Top 14 ou Top 16 ?

Pour un retour à 16 ?

Alors qu’on pensait que le Top 16 était mort et enterré, voilà que le journal Midi-Olympique lance le pavé dans la mare et affirme que nombreux sont ceux qui seraient pour son retour. Compte tenu des contraintes de calendrier, nous pensions même que la mode était plutôt à l’arrivée d’un Top 12. Seulement, un groupe d’hommes emmenés par le président du Racing Jacky Lorenzetti serait favorables à son retour. En effet, le retour à 16 clubs permettrait au club des Hauts-de-Seine de recevoir 2 matchs supplémentaires et donc de rentabiliser un peu plus la future Arena 92. De plus, une telle réforme permettrait vraisemblablement à la LNR d’être plus souple sur la question des JIFF (Jeunes Issus de la Formation Française). En effet, avec deux clubs la profondeur du réservoir du XV de France ne pourrait que s’accroître. Il y a mon avis de bons et de mauvais côtés que j’ai essayé de répertorier :

Pour le Top 16 :

–          On évite la consanguinité qui menace l’élite du rugby français en s’ouvrant sur de nouveaux territoires.

–          Les clubs auraient deux matchs supplémentaires à proposer et cela le permettrait de faire rentrer plus d’argent dans le porte monnaie.

–          Cela contribue à donner de la profondeur au réservoir de joueurs susceptibles de jouer pour le XV de France.

–          Cela permet de faire venir plus facilement des bons joueurs étrangers sans mettre en danger le XV de France.

–          Les droits télé seraient probablement vendus plus chers avec 16 clubs qu’avec 14 pour deux raisons essentielles. Premièrement parce qu’il y aurait 8 matchs par journées au lieu de 7 et deux journées supplémentaires soit 42 matchs supplémentaires ce qui n’est pas négligeable. Ensuite parce que la zone géographique intéressée par le Top 16 serait plus ample et les audiences télé devraient ainsi augmenter.

–          Le Top 16 permettrait peut être à certaines grandes villes telles que Lyon et Bordeaux d’accéder à l’élite ce qui doperait les audiences et les entrées au stade.

Contre le Top 16 :

–          Deux clubs de plus ce sont 4 journées supplémentaires, soit un championnat plus long d’un mois.

–          Cela contribuerait à baisser le niveau du championnat car les meilleures seraient répartis sur plus de clubs, cette affirmation devient fausse si on fait appel à la « main d’œuvre » étrangère.

–          Les organismes des joueurs sont déjà surexposés, il faut les préserver. Faire du commerce, c’est bien mais la santé des joueurs reste prioritaire.

–          L’accroissement en nombre de clubs du championnat aurait des conséquences sur la Coupe d’Europe or cette dernière reste l’étage intermédiaire entre le championnat et le niveau internationale.

–          Le succès populaire actuel du championnat coïncide avec le passage à 14 clubs et ce n’est vraisemblablement pas un hasard.

Voila les arguments « pour » et « contre », il en existe probablement d’autres. Personnellement je serai « pour » le retour du Top 16 mais je pense que compte tenu du contexte international c’est impossible.  Et vous qu’en pensez-vous ? Quelle serait LA solution pour le rugby français. Le débat est plus que jamais ouvert.

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12 réflexions au sujet de « Top 14 ou Top 16 ? »

  1. Le retour à 16 clubs risque d’ajouter un certain nombre de doublons avec les matches internationaux. Pas de quoi sauter de joie pour certains autres présidents de club (Bouscatel, Guazzini)…

    Pour moi, la solution du rugby à 15 français n’est pas Top 14 ou Top 16… La solution idéale à mon sens serait une Ligue Européenne fermée ou semi-fusionné avec anglais, celtes et italiens avec une formule restant à définir (A la mode Super 14, à la mode NFL ou à la mode Top 14). En fusionnant coupes d’Europe et ligues pro, on allégera considérablement le calendrier.

