Le Stade Français remporte le derby francilien, Toulouse et Clermont assurent

Le Stade Toulousain et Clermont ont conforté leurs deux premières places du classement du Top 14 en s’imposant respectivement face à Toulon (26-12) et à Castres (26-9) pour le compte de la 12e journée. Dans le derby francilien, Paris a largement dominé le Racing 29 à 3 et se replace dans les six premiers du Top 14 en attendant la suite de la journée dimanche.

Les rouges et et noirs de Toulouse donnent une fessée aux rouges et noirs de Toulon

Animés par un McAlister présents sur tous les bons coups, les Toulousains ont su allier intentions et intensité, en donnant le tournis à une défense toulonnaise qui s’enorgueillissait d’être la plus imperméable du Top 14 (11 points de moyenne seulement concédés par match). Les Varois ont eu pourtant leur chance, notamment en début de partie, en mettant beaucoup de rythme et en faisant jeu égal en mêlée, alors que les Toulousains avaient du mal à mettre la main sur le ballon et à le conserver. Mais au fil des minutes, les champions de France sont sortis maîtres du combat. Ils ont su bonifier l’une de leur première bonne action d’envergure avec Fritz  au départ, relayé par Picamoles qui fixait parfaitement deux adversaires et adressait une passe au cordeau à Matanavou qui inscrivait le premier essai (18e). Dès lors, les Toulousains mettaient indéniablement l’impact sur le match, mais dans sa générosité offensive commettait quelques fautes qui permettaient aux Toulonnais de rester au score grâce à son buteur maison Jonny Wilkinson (40e, 13-12).

Pourtant, le Stade Toulousain continuait de mettre la pression et surtout, dès qu’il accélérait le mouvement sur la largeur, les Toulonnais étaient en souffrance. Un peu avant l’heure de jeu, après plusieurs temps de jeu et plusieurs attaques se heurtant à une courageuse défense varoise, Jauzion trouvait la solution en adressant un judicieux coup de pied par-dessus la défense pour Vincent Clerc (58e). Hésitant entre le large et l’impact, comptant sur le jeu de déplacement au pied de Wilkinson pour prendre à défaut le deuxième toulousain, les Toulonnais tombaient dans la précipitation et se faisaient contrer deux fois. La première sur une énorme relance de Yann David mal terminée par Médard, la deuxième à un peu plus de dix minutes de la fin avec cette fois Burgess en conclusion pour porter l’estocade (77e). Avec ce succès bonifié le Stade Toulousain, toujours prudent à l’image de son entraîneur Yannick Bru, creuse déjà un écart décisif pour les deux premières places.

Wesley Fofana et les Clermontois se relancent dans ce championnat, aux dépends des Castrais

Clermont se ressaisit, Castres grimace

En corrigeant Castres 33 à 9, Clermont a mis un terme à un début de spirale négative (2 défaites) avec la manière. Les Castrais ont rivalisé en première mi-temps avant de lâcher sous la pression clermontoise. Entre ces deux équipes bien classées mais en manque d’un résultat probant depuis un mois, il fallait s’attendre à un match âpre et disputé. C’était le cas dans le jeu au sol, donnant lieu à un duel des buteurs entre Morgan Parra (3 sur 4) et Pierre Bernard (3 sur 4). Les Jaunards faisaient la différence sur un ballon de récupération de Julien Pierre bonifié ensuite par les arrières et conclu et transformé par Broke James entre les poteaux (15e, 13-3). Très volontaires dans le jeu, les locaux ont multiplié les situations dangereuses et monopolisaient le ballon sans concrétiser.

Au retour des vestiaires, le numéro 8 castrais Jannie Bornman a laissé ses camarades à 14 après un plaquage haut sur Parra. Le travail de sape des avants clermontois, notamment en mêlée, a produit des dégâts à l’image de l’essai en puissance de Nathan Hines (55e, 26-9). Malgré des débuts de l’ailier All Black Sitiveni Sivivatu, plutôt timides (ce qui est normal pour sa première sortie), Clermont a pensé tenir le bonus offensif grâce à un exploit de Parra (72e), auteur de 21 points. Mais le Castrais et ex-Clermontois Seremaia Baï gâchait la fête en marquant un essai (78e). Pas de quoi réjouir une équipe qui reste désormais sur 6 matches sans victoire (3 défaites et 1 nul en Top 14, 2 défaites en H Cup). En revanche, Clermont est bien prêt pour son double affrontement européen contre les Anglais de Leicester.

Paris de retour dans la lumière

Dans la lancée de leur succès bonifiés sur Clermont (37-16) et à Perpignan (16-35), Paris s’est imposé avec la manière 29 à 3 dans ce premier derby francilien organisé au Stade de France. Le club de la capitale joue en confiance depuis plusieurs semaines et cela s’est encore vu durant une partie dominée de bout en bout. Une bonne affaire pour le Stade Français qui revient à hauteur du Racing au classement et se positionne comme un candidat aux play-offs après deux saison difficiles.

