Toulon n’aime plus son Mayol

Le RCT n’est décidément plus en odeur de sainteté dans son antre, inviolable la saison dernière. Pour son deuxième match de la saison à domicile, Toulon s’est à nouveau incliné devant le Racing-Métro (31-36) lors de la 3e journée du Top 14, deux semaines après un premier échec devant Bayonne. Pas flamboyants mais beaucoup plus réalistes, les hommes de Berbizier ont profité du manque d’idées de la part des Varois.

Les racingmen Bobo et Fall font tomber une deuxième fois l'ogre toulonnais sur ses terres.

D’une saison à l’autre, un enfer peut rapidement se transformer en terre sainte. Même s’il ne fera pas forcément bon venir à Mayol du jour au lendemain, la victoire du Racing à Toulon (36-31) n’augure rien de bon pour la confiance des Varois en ce début de saison compliqué. Deux matches et deux défaites sur leurs terres, soit déjà deux de plus que l’exercice précédent dans son ensemble… D’autant que les Toulonnais sont très peu apparus dans l’en-but du Racing, qui a patiemment et intelligemment attendu d’exploser sur les erreurs adverses.
Dans l’ambiance électrique de Mayol, les Racigmen commencent mieux, bien organisés en mêlée où ils écroulent d’entrée le pack toulonnais, ce qui permet à Wisnieski d’ouvrir la marque au pied (0-3, 3e). Malgré la réponse de Wilkinson (3-3, 6e), les hommes de Berbizier matérialisent au tableau d’affichage leur début de match grâce à Battut, qui aplatit en puissance après une percée de Vuli Vuli et une succession de plaquages manqués de la part des Varois (3-10, 11e). Parmi cette flopée d’erreurs, Van Niekerk manque d’ailleurs son plaquage haut et se voit averti.

Ce qui n’arrange évidemment pas les affaires des Toulonnais, même si l’écart n’évolue pas durant le temps passé sans leur capitaine, un drop de Wisnieski répondant à une pénalité de Wilkinson (6-13, 17e). les percées de Vuli Vuli et Chabal continuent de faire mal au RCT, qui ne parvient pas à investir l’en-but du Racing. Les derniers demi-finalistes du Top 14 finissent mieux la première période, contraignant Masi à sortir dix minutes à son tour pour un accrochage sur Van Niekerk après une ouverture au pied de Wilkinson (30e).

Bobo a fait mal

Suite à cette première incursion sérieuse, les Toulonnais manquent à nouveau le coche quatre minutes plus tard sur un en-avant de passe de Wilkinson, qui avait envoyé Kefu à l’essai sur une sautée (34e). Tendue avant le retour aux vestiaires, avec deux nouvelles pénalités passées par Wilkinson (27e, 31e) et une autre de Wisnieski (29e), la rencontre est arrêtée cinq minutes pour permettre à Sa, complètement sonné, de sortir sur une civière (35e). Malgré un écart redevenu moins conséquent en défaveur des locaux à la mi-temps (12-16), le RCT va craquer dès le retour des vestiaires.

Masi inscrit rapidement le deuxième essai du Racing, décalé comme à l’entraînement par Wisnieski après une récupération supersonique de Fall qui profite d’un rebond favorable pour mettre les cannes (12-23, 43e). Wilkinson répond bien à trois reprises (45e, 48e, 55e), seulement contrarié par une pénalité de Wisnieski (54e), mais son échec sur sa quatrième tentative de la seconde période sonne comme un malheureux symbole, en même temps que le retour de Hernandez sur les terrains du Top 14 sous le maillot ciel et blanc (60e). Bobo met alors tout Mayol au supplice, en interceptant une passe de May sur la ligne médiane pour s’en aller aplatir sans contestation (21-33, 63e).

Après une nouvelle pénalité de Hernandez (21-36, 65e), le RCT prive le Racing de son premier bonus offensif depuis son retour en Top 14 la saison passée grâce à un ultime sursaut d’orgueil et prend même le bonus défensif, aussi grâce aux ratés de Hernandez face aux perches (70e, 78e). Fernandez-Lobbé aplatit après une belle percée en puissance de May, qui se rattrape un peu de sa précédente erreur (28-36, 74e), avant une ultime pénalité de Wilkinson (31-36, 77e). Pas suffisant pour remporter ce choc des nouvelles forces du rugby français, et surtout pour s’éviter une vraie gueule de bois côté toulonnais. Le Racing s’en repart lui penaud, une semaine après sa claque reçue à Montpellier et victorieux à Mayol pour la première fois parmi l’élite depuis la saison 1992-93.

Source : Sports.fr

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