Marseille, grand carrefour naturel entre l’Europe du Sud de culture latine et l’Europe du Nord de culture germanique. Ville qui par ailleur est remarquablement bien desservie à mi chemin entre trois grande capitale européenne entre  Bruxelles, Paris et Londres.

         Mis à part les succès récents du LOSC, la ville s’est longtemps distinguée par l’absence de tout grand club de sport professionnel.

         Au niveau des divisions Fédérales, il existe plusieurs clubs lillois, leur fédération autour d’un projet de franchise commune pourrait offrir le billtet gagnant pour la région nord.

 

Points faibles :

 

         S’il existe depuis toujours une certaine culture de l’ovale autour de plusieurs clubs locaux, on est quand même loin de la fureur ovale qui existe dans le Sud-Ouest du Pays.

         Pas d’infrastructure, même si le rugby devrait récupérer l’actuel stade du LOSC, ce dernier reste peu conforme au sport professionnel.

         Historiquement Arras est le grand club de rugby régional.

         Difficile de savoir si le rugby pourrait rivaliser avec le football et le cyclisme, les deux grands sports populaires de la région. Mais la ligue peut faire le pari qu’avec des structures professionnelles et un stade accueillant et moderne le rugby en est capable.

 

Chances d’obtenir une franchise : 25 %

 

35/ RC Arras

 

Points forts :

 

         Le RC Arras est historiquement le grand club de la région Nord.

         Même si Arras, n’est pas en soit très peuplée, elle appartient à une aire urbaine qui l’est beaucoup plus.

         La possibilité de délocaliser certains grands matchs au Stade Bollaert.

 

Points faibles :

 

         Si la Ligue veut développer le rugby dans cette région, il semblerait que Lille offre plus de garantie que la petite Arras.

         Au début des années 2000, certains dirigeants du RC Lens ont tenté de créer un grand club de rugby autour du RC Arras se fut un échec. La Ligue serait-elle prête à subir un deuxième échec ? Peut être qu’une franchise régionale reprennant les couleurs et le blason d’Arras et basée à Lille serait la meilleure solution.

 

Chance d’obtenir une franchise : 15 %

 

PAYS DE LA LOIRE

 

 

36/ Stade Nantais Université Club

 

Points forts :

         Nantes est la huitième aire urbaine hexagonale. C’est une ville particulièrement dynamique économiquement.

         La relative difficulté du football pourrait être une chance à saisir pour le ballon ovale.

 

Points faibles :

 

         Une culture rugby peut développée et largement eclipsée par le ballon rond.

 

Chance d’obtenir une franchise : 10 %

 

BRETAGNE

 

 

37/ Stade Rennais

 

         L’Écosse, le Pays de Galles, l’Irlande toutes les nations celtes s’y sont mises et pourquoi pas la Bretagne terre de rugby ? On peut imaginer un grand club breton avec une connection d’internationaux celtes ? (même si Rennes appartient au Pays Galo et n’est pas de langue celte).

         Le Stade Rennais est un grand club de football, la section foot pourrait être tentée de lancer une section omnisport professionnelle en commençant par le rugby, sport en vogue.

 

Points faibles :

 

         Infrastructures pour le rugby inexistantes.

         Si cela semble tout à fait envisageable dans les grandes villes du Sud, il est cependant plus difficile d’imaginer que le rugby professionnelle puisse co-exister à côté du football dans les métropoles qui se trouvent au nord de la Loire.

 

Chance d’obtenir une franchise : 10 %

 

ALSACE

 

38/ RC Strasbourg

 

Points forts :

 

         Strasbourg est la grande ville de l’Est de la France.

         Strasbourg grâce à son parlement à atteind une renomée européenne capable d’attirer des parraineurs de premières importances.

         Le RC Strasbourg a fait un long passage en première division dans les années 90 (même dans le groupe B, ancienne ProD2, si je ne dis pas de bêtise)

 

Points faibles :

 

         Dans cette région aussi, il est difficile d’imaginer voir un jour le rugby concurrencer véritablement le football.

         Pas d’infrastructure dans l’immédiat pour un grand club de rugby.

