Marseille-Vitrolles : 1er club de rugby français à entrer en bourse

Marseille avec Jonah Lomu en tête d'affiche entre dans l'histoire du rugby pro

Plus que l’annonce elle-même, c’est le timing qui a pu surprendre. En salle de presse, dimanche, à l’issue de la rencontre face à Carcassonne (perdue 17-22), au détour d’une question portant sur la situation financière de Marseille-Vitrolles, Claude Atcher a confirmé que le club devrait faire son entrée sur le marché libre au mois de novembre. Dans les tuyaux depuis pratiquement un an, cette introduction en bourse répond à une volonté : celle de préparer le club à une éventuelle accession en Pro D2.

« Avant tout, il faut démystifier cette appellation de bourse, tempère le président du Directoire de Marseille-Vitrolles. Ici, cela consiste à trouver des fonds pour développer le club. On sait que l’on ne pourra pas augmenter le budget sans apport extérieur. Être en Pro D2 sous-entend la création d’un centre de formation, des joueurs plus chers et davantage rémunérés. On ne peut donc pas bien figurer dans la compétition sans un budget d’environ 5 M€. Et je ne sais pas faire passer en deux mois un budget de 2 M€ à 5 M€. Bien sûr, nous allons parallèlement développer les recettes billetterie et le merchandising, mais cela ne peut se faire que sur le long terme. On est obligé d’y penser à l’avance. »

Cette entrée sur marché libre est une première pour un club de rugby en France. Il s’agit en revanche du troisième club sportif français, après l’Olympique Lyonnais et le FC Istres Ouest Provence. Deux clubs provençaux sur trois clubs cotés, qui ont en commun un actionnaire, Bernard Calvignac. « Marseille-Vitrolles SASP, comme toutes les sociétés anonymes, peut avoir accès au marché libre, explique Bernard Calvignac. Elle remplit les critères comme avoir un capital social de plus de 135 000 € ou d’avoir bouclé un exercice comptable. »

Marseille (ici face à Carcassonne) passe à l'attaque en devenant le premier club de rugby français à entrer en bourse.

Pour quelle raison alors aussi peu de clubs font-ils appel à la bourse ? « Cela tient au fait que les dirigeants n’y sont pas forcément habitués, ajoute-t-il. Jean-Michel Aulas l’est par le biais de ses différentes sociétés et nous le sommes également. Dans un premier temps, l’objectif est d’être coté. Puis en fin d’année ou début d’année prochaine, ce sera d’augmenter le capital. »

But de l’opération : dégager des fonds pour permettre la diversification de la société et de ne pas la rendre dépendante de ses seuls résultats sportifs. « Nous avons pour projet d’acquérir un immeuble en centre ville de Marseille, expliquent Claude Atcher et Bernard Calvignac. Cela nous permettra de loger les joueurs, mais aussi de créer une boutique ou une brasserie du club en rez-de-chaussée. »

Et donner ainsi une source de revenus supplémentaires. Concrètement, une partie des actions du club sera mise sur le marché. Mais dans un premier temps, le grand public ne sera pas concerné, seuls les investisseurs qualifiés pourront être sollicités.

Par Eric Breton (La Provence)

Source : http://www.laprovence.com

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