Le patron c’est Clermont

Aurélien Rougerie et les siens échappent de justesse à la correction du RCT à Marcel Michelin

Dans un match très intense, Clermont a disposé de valeureux Toulonnais sur sa pelouse de Marcel-Michelin (25-19). Les hommes de Vern Cotter repoussent leur adversaire du soir à dix points au classement.

Toulon n’aura pas pris sa revanche. Balayés au match aller par Clermont (0-17), les protégés de Mourad Boudjellal ont concédé une nouvelle défaite face à des Jaunards (25-19) désormais seuls à pouvoir suivre la cadence imprimée par Toulouse en tête du classement. A force d’être patients, les partenaires d’Aurélien Rougerie, auteur de l’essai de la victoire, ont su venir à bout de Toulonnais revanchards mais beaucoup trop dominés pour espérer s’imposer pour la première fois de leur histoire au pays des volcans.

Lapeyre sème le trouble
Pourtant, le RCT y aura cru jusqu’au bout avec cette dernière occasion sous les perches auvergnates, conclue finalement par un en-avant d’Armitage. «C’est une désillusion, avance Alexis Palisson. Il y avait quelque chose à faire ce soir (dimanche), mais on a commis trop d’erreurs.» Avec ce revers, Toulon dit quasiment adieu à son rêve d’accrocher les deux premières places, synonymes de qualification directe pour les demi-finales du championnat. En face, Clermont peut se féliciter d’avoir su faire preuve de caractère et de patience. Car après l’essai de Lapeyre (6-13, 26e), suite à un renvoi trop court de Skrela et à la négligence collective, les dauphins de Toulouse n’en menaient pas large et rejoignaient les vestiaires avec un retard de quatre points au tableau d’affichage (12-16, 40e).

Rougerie-Malzieu, un duo de choc
Après la pause, Morgan Parra (15-16, 55e) et Jonny Wilkinson (15-19, 61e) continuaient leur duel de buteurs en réussissant une pénalité chacun. Dominés en conquête et incertains dans leur circulation de balle, les Toulonnais cédaient finalement à la pression avec un essai de Rougerie, parfaitement servi à l’intérieur par Malzieu qui venait d’échapper à des plaquages d’Armitage et Wilkinson (22-19, 68e). Le tournant du match assurément. Puis 25-19 après une nouvelle pénalité de son inévitable demi de mêlée (74e). «On ne s’est pas rendus la tâche facile, reconnait Julien Bonnaire. On a pris un essai bête, mais l’équipe a montré du caractère.» Celui d’une équipe parfaitement lancée dans la course derrière le Stade Toulousain.

Source : LeFigaro.fr

Résumé du match ASM Clermont-Auvergne vs. RC Toulon

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport

Top 14 Orange : Les promus font de la résistance, Biarritz respire

Derrière la charge d'Augustin Creevy, c'est tout Montpellier qui passe à l'attaque pour dominer le Racing. (Lequipe.fr)

Les promus Bordeaux-Bègles, vainqueur avec bonus du Stade Français (39-6), et Lyon, qui a tenu en échec le deuxième Clermont (6-6), ont signé de belles performances à l’occasion de la 14e journée du Top 14. Pour sa part, le dernier Biarritz a également sonné le réveil en remportant un succès solide (25-6) sur Toulon, pourtant troisième au classement.

Fin de série pour le Stade-Français

Les Bordelais ont réussi là où Clermont, le Racing-Métro, Perpignan et Biarritz ont échoué: battre le Stade Français. Les Parisiens restaient sur une série de huit victoires toutes compétitions confondues depuis le 5 novembre. Les promus y ont mis fin avec la manière, en s’offrant le bonus offensif venu récompenser cinq essais. Les Parisiens ont notamment payé leur indiscipline sanctionnée de trois cartons jaunes. Les Girondins réalisent une très bonne opération dans la lutte pour le maintien. A l’issue de la rencontre, le président de Bordeaux-Bègles Laurent Marti a annoncé que Marc Delpoux ne serait plus le manageur des Girondins sans préciser sa future destination. « Marc Delpoux va nous quitter, a annoncé le dirigeant. Marc a participé au développement de ce club, il a préféré partir vers un autre projet que je peux absolument comprendre ».