 

Chance d’obtenir une franchise : 12 %

 

*** COMPTE RENDU DE LA LIGUE *** 

 

18 MAI 2010. Après avoir inscrit dans son cahier des charges les 38 candidatures la Ligue Nationale de Rugby a décidé de rendre son verdict :

 

Les candidatures des 14 clubs suivants ont été retenus, les franchises accordées par la Ligue sont d’une durée de 8, 5 ou 3 ans selon la qualité de la candidature :

 

Franchise de 8 ans :

 

1/  Stade Toulousain

2/ Stade Français Paris

3/ USAP

4/ ASM Clermont Auvergne

5/ Force Basque-Côte Sud. (les clubs landais et basques au dernier moment ont décidé de lancer une candidature commune, la région Aquitaine à promis un stade de 35 000 places sur Bayonne)

6/ Montpellier-Hérault Rugby.

 

Franchise de 5 ans :

 

7/ Grand Bordeaux

8/ Lyon Olympique Universitaire

9/ Pays Albigeois-Tarn

10/  CA Brive-Corrèze

 

Franchise de 3 ans :

 

11/ Marseille Rugby

12/ RC Toulon

13/ Paris Racing

14/ RC Nice Côte d’Azur.

 

Devant la qualité des candidatures y compris de certaines candidatures qui ont été rejetée, la Ligue a décidé la création d’une deuxième division de clubs franchisés qui a pour vocation à préparer les futurs grands clubs de demain.

 

 

Épilogue : Je me suis réveillé, la peau complètement brûlée, la mer des Caraïbes en face de moi, en m’endormant sur cette plage, j’ai fait un rêve, le rêve que le rugby français avait enfin fait preuve de bon sens et avait choisi de lancer une formule capable de le rendre Champion du Monde.

 

         Alors cette passion pour le rugby ? C’est grave docteur ?

         En toute franchise, oui !

 

 

 

 

 

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12 réflexions au sujet de « En toute franchise (suite et fin) »

  1. Oui ça serait bien que cela se passe comme ça. Mais bon, la ligue va t elle changer la formule? Va t on évoluer pour améliorer les calendriers. Ca parle ca parle mais au final rien ne vient. Par ailleurs, quelles sont les autres options qui s’offrent à nous sinon?

  2. Depuis 5 ans et même 3 ans les choses ont bien sûr évolué même si nous n’avons toujours pas de franchises, évolution très positive concernant l’Union Bordeaux-Bègles puisque le club se maintient depuis 2 ans en Top 14, de plus il fidélise un public, il y a une tradition rugbystique à Bordeaux qui ressurgit. L’équipe a enregistré la deuxième affluence au stade avec ses délocalisations à Chaban-Delmas, une enceinte que l’Union pourrait peut-être squatter en permanence puisque les footeux vont déménager dans leur grand stade flambant neuf. Concernant Agen par contre l’affaire se complique, mais le club n’est pas mort pour faire partie une jour des 14 franchises, bien qu’Agen pourrait avec l’Union bordelaise constitué la province Aquitaine (équipe Grand Bordeaux ?) ou équipe Aquitania si on veut lui attribuer une dénomination antique. Cette formation Bordeaux-agenaise a dans le passé rencontré les équipes de l’hémisphère sud en tournée, je me souviens d’un match contre l’Australie en 1993. Mais il se pourrait que Bordeaux désire conserver sa propre identité de même qu’Agen. Concernant Dax et Mont de Marsan il y a quelques années on a parlé de fusion, ses deux clubs peuvent constituer donc une franchise « Landes » mais tout aussi bien intégré également la franchise Aquitaine aux côtés d’Agen voire de Bordeaux. Autre possibilité, explorons les toutes, Dax et Mont de Marsan pourrait donc le plus vraisemblable être associées à Bayonne et Biarritz pour constituer l’équipe Côte Basque Landes (Force-Basque Côtes Sud) équipe Atlantica pour prendre un terme antique… qui elle aussi a déjà existé sous l’appellation du comité Côte Basque Landes et avait notamment battu les All blacks en 1990. A moins que Bayonne et Biarritz fusionnés souhaitent restés indépendants des landais. En associant les finances des 4 clubs, la province Côtes Basque Landes correspondrait actuellement à un budget de 45€, ce qui n’est pas rien.

