Les Italiens sur la route des quarts

L'ailier américain N'Gwenya pris dans la tenaille des azzuri

« Bien sûr, le match contre l’Irlande occupe déjà notre esprit. » L’aveu, signé du capitaine Sergio Parisse à la veille d’un match déjà crucial contre les Etats-Unis, avait au moins le mérite de mettre en perspective les folles espérances italiennes dans ce Mondial 2011. Il est en effet révolu, le temps où les Italiens faisaient seulement figure de faire-valoir en phase de poules d’une Coupe du monde. On avait déjà pu le constater à l’occasion des deux premiers matchs. Mais la victoire bonifiée (27-10) sereinement glanée au détriment des Américains ce mardi l’officialise une bonne fois pour toutes. Leur conférant désormais une véritable légitimité à viser les premiers quarts de finale de leur histoire…

Ils se sont pourtant fait très peur en première période, la faute, peut-être, à un essai de Parisse marqué dans la foulée du coup d’envoi. C’est-à-dire trop tôt. Comme si, après ça, ils avaient passé les 30 minutes suivantes tranquillement assis sur leurs maigres acquis. Les Etats-Unis, déjà éliminés, pouvaient alors miser sur la vivacité de leurs avants pour planter une banderille synonyme d’égalisation à 5-5 à moins de 10 minutes de la pause, grâce à un contre supersonique conclu par l’ailier Emerick… Mais il n’en fallait pas plus pour réveiller les Transalpins, qui profitaient de la puissance de Castrogiovanni pour conclure leurs ultimes poussées du premier acte, et s’envoler à 15-10 avant le retour aux vestiaires.

Sans doute l’acte fondateur d’une deuxième mi-temps à sens unique, durant laquelle la Squaddra azzura fera patiemment le siège des 22 mètres adverses, pour concrétiser, d’un essai de pénalité, leur domination sans partage à une petite douzaine de minutes de la fin. Et ainsi rejoindre, avec 10 points, l’Australie à la deuxième place du classement de cette Poule C, toujours dominée par l’Irlande (15 points). Laquelle sent donc désormais deux souffles rauques sur sa nuque. Et sera donc obligée, malgré sa victoire de prestige sur les Wallabies (15-6), de jouer sa peau jusqu’au bout du bout du premier tour, lors d’un match couperet contre une Italie qu’elle avait eu toutes les peines à battre en février dernier au Tournoi des VI Nations (13-12). Un choc pour lequel Sergio Parisse est, lui, en tout cas déjà prêt : « Nous avons une occasion unique d’entrer dans l’Histoire. Alors ne gâchons pas cette chance. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s