le XV de France émousse l’Ecosse

Bien servi par Julien Malzieu, Maxime Médard file inscrire un essai rageur

Le XV de France, parfois bousculé mais sauvé par son réalisme, a battu l’Ecosse 23 à 17 (mi-temps: 10-10) lors de la 3e journée du Tournoi des six nations, dimanche au Murrayfield Stadium d’Édimbourg.

Le XV de France s’est imposé face aux Ecossais (23-17) mais il a eu droit à un « décrassage » costaud. Dans un Murrayfield plein comme un oeuf, les Bleus ont mis un peu de temps à prendre la mesure de cette équipe que l’on dit fantasque mais peu efficace. Rouillés collectivement après vingt-deux jours sans match, les hommes de Saint-André ont rapidement encaissé le premier essai écossais signé Stuart Hogg (19 ans), le petit prodige du XV du Chardon (8e, 7-0).

Largement déboussolés par une équipe qui n’hésite jamais à relancer, les Français se sont vus menés 10 à 0 après une pénalité de Laidlaw avant même que la première demi-heure du match ne soit révolue. Sans complexe, les Scots ravivent le spectre de 2006, date de la dernière et seule victoire face aux Bleus après treize matches, d’autant plus qu’ils jouent en blanc… comme en 2006.

Il a fallu toute l’expérience des Tricolores pour résister au rythme effrénée imprimée par la bande à Andy Robinson. La lumière est venue par Wesley Fofana, qui étrennait sa deuxième cape, bien servi par Clerc après un gros travail de François Trinh-Duc (27e).

Mais il aurait fallu une démonstration de force plus évidente pour calmer ces Chardons ardents. Sur les 40 mètres français, John Barclay amène un surnombre parfaitement négocié par De Luca. Finalement, Jones aplatit et redonne l’avantage aux siens (56e, 17-13).

Au cours de ce chassé-croisé, Maxime Médard a retrouvé un peu de son tranchant pour marquer le deuxième et dernier essai tricolore, bien aidé par un Julien Malzieu toujours aussi puissant (69e, 17-20). Lionel Beauxis, entré à la place de Médard touché au genou, claque un drop dans un fauteuil. Mais ce coup de tatane ne suffit pas à mettre les Bleus hors de portée de la furia écossaise. Reste que cet écart ne sera jamais comblé par des Ecossais émoussés qui se retrouvent condamné à une troisième défaite en autant de matches dans le Tournoi 2012.

Ils viennent échouer à six points des Français, enregistrant la défaite la plus étriquée face au XV de France depuis que le Tournoi se joue à VI (2000). Les Français, eux, décolleront lundi à 10 heures d’Edimbourg, le coeur léger, bien décidés à attaquer une semaine de travail consistante avant de recevoir l’Irlande. Toujours invaincus dans la compétition (comme les joueurs du Trèfle), ils devront faire face, dimanche prochain, à une opposition d’un tout autre calibre.

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3 réflexions au sujet de « le XV de France émousse l’Ecosse »

  1. Dusautoir énorme, Gros match de Mas, Maestri, Parra, Malzieu, Fofana et Médard. Discret mais efficace de Poux, Papé, Picamoles et Clerc. Pas terrible de Szarzewski, Harinordoquy, Trinh-Duc et Rougerie. Le tsar a semblé vouloir prouver absolument qu’il était capable de remplacer Servat, du coup il a surjoué. Le basque avait la tête à son club mal en point. Rougerie a confirmé qu’il avait du mal en défense quand ça allait très vite. Trinh-Duc a confirmé lui aussi qu’il ne savait pas varier son jeu. Le jeu au pied utile, connait pas.
    Pour affronter l’Irlande, le même XV, sauf Servat en 2, Bonnaire en 7, Beauxis en 10, Poitrenaud en 15.
    Bon rétablissement à Médard

  2. Côté écossais je dis « pas mal, franchement pas mal ». Ils ont pas chatté du tout face aux anglais, ils ont tenu tête longtemps aux gallois à Cardiff (6-6 mt). Ils nous ont bien ennuyés hier. Il ne leur manque pas grand chose pour prétendre à gagner leurs matchs avec la manière. Mais ce pas grand chose n’est pas simple à acquérir:
    – un pilier gauche meilleur
    – un 10 plus costaud et bon animateur (Weir peut-être?)
    – un 12 plus créateur
    Le reste, ils ont. Ford est un excellent talonneur, Cross est pas mal en 3, Murray aussi quand on joue le samedi. La 2l est forte, comme la 3L. Blair est un très bon 9. En 13, ils peuvent mettre Sean Lamont ou Morrisson ou Ansbro. Aux ailes, ils ont du choix. Le jeune Hogg paraît très bon en 15.

  3. Franchement, je ne suis pas emballé par cette équipe de France, elle a du mal à confirmer, elle est vieillissante. On est à la peine face à une nation qui a à peine plus de licenciés que la fédé espagnole alors que nous avons près d’un demi-million de licenciés. Il y a un problème dans le système français : On n’est plus capable de former de jeunes joueurs français. Lièvremont avait des défauts mais je lui reconnaîtrais une chose : il avait pris le taureau par les cornes en lançant des joueurs qui faisait banquette dans leur club : Parra, FTD ou Mermoz qui jouait avec la réserve toulousaine. Mais du coup on a perdu du temps pendant 4 ans. Il faut réformer notre système, notre championnat. Nous avons de bons joueurs en France. Faut-il leur donner des solutions.

    Sur le plan du jeu, j’ai surtout vous une équipe de France très réaliste, reine de la contre-attaque. En même temps PSA n’a eu que très peu de temps pour construire quoi que ce soit. Notre capitaine a été énorme, encore une fois. On sent que cette équipe de France a des chevaux sous le capot, mais la mécanique a du mal à se mettre en place. Il y a un bon rapport puissance/vitesse : J’attends avec impatience ces 4 semaines dédiées au XV de France. Pour en savoir plus sur le plan du jeu.

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