Résumé : Bordeaux vs. Paris

Un nul qui fait le bonheur de Lyon

Le premier relégable, Lyon, a réussi une belle performance en maîtrisant Clermont. Au classement, le LOU reste relégable mais se rapproche à deux points du premier non-relégable, Bayonne. Les Auvergnats perdent, eux, du terrain en tête sur le leader toulousain qui les devance désormais de cinq longueurs. Ils comptent ainsi six points d’avance  sur Castres. »Nous nous sommes trop débarrassés du ballon en première période pour pouvoir imposer notre jeu. Le score est logique. C’était un bon combat, devant comme derrière », a estimé l’entraîneur de Clermont Vern Cotter, pointant « un peu de fatigue » chez ses joueurs.

Barnard fait un carton plein pour Agen

De son côté, l’ouvreur Conrad Barnard a ramené Agen dans le Top 6 en inscrivant dans des conditions météorologiques difficiles tous les points de son équipe, victorieuse de Brive (15-9). Après deux défaites contre Toulon (34-12) et au Racing-Métro (26-8), Agen a su assurer l’essentiel pour signer un huitième succès qui lui permet de se hisser à la cinquième place du Championnat.

Castres retrouve le chemin du succès

Luc Ducalcon face à Nicolas Mas, le choc des titans aura tourné en faveur du Castrais

Castres termine bien l’année sur une victoire face à Perpignan. Un succès, qu’il ne trouvait plus depuis le 22 octobre, en s’offrant même le bonus offensif face à Perpignan (33-6) pour conforter sa place dans le carré de tête. Avec cette victoire et ce bonus, on a 40 points, on est dans les clous. « On a notre destin en mains pour figurer, pour la troisième année de suite, dans le Top 6, ce qui serait un petit exploit quand on voit l’armada de nos concurrents », a expliqué l’entraîneur de Castres Laurent Labit. Perpignan, qui voulait confirmer son sursaut, termine finalement l’année 2011 en fâcheuse posture (11e).

Montpellier rate le bonus offensif

Montpellier s’est relancé dans la course à la phase finale du Top 14 avec sa victoire face au Racing-Métro (29-14), toutefois teintée de regrets après avoir vu le bonus offensif s’envoler à la dernière minute. Corrigés sur leur pelouse par le champion toulousain la semaine dernière (45-25), les Héraultais s’étaient interdit la défaite face aux Franciliens, rivaux potentiels pour une place dans le Top 6 du Championnat. Le MHR avait fait coup double, victoire et bonus offensif, la bonne affaire… jusqu’à la 79e minute lorsque Bobo s’échappait sur son aile gauche pour enlever un point précieux aux Montpelliérains.

Résumé : Montpellier vs. Racing

Troisième victoire de la saison pour Biarritz

Le BO a entamé la phase des matches retour par une victoire aussi nette que logique qui lui offre un peu de soulagement et d’espoir pour la suite. Le club basque, qui a pu s’appuyer sur la botte de son demi de mêlée international Dimitri Yachvili (17 points), reste dernier du Championnat mais ne pointe plus qu’à une longueur de Lyon et à trois du premier non-relégable, Bayonne.

Source : France Télévision Sport

L’USAP se fait manger par le LOU !

Bertrand Guiry pris par Léguizamon, l'USAP, championne 2009 est au bord d'un précipice !

Battu par Lyon, Perpignan s’enfonce un peu plus dans le bas de tableau. Biarritz récupère la place de lanterne rouge suite à sa défaite face à Montpellier. De son côté, Agen a empoché une quatrième victoire d’affilée aux dépens de Bayonne.

