Top 14, Le Racing dans un fauteuil, l’USAP sur un fil

Le talonneur clermontois Mario Ledesma pris par la défense toulonnaise.

Le Racing-Métro a pris la tête du classement du Top 14 de rugby grâce à sa large victoire (51-20) assortie du point de bonus offensif contre Bourgoin, samedi à Colombes lors de la 7e journée. Avec 23 points, les Franciliens devancent le Stade Toulousain vainqueur (29-20) vendredi de Bayonne, désormais 3e. Le Stade Français après une bonne entame, s’est finalement incliné sur le fil à Perpignan (22-21). Au stade Vélodrome de Marseille, Toulon a battu Clermont 28-16.

Première pour le Racing
Depuis son retour dans l’élite, le Racing Métro avait affiché de réelles ambitions en composant un effectif de niveau international, qui lui avait permis non seulement de se maintenir, en accrochant même une place de barragiste, mais n’avait jamais occupé la tête du Top 14. C’est désormais chose faite. Car les hommes de Berbizier ont encore un match très propre et structuré pour venir à bout (51-20) d’une équipe de Bourgoin courageuse mais qui n’a vraiment tenu qu’une tenu mi-temps avant d’être emporté par la tornade des Ciel et Blanc. Avec Wisnieski à la baguette (21 points dont un essai, une cavalerie en jambes  (Bobo, Steyn, Chavancy) et six esais au total, le Racing Métro a encore une fois démontré qu’il disposait d’atouts performants pour retrouver son lustre d’antan.

Le duel
L’opposition entre Perpignan et le Stade Français revêtait plus d’importance qu’une simple rencontre de championnat. Ces deux grosses écuries plutôt décevantes en ce début de saison et qui bataillent pour ne pas décrocher des places qualificatives attendaient l’électrochoc de ce remake de la demi-finale 2009 pour se relancer. Depuis, l’USAP a cédé son titre  et le Stade Français a réalisé une saison blanche. Ce match s’annonçait donc indécis et il le fut. Les Parisiens sont entrés les premiers dans la partie, imposant leur impact physique, pour parvenir sur des ballons en deuxième main à inscrire deux essais par leur ailier en première période, le tout agrémenté de quelques réussites au pied de Beauxis pour atteindre la pause avec un avantage de six points. Mais en face, les Catalans ont réagi en mettant du rythme et en étirant la défense des Parisiens pour les pousser à la faute. Ce dont à profité Porical, par ailleurs à la conclusion d’un superbe mouvement pour le seul de l’USA, auteur de tous les points de son équipe. pour un chassé-croisé au score qui a donc tourné à l’avantage de Perpignan. Les Sang et Or se rassurent un peu. Du côté parisien, après leur revers la saison dernière de deux petits points devant Brive la situation reste compliquée mais s’il n’y a pas encore vraiment le feu dans la maison.

Les retrouvailles
Revanche de la demi-finale de la saison passée, match qui avait laissé des traces dans l’esprit des Toulonnais, vaincus en prolongation avec notamment un vidéo-arbitrage favorable aux Clermontois, les retrouvailes  entre le RCT et les Auvergnats avaient valeur de test. D’autant que les deux équipes, présentant un bilan similaire avant de s’affronter, avaient conscience qu’une victoire aurait un effet dynamique pour revenir jouer les premiers rôles. Ce qui donna, comme attendu, un match âpre et très disputé où, hormis un essai de chaque côté (Fofana en première période pour Clermont, et Van Niekerk à l’heure de jeu pour Toulon), la partie se résuma surtout à un duel de buteur. A ce jeu là, Jonny Wilkinson (21 points, 5 pénalités et deux drops) qui pesa aussi beaucoup sur l’occupation du terrain par le jeu au pied, a pris le meilleur sur Morgan Parra (11 pts). La « patte » de l’ouvreur anglais a permis à Toulon (4e) de se replacer

La phrase du jour
Malgré la large victoire de son équipe, le capitaine du Racing Lionel Nallet a reconnut que la première période a été difficile et qu’il y a encore du travail à faire. «Ce n’était pas gagné à la mi-temps. On a pêché dans la finition sans parvenir à être patients. Il y avait trop de gestes stupides. On est revenu avec l’intention de passer par plus de temps de jeu. Et ça a payé. On continue, on a des armes. On arrive mieux à s’en servir. Etre leader, c’est bien mais à ce moment là de la saison, ça ne veut strictement rien dire.»

L’homme du jour
Malmené une période par une  équipe de la Rochelle euphorique, Biarritz s’est finalement sorti du piège grâce à l’entrée de son  maître à jouer Dimitri Yachvili, qui a grandement contribué à la victoire des Basques en terre charentaise 29-23. Le promu Rochelais, porté par le vent en première période, a tenu la dragée  haute avec deux superbes essais de Ninard et Rabeni, mais a décliné en deuxième, arrachant toutefois le bonus  défensif après la sirène qui pèsera peut-être lors du décompte final. Ses déferlantes rafraîchissantes inquiétaient considérablement le camp biarrot. Mais c’était lorsque Dimitri Yachvili était encore sur le banc. Après les citrons, le demi de mêlée international est entré pour jouer les trublions et a amené toute sa classe pour rééquilibré une équipe du BO en manque de solutions et gangrénés par des pertes de balles à n’en plus finir. Yachvili a changé du tout au tout la physionomie du match.   En 23 minutes, Biarritz administra un 16-0 fatal et convaincant avec trois  pénalités converties par son buteur providentiel, de l’assurance retrouvée dans  la gestion du jeu, et enfin une merveille de passe au pied vers Ngwenya pour un essai qui a fait basculer le score.

CG

Source : sport.francetv.fr

Vidéo : Extrait du match RC Toulon-Clermont Auvergne (essai de Van Niekerk)

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