Bis repetita pour les All Blacks

Richie McCaw et les siens s'imposent une deuxième fois avec la manière.

Deuxième victoire en deux rencontres pour les All Blacks dans le Tri Nations 2010. Vainqueur le week-end dernier à Auckland (32-12) face à l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande a remis ça samedi à Wellington face au même adversaire (31-17). Auteurs de quatre essais, les Néo-Zélandais font désormais figure de favori dans ce tournoi.

Alors qu’on piaffe déjà d’impatience, surtout de ce coté-ci de l’équateur, de voir l’ancien Toulonnais Sonny Bill Williams faire ses débuts sous le maillot noir des All Blacks après son retour au pays, la Nouvelle-Zélande démontre qu’elle possède déjà un vivier sûr de talents prêts à éclore à bientôt un an de sa Coupe du monde. Privé de Joe Rokocoko, touché à une cuisse, pour le deuxième match du Tri Nations, une semaine après l’ouverture en fanfare dans la compétition de son équipe face aux Springboks à Auckland (32-12), Graham Henry, le sélectionneur néo-zélandais, a opposé à une équipe d’Afrique du Sud plus expérimentée que jamais, avec un record de 700 sélections cumulées sur la pelouse du Westpac Stadium, la richesse de son effectif, symbolisée par Rene Ranger et Israel Dagg, derniers venus chez les All Blacks et chacun auteur d’un essai pour confirmer, samedi à Wellington, la mainmise néo-zélandaise en ce début de Tri Nations (31-17).

Là où l’Afrique du Sud semble en bout de course, après une année 2009 presque parfaite et agrémentée d’un titre dans le Tri Nations, le premier depuis 2004, la Nouvelle-Zélande affiche une étonnante fraîcheur, désireuse de remettre la main sur un trophée qu’elle avait confisqué de 2005 à 2008 avant de l’abandonner l’année dernière aux Springboks, mais aussi et surtout d’imposer son jeu en vue du Mondial 2011. D’un côté le physique et l’occupation au pied, de l’autre la puissance et la vitesse, deux nations et deux styles opposés qui touchent à la caricature quand, dès la quatrième minute, Danie Rossouw écope d’un carton jaune, une semaine après le coup de tête de son compère de la deuxième ligne, Bakkies Botha, qui lui vaut d’ores et déjà neuf semaines de suspension, pour un coup de pied plus bête que méchant sur Richie McCaw. La punition sera double, même triple, pour les Springboks qui encaissent alors deux essais et sont déjà décrochés.

Carter laisse passer 12 points

Jamais aussi forts que sur les ballons de contre, les All Blacks s’en donnent en effet à coeur-joie en supériorité numérique pour prendre le large. C’est d’abord Read, le n°8 néo-zélandais, qui perce le rideau sud-africain avant de servir Jane, lequel retrouve McCaw pour une avancée de 50 mètres. Le jeu rebondit à l’aile opposée où Nonu passe en force, face à trois Springboks, pour inscrire son 16e essai international (7e, 5-0). Puis c’est au tour de Weepu, préféré à Cowan touché à l’abdomen, de récupérer un nouveau ballon pour s’infiltrer au coeur de la défense adverse et fixer son défenseur avant de servir sur sa droite Muliaina qui inscrit son 26e essai en sélection (11e, 10-0). Le trou est fait et Carter se charge de l’entretenir en passant sa première pénalité après trois échecs au pied, sur une première pénalité (5e) puis sur les deux transformations suivantes (30e, 13-0).

Alors qu’ils usent et abusent alors de chandelles sous la pluie, les Springboks profitent d’une charge à l’épaule de Ranger sur Kirchner pour obtenir une touche dans les 22 néo-zélandais et sauver les apparences. A la sortie de cette touche, Januarie passe les bras pour De Villiers qui s’infiltre dans la défense néo-zélandaise jusqu’à cinq mètres de l’en-but où Januarie ressort le ballon pour Rossouw qui se rachète en marquant en force (36e, 13-7).

Un nouvel échec à la sirène de Carter permet à l’Afrique du Sud de rester au contact à la pause. Avant de rendre les armes, malgré une seconde période plus équilibrée, face à l’envie des babies black. Alerté en bout de ligne, après une action initiée par Muliaina, Ranger, qui fêtait sa première titularisation après un bout de match convaincant en juin contre le Pays de Galles, fait ainsi étalage de son explosivité pour résister au plaquage d’Aplon et marquer son premier essai international (45e, 18-10). Intraitables en défense, à l’image de McCaw, capable de chiper le ballon dans les mains adverses à un mètre de sa ligne (62e), les All Blacks s’en remettent ensuite à un exploit individuel de Dagg, lequel, entré en jeu à la place de Ranger, efface sur 15 mètres cinq Sud-Africains pour inscrire le quatrième essai de son équipe (66e, 28-10). Transformé en coin par Carter, qui ajoutera une pénalité (69e, 31-10) après avoir laissé la main à Weepu (51e), cet essai rend vain le sursaut d’orgueil et l’essai en fin de match de Burger (74e, 31-17).

Comme le week-end dernier, l’Afrique du Sud quitte Wellington avec 30 points dans la musette, un moindre mal puisque Carter, gêné par le vent, a abandonné 12 points au pied. Avant de rendre à Brisbane la semaine prochaine pour défier l’Australie, il y a déjà urgence. Une situation qui tranche avec la sérénité néo-zélandaise…

Source :  SportsOrange.fr

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Une réflexion au sujet de « Bis repetita pour les All Blacks »

  1. Israel Dagg a un sacré bel avenir et un culot digne de Leo Cullen!!
    Sinon encore un très beau match, véritable remake d’Auckland (carton jaune, 4 essais blacks, relances magnifiques).

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