Toulouse mate les « Invincibles » sur leurs terres !

Luke Burgess est les Toulousains se sont imposés chez les Harlequins, équipe invaincue dans le championnat anglais

L’essentiel : Toulouse a frappé un grand coup, hier soir, en s’imposant sur la pelouse des Harlequins équipe jusqu’alors invaincue cette saison. La performance est de taille et démontre que Toulouse va encore être redoutable sur la scène européenne cette saison. Le leader du championnat anglais n’est jamais parvenu à inquiéter un impressionnant leader du Top 14, maître de son jeu, serein dans les moments les plus chauds. Ce succès assure quasiment la qualification pour les quarts de finale de la H Cup. À confirmer, dès dimanche prochain, au Stadium.

Le match : Toulouse a réussi une entame remarquable, prenant l’initiative, mettant la mêlée anglaise sous pression. Les Harlequins ont été refoulés, puis étouffés par une défense toulousaine très au point sur laquelle les Harlequins ont buté et se sont mis souvent à la faute. Le premier essai de Matanavou est venu logiquement récompenser leurs efforts après un décalage de McAlister d’une longue sautée vers Picamoles qui a étiré le rideau adverse. Dusautoir est venu au relais avant de servir le finisseur fidjien. Derrière, Toulouse a eu au moins deux occasions de prendre le large au score, sur une touche dans les 10m anglais (24e), puis sur un ballon chipé en mêlée (28e), mais les coéquipiers de Dusautoir ne sont pas parvenus à enfoncer le clou. Embêtant d’autant que les Harlequins ont vite su recoller au score par un essai de Brown consécutif à un ballon perdu en touche par Toulouse dans les 30m anglais (46e) quelques minutes plus tôt. Heureusement, grâce à une pénalité de McAlister suite à une nouvelle mêlée gagnante pour commencer, puis surtout un nouvel essai de Matanavou après un contre de McAlister et une accélération décisive de Clerc, le Stade va définitivement ruiner les espoirs anglais.

Le fait du match : la capacité des Toulousains à ne pas laisser espérer longtemps son adversaire. Entame de match pour commencer puis dès que celui-ci se rapproche (10-11 à la 49e), les coéquipiers de Dusautoir ont vite su refaire pencher la balance de leur côté (10-21 à la 66e). C’est la marque des grandes équipes, c’est l’expérience de longues campagnes européennes qui parle. Impressionnant !

Les hommes : le pack bien évidemment et notamment un Louis Picamoles omniprésent. La première ligne Poux-Botha-Johnston, impériale d’entrée, a mis le Stade en confiance. Dusautoir et Nyanga comme souvent dans ces grands rendez-vous se sont multipliés aux quatre coins du terrain et ont fait douter puis plier les Anglais. Fritz a lui avancé sur tous les ballons dont il a hérité. McAlister par son jeu de passes vif et précis a su donner le bon tempo. Et que dire des qualités de finisseur de Matanavou qui n’arrête plus de nous épater au fil des semaines.

Le blessé : Poux touché à la cuisse gauche (46e) n’a pas insisté, préférant vite sortir en se touchant le derrière de la cuisse.

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3 réflexions au sujet de « Toulouse mate les « Invincibles » sur leurs terres ! »

  1. Superbe match ! Néanmoins la passe entre Vincent Clerc et Matanavou à 6’13 » est en-avant d’au moins 6 ou 7 mètres ! Il n’y a qu’à regarder où se trouve Clerc par rapport à la ligne des 22 mètres et où se trouve Matanavou toujours par rapport à la même ligne au moment de la réception. Disons que c’était arbitré façon Super 15. Avec deux magnifiques équipes qui n’auraient pas été ridicules en Super 15.

  2. En Super15 le rythme peut être encore plus dur et plus éreintant. Les Reds, les Blues, les Sharks et les Crusaders font encore plus mal. Mais cela reste un excellent match.
    En matière d’en-avant, je trouve qu’ils sont plus évidents sur le premier essai de Matanavou car il y en a 2: passes Picamoles-Dusautoir et Dusautoir-Matanavou. Le deuxième essai est tellement rapidement exécuté qu’il est très difficile à voir. Personnellement, j’ai trouvé très difficile de juger l’action à 6’13 ». J’ai étudié le passage de 6’53 » à 6’57 », tout se passe donc en 4 secondes slt et rien n’est évident. Vu le positionnement des joueurs la passe semble être en-avant, alors que le mouvement du ballon imprimé par Clerc semble être en arrière (l’axe longitudinal du ballon est pointé en arrière). En tout cas, il n’y a pas en-avant de 7 mètres, je dirais pas plus de 3.

  3. On ne peut pas comparer le Super 15 avec les championnats européens. Je pense que si un club comme Toulouse aurait 4 mois de préparations, jouerait sur terrain sec, et profiterait de la bienveillance des arbitres au niveau des intentions offensives, le ST ne serait pas très loin des Crusaders. Idem pour Clermont.

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