La France, terre d’accueil des stars du rugby

Les clubs du Top 14 attirent de plus en plus de grands noms. Un mouvement qui s’amplifiera après le Mondial.

À chaque épisode, le casting devient plus clinquant. Byron Kelleher est depuis trois ans à Toulouse. Dan Carter, rétribué 700 000 € pour sept mois, même blessé, avait galvanisé Perpignan, pour décrocher le bouclier de Brennus en 2009. Jonny Wilkinson, l’icône du XV à la Rose, a relancé sa carrière en débarquant à Toulon l’an dernier. Quelques monstrueux All Blacks (Masoe à Castres, Lauaki à Clermont…) ou spectaculaires fidjiens (Rabeni à La Rochelle, Nalaga à Clermont) et beaucoup d’autres merveilles font les beaux jours du Top 14.

Aujourd’hui, deux clubs aux dents longues rivalisent plus particulièrement pour attirer les grands noms : le Rugby Club toulonnais et le Racing-Métro 92, qui s’affrontent vendredi soir pour une guerre des étoiles. Côté varois, le monolithique pilier des All Blacks, Carl Hayman (500 000 € par saison), le mythique flanker aux 110 sélections chez les Wallabies George Smith ou l’ailier anglais Paul Sackey sont venus gonfler les rangs d’un squad qui comptait déjà les Wilkinson, Contepomi et autres Van Niekerk. «Quand je vois la troisième ligne Van Niekerk-Fernandez Lobbe-Smith que peut aligner Toulon, ça me fait rêver», se délecte Marc Lièvremont, le sélectionneur du XV de France.

Le club des Hauts-de-Seine n’est pas en reste, qui a ajouté au champion du monde François Steyn ou au fantasque Sireli Bobo, le «Magicien» argentin Juan Martin Hernandez, ancien du Stade Français. N’en jetez plus… L’émergence de ces deux écuries, selon Pierre-Yves Revol, président de la Ligue, apporte «un dynamisme nouveau, cela renforce la concurrence et nous amène d’excellents joueurs étrangers».

La course à l’armement a toutefois été «balisée» cette année par la mise en place des quotas de «Jiff». Un acronyme qui signifie «joueurs issus des filières de formation». «Pour éviter les excès, protéger et promouvoir notre formation», rappelle Revol . Cette saison, les clubs doivent compter 40 % de rugbymen «made in France», soit 14 des 35 joueurs sous contrats pros (hors espoirs, donc). L’an prochain, ce pourcentage passera à 50 % pour atteindre 60 % dans deux ans. Le Top 14 ne sera donc bientôt plus l’eldorado du rugby pro. En 2003-2004, on ne comptait que 19,5 % de joueurs étrangers contre le double l’an passé (40,25 %).

«Le championnat le plus relevé du monde»

Pour la première fois depuis l’instauration de la poule unique, le nombre de joueurs étrangers a même baissé cette année (203 contre 227). Mais s’il y aura moins de places, elles seront dévolues à des noms plus prestigieux. «Il y a quelques années, on parlait de mercenaires qui venaient dans le championnat de France, explique Marc Lièvremont. Désormais les clubs choisissent mieux les joueurs qu’ils recrutent. À l’avenir, il y aura plus de Français mais ils seront encadrés par plus de “pointures” internationales.» Si le sélectionneur salue la mise en place de cette mesure, elle ne gomme pas les problèmes du rugby français. «Le réservoir de joueurs n’est pas conséquent à certains postes (pilier, ouvreur, NDLR). à un an de la Coupe du monde, j’ai la crainte que certains se blessent.»

Reste à confirmer l’antienne selon laquelle le Top 14, qui avait placé trois clubs en demi-finales de la dernière Coupe d’Europe, est bien «le championnat le plus relevé du monde». «De l’avis général, le niveau de la compétition s’est élevé, avance Éric Bayle, directeur de la rédaction de Canal + en charge du rugby. Les équipes sont plus solides et six ou sept d’entre elles peuvent désormais prétendre au bouclier de Brennus.» L’arrivée des stars de la planète ovale rend également le Top 14 plus attractif à l’étranger. «Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Angleterre ou l’Argentine sont demandeurs d’images», apprécie le «M. Rugby» de la chaîne cryptée. Et les choses devraient aller crescendo. Une nouvelle vague de stars va déferler sur l’Europe après la Coupe du monde 2011.

Source : Le Figaro.fr

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