Biarritz et Saracens : les revanchards sont là !


Les Saracens, héroïques sous la neige parisienne.

Le grand pardon du BO

Le ridicule ne tue pas. Les Biarrots en ont encore fait la démonstration. Revenus penauds de leur déplacement à Viadana le week-end dernier (27-28), battus faute d’avoir respecté cette équipe italienne d’Aironi selon Laurent Rodriguez, les joueurs du BO se devaient une revanche à eux-mêmes, comme nous le confiait Jack Isaac, l’entraîneur des lignes arrière, avant même de penser à leurs supporteurs. Les hommes de Jean-Michel Gonzalez ont répondu présents vendredi en ouverture de la quatrième journée de H-Cup pour redorer tout à la fois leur image, le blason du club et la fierté du public d’Aguiléra. Comme en Italie le week-end dernier, Imanol Harinordoquy et ses coéquipiers ont attaqué la rencontre par le bon bout, inscrivant rapidement un essai par Bosch (10e) avant de doubler la mise sur un essai de pénalité (22e). Echaudés, les Basques ont gardé le fil jusqu’à la pause, atteinte sur le score de 20-0 avec deux pénalités de Yachvili (2e et 16e), ne se précipitant pas pour aller chercher ce point de bonus devenu indispensable à ses ambitions. Un point décroché rapidement au retour des vestiaires, Ngwenya (46e) puis August (56e) concrétisant la forte domination biarrote, tandis que Bocchino, le n°10 italien, sauvait l’honneur à l’heure de jeu (60e). Fort de cette victoire bonifiée, le BO est assuré, avec 16 points à son compteur, de conserver la tête de la poule 4 au terme de cette journée avant de se rendre à Belfast mi-janvier, un match pour la première place du groupe.

Le Racing éliminé

Dérapage incontrôlé pour le Racing. Alors que l’occasion était belle de se placer avantageusement dans cette poule 2 d’une rare densité après sa victoire obtenue le week-end dernier en Angleterre (21-24), la première de sa jeune histoire décrochée à l’extérieur, l’autre équipe de la capitale a chuté sous la neige de Colombes vendredi face aux Saracens (14-19). Une terrible désillusion pour les Franciliens qui disent déjà adieu, au terme de la quatrième journée de la compétition, aux quarts de finale de la H-Cup que de disputeront désormais, sauf improbable retournement de situation, Clermont et le Leinster.

Les absences de Sébastien Chabal, Henry Chavancy et Jone Qovu, annoncés dans le XV de départ mais rattrapés par une épidémie de gastro-entérite à quelques heures du match, n’ont certes pas aidé le Racing, pas plus que la neige tombée abondamment sur les Hauts-de-Seine, mais l’équipe de Pierre Berbizier aura surtout perdu sur ses défauts. « On peut s’en prendre qu’à nous-mêmes« , reconnaîtra au micro de Canal+ Sport Jonathan Winiewski, l’ouvreur francilien, refusant de prendre la météo pour excuse. Pour ce dernier, lui et ses coéquipiers ont été trop « prétentieux » et ont « manqué d’intelligence » en première période, voulant trop jouer là où les conditions climatiques réclamaient avant tout de la simplicité et du pragmatisme.

Bergamasco ranime la flamme

Les Anglais l’ont vite compris pour mettre d’entrée la pression sur les Franciliens, rapidement menés après une pénalité (4e) et un drop (9e) de Farrell (0-6). Incapable de venir jouer dans le camp adverse, à l’exception d’une rare incursion sur un ballon de récupération, le Racing subit face au jeu au pied d’occupation des Sarries, malgré le vent contraire, tout ce qui manque aux Ciel et Blanc dans cette première période. A force d’insister, les Anglais finissent par trouver l’ouverture après deux passes après contacts mais Strettle, alerté en bout de ligne et repris par Durand, ne trouve que la base du poteau au moment d’aplatir à en croire l’arbitre vidéo du match (20e).

Ce n’est que partie remise pour les Sarries, enfin récompensés après un gros travail de Farrell, élu homme du match, qui échappe à plusieurs Franciliens pour créer un décalage dont profite Barritt, celui-là même qui avait réduit le score à l’aller, pour marquer le premier essai du match (35e, 0-13). Une addition qu’alourdit un peu plus Farrell avant la pause d’une nouvelle pénalité (40e, 0-16) sur un ballon gardé au sol par Bergamasco.

L’Italien se rachète au retour des vestiaires en contrant De Kock pour inscrire l’essai de l’espoir (47e, 7-16). Enfin dans le sens de la marche, le Racing revient définitivement dans le match grâce à la roublardise de Durand qui valide d’un essai la domination de son pack en mêlée (52e, 14-16). Grâce à une occupation au pied enfin digne des conditions de jeu proposées, l’équipe francilienne ne relâche pas son étreinte et maintient longtemps la pression sur les Anglais. En vain, Steyn ratant la pénalité de la gagne (66e), d’une position excentrée, balle de match que convertit à l’inverse Farrell dans les dernières secondes (80e, 14-19). « C’est frustrant« , concède Wisniewski qui veut croire que ce « coup d’arrêt » permettra au Racing de poursuivre son apprentissage du plus haut niveau. Ça passera désormais par le Top 14 à défaut de la coupe d’Europe…

Source : Orange Sport (Photo : Espnscrum.com), vidéo : Rugbymania.com.br / France télévision

Publicités

Une réflexion au sujet de « Biarritz et Saracens : les revanchards sont là ! »

  1. Le Racing a trop voulu jouer à la balle en première mi-temps. Avec le temps horrible (était-ce souhaitable de jouer ?, à quand les ballons oranges par ce temps ?) il fallait tout jouer devant, et pied-pied-pied du trio Wisniewski-Steyn-Hernandez. Mais pas de regrets, avec le Leinster quasiment qualifié, c’était déjà foutu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s