Noir, c’est noir mais il reste encore de l’espoir

Le Kapa O Pongo entonné par les All Blacks annonçait un match haut en couleurs

Autour du match

Ce fut une tout d’abord une belle fête du rugby, l’Eden Park d’Auckland était plein à craquer et ô surprise les supporteurs français étaient près de 17 000 et ont largement contribué à mettre l’ambiance dans les tribunes entonnant même une marseillaise donnant parfois le sentiment de jouer ce match à la maison. Performance de taille pour un événement se déroulant à dix-huit milles kilomètres de Paris. Du jamais vu même. Après la cérémonie des hymnes les All Blacks se présentèrent au centre de la pelouse pour lancer leur traditionnel haka. A la stupéfaction générale les hommes en noir interprétèrent le Kapa O Pongo, une première pour eux en Coupe du Monde. Si ce chant est jugé plus violent, les All Blacks ne le sortent que pour les occasions très spéciales. Une marque de respect pour le XVde France.

Le match

La 100ème de Monsieur McCaw

Malheureusement après un quart d’heures de domination stérile de la part des Bleus les All Blacks ont commencé à déroulé leur jeu fait de passes, de vitesse et de précision ; résultat de ce temps faible français : 19 points. 20 minutes de domination pour chacune des deux équipes dans cette première mi-temps. La puissance et la technique individuelle des Néo-Z leur permettent de scorer systématiquement dans leur temps forts.

Alors que les Bleus auraient dû tirer les premiers pour marquer le coup et prévenir d’entrer que le match ne sera pas à sens unique, ce sont les néo-zélandais qui enfoncèrent le clou avec un essai dès la première minute. La rentrée de joueurs comme Harinordoquy, Cédric Heymans, Trinh-Duc et surtout celle de William Servat changea la donne.  Châtiés dans ce secteur en première période, les Bleus retrouvèrent notamment une mêlée conquérante. Maxime Mermoz marqua un premier essai français sur interception, Trinh-Duc en marquera un deuxième sur un petit coup de filou. Fébriles mentalement, dominés physiquement, dépassés techniquement les Bleus n’ont pas pu sur ce match rivaliser avec les Blacks.

Maxime Mermoz fut l'une des rares satisfactions de ce XV de France

Les conclusions et les enseignements à tirer

Il ne fallait surtout pas se prendre 50 points comme contre l’Australie l’année dernière. Une telle déroute nous aurait probablement achevés moralement. Ce n’est pas le cas. Cette défaite est riche en enseignements, d’ailleurs de nombreux joueurs français cherchaient à positiver après cette défaite.

Marc Lièvremont avait en effet annoncé depuis longtemps que le XV de France arriverait en forme optimale lors du match d’Auckland. Si les Bleus continuent leur montée en puissance lors du match contre les Tonga nous sommes en droit d’espérer une victoire contre l’Angleterre. Il me semble aussi qu’un quinze type est en train de se dessiner.

Vite un XV type !

Cette équipe type serait salutaire, car on peut retenir deux choses de cette confrontation :

1/ Il y a eu un manque d’automatismes flagrant sur certaines actions, la charnière et la paire de centre par exemple était inédite. Difficile dans ces conditions de battre les Blacks.

2/ Certains joueurs se sont montrés au niveau (Bonnaire, Mermoz, Parra et bien sûr William Servat), d’autres beaucoup moins.

Voici pour moi le XV qui devrait affronter les Tonga, puis être aligné en cas de quart-de-finale :

Heymans

Clerc-Marty-Mermoz-Médard

Trinh-Duc-Parra

Bonnaire-Picamoles (ou Harninodoquy)-Dusautoir

Pierre-Nallet

Mas-Servat-Barcella

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4 réflexions au sujet de « Noir, c’est noir mais il reste encore de l’espoir »

  1. Marty ?? au nom des automatisme au centre sans doutes, parce que je le trouve nettement moins saignant que ce qu’il a pu être.

    J’ai été très déçu de la prestation de Yach, qui par sa lenteur légendaire à sortir les balles ou à cause de ses consignes aux 3/4 (dos tourné au ruck …) se fait piqué au moins 3 ballons en sortie de ruck .

    Sinon, je vous rejoint sur l’analyse : tout n’est pas noir, on a montré des séquences intéressantes, notamment les 10 premières minutes. c’est donc qu’on peut le faire.

  2. Je sais que nombreux sont ceux qui se plaignent de Marty. Ce n’est pas un joueur spectaculaire, pas le style à naviguer dans les défenses, sa technique individuelle et limitée, il n’a pas le physique d’un Bastareaud, mais je le trouve redoutablement efficace : Bonne défense, il a de la dynamite dans les jambes, il est capable de faire jouer derrière lui. Pour moi, Maxime Mermoz s’impose (sachant qu’il est encore loin de son pic de forme, il lui manque encore du temps de jeu, il a à peine deux matchs depuis huit mois). Effectivement au nom des automatismes il me semble que Marty devrait avoir une longueur d’avance sur Rougerie qui n’a pas fait un très grand match.

    Idem pour le trio offensif, ces trois là ont des repaires en commun. On aurait pu partir sur la même base en plaçant Harinordoquy, Lakafia et Yachvili. En 7, 8, 9 mais il me semble que Lakafia est encore trop tendre.

  3. Des raisons d’y croire., hum hum. J’en vois pas trop. Je nous ai trouvé trop tendre, pas assez pénétrants, pas assez réalistes (on aurait du marquer durant ces 10 premieres minutes), et pas assez attentifs (perforations au raz des regroupements). APres je suis d’accord, on avait pas, l’équipe pour les battre. J’ai trouvé notament Ducalcon complètement à la rue, Traille sur le reculoir. Pape et Nallet pas assez perforants, Picamoles pareil. Je vois bien un retour urgent des cadres. Je laisse Bonnaire et Dusautoir, Servat revient avec Barcella, pourquoi pas un retour de Pierre, Imanol aussi de retour malgré sa pauvre rentrée. Derriere je laisse MErmoz et Rougerie, Marty ne me derange pas du tout, le trio de derriere toulousain avec Heymans et Medart au poste que vous voulez.

  4. Essayons de positiver, les joueurs sont ceux qui ont déjà été sélectionnés, on ne reviendra pas dessus. Dire qu’il y a un manque au niveau de la technique ne sert à rien, on ne va pas refaire le travail qui a été fait dans les centres de formations et dans les écoles de rugby. La Coupe nous y sommes ! Jouons la ! Je remarque que lorsque les Français sont en forme physiquement tout le monde dit qu’ils ont une techniques hors-normes, le fameux french flair qui fait la différence. Quand ils sont pris physiquement ont dit que leur technique est limitée.

    Positivons. Tout simplement parce qu’on n’a pas le choix.

    Prenons exemple sur l’Irlande, l’équipe s’est métamorphosée après son match contre l’Australie, pourtant elle a perdu ses quatre matchs de préparation. Vraiment je crois qu’il faut continuer de monter en puissance. Etre capable de prendre les Anglais en quart, monter en puissance battre les Celtes en demi, monter et encore en puissance, et arriver dans un pic de forme maximal (et non plus optimal) en finale. Comme le XV de France 1995.

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