Face à l’Ecosse, l’Angleterre s’est fait peur mais a préservé l’essentiel

Bon début pour ce XV de la Rose nouvelle version

Dominé durant une bonne partie de la rencontre, le XV de la Rose a finalement décroché une importante victoire face aux Écossais, à Murrayfield (13-6). Mais malgré un match globalement enjoué, les Anglais n’ont pas convaincu.

AFP – L’Ecosse, par une accumulation de maladresses, a offert un départ victorieux à l’Angleterre du nouveau sélectionneur Stuart Lancaster, 13 à 6, samedi à Murrayfield lors de la première journée du Tournoi des six nations.

Le XV de la Rose ne boudera certes pas son plaisir d’avoir gagné pour la première fois depuis huit ans à Edimbourg, avec une équipe profondément renouvelée par rapport à celle qui avait échoué en quarts de finale de la Coupe du monde, face à la France. Mais il devra montrer autre chose s’il veut conserver son titre.

Volontaires en défense, les jeunes Anglais ont été copieusement dominés territorialement pendant l’essentiel d’une rencontre fort médiocre et ont dû leur succès aux erreurs de l’adversaire.

Ainsi le seul essai du match a été marqué après 29 secondes en deuxième période sur un dégagement de l’ouvreur écossais Parks contré par son homologue Hodgson, tout heureux de pouvoir aller aplatir dans la foulée.

Le reste des points est venu de coups de pied du jeune Farrell (22, 75), l’un des huit joueurs non capés sélectionnés par Lancaster, et de l’expérimenté Parks pour le XV du Chardon (26, 33).

La première mi-temps, insipide, a été rythmée seulement par les bourdes commises dans les deux camps, en particulier par les Anglais: coup de pied direct en touche du demi de mêlée Youngs, réception de chandelle manquée par Hodgson, balle perdue sur son propre lancer en touche…

Gâchis écossais

Mais la domination des Ecossais, plus agressifs dans les regroupements à l’image du N.8 Denton, le meilleur homme du match pour sa première titularisation dans le Tournoi, n’a débouché sur aucune occasion sérieuse.

Les débats se sont animés après la pause. Menés 6 à 3, les Anglais ont repris l’avantage immédiatement après le retour des vestiaires grâce à l’essai d’Hodgson et ont été près de se détacher quand l’ailier Strettle, servi au pied par le même Hodgson, a été plaqué à quelques mètres de la ligne par Denton.

Les Ecossais ont rapidement repris le contrôle du territoire adverse et on eu presque toutes les munitions dans la dernière demi-heure.

Laidlaw a failli marquer en plongeant dans l’en-but en même temps que Youngs (62), mais le reste du temps, ses coéquipiers se sont montrés beaucoup trop balourds pour espérer franchir la ligne.

C’est ainsi qu’une percée tout en puissance du deuxième ligne Gray a été gâchée par une mauvaise passe et un en-avant (56), puis que le flanker Rennie a été incapable de trouver son partenaire démarqué à quelques mètres de lui après avoir lui aussi pris le trou.

L’Ecosse perd son match d’ouverture du Tournoi pour la douzième fois en treize ans. Au vu du jeu proposé samedi, elle aura une nouvelle fois du mal à viser autre chose que l’avant-dernière place devant l’Italie.

Source : France24.com

Résumé : Ecosse vs. Angleterre 2012

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2 réflexions au sujet de « Face à l’Ecosse, l’Angleterre s’est fait peur mais a préservé l’essentiel »

  1. Les anglais font un bon résultat, compte tenu du contexte. Ils alignaient une équipe de bizuts, privée de joueurs blessés importants (Lawes, Deacon, Wood, Flood, Tuilagi), face à une équipe qui avait très envie de se venger de l’élimination en CDM. Qui plus est, des équipes anglaises plus expérimentées n’avaient pas réussi à gagner à Edimbourg depuis 2004. La performance ne doit donc pas être galvaudée, car elle démontre un mental positif incontestable. Je ne pense pas qu’il faille trop juger individuellement les néo-capés après ce match, on y verra plus clair après l’Italie. Je noterais simplement que Botha a fait un gros match, que Hodgson a été encore trop fébrile pour un mec de 30 ans, que Robshaw ne s’est pas assez imposé dans sa fonction de capitaine. Pour le prochain match, je pense que Farrell devrait être aligné en 10, Morgan en 8 et Turner-Hall en 12. Je ne tiens pas compte là du retour éventuel de joueurs blessés.
    Les écossais sont franchement mauvais. Certains diront qu’ils sont beau à voir jouer, moi pas. Ce que je vois, c’est qu’ils sont comme des poulets sans tête et ça c’est grave. Leur jeu est du n’importe quoi, ils se passent la balle en espérant que ça veuille bien passer à un moment, si les anglais veulent bien être gentils. Ils sont inférieurs collectivement aux italiens qui m’ont plutôt convaincu cet après midi. Les joueurs sont bons individuellement (Ford, Gray, Denton, Laidlaw, Evans), mais il n’y a pas de cerveau. Laidlaw peut être ce cerveau en 10, compte tenu de ce qu’il a montré quand il est entré en jeu et de ce qu’il fait à Edimbourg. Sinon il faudra passer le n°10 au jeune ouvreur de Glasgow, le petit trapu dont j’ai oublié le nom.

  2. Même avec une équipe de novices, l’Angleterre reste une (très) grande nation de ce sport qui remporte des trophées dans toutes les catégories. De plus, leurs clubs ont moins recours systématiquement à des joueurs étrangers comme c’est le cas en France, même s’il y en a quelques uns. Je crois qu’ils ont définitivement tourné la page du titre 2003 et il était franchement temps. L’Angleterre et l’Ecosse ne lutte pas dans la même catégorie, on n’oublie de dire que la fédération écossaise et de la taille de la fédé espagnole. Alors ils luttent avec leurs armes, plutôt bien d’ailleurs.

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