La FFR déterminée pour avoir son grand stade !

Le projet de Thiais-Orly

Le projet se précise. Des six encore en lice pour accueillir son futur grand stade (82.000 places), la Fédération française de rugby (FFR) désignera , à l’issue de son comité directeur, les deux villes finalistes. Aujourd’hui sont toujours en course Thiais-Orly (Val-de-Marne), Sevran (Seine-Saint-Denis), Achères (Yvelines) et trois candidats situés en Essonne : Massy, Val-d’Orge (Brétigny-sur-Orge) et Évry. Les deux premiers projets font figure de favoris. Concernant le stade en lui-même, vingt et un dossiers d’architecte ont été reçus, il n’en restera que deux ou trois à la fin de l’année.

L’idée de créer une infrastructure dédiée à la FFR est perçue par beaucoup comme un moyen de mettre la pression sur le Consortium du Stade de France, dont la convention pénalisante pour la fédération (lire encadré ci-dessous) arrive à échéance en 2013. Ce que dément Pierre Camou, qui a mandaté Serge Blanco, l’ancien président de la Ligue, pour mener à bien ce dossier. L’investissement s’élèverait à 600 M€ pour ce qui deviendrait la plus grosse enceinte sportive de France, dotée d’un toit et d’une pelouse rétractables. Elle accueillerait, à partir de 2017, six à sept matchs de rugby par an, plus d’autres manifestations culturelles et sportives. Ce qui implique que le XV de France, à l’avenir, ne se produirait plus en province.

Les projets de chaque ville

Opération de «naming» 

Derrière ce projet, un modèle économique clair: créer une «machine à cash» identique à celle que les Anglais ont mis en place avec Twickenham. Le dernier bilan de nos voisins d’outre-Manche fait envie. La RFU (fédération anglaise) présente un chiffre d’affaires annuel de 158 M€ et un bénéfice d’exploitation de 47 M€. Et dire que, l’an prochain, la RFU aura terminé de rembourser l’emprunt contracté pour le dernier agrandissement du temple du rugby, lancé en 2005. Aujourd’hui, un match à Twickenham rapporte 9 M€ à la RFU, contre seulement 3 M€ à la FFR, qui loue le Stade de France 400.000 € par rencontre. En dix ans à Saint-Denis, Pierre Camou estime ainsi le manque à gagner à 160 M€ ! Deux questions restent cependant en suspens. La FFR parviendra-t-elle, en ces temps de récession, à lever les fonds nécessaires à son projet ? En plus d’une lucrative opération de «naming», Pierre Camou songe à conjuguer plusieurs mécanismes d’investissement. Autre problème, la région Île-de-France, longtemps à la traîne en termes d’enceintes sportives, risque d’être saturée à l’avenir. En plus du Parc des Princes (50.000 places) et du Stade de France (80.000) vont sortir de terre le nouveau Jean-Bouin du Stade Français (22.000) en mars 2013 et l’Arena 92 du Racing-Métro (32.000) au troisième semestre 2014. La FFR n’arrive-t-elle pas trop tard ? Il est prévu que les travaux débutent en 2014 pour une livraison en 2017. Et l’investissement serait amorti dès 2024. Aujourd’hui, la FFR bâtit sur le long terme…

Source : Lefigaro.fr

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