Lyon-Perpignan 19-12
Rien ne va plus à Perpignan. En visite ce dimanche chez le promu lyonnais, les Catalans s’attendaient certes à un match compliqué, mais dont ils escomptaient bien faire le point de départ de leur renouveau. Las, au lieu de cela, l’USAP repart du Stade Vuillermet avec une septième défaite d’affilée (19-12) dans la besace et des doutes à n’en plus dormir pendant des nuits. Pourtant, la rencontre n’avait pas démarré de manière catastrophique pour les visiteurs, qui inscrivaient deux pénalités par Porical lors des 20 premières minutes (0-6). Surtout, avant ce moment précis de la rencontre, le jeu perpignanais paraissait bien en place. Mais il suffisait d’une pénalité de Loursac (3-6, 24e) pour dérégler la machine catalane. Ainsi, les cinq dernières minutes de la première période s’apparentaient à un cauchemar éveillé avec un 10-0 signé du pied de Loursac et d’un essai de Grosso, suite à une belle inspiration de Sadourny (13-9 à la pause). Et dès la reprise, Mas et consorts buvaient le calice jusqu’à la lie avec un drop de Sadourny et une pénalité de Loursac (19-9, 50e). A 8 minutes de la fin, Porical tentait bien de redonner espoir aux siens (19-12) mais Perpignan n’y était plus. Une fois de plus.

Bayonne s'enfonce à Agen

Agen-Bayonne 37-18
Si Perpignan empile les revers, Agen, en revanche, n’en finit plus de gagner. Ainsi, en surclassant de la tête et des épaules Bayonne (37-18), les Agenais ont décroché un quatrième succès à la suite qui leur permet de prendre la 4e place au classement. Et ce, avec un match en retard en bonus. Le festival du SUA aura néanmoins mis 40 minutes avant de démarrer. Ainsi, si à la pause les locaux menaient (9-5), ils ne le devaient qu’à la botte de leur buteur Barnard, auteur de trois pénalités contre un essai pour les Basques, œuvre d’Huget (8e). Mais dès la reprise, le rythme s’accélérait et très vite, les Bayonnais prenaient l’eau en défense. Trois essais allaient sanctionner les errements des visiteurs, par Dulin (51e), Peleasa (71e) et Vaka (79e). Le tout agrémenté de 11 points supplémentaires au pied signés Barnard. Une démonstration de force que les Agenais tenteront désormais de poursuivre sur la pelouse du Racing-Métro.

Biarritz-Montpellier 23-30
Biarritz espérait profiter de la défaite de Perpignan à Lyon pour se rapprocher de l’USAP, premier club non relégable. Le BO n’aura finalement réussi qu’à empocher, in-extremis, le point du bonus défensif face à Montpellier grâce à une pénalité de 40 m de Baby (23-30) et s’empare par conséquent de la place très peu enviable de lanterne rouge. Il faut reconnaître que les Héraultais ne sont pas les adversaires les plus faciles à affronter actuellement. Car depuis le retour de ses internationaux, Fabien Galtié possède à nouveau un groupe compétitif. Mené suite à un essai de Ngwenya (18e), Montpellier répondait par Nagusa (23e), De Marco (48e), Amorosino (64e) et Trinh-Duc (77e), honoré lundi soir du titre de meilleur joueur du Top 14 de l’année écoulée, qui offrait au passage le point de bonus offensif aux siens.

Lyon vs. Perpignan

Source : le Figaro.fr, photos : ESPNscrum.com

Bordeaux s’impose sur le fil !

Le Bordelais Bruce Reihana, en blanc, va être repris par le Briviste Ronald Cook, en noir

Le promu Bordeaux-Bègles a remporté un un match capital pour le maintien contre Brive (16-12), vendredi soir, au stade André-Moga, en ouverture de la 12e journée de Top 14 de rugby, grâce à un essai de l’ailier Vungakoto Lilo, inscrit quatre minutes après la sirène. Au regard de sa production en seconde période, cette victoire, la cinquième de son histoire en élite, ne souffle d’aucune contestation et permet aux hommes du président Laurent Marti d’intégrer définitivement le ventre mou du championnat (10e), derrière sa victime du jour Brive (8e).

Les hommes de l’entraîneur Ugo Mola pourront longtemps maudire cette séquence longue de cinq minutes débutée juste avant la sirène, où ils se sont donnés à fond pour contenir l’action du désespoir d’un promu alors mené (9-12) et qui s’est conclue, après une trentaine de temps de jeu, dans leur en-but, le deuxième essai seulement encaissé en déplacement par les Brivistes cette saison.

