Qui veut sauver le Stade français ?

Lionel Beauxis devrait quitter les rang parisien pour rejoindre Toulouse, un départ difficile à gérer

Le Stade a été tellement décrié ces derniers temps. Cette 10ème place au classement du Top 14 Orange semblait tellement indigne au vu de l’effectif trois étoiles du club que retrouver le club en finale d’une Coupe d’Europe, fut-elle la « petite », apparaît comme surréaliste. Pourtant les Parisiens se sont imposés face à des champions de France méconnaissables hier soir à Charléty. Reste à gagner une finale à Cardiff face à une équipe britannique -Les Harlequins ou le Munster- pas une mince affaire. Les Soldats roses devront se souvenir de ce match au Stade de France face à Toulouse. Le seul match référence de l’année.

Une victoire qui fait du bien

Une victoire en petite coupe ferait un bien énorme. En effet, le vainqueur du Challenge européen a une place réservée dans la grande Coupe d’Europe. Si on considère les problèmes financiers du clubs franciliens (certains même parlent d’un trou de 8 millions d’euros) l’engagement dans cette compétition serait salutaire. Cette compétition, on le sait a le don d’attirer : bons joueurs, supporteurs et investisseurs.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Cela semble invraisemblable, et un Top 14 Orange sans ce club mythique est tout bonnement impensable. Le club est capable de mobiliser encore 80 000 spectateurs lors des matchs de gala délocalisés, seulement Max Guazzini est incapable de fidéliser ces spectateurs d’un soir en les faisant venir dans un Stade Charléty qui semble plus que jamais inadapté. Si bien qu’ils n’étaient pas plus de 3 000 pour assister au match face à Bourgoin, et hier le Stade sonnait comme une coquille vide alors que le clubs recevait le Champion de France pour une demi-finale. Probablement que Max Guazzini a commis l’erreur de politiser son club en se rapprochant trop du maire de Paris. Les présidents de provinces qui recevaient il y a quelques années des leçons de « marketing » de leur homologue parisien, eux, savaient depuis bien longtemps qu’il faut entretenir de bonnes relations avec toutes les forces vives qui composent la région. Enfin, la concurrence nouvelle avec le voisin du Racing a été géré de manière catastrophique sur le plan de la communication. Elle aurait dû booster le rugby parisien, elle a plombé le Stade français.

Tout n’est pas perdu

On annonce, le retour du Docteur Laporte au chevet du club. L’homme connaît bien les rouages du Stade français et son réseau est énorme, il a pu également, lorsqu’il était secrétaire d’État, se faire une idée précise de ce que doit être un club de haut niveau. Byron Kelleher et Contepomi pourraient le suivre.

Ce club possède une aura énorme qui va bien au-delà du petit univers du rugby. Mais comme toute entreprise il va devoir s’adapter, se remettre en question et relever de nouveaux défis s’il ne veut pas périr.

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