    Mais bon, c’est plus facile à imaginer qu’à mettre en place… 😉

    • D’accord avec NicoD, ce message est de 2010, je le découvre en 2014, et j’ai eu exactement la même idée que toi mais beaucoup plus tard s’agissant de la ligue ou championnat européen des clubs façon NFL. Je suis pour la disparition des coupes d’Europe qui sont un modèle footballistique, si elles ont été nécessaires, ont eu leur raison d’être, nous pourrions désormais passer à autre chose. J’envisage donc également une fusion entre Ligue Celte, Premiership et TOP14 ! Nous aurions là une véritable alternative et un contre-pouvoir au Super Rugby qui demeure la compétition de franchises/provinces/clubs de loin la plus connue et la plus populaire au monde. Même s’il gagne chaque année en notoriété, il faut arrêter de croire en France que la terre entière bade notre TOP14, c’est totalement faux ! Il suffit de regarder Youtube pour comprendre que le Super Rugby a beaucoup plus de fans, ce qui est normal car il s’agit d’une compétition internationale tout a fait révolutionnaire entre les trois meilleures nations de rugby.

      En guise de concurrence au Super Rugby, j’imagine un championnat européen en poule unique, et à 32 formations ! Ce dont la compétition phare de l’hémisphère ne peut pas se targuer d’avoir.
      La ligue Celtique contient 12 équipes, le Premiership 12 également, il suffirait à la France de présenter elle aussi 12 écuries. Nous pouvons également concevoir seulement 11 formations anglaises et 13 françaises, ainsi la France n’aurait a sacrifier qu’une seule équipe, les anglais pourraient peut-être consentir à en sacrifier une ? La poule unique permet à tout le monde de se rencontrer, mais nécessite le principe des matches aller uniquement, car cela ferait bien sûr trop de confrontations dans une configuration matches aller/retour. De plus si les équipes ne se s’affrontent qu’une seule fois, cela confère un coté évènementiel à chaque rencontre. A l’issue de la phase régulière, des phases finales à partir des quarts de finale. Soit 34 rencontres dans l’année pour les deux finalistes. Disposant d’un effectif d’une quarantaine de joueurs, chaque formation pourra aisément faire tourner son effectif pour éviter que chaque joueur dépasse le nombre de 30 matches par saisons, matches internationaux compris.
      Un tirage au sort géré par exemple par un logiciel faisant des choix de manière aléatoire déciderait ou telle équipe aurait l’obligation de se déplacer et qui elle devrait recevoir lors de la phase régulière. Avec une telle formule, nous aurions rarement deux fois le même champion et aurions immanquablement la meilleure compétition de clubs possibles et provinces en Europe. Car il s’agirait de la fusion de trois championnats d’élite éprouvés sur plusieurs années, ayant par conséquent acquis maturité et crédibilité. Chacun d’eux a vu le jour sur la base du modèle initial du Super12 dans l’hémisphère Sud.
      Les trois championnats européens principaux se seront avérées être des étapes essentielles à la création de ce championnat européen ou ligue européenne et qui donc n’aurait pas lieu d’exister sans l’existence préalables des 3 ligues, celte, anglaise et française. Les coupes d’Europe ont elles-mêmes joué un rôle primordial pouvant justifier désormais la création d’un championnat 3 en 1.
      Au fil des années elles ont permis aux participants et à leurs supporters de se faire une idée de la valeur des équipes adversaires étrangères. On ne partirait pas dans l’inconnu avec ce nouveau championnat, on pourrait facilement déterminer à l’avance qu’elles sont les 12 formations nous semblant les plus fortes, ce n’est pas comme si les coupes d’Europe n’avaient jamais existé. En France les amateurs de rugby connaissent les noms des clubs anglais les plus redoutables ou ceux des provinces irlandaises, avant le professionnalisme et la H cup notamment, c’était loin d’être le cas ! Le Stade Toulousain et ses supporters n’ignorent pas la réputation des Saracens et vice versa. Ce n’est pas pour rien si Saracens vs Toulouse s’est disputé dans le mythique de Wembley en octobre 2013. Imaginez un championnat unique avec le Munster, le Leinster, l’Ulster, Glasgow, Leicester, Northampton, les Wasps, les Harlequins, Clermont, Toulon, le St Français, le Racing, Montpellier etc