Le bras de fer était attendu, il a tenu toutes ses promesses, surtout dans le combat. Costauds en défense, les Corréziens ont longtemps fait déjouer des Bordelais initialement entreprenants, qui ont perdu de leur verve au fil du premier acte face au bloc visiteur.

Du coup, au delà du défi physique proposé par les deux équipes, avec là aussi un petit avantage pour les Brivistes, on a assisté à un chassé croisé au tableau d’affichage, Fraser répondant deux fois à Bélie pour un score de parité à la pause (6-6).

Reste que pendant ce premier acte, ce sont les hommes d’Ugo Mola qui ont montré la meilleure impression, mais ils ont manqué de volume pour mettre à mal un promu parfois sur la corde raide.

Le scénario variait peu à la pause. Un bon départ de l’Union avec une meilleure conquête -pénalité de Fraser- portée par Avei notamment, suivi d’un sursaut collectif du CAB -pénalité de Bélie (9-9, 48) et on repartait pour un long bras de fer au cours duquel les défenses restaient vigilantes.

L’indécision régna un long moment, le réalisme aurait pu pencher du côté de Caminati, qui relayait Bélie à la botte (9-12). Mais c’était sans compter sur le finish girondin…

Source : Libération.fr

Biarritz – Bayonne : A l’ancienne !

Le Biarritz Olympique remporte sa deuxième victoire dans ce qui fut un vrai derby à l’ancienne. Le Blogue de Mister Rugby ne reviendra pas sur les événements « extrarugbystiques » survenus lors du match et vous ne verrez pas sur ce Blogue les images qui circulent sur toutes les télé, et sur toutes les versions en lignes de tous les quotidiens de France, y compris ceux qui se désintéressent pourtant toujours de ce sport. Et s’il faut qu’il y ait des sanctions, j’ai trop de respect pour ce que doit sentir en ce moment un joueur du Biarritz Olympique et ses proches pour remuer le coûteau dans la plaie. 

J’aime ce sport et que les amateurs de buzz aillent sur d’autres médias qui se sont fait un plaisir de retransmettre ces images. 

Duels dans les airs entre Jérome Thion et Rob Linde, à l'image du vrai duel d'avants !

Une pénalité de Julien Peyrelongue inscrite à la dernière seconde a permis à Biarritz de remporter sur le fil un derby basque explosif et capital dans la course au maintien (21-19), mardi en match en retard de la 10e journée de Top 14.

Le BO est toujours en vie. Pour quelques secondes, il s’est évité une cruelle désillusion qui aurait pu s’avérer rédhibitoire.

Au sortir de ce 100e derby bouillant, irrespirable sur la fin, Biarritz quitte même la dernière place du championnat qu’il cède à Lyon, qui pourrait la lui reprendre dès mercredi en recevant Montpellier, et recolle surtout à la meute du ventre mou.

Et à voir la joie des Biarrots au coup de sifflet final, on est en droit de penser qu’ils ont définitivement lancé leur saison, leur course à obstacles qui devra les voir dépasser au moins deux clubs pour sauver leur tête dans l’élite.

Les Bayonnais, eux, ont cru l’espace de sept minutes à une performance monumentale, après cet essai de Lacroix qui lui donnait l’avantage pour la première fois du match (18-19, 73) alors que l’Aviron évoluait à quatorze.

Mais une dernière mêlée biarrote, dominatrice tout au long de la partie, obtenait une pénalité que ne manquait pas Peyrelongue (80), pour battre des Bayonnais, finalement trop indisciplinés pour espérer meilleur sort.

On prédisait un derby de feu, le pays basque a été servi, dès la 3e minute par une petite chamaillerie d’usage qui donnait le ton.

La première attaque était initiée par Phillips et finissait même derrière la ligne d’en but avec Iguiniz à la conclusion en coin (6).

Un essai qu’allait accorder l’arbitre irlandais M. Fitzgibbon avant de se raviser et de l’annuler en raison d’un échange viril loin du jeu entre Harinordouy et Marmouyet.

Cet incident était surtout à signaler pour l’intrusion sur le terrain du père d’Imanol Harinordoquy, Lucien, venu en découdre pour défendre son fils.

