Les Gallois dans la maison de la douleur !

Brad Thorn pris par une courageuse défense galloise (Rugby Heaven)

Les Blacks avaient à cœur de fermer les portes de la maison des tortures avec panache. C’est chose faite avec cette victoire face au pays de Galles (42-9). C’en est donc fini de l’histoire d’amour entre les All Blacks et Carisbrook, fameuse « House of Pain » tristement célèbre pour les adversaires des Néo-Zélandais, à commencer par les premiers, les Lions Britanniques étrillés 32-5 en 1908. En trente-sept rencontres, les All Blacks ne se seront inclinés qu’à cinq reprises dans leur stade chéri. On comprend qu’ils n’aient pas eu envie de gâcher la fête d’adieu. Pourtant, les Gallois ont bien tenté d’écrire un autre scénario que celui que tout le monde avait prévu.

Des Gallois toujours portés vers le jeu

Courageux comme toujours, les Gallois sont restés fidèles à leur schéma de jeu préféré, envoyer du feu de toutes parts. Défier la Nouvelle-Zélande sur ce terrain est ambitieux et peut même relever de la douce folie. Pourtant… Pourtant les Red Devils étaient bien les premiers à ouvrir le feu face à des Blacks au diesel. Un drop de Stephen Jones et une pénalité d’Halfpenny et le pays de Galles menait 6-0. Enchaînant les tampons, les Blacks se montraient laborieux face à des feux follets peut-être en sur régime. Les Gallois allaient-ils flancher comme la semaine comme face aux Boks ? En fait, ce sont surtout les All Blacks qui se sont réveillés.

Deux ballons perdus par les Gallois offraient deux essais aux joueurs à la tunique noire. Dont un qui voyait l’ailier Jane relancer depuis le parking pour finir par deux crochets et un essai de 80 mètres. La machine était lancée. Portés par un Carter des grands jours (deux essais splendides, 17 points au pied), les Blacks finissaient par marcher sur leurs adversaires qui n’allaient plus inscrire le moindre point au delà de la 35e minute de jeu. La transformation tournait à la correction, même si les Gallois offraient un belle leçon d’abnégation dans leur volonté de ne rien lâcher. Un jour, le rugby gallois sera récompensé de son envie de jouer. Mais aujourd’hui, face à des maîtres en la matière, ils n’ont pu que constater le chemin qui reste à accomplir.

Source : Bertrand LAGACHERIE (lequipe.fr)

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Une réflexion au sujet de « Les Gallois dans la maison de la douleur ! »

  1. Toujours aussi impressionnants ces All Blacks!! Des joueurs géniaux (Carter, Jane, Smith, McCaw), mais surtout des joueurs intelligents dans la construction du jeu, qui ont compris tous les sens du mot soutien: à la fois toujours proposer des solutions au porteur de balle, mais aussi au porteur de balle de savoir regarder autour de lui pour ne pas s’isoler. C’est ce que les français et presque tous les européens (mis à part les gallois les jours de gloire) ne savent pas faire. Soit le joueur s’esseule en fonçant droit devant sans regarder si on a pu le suivre, soit des joueurs qui pourraient être au soutien ne le font pas.
    Selon moi, si la France veut réellement appliquer un jeu fait de soutien, il doit aligner un pack de devant de combattants, qui permette de libérer la troisième ligne coureuse et athlétique. Type Dusautoir-Harinordoquy-Ouedraogo. Si on préfère du lourd en troisième ligne Dusautoir-Picamoles-Harinordoquy, il faut alors plutôt compter sur leur puissance pour fixer, afin de libérer pour les trois-quarts.

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