Comme on se retrouve !

Vermeulen et les Auvergnats arrachent une quatrième finale pour la revanche entre l'USAP et Clermont

Il y a des matches qui restent à jamais gravés dans l’histoire. Ce Toulon-Clermont mérite amplement d’y figurer. Dans la fournaise de Geoffroy-Guichard, les deux équipes ont proposé une demi-finale intense, haletante et teintée d’un suspense insoutenable jusque dans les dernières secondes de la prolongation. Difficile dans pareille situation de ne pas saluer le courage et l’abnégation des perdants du jour que sont les Toulonnais. Même menés 35-22 à cinq minutes du terme, les Varois ont réussi le tour de force de faire croire à une improbable remontée après un essai de Cibray (97e) et une dernière percée de Lovobalavu dans la dernière minute de la rencontre. Mais Clermont a su trouver les forces pour résister à la furia toulonnaise pour retrouver le Stade de France face à Perpignan le 29 mai prochain.

L’hommage de Mignoni
«Ce n’est beau que pour Clermont, avoue Pierre Mignoni, un brin dépité sur le pré stéphanois. On a montré qu’on avait du cœur. Cela reflète notre saison, mais je suis déçu pour l’équipe. Je félicite Clermont qui mérite autant que nous d’aller en finale. Il mérite de gagner en finale face à Perpignan.» Des propos à l’image de l’homme. Dignes et classieux. Il fallait voir la détresse et la déception des protégés du président Boudjellal au coup de sifflet final, mais aussi entendre la gorge sèche de Philippe Saint-André, envahi par les larmes et incapable de s’étendre plus longuement sur l’issue de la rencontre. Certes Toulon a perdu et n’a pas rempli la folle envie de quête du Graal de son président, mais Toulon a validé son retour au plus haut niveau. Après dix-huit ans sans phase finale, l’état d’esprit du RCT est éternel et joliment perpétué en 2010.

Un final ahurissant
Il aura donc fallu cent minutes pour départager les deux formations samedi après-midi au terme d’un combat d’une rare intensité. Longtemps les Clermontois ont cru détenir leur billet pour la finale, mais Jonny Wilkinson, fidèle au rendez-vous dans son costume de sauveur, renvoyait tous les acteurs en prolongation après une pénalité de cinquante mètres (22-22, 77e). A l’ASM, point d’international anglais, mais un ouvreur australien, dénommé Brock James qui passait une pénalité et un drop monumental de cinquante-cinq mètres (28-22, 91e), pour donner l’avantage à son équipe. Dans la foulée, Malzieu, au terme d’un sprint de monstrueux qui grillait la politesse à Lovobalavu, s’en allait aplatir dans l’en-but (35-22, 93e). Un essai qui mettait fin au suspense… le temps de quelques secondes. Pour une issue que l’on connait, malgré le retour inespéré des Toulonnais. «On savait que ça allait être dur, soufflait Julien Bonnaire. On n’a rien lâché face à une très belle équipe de Toulon. C’était vraiment difficile. Un beau match, une belle fête pour tout le monde. L’équipe a mûri, maintenant est-ce qu’elle sera capable de passer le cap face au champion en titre, c’est une autre histoire.» Qualifié pour la onzième finale de son histoire, la quatrième d’affilée, Clermont le saura rapidement pour un remake de la finale 2009 face à Perpignan. Pour Toulon, l’aventure s’arrête ici. La loi cruelle du sport de haut niveau. Mais le RCT peut être fier du visage dévoilé.

Source : Le Figaro Sport

Résumé vidéo de Eurosport 2 (En anglais)

5 réflexions au sujet de « Comme on se retrouve ! »

  1. J’ai vu un match magnifique entre deux superbes équipes!! Quel match, quelle intensité, quel suspense!! Et James a fait taire beaucoup de monde!! Et je sens bien Clermont pour la finale, car depuis le quart du Leinster, ils ont appris à jouer “réaliste”, ils gagnent au prix d’efforts considérables, comme une finale. Tandis qu’avant, ils gagnaient tellement facile, avec un jeu “Super 14″; chirurgical que dès ça se compliquait, ils étaient perdus, sans leadership. Je ferais le parallèle avec les All Blacks d’avant 2007, au jeu magnifique, comme celui de Clermont, mais qui en chient dans les matchs couperets où d’autres considérations que la technique pure rentrent en jeu. Cotter et son équipe sont en train de découvrir le côté “bataille de chiens” des phases finales du Top14. Mais Perpignan sera dur à battre.
    En tout cas, Porical a gagné sa place pour la tournée, en doublure de Poitrenaud, et Malzieu devrait faire partie des ailiers retenus. Et quel match aujourd’hui de Bonnaire, toujours énorme!!

  2. Ils se rataient sur tous leurs matchs couperet, peut être, mais ça ne les a pas empêcher de faire trois finales consécutives. J’ai une autre théorie, plus simple, sur les défaites clermontoises : Trois fois ils sont tombés sur une équipe plus forte qu’eux.

  3. Pour ce qui est du match, j’ai du personnellement l’écouter à la radio. Je pense que j’ai loupé le match de l’année entre magnifiques formations.

  4. En 2007, l’ASM était supérieur au SF mais le métier avait payé pour Paris en deuxième mi-temps.

  5. Moi en 2008, j’aurais misé de l’argent sur l’ASM tellement il me semblaient supérieurs. Pourtant, lors de la finale, il n’y a pas eu de contestation possible.
    Pour cette année, je pense que l’USAP sera légèrement favorite. L’USAP 2010 me rappelle justement le stade français du début des années 2000. Pas la plus talentueuse des équipes, mais la plus déterminée, la plus gagneuse, la plus sûre de sa force et la plus collective.

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