    Le Racing Métro est issu de la fusion de deux clubs de même que le Stade Français Paris et l’on peut dire que cela a fonctionné. Si un temps on s’est interrogé sur la viabilité de deux clubs pros dans la capitale, aujourd’hui il ne fait aucun doute que c’est tout à fait viable, et effectivement le derby au Stade de France est un ingrédient tout à fait intéressant au sein même du Top 14. Une seule franchise Île-de-France de France n’est pas nécessaire, deux équipes c’est bien mieux.

    Depuis 2010 et l’étude de la Ligue, les franchises semblent se constituer naturellement sans l’intervention de la Ligue, ainsi ça pourrait lui faciliter le travail à l’avenir. Clermont et Toulon sont deux équipes très autoritaires sportivement, le Stade Toulousain n’est pas autre chose qu’une franchise, il n’est pas concevable que ce club puisse descendre de division, déjà qu’une année sans titre, Brennus ou H Cup n’est pas bien vécu par les toulousains et engendre dans la ville rose une surconsommation d’antidépresseurs creusant un peu plus le déficit déjà énorme de la sécurité sociale. Je le répète une relégation en ProD2 est totalement inenvisageable pour le Stade Toulousain qui chaque année se donne les moyens de ses ambitions. En absorbant les budgets de Castres, Colomiers, Montauban, Auch et Albi, ce qui parait très improbable, l’équipe Toulouse Midi Pyrénéen serait vraiment le plus grand club du monde, quoique niveau pognon pas beaucoup plus riche que l’équipe Basquo-landaise. Nous savons en 2013 que Albi ne pourrait pas avoir sa franchise. Concernant Toulon, elle pourrait représenté donc l’équipe de la French Riviera…l’équipe Côte-d’Azur avait battu les Wallabies à Mayol. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une franchise à Nice et une autre à Marseille puisque Toulon désormais si médiatique pourrait représenter la grosse écurie régionale avec le soutient de Nice et de Marseille.

    Le Top 14 c’est comme un conseil municipal où tout le monde veut devenir le Maire, le Racing Métro ambitionne le titre pour 2014 et Lyon qui n’est plus en Top 14 aspire légitimement à y revenir, et devenir plus fort que la formation Clermontoise qui pourtant n’a jamais été aussi impressionnante. Bourgoin-Jallieu ne peut plus espérer que d’être vampirisé par Lyon pour de nouveau rejoindre l’élite.

    Perpignan et Montpellier semblent être deux places suffisamment fortes pour avoir leur écurie respectives franchisées, bien qu’une association Languedoc-Roussillon incluant Narbonne et Bézier ne serait pas dégueulasse. Grenoble est là surprenant promu qui a apporté du piment à la compétition cette année.

    On se vente en France d’avoir la meilleure compétition du monde, hors nous ne l’avons pas encore, le Super Rugby demeure la référence. Il suffit de regarder Youtube, en popularité internationale la compétition phare de l’hémisphère sud est nettement plus célèbre que le Top 14 qui a néanmoins atteint un engouement sans précédent et qu’il est en train de devenir tout autant que l’équipe de France la vitrine du rugby français. Cependant, le Top 14 est encore très en deçà de sa notoriété potentielle. Sur les sites anglophones le Top 14 est bien moins évoqué que le Super Rugby qui est seulement comparé à la H CUP.

