2009 : Année de l’ “Ovalisation”

1985, année de la création de la Coupe du Monde de rugby. 1995, le rugby devient un sport professionnel. Il y a des années qui ont marqué l’histoire de notre sport. Si 2008, année post Coupe du Monde, était une année de transitions, 2009, elle sera une année capitale en plusieurs points. Explications :

Fini le terme barbare de « globalisation », le monde ne se globalise plus, il s’ovalise !

Le premier grand rendez-vous de l’année 2009 pour notre sport aura lieu lors de la réunion du comité exécutif du CIO (Comité International Olympique) les 15 et 16 juin qui devrait proposer l’entrée du rugby à 7 aux JO. La décision sera rendue début octobre à Copenhague pour un possible (probable ?) retour du rugby aux Jeux dès 2016. Longtemps le CIO a vu le rugby comme un sport de britanniques, d’universitaires, forcément élitiste, dont les canards boiteux étaient des paysans du sud de la France et des ouvriers gallois. Mais aujourd’hui l’International Rugby Board comptent plus de 116 « unions » ou fédérations appartenant à autant de pays. L’arrivée du rugby au JO permettrait de toucher un public encore plus large puisque pas moins de 250 pays sont inscrits au CIO ! Le ballon ovale a mis les petits plats dans les grands pour arriver à ses fins : plus de 70 des 117 membres du CIO ont été invités au dernier mondial en France. L’opération sera renouvelée lors de la Coupe du Monde de rugby à 7 qui aura lieu en mars à Dubaï. Par ailleur, l’agence Vero, spécialisée dans le lobbying, celle-là même qui avait contribué à la victoire de la candidature londonienne pour les Jeux Olympique de 2012 s’occupera du dossier.

La Russie nation émergeante du rugby mondial

 

Le deuxième rendez-vous important pour notre sport aura lieu fin juillet avec l’attribution des Coupes du Monde 2015 et 2019. Aujourd’hui il y a six candidatures officielles, l’Australie, l’Afrique du Sud (qui bénéficiera des infrastructures du prochain mondial de football) l’Angleterre, mais aussi, et c’est important, des candidatures de la Russie, de l’Italie et du Japon. Il ne s’agit pas là de candidatures fantaisistes, ces trois pays sont en train de faire des efforts considérables pour arracher la victoire aux trois autres bastions du rugby. Il se dit que l’Argentine serait également tentée de se lancer dans la course : la fédération locale se verrait bien surfer dans le sillage du Brésil ayant obtenu la Coupe du Monde de foot en 2014. Le Japon est vraiment passé tout près de l’obtention de l’édition 2011, étrangement attribuée à la Nouvelle-Zélande, mais cette fois-ci on imagine mal comment ses messieurs du Board pourraient convaincre les membres du CIO de l’universalité de notre sport d’un côté et d’un autre côté ne pas attribué –au moins- l’un des deux prochains mondiaux à une nation non-anglosaxonne ? Sans pour autant faire un état des lieux des forces de chacune des candidatures, on peut néanmoins avancer qu’après le succès français, l’Italie est en bonne position pour décrocher l’organisation d’une Coupe du Monde. Il s’agirait là d’une transition en douceur.

On oserait à peine le dire mais il semblerait bien que l’arrivée d’un français à la Hugenot House, est créée une petite révolution et que l’esprit de la FIRA prennent définitvement le dessus sur celui du Board.

Le troisième dossier de grande importance pour le Président de l’International Rugby Board, Bernard Lapasset, dépasse le simple cadre du rugby et traite du sport professionnel dans son ensemble. Il s’agit de le structurer au niveau européen. Il sera aidé dans sa tâche par Michel Platini, président de l’UEFA (Union Européenne du Football Association), et par Bernard Laporte, secrétaire d’état aux Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports, qui a profité de la présidence européenne de Nicolas Sarkozy pour lancer le dossier, et par Jacques Rogge, président du Comité International Olympique. En effet, a l’exception de quatre ligues fermées étasuniennes, c’est souvent le droit européen qui s’occupe des affaires sportives. Il y a un vide juridique de ce côté-là à combler. Michel Platini, par exemple, souhaiterait mettre une exception sportive à la libre circulation des travailleurs, ce qui éviterait d’avoir une équipe du RC Toulon qui se présente avec trois français sur la feuille de match. Affaire à suivre donc.

Le 9 est un chiffre charnière au rugby, 2009 n’échappera donc pas à la règle est sera aussi une année charnière. À l’IRB de savoir si le rugby veut continuer de jouer dans le petit périmètre ou s’il veut ouvrir en envoyant la balle vers le grand large…

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