Bouillant, explosif, le match prenait enfin de la consistance juste après, et le score enflait au gré de l’indiscipline collective (6-3, 16) avant que Damien Traille ne corse l’addition sur deux drops bien sentis après deux belles séances d’occupation.

Et si la tension restait palpable, l’emprise semblait biarrote (18-6, 53). La sortie pour dix minutes de Thion pour un placage haut redistribuait les cartes et Boyet convertissant deux pénalités (18-12, 65), redonnant l’espoir à l’Aviron.

Malgré la sortie pour dix minutes de son flanker Flavell pour une cravate sur Balshaw (66), Bayonne jouait sa chance à fond et, à la suite d’une passe au pied de Boyet, Gerber grillait Ngwenya sur le rebond puis cadrait Haylett-Petty avant de servir Lacroix à hauteur pour l’essai (73).

Résultat du match en retard de la 10e journée du Championnat de France de rugby joué mardi:

Biarritz – Bayonne 21 – 19

Source :AFP

Le réveil du Racing !

Grégory Arganese, le capitaine courage du Racing !

Le Racing-Metro 92 a mis fin à une série de trois défaites de rang, vendredi, en allant s’imposer à Castres, dans le cadre de la 9e journée (23-19). Au terme d’un match brouillon, les Franciliens ont arraché la victoire en toute fin de rencontre, grâce à un ultime essai de Vakatawa. Passés à côté de leur sujet, les Castrais voient s’arrêter leur série de sept victoires de rang.

La bête blessée avait donc encore du souffle. Alors qu’il restait sur une série de trois défaites de rang, que son effectif était pour le moins décimé, que beaucoup parlaient d’une équipe bis, le Racing-Metro 92 s’est rebellé, vendredi, en allant s’imposer à Castres. « On ne nous attendait pas, on a annoncé une équipe bis, mais nous on a joué notre-va-tout, on a su les bousculer », se réjouit Grégory Arganèse, au micro de Canal+ Sport. Il est vrai que les Franciliens y ont mis le coeur, pour venir à bout d’une équipe castraise co-leader qui visait un huitième succès de rang.

Un statut que les hommes de Laurent Labit et Laurent Travers n’ont jamais vraiment assumé, en entamant le match à l’envers, à l’image de ces trois touches perdues d’entrée. « On n’est pas rentré dans le match, à aucun moment. Il faut féliciter le Racing, ils ont fait le match parfait à l’extérieur », souffle Yannick Caballero. Et les Racingmen vont vite concrétiser leur domination, grâce à un essai de Descons, en coin (13-3, 21e). Et si Masoe réagit dans la foulée, en faisant parler sa puissance (13-10, 25e), les erreurs sont plutôt castraises, même si Teulet égalise au pied, juste avant le retour aux vestiaires (13-13, 40e).

Arganèse: « Une bande de potes »

« On arrive à tenir notre jeu. L’essentiel c’est de garder l’enthousiasme et le coeur que l’on a mis sans faire les fautes dans notre camp », lance alors Guillaume Boussès. Les quinze premières minutes le font mentir, avec deux nouvelles pénalités pour Teulet (19-13, 55e). Une grosse guerre des tranchées s’engage alors, et la botte du jeune Germain permet au Racing de revenir (19-16, 64e). « On les met sous pression, il va falloir tenir », souffle alors Descons. Mais ses coéquipiers ne se contentent pas du bonus défensif, et suite à un coup de pied à suivre, c’est Vakatawa qui aplatit (23-19, 77e).

Dix minutes de défense acharnée plus tard, le Racing peut exulter. « Aujourd’hui, c’est une bande de potes, le Racing, ce n’est pas que des stars. On a vu qu’on a fini avec plein de jeunes. Je suis de Castres, je suis bien placé pour savoir qu’à Castres on ne vient pas gagner sans faire du combat. On n’a rien lâché pendant 80 minutes », lance Arganèse. Dans le camp d’en face, on ne dit pas autre chose. « Ils sont venus chez nous, ils ont provoqué, ils ont enquillé. C’est une belle équipe. Ils ont les dents longues, quand les internationaux ne sont pas là, on sent que les autres veulent prouver », conclut Cabalerro.