    Si nous le voulions vraiment, nous pourrions déjà avoir réellement et sans contexte le meilleur championnat. Le France est un beau pays, un vrai centre d’attraction magnétique pour les touristes de part son Histoire, ses monuments, sa diversité géographique etc. Tout ceci est très important, outre l’aspect financier attractif, c’est la France elle-même que les joueurs étrangers veulent découvrir. Il y a quelques années on disait que la culture des clubs était trop forte en France, et c’est vrai mais les mentalités évoluent heureusement. Les nations celtes ont opté pour des équipes de province parce que c’était vital pour elles. Hors si on veut vraiment avoir le meilleur championnat possible, les franchises sont essentielles en France. Comme les équipes ne descendront pas elles attireront forcément les partenaires financiers, avec la fusion des clubs on aura de gros budgets, encore plus de stars viendront. Décrocher le Brennus à quelque chose de mythique, c’est l’apothéose d’une fresque équipe pour les joueurs de l’équipe qui le remporte. Jonny Wilkinson qui a pourtant soulevé la Webb Ellis Cup avec le XV de a rose, a avoué au micro de Canal+ qu’il avait réalisé ce que le Brennus représentait après avoir perdu la finale avec Toulon contre Toulouse en 2012. Plus le Top 14 gagnera en célébrité plus le Brennus deviendra un Graal à obtenir pour tout rugbyman quelque soit on origine et sa nationalité.
    Il ne s’agit pas de savoir si il y aura des franchises, il s’agit de savoir quand elles seront instaurées et par quelles provinces ou/et clubs elles seront représentées

  3. Ping : Le Blogue de Mister Rugby

  4. Merci, si vous voulez je peux vous expédier un texte corrigé, orthographe et répétitions, car je n’ai pas pris le temps de me relire, j’ai envoyé le message en vitesse juste avant aller dîner.

    Je souhaitais également ajouter un commentaire à propos de votre concept de conférences Atlantique et Méditerranéenne.
    Ce système implique, obligatoirement le même nombre de formations dans les deux parties, ceci pourrait être un peu contraignant à mettre en place à priori, mais nous allons le voir les circonstances de l’ovalie sont avec nous. La poule unique actuelle où toutes les équipes se rencontrent avec préservation des phases finales traditionnelles est assez parfaite, le seul souci c’est le nombre un peu élevé de matches. Donc dans le cas de conférences, lors de la phase régulière chaque équipe rencontrerait en match aller-retour les 6 franchises de sa conférence plus une seule fois les 7 autres écuries. L’année suivante, inversement, chaque formation pourrait se jauger en match-aller retour contre les 7 équipes de la conférence opposée et donc affronter en match aller uniquement les 6 équipes de sa conférence. Ce système s’avère d’emblée être la solution afin d’éviter les fameux doublons lors du tournoi des 6 Nations.

    Conférence Atlantique :
    1 Côtes Basque Landes (Atlantica) 2 Bordeaux 3 Agen 4 La Rochelle 5 Brive 6 Racing Metro 7 Stade Français Paris

    Conférence Méditerranéenne :
    1 Lyon 2 Grenoble 3 Toulon 4 Perpignan 5 Montpellier 6 Clermont 7 Toulouse

    Le système serait quasi faisable avec les clubs actuels,( les circonstances favorables) de tous ceux présentés seuls 3, La Rochelle, Lyon et Brive n’étaient pas en Top 14 lors de la saison 2012-2013, mais il s’agit de trois formations ayant les capacités d’y retourner rapidement. S’agissant de Dax pas de soucis puisque je l’ai intégré dans l’équipe Atlantica de même que Mont de Marsan qui descend en ProD2. S’il y a un certain antagonisme et quelques tensions et guerres d’ego entre Dax et Mont de Marsan pour réaliser la fusion, il se produit le même phénomène entre Bayonne et Biarritz. Mais curieusement si on se réfère aux conclusions de la LNR en 2010, les deux clubs landais seraient d’accord de s’associer aux deux cadors du Pays- Basque qui de leurs côtés seraient également prêt à faire corps avec les deux gros clubs landais, afin de former une superpuissance au diapason des egos basques et landais.
    Seul Castres solide formation du Top 14 depuis quelques saisons pose un problème, j’ai choisi de l’intégrer à Toulouse. Si l’équipe d’Agen n’a pas la capacité d’exister seule, une entente avec Bordeaux représente une planche de salut. Option salutaire possible pour La Rochelle qui n’est pas en Aquitaine, mais à néanmoins une connexion naturelle avec Bordeaux et pourrait donc également rejoindre l’équipe Grand Bordeaux, bien qu’assez improbable.
    Pour établir le 2X7 des solutions pourront être trouvées avec de la bonne volonté.
    @+
    JMD

  5. De toute façon, comme je l’ai écrit le système de conférence n’est qu’une solution parmi d’autres. En réalité, je pense que si un système de franchises se créer, il se fera sur le socle des clubs, plus que des régions et ce pour plusieurs raisons :

    – D’un point de vue la loi en France, seuls les clubs sont autorisés à attribuer des titres de champions de France. Cf. Les problèmes rencontrés par Jacques Fouroux au moment de la création de la France Rugby League.

