Le rugby professionnel sélectionne son nouveau patron

La Ligue nationale de rugby élit son comité directeur et son président.

Le rugby professionnel français se dote aujourd’hui d’une nouvelle gouvernance pour les quatre années à venir avec l’élection par l’assemblée générale de la Ligue nationale de rugby (LNR) de son nouveau comité directeur et de son président.

Ce dernier succédera à Pierre-Yves Revol, qui n’a pas souhaité prolonger au-delà de son mandat réussi, en raison de ses obligations professionnelles. Quatre candidats se sont déjà déclarés, sachant qu’ils doivent d’abord être élus au comité directeur. Il s’agit de Patrick Wolff, vice-président de la LNR, de Max Guazzini, l’ancien patron du Stade Français, tous les deux en lice pour le collège des personnalités qualifiées, et d’Alain Tingaud et de Paul Goze, présidents respectivement des clubs d’Agen et de Perpignan, qui relèvent du collège de l’élite du Top 14. « Tout est ouvert », entend-on dans le milieu de l’ovalie. Le choix est d’autant plus important que le rugby tricolore est tenaillé par les incidences de son passage, globalement réussi, au professionnalisme dans les années 1990.

« Le rugby traverse une crise de croissance. Il a connu un formidable essor depuis une dizaine d’années , mais il affiche une perte d’exploitation récurrente qui appelle à un rééquilibrage », résume l’économiste du sport Frédéric Bolotny, qui plaide pour une « consolidation » des acquis. Pour ce faire, le rugby français bénéficie de deux atouts : il ne souffre pas d’une « télédépendance » ni d’un manque de compétitivité sur un plan européen, contrairement au football.

Masse salariale plafonnée

Dans ce contexte, le maintien du plafonnement de la masse salariale des joueurs – elle ne peut excéder 52 % des revenus d’un club -, l’une des réalisations majeures du mandat Revol, apparaît incontournable. Comme le souligne Benjamin Cohen, l’une des trois personnalités extérieures membres du comité directeur de la LNR, « l’intérêt de la compétition » pousse de surcroît au plafonnement pour « éviter un Top 14 limité à trois ou quatre clubs ».

Enfin, le calendrier reste un sujet lancinant. Au-delà de la santé des joueurs, l’accumulation des matches pose aussi la question de la « profondeur du banc » des clubs, et donc de leurs moyens.

Christophe Palierse

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