Sous les yeux ébahis de Johnny Halliday, les Parisiens faisaient fi de la pluie battante pour impulser les meilleures offensives dès les premières minutes. Très en jambe, ils mettaient une grosse pression sur la ligne du Racing à plusieurs reprises grâce à un jeu au pied intelligent (2e, 19e, 31e, 33e). Après une première pénalité de Julien Dupuy (21e), les soldats roses et blancs concrétisaient leur excellente entame de match grâce à un essai en force de Pascal Papé, son deuxième dans l’enceinte dyonisienne cette saison, en conclusion d’un nouveau joli mouvement offensif (25e). A 10-0, les Parisiens ne faiblissaient pas dans leur effort. Sur une nouvelle incursion dans le camp des Banlieusards, Felipe Contepomi ajustait un drop franc de 40 mètres (29e). Mise en confiance par leur début de rencontre, le Stade Français alternait jeu au pied, jeu à la main et phase de combat. La botte de Dupuy donnait un écart presque décisif à la pause (16-0).

Le derby francilien tourne très largement en faveur du Stade Français qui relance complètement sa saison et devient un prétendant sérieux au titre.

Pris à la gorge, en difficulté sur chaque offensive parisienne, dominés en mêlée, les coéquipiers de Lionel Nallet n’ont rien produit ou presque. Certainement Sermonnés par leur exigeant entraîneur Pierre Berbizier, les Ciel et Blanc, en rouge pour l’occasion, revenaient avec de vraies intentions de jeu. Sur leur première offensive initiée par l’arrière Jonathan Wisnieski, ils n’étaient pas loin d’ouvrir la marque (47e). Il leur fallait attendre la 52e pour marquer les premiers points par le biais d’une pénalité de Wisnieski. Mais le jeu des Franciliens étaient pourris pars une multitude de ballons rendus (15 en-avants à l’heure de jeu). Du coup, Paris reprenait le large au score grâce à sa mêlée conquérante, une bonne défense et de attaques bien menées (71e, 22-3). L’ailier stadiste Paul Sackey (72e) et le flanker racingman Bernard Le Roux (74e) prenaient des cartons jaunes pour des plaquages dangereux. Comme face à Clermont, le filou demi de mêlée Jérôme Fillol alourdissait la marque face à son ancien club (76e). Attention, Paris se réveille.

Source : France Télévision, Photos : Le Parisien, Sport365.fr et ESPNScrum.com

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4 réflexions au sujet de « Le Stade Français remporte le derby francilien, Toulouse et Clermont assurent »

  1. Fofana est un sacré joueur. Il explose littéralement cette saison. J’espère qu’il sera du T6N. Avec Rougerie en 13 pour qu’il ait ses repère pour débuter.
    Gros match de Toulouse et de Clermont (qui laisse échapper le bo sur une boulette). Ce sont vraiment les 2 énormes poids lourds du championnat. C’est bien, un bon championnat doit avoir de bonnes locomotives pour tirer vers le haut. Sinon ça stagne.
    Le Racing Metro est dans le dur en ce moment, mais ça devrait revenir à qq conditions: Hernandez en 15 et Wisniewski en 10! Le retour des blessés chez les trois-quarts (Steyn et Bergamasco notamment).
    Toulon est pas mal, même si offensivement c’est pas la panacée. Mais ça reste suffisant pour viser le top4.
    Castres est dans le dur, car l’effectif n’est pas aussi flamboyant que dans les autres prétendants aux phases finales.
    Agen devrait avoir du mal à tenir le rythme du top6, l’effectif n’est pas assez dense.
    Le Stade Français est inarrêtable et j’aime ça car je kiffe ce club. Ça marque toujours quand on a 10 ans et qu’un club est au top. On a tjs un faible pour lui. Je le vois dans le Top6 vu la qualité de son effectif.
    Montpellier revient à 300 à l’heure vers le top6.
    Au final, je vois ceci comme top6: Toulouse, Clermont, Toulon, Racing, Montpellier, Paris.

  2. Si vous voulez gagner de l’argent, pariez sur le Stade français, petite côte compte tenu des dernières prestations en Top 14 Orange, mais grosse écurie avec des chevaux sous le capot. L’équipe devrait moins être pénalisé lors du tournoi que le Stade toulousain et le Clermont Auvergne. De plus, elle ne se concentra que sur le championnat, ce qui n’est pas le cas de ces deux adversaires.

  3. Je pense la même chose et ce depuis le début de la saison, avant que les internationaux ne reviennent. Michael Cheika est un excellent entraîneur et il ne lui manquait qu’un effectif plus dense pour réussir. Maintenant il l’a. Le recrutement a été très bon, malgré les pertes non négligeables de Leguizamon, Haskell, Mauro Bergamasco, Beauxis et Bastareaud. Dupuy-Contepomi est une des meilleures charnières européennes, Rodriguez-Williams forment une paire de centres détonantes. L’axe 2-8-9-10-15 est très complémentaire. Et les sélectionnables pour le T6N à venir sont peu nombreux finalement (Szarzewski, Papé, Palmer, Parisse, Burban, Dupuy). De plus, des jeunes commencent à percer (Slimani, Flanquart, Plisson).
    Pour moi, ils seront dans les 6.

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