Top 14 Orange : Le Racing se réveille, Toulouse engrange

L'international anglais Paul Sackey pris par la défense toulonnaise

Après des semaines de crise, le Racing se réveille sur la pelouse du Lou et se relance (22-33). Le Leader toulousain poursuit difficilement sa belle série face à Agen (21-10) et distance un peu plus son dauphin Clermont, rejoint sur la fin à Bayonne (22-22). Dans la course aux play-offs, Castres et Montpellier s’imposent respectivement à Brive (13-15) et à Bordeaux (26-30). Au stade de France, Paris se fait rejoindre in extremis par Toulon (19-19).

Le point au classement: Toulouse plus haut, Biarritz et Lyon distancés

Toulouse continue son cavalier seul et creuse l’écart avec son dauphin clermontois (+8) et le troisième Toulon (+17). La qualification directe pour les demi-finales est presque validée pour le champion de France. Dans la course aux play-offs, Castres et Montpellier distancent le septième (+7) et sont bien parties pour jouer la quatrième place, voire mieux. Le Racing se relance après une période difficile et peut encore viser la sixième place, son objectif, détenue par le Stade Français. Derrière, Perpignan fait une excellente opération et met la zone de relégation à 6 points. Brive et Bayonne accentuent leur avance (+4) sur le premier relégable Biarritz. Lyon ferme la marche.

Résumé : Perpignan vs. Biarritz

Le fait du jour: le Racing a mangé du Lou

Le président du Racing Jacky Lorenzetti attendait une victoire après les remous des deux dernières semaines – renvoi de Chabal, fronde des joueurs et démission de Philippe Berbizier. Du jeu, de la gnaque, du combat. Après quatre matches sans victoires (3 défaites et 1 nul), le Racing a « a pris le match par le bon bout » comme l’a remarqué Estebanez à la mi-temps au micro de Canal +. Auteur d’une entame parfaite grâce à deux essais de Bobo et Cronje (0-18). Après un essai d’Hernandez (8-26, 55e), les Racingmen ont pensé sceller la rencontre mais leur indiscipline – trois cartons jaunes de Nallet (48e), Galindo (63e) et Orlandi (66e) – a relancé les Lyonnais. Les promus sont revenus au score par Januarie (49e), Wakanivuga (67e) et Romanet (70e). A 22-26, les locaux ont poussé pour arracher la victoire. Mal payés de leur audace, ils se sont fait crucifiés par un essai en contre de Bobo (22-33, 80e+2). Le Racing a de nouveau la tête au rugby. « C’est toujours bon quand on gagne » a résumé le manager du Racing Pierre Berbizier.

Auteur de deux essais Kevin Boulogne relance un peu la machine catalane

Toulouse et Montpellier, équipes en série

Deux équipes sont sur leur nuage en ce moment. Le leader toulousain a enchainé un septième succès d’affilée (un 11e match sans défaite) et consolide sa première place. Malmené une mi-temps par des Agenais joueurs et opportunistes (3-10, 13e), le Stade Toulousain est revenu grâce à sa mêlée, même à 7 contre 8 en seconde période, et un doublé de Donguy (38e et 51e), son 7e et 8e de la saison comme son coéquipier Matanavou (21-10, 50e). « C’est un match un peu frustrant car nous avons fait  beaucoup d’erreurs » a résumé l’entraîneur des arrières de Toulouse Jean-Baptiste Elissalde. Pas génial mais suffisant.

De son côté, Montpellier aligne un cinquième succès de rang (le 8e lors des 8 dernières journées) et n’a plus perdu à l’extérieur depuis le  29 octobre. « C’est une  victoire difficile, à l’arraché, il faut retenir l’état d’esprit de l’équipe » a résumé le capitaine Fulgence Ouedraogo. Mené 10-3 après une belle entame de l’UBB et un essai de Connor, à 14 contre 15, le finaliste du Top 14 a mis la main sur le match avec un essai d’Amorosino (10-13, 40e). Le jeu héraultais a trouvé sa bonne carburation comme sur l’essai de Nagusa, son 6e de la saison, dès le retour des vestiaires (13-20). Par le jeu aussi, les Bordo-Béglais ont recollé au score (19-20, 63e) et sont repassés devant grâce à une double action décisive de l’ailier australien Connor, son 6e de la saison (26-23, 70e). Mais Un effort collectif du pack héraultais conclu par le N.8 Tulou, son 6e de la saison, a offert la victoire sur la fin (26-30, 77e).

Les opérations du jour: Bayonne et Toulon pas si nul

Lancé dans une opération maintien compliquée, Bayonne avait plus à perdre que Clermont et aussi gros à gagner après la défaite de Biarritz à Perpignan vendredi soir. Pourtant, les Clermontois ont réalisé le meilleur départ grâce à un essai et trois pénalités de David Skrela (9-16). Dans un match intense et enlevé, les Clermontois ont pensé avoir fait le plus dur grâce à un drop décisif du revenant Floch (15-22, 75e). Accrocheurs et joueurs toute la partie sous le soleil basque, les Bayonnais ont persévéré pour égaliser par Gerber à la conclusion d’une longue séquence de jeu (79e). « Ce match nul a une valeur  symbolique de victoire. Au niveau de notre jeu, j’ai vu beaucoup de choses  intéressantes. Il nous a manqué un peu d’efficacité. Ce match valide le travail  que l’on effectue dans la semaine » a dit l’entraîneur bayonnais Didier Faugeron.

Dans un match avec des enjeux différents, Paris et Toulon se sont aussi neutralisés A l’image des échanges d’amabilité entre Pascal Papé et Bakkies Botha jusqu’à la dernière minute, la rencontre a été rugueuse et engagée. Conquérants cette saison au Stade de France face à Clermont (37-16) et le Racing (29-3), Les Parisiens ont réussi à trouver la brèche par leur ailier Sackey, ex-Toulonnais. Lancé en bout de ligne, Papé a trouvé l’intervalle entre deux Toulonnais pour inscrire son cinquième essai de la saison en seulement huit rencontres jouées (16-9, 51e). Après des percées sans succès de Smith, Armitage ou Giteau, le RCT, privé de Wilkinson (genou et cheville droites) depuis la 24e, est parvenu à marquer un essai par Armitage transformé par Giteau du coin droit (80e). La joie des Toulonnais au coup de sifflet final en disait long sur le gagnant du jour. Paris perd deux points précieux pour son mano a mano avec le Racing.

Résumé : Paris Stade Français vs. RC Toulon

Le chiffre du jour: 11

Spécialiste des bonus (10), en particulier défensifs (8), Brive a glané un nouveau bonus défensif sur sa pelouse et donc une nouvelle défaite face à Castres, pourtant réduit trois fois à 14. « Logiquement, on n’aurait pas dû  gagner » a reconnu l’entraineur castrais Laurent Labit. Auteurs d’une première mi-temps solide avec un essai du flanker Luafutu (8-3), les Brivistes ont subi en seconde mi-temps le réalisme castrais de Teulet (1 pénalité) et Bernard (1 pénalité et 2 drops). Les Brivistes ont bataillé jusqu’à la fin pour inscrire un essai en force par Ulys (13-15, 78e) mais Geraghty a manqué la transformation du match nul. Un onzième point de bonus frustrant.

Source : France télévision Sport

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s