La Nouvelle-Zélande remporte son 10e Tri-Nations, Carter entre dans l’histoire

JOHANNESBURG — La Nouvelle-Zélande a frappé un grand coup à un an d’une Coupe du monde à domicile, en remportant le 10e Tri-Nations de son histoire après son succès arraché, grâce à deux essais dans les trois ultimes minutes, contre l’Afrique du Sud (29-22) samedi à Johannesburg.

Avec ce cinquième succès en autant de matches, les All Blacks, qui comptent 23 points sur 25 possibles, ne peuvent plus être rejoints par les Australiens, deuxièmes à 19 points, alors qu’il reste trois journées à disputer.

Le All Black Israel Dagg incrit l'essai de la victoire

Les Springboks, après ce quatrième revers consécutif, ferment la marche, avec un seul point (de bonus). Ils perdent par la même le titre acquis l’an passé dans cette compétition qui oppose les trois grandes nations de rugby de l’hémisphère Sud.

Pendant longtemps pourtant, l’Afrique du Sud, avec une équipe revancharde et largement remodelée -pas moins de sept changements ont été effectués par rapport à leur dernière défaite (13-30) en Australie il y a un mois-, a cru tenir un succès à l’orgueil, qui aurait préservé leur honneur de champion du monde.

Mais même bousculés, même dans une forme moyenne, les All Blacks conservent intact leur instinct de tueur. Menés 17-22 à trois minutes du terme, les All Blacks ont renversé une situation on ne peut plus compromise, avec deux essais inscrits.

D’abord par le capitaine McCaw, qui a aplati en coin après plusieurs temps de jeu (77). Ensuite par l’ailier sorti du banc Dagg, au terme d’une récupération du ballon fatale à des Sud-Africains encore groggys du précédent essai encaissé (79).

« On savait que ces Boks seraient un tout autre adversaire que celui que nous avons battu deux fois en juillet », a déclaré McCaw. Notre domination en seconde période a payé mais peu d’écart séparait nos deux équipes. Dans ces cas-là le rugby peut être un jeu assez cruel. »

D’autant plus cruel que les Springboks ont cette fois fait preuve d’une solidité bien plus conforme à leur réputation. Sous l’impulsion du capitaine et talonneur John Smit, devenu le second des leurs à atteindre les 100 capes, les Sud-Africains ont pendant une heure tenu la dragée haute et l’écart aux points à leur adversaire, grâce notamment à la botte de Morné Steyn (17 pts).

En première mi-temps, le 3e ligne Burger avait même inscrit un essai en force, validé par l’arbitrage vidéo (13-6, 24e). Mais, à l’image de la réponse du pilier Woodcock qui concluait une belle action au grand large (14-16, 36e), les All Blacks prouvaient déjà qu’ils avaient en eux le genre de ressources qui interdit de perdre.

Et un bonheur n’arrivant jamais seul pour les Néo-Zélandais, un autre exploit a été accompli sous les yeux des 88.791 spectateurs venus remplir le Soccer City, théâtre de la finale du Mondial-2010 de football remporté le 11 juillet par l’Espagne.

Car Dan Carter, un autre expert du jeu au pied, a marqué l’Histoire du rugby en devenant le meilleur réalisateur de tous les temps, devant l’Anglais Jonny Wilkinson (1111), pour porter son total de points à 1118.

A un an du Mondial, la Nouvelle-Zélande, maîtresse incontestée de l’hémisphère Sud, s’impose comme le grand favori. Il reste 13 mois à ses rivaux mondiaux pour se préparer à l’empêcher de remporter chez elle cette compétition qu’elle n’a plus gagnée depuis… la première édition en 1987.

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