    – Les clubs ont largement investi pour ce créer une notoriété continentale. Je vois mal comment aujourd’hui le Stade Toulousain accepterait de rentrer dans une formation Midi-Pyrénées. En revanche, je pense que deux ou plusieurs clubs pourraient fusionner comme votre équipe Atlantica….

    • Je suis d’accord qu’il ne pourrait s’agir que de clubs franchisés et non de régions.
      Concernant Côtes Basques Landes J’ai songé à la dénomination Atlantica pour son caractère universel, également en raison des belles plages basco landaises. Atlantica c’est aussi le nom d’une maison d’édition implantée à Biarritz, et une désignation que l’on retrouve ailleurs au Pays Basque. Une légende et hypothèse ésotérique dit des Basques qu’ils descendraient des Atlantes, je n’y crois pas du tout bien sûr et ce n’est pas pour cela que j’ai choisi le nom Atlantica qui évoque aussi l’Atlantide. Je crois par contre à la crédibilité d’un futur club provincial établi sur la base basco landaise. Il s’agirait probablement d’une des rares entités de ce genre dans l’hexagone, elle serait peut-être indispensable si l’on veut de nouveau s’essayer au surf avec le « bout de bois »….

      • J’y crois aussi. Mais ce qui est certain, c’est qu’entre Kampf et Afflelou, il y en aurait un de trop. Le budget d’un tel club n’atteindrait probablement pas la somme des 4 clubs. En revanche, je pense qu’un grand club du comité (Dax+ SM+ BOPB + Aviron + Tyrosse) pourrait atteindre le budget d’un Clermont ou d’un Toulon. Il pourrait s’appuyer sur un vivier de joueurs extraordinaire, surtout si les clubs précédemment cités jouent en divisions fédérales et bénéficierait d’aides des collectivités plus importantes…

  6. La sélection Midi-Pyrénées a déjà existé elle aussi, elle avait joué en 1992 contre l’Afrique du Sud au Stadium. La match avait été télévisé. Après en faire un club régional à part entière siégeant bien sûr à Toulouse c’est autre chose. Nous tenons déjà quelques uns nos clubs franchisés, Toulon, Clermont, Toulouse de toute évidence, et les deux clubs parisiens dont le recrutement pour la saison prochaine est plutôt solide. Perpignan, Montpellier et Grenoble sont aussi de très sérieux candidats. Qui pourrait être le mécène des Atlantica, Alain Afflelou peut-être, il a 65 ans, Serge Kampf en a 79, l’âge est souvent un critère essentiel dans la vie. Entre deux vieux fortunés le moins vieux des deux a plus de chances.