      Le Biarritz Olympique au regard de sa saison 2013/2014 en TOP14, en considérant les forces en présence en scène dans les 3 championnats, au sein d’une ligue européenne à 32 on imagine qu’il oscillerait entre le second et 3ème étage de la compétition, je dirais aux alentours de la 20ème à la 25ème place, mais on ne peut pas savoir exactement, car nouvelle formule, nouveaux adversaires, nouveaux paramètres.

      Pour le moment je serais contre l’idée d’intégrer des équipes venues d’Allemagne, d’Espagne, du Portugal ou de Roumanie, car elles tireraient la compétition vers le bas et se feraient dérouiller systématiquement. On a vu ce que cela a donné en Challenge européen.
      Il faudra d’abord que le rugby se développe davantage dans ces pays. Que l’équipe nationale de ces nations franchisse un palier, et commence à s’illustrer comme l’a fait l’équipe d’Italie à la fin des années 90. Si c’est pour intégrer par compassion des faire-valoir ce n’est pas la peine. La qualité du Super Rugby est dû au regroupement des meilleurs, ce qui par définition en fait une compétition de haut de gamme. Si nous voulons un grand championnat concurrentiel du Super Rugby sur la scène internationale, ce n’est pas en intégrant de l’équipe d’un niveau de fédérale qu’on y parviendra.

  2. Mais pourquoi pas. J’y ai déjà pensé aussi : un championnat européen avec 4 conférences : une française, une anglaise, une celte et une continentale (Italie, Espagne, Portugal, Russie et pourquoi pas une équipe en Allemagne et une au Pays-Bas). Le premier de la conférence serait sacré champion de France. On jouerait les phases finale en mai ou juin et on sacrerait le champion d’Europe.

      • Quand je vois les Portugais faire jeu égale avec les fidjiens alors que 90% de leur effectif est complètement amateur, je me dis qu’ils auraient de bien meilleurs résultats avec une équipe professionnelle. Quant aux Espagnols ils ont une fédération qui est plus grande que la Scotish Rugby Union. Là aussi, il y a de quoi faire. De plus ces équipes continentales pourraient renforcer par des joueurs étrangers européens ou sudistes. Mais de toute façon, malgré les avantages que cela apporterait, je ne suis pas pour un championnat européen. Je crois que les championnats doivent rester nationaux.

      • @misterrugby > Effectivement, ce que tu dis a du sens et tu m’as appris des choses. Le potentiel est là, c’est sûr. Il ne manque que des structures et des confrontations régulières au plus haut niveau pour permettre à ces pays « neufs » de franchir un palier.

        S’il y avait une Ligue Européenne un jour, il faudrait aussi mettre en place les structures (semi-professionnelles, ligues de développement nationales ou supra-nationales) qui pourraient permettre à certaines villes ou certains pays d’émerger et d’intégrer le top niveau européen.

  3. Marc Lièvremont aimerait voir un top 12 d’autres un top 46 ou laisser le top 14, compliqué!!
    Evidament beaucoup de choses sont possibles mais j’obeterrai pour la stabillité et donc laisser le top 14

  4. @NicoD. tes commentaires me donne une idée de post. On peut imaginer chacune des conférence avec 10 équipes, pendant que les 8 équipes jouent entre elles, 2 autres affronterait des équipes d’autres conférences, un peu comme la NFL et NBA aux Etats-Unis. C’est un système un peu compliqué mais qui donne la priorité aux matchs des équipes de la même conférence. La conférence continentale pourrait avoir deux équipes en Espagne, deux au Portugal, Deux en Italie, une en Russie, une en Allemagne, une au Pays-Bas. et une à Monaco ! LOL