  7. Les clubs de Biarritz-Bayonne-Anglet et ceux de Dax-Mont de Marsan-Tyrosse pourraient toujours existé dans leur fonction de 6 pôles formateurs « Atlantica », qui pourraient éventuellement accueillir des jeunes rugbymen du monde entier. Les équipes de jeunes donc jusqu’aux espoirs, voire en préservant des équipes seniors en T14 développement, concernant Bayonne, Biarritz, Dax et Mont de Marsan pourraient effectivement constituer un vivier de joueurs français formidable à disposition pour les « Atlantica ». Mais il faudrait que tout le monde veuille s’entendre pour créer une équipe senior commune en Top 14.
    Organisation autour de 6 clubs, qui favoriserait sans doute la possibilité d’avoir une franchise très performante et composé majoritairement de joueurs français, car cela obligerait à lancer dans le grand bain les tout meilleurs jeunes de 6 clubs historiques. Le souci majeurs se sont les égos des uns et des autres, tout le monde et tout particulièrement à Bayonne et Biarritz, à moindre mesure à Dax et Mont de Marsan voudront préserver intacte l’identité ancestrale et traditionnelle de leur club dans l’espérance d’être encore champion de France ! et même remporter la H Cup s’agissant des bannières de Bayonne et Biarritz (car ça ne changera pas grand chose pour Tyrosse et Anglet).Si Bayonne et Biarritz sont cantonnés en T14 Développement, ce qui n’est pourtant pas si mal, surtout que ça sera mieux que la ProD2, et bien les orgueils peuvent en prendre un coup. Pourtant avoir une équipe de niveau international au Pays Basques capable de taper les Brumbies, les Crusaders, le Leinster ( en comparaison duquel Biarritz a démontré qu’il n’était plus capable d’être au niveau) nécessitera peut-être de faire des concessions. Afin de mettre sur pied une équipe ayant une gueule d’enfer et réputé dans le monde entier. Le Top 14 c’est une très bonne compétition, mais les choses évoluent tellement vite maintenant qu’il lui faudra se rendre encore plus sensationnelle. J’adore la phrase du Dr Christian Daulouède à propos du rugby « Je ne suis pas le seul à l’avoir vu passer très vite de l’âge de pierre à la science-fiction aujourd’hui ». Nous constatons que sa marge d’évolution est encore grande. Je regrette que Max Guazzani n’ait pas été élu président de la ligue, car il aurait pu nous faire de la finale du Top 14 un vrai spectacle, lever de rideau de grande qualité et mi-temps avec des animations originales.

  8. Dis-moi. Ça t’intéresserait d’écrire un article sur ce club Atlantica ? Tu écris bien en français, il semble que tu as des idées. Tu pourrais nous expliquer comment fonctionnerait le club. Comment s’organiserait les réserves, la formation des jeunes, on sent que tu as fait mûrir ses idées… Je le publierai sur le blogue. Tu peux me l’envoyer en cliquant sur le lien « me contacter »…

  9. Depuis mes interventions en 2013 ma vision des choses a évolué, je suis cependant toujours favorable à la fusion entre l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique. Il y a quelques mois la fusion a failli se faire en catastrophe, « à la sauve qui peut ». Je dirais qu’il faut prendre le temps de mûrir un projet culturel sur des bases saines. L’idéal selon moi, serait un club qui conserve et reconnaisse sur un pied d’égalité les identités AB et BO. Le modèle référentiel étant l’Union Bordeaux Bègles dont le logo témoigne de la synergie qui s’est opérée entre les deux clubs d’origines pour créer un nouveau club sur les bases de racines ancestrales. L’UBB a ravivé la flamme du rugby bordelais, en quelques saisons le club a déjà atteint une popularité assez aussi considérable qu’ inespérée. Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même au Pays Basque si on se décidait d’unir l’AB et le BO. Je dirais même qu’a terme l’ABBO pourrait susciter une passion encore plus grande que l’UBB, car biarrots et bayonnais ont en commun une ferveur rugbystique qui dépasse culturellement celle des bordelais. Concernant la formation, l’AB et le BO sont de deux des clubs formateurs les plus performants de France. En 2015, Bayonne est classé 6ème club formateur de France et Biarritz 4ème ! Si les deux clubs s’unissaient ils pourraient avoir un centre de formation référentiel à réputation internationale ! Les boutiques des deux clubs pourraient être conservées mais vendraient désormais les même produits à 4 couleurs. Ces couleurs sont le blanc de Bayonne de Biarritz et de l’ikurrina, le rouge de Biarritz et de l’ikurrina, le vert de l’ikurrina et le bleu ciel de Bayonne. Il faut préserver les références à l’AB et au BO, il faut aussi (et c’est là la différence avec l’UBB) mettre en avant l’identité provinciale. Nous pourrions donc nommer éventuellement ce club ABBO Pays Basque, mais aussi pourquoi pas Atlantica avec néanmoins la mention ABBO Pays Basque sur le maillot. Un grand club Basque serait assurément un vecteur économique et touristique intéressant pour le secteur, une sacrée belle région. Je ne sais pas si on se rend compte à Bayonne et à Biarritz de la chance qu’ils ont d’avoir deux clubs pros qui se touchent, une situation unique en France. C’est ce pourquoi un grand club fédérateur et identitaire pourrait canaliser beaucoup de positif.

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