    • @misterrugby > Je suis ravi de t’inspirer. De mon côté, j’apprécie beaucoup nos échanges. 🙂

      Avec le nombre d’équipes (40), un passage au système de conférence serait de toute façon obligatoire. Il y a beaucoup des contraintes à respecter. J’avais lu un article il y a quelques années sur l’organisation de la NFL. Ils font tout pour créer des habitudes et des rivalités (= Equipes d’une même division) et pour faire en sorte que chaque équipe rencontre au moins une fois toutes les autres sur un cycle de quatre ans.

      4 conférences de 10 équipes, cela peut faire 8 divisions de 5 équipes.
      – 8 matches face aux équipes de la même division (aller / retour)
      – 6 matches face aux équipes de la division-soeur (4 aller + 1 aller/retour)
      – 10 matches face aux équipe de deux divisions d’autres conférences (aller)
      – 4 matches « bonus » face aux équipes des autres divisions non encore affrontée et qui étaient classés au même rang l’année précédente (les affiches)

      On obtient alors 28 matches de saison régulière, ce qui est raisonnable pour les organismes avant d’attaquer les play-offs…

  5. Je crois que le basket et le hockey fonctionnent déjà avec des ligues fermées en europe, ou on dit semi-fermée pour le basket.
    Il y a eu la nfl europa pour le foot us. il y avait même une équipe à barcelone : les barcelona dragons… mais je crois que la nfl n’a pas continué, ça ne marchait qu’en allemagne et aux pays-bas…

    • L’Euroligue de basket-ball est semi-fermée : seize équipes sont automatiquement qualifiées. Le procédé reste cependant opaque et on ne sait pas exactement s’il y a une durée pour ces licences. Le reste des équipes se qualifient via leur championnats nationaux, l’Eurocoupe (La D2 des Coupes d’Europe) ou encore des tours préliminaires de qualification.

      En hockey sur glace, la Kontinental Hockey League est une compétition fermée basée sur l’ancien championnat de Russie. Sa vocation est de concurrencer la NHL en devenant une Ligue Européenne. Pour l’instant, vingt équipes sur vingt-trois sont russes. Les trois autres équipes représentent des nations qui ne sont pas majeures. (Lettonie, Kazakhstan, Bièlorussie) Ils se dit d’ailleurs que les dirigeants de la KHL auraient sabordé la Ligue des Champions de l’IIHF pour ne pas avoir de concurrence et espérerait ainsi attirer des équipes de nations majeures (Finlande, Suède, Tchéquie, Slovaquie)

      La NFL Europa ou NFL Europe était une jolie expérience : une mini-ligue de six équipes avec une saison régulière + le World Bowl. Les franchises initales à Londres, Glasgow et Barcelone durent déménager en Allemagne, qui abrita au final cinq équipes. La sixième était la franchise des Amsterdam Admirals. 2007 fut la dernière édition de cette compétition. La moyenne de spectateurs fut de près de 19.000 par match lors de cette saison.

      En Europe, il y a une autre ligue semi-fermée : la Super League de rugby à 13. Elle a été créée en 1996 sur les bases du Championnat d’Angleterre. Les licences sont délivrées tous les trois ans sur dossiers. En 2008, les licences avait été attribuées pour les saisons 2009, 2010 et 2011 aux douze équipes de la saison en cours (onze anglaises + les Dragons Catalans basés à Perpignan) + une équipes anglaise + une équipe galloise. Le processus de sélection sur dossier sera de nouveau réalisé en 2011. Le Toulouse Olympique doit d’ailleurs remplir un critère sportif cette année pour pouvoir prétendre à présenter son dossier et devenir peut-être la deuxième équipe française de la compétition.

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