Bayonne remporte le derby basque !

Dans le dernier match de la 7e journée du Top 14, le fameux derby entre le Biarritz Olympique et l’Aviron Bayonnais, c’est l’Aviron qui s’est finalement imposé 16-15 sur une pénalité de Benjamin Boyet (82e). Bayonne n’est plus relégable (12e avec 11 points). A l’inverse, le BO, qui avait pris un bon départ dans ce championnat, connaît un troisième coup d’arrêt, à domicile cette fois et laisse filer le trio de tête avant la réception de Toulon, samedi prochain.

Offensifs d’entrée, les Bayonnais prenaient à la gorge leur adversaire obligé de courir après le score. Après une pénalité de Barraque, l’Aviron dominait et concrétisait son temps fort en inscrivant un essai tôt dans ce 103e derby basque. Lacroix était à la conclusion d’une action collective initiée par un intenable O’Connor (3-7, 11e). L’Aviron concrétisait sa domination par une pénalité de Garcia avant de laisser les rênes à un BO maladroit à l’approche de la ligne d’en-but. Barraque par une autre pénalité avait permis aux siens de garder un faible écart (6-10) à la pause.

Boyet le héros

La mêlée bayonnaise, dominatrice durant plus d’une heure, cédait sous la pression des Biarrots pour une pénalité importante réussie par Peyrelongue, prenant le relais de Barraque peu en verve (12-10, 71e). Boyet, malchanceux jusque là au pied (1 sur 3), passait alors deux pénalités capitales, la dernière plus de deux minutes après la sirène et donnait à ses équipiers un avantage d’un petit point ô combien important.

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Top 14 : les plus beaux essais de la 6ème journée

Si les phases finales du dernier exercice étaient triste en terme de jeu, depuis le début de saison, les essais et les belles actions pleuvent. Preuve en est, avec cette compilation des meilleurs moments des gros matchs de la 6ème journée de Top 14 : Aviron Bayonnais – Toulouse, Stade Français – Perpignan, RC Toulon – Castres.

Top 14 : Toulouse remet les pendules à l’heure

Le Toulousain Yannick Nyanga (d) face à un joueur de Bayonne, le 21 septembre 2012 au stade Jean-Dauger, à Bayonne. Image: 20minutes.fr

Le Stade Toulousain a facilement l’Aviron Bayonnais sur ses terres dans un match très convaincant (6-35). Première victoire à l’extérieur pour le stade, avec le bonus en prime.

Toulouse, occis par l’USAP le week end dernier (34-20), devait une revanche à ses supporters. Une revanche à la marque d’abord, mais dans le jeu aussi, tant les Toulousains avait été promenés par les Catalans. Après la claque reçu contre Perpignan, Toulouse a sorti la machine à baffes avec Bayonne dans le rôle du sparing spartner (6-35). Parce que le Stade a retrouvé sont jeu à la main, envoyant le cuir au large. Les Basques prenaient rapidement l’eau, tel Cédric Heymans qui se ratait sur un coup de pied désaxé de Mc Allister, Clerc récupérait et servait Matanavu pour le premier essai (6-14, 17e). McAlister se ratait sur la transformation, tout comme Matanavu qui sur la relance mangeait la feuille de match en gâchant un 4 contre 1, avec une passe… à son adversaire. Johnston et Romieu sortaient eux la boîte à gnons, un de chaque côté, ponctué d’un jaune pour chacun. Ce qui avait pour effet de couper un peu les ailes des Toulousains et de remettre les Basques dans le match. Pas de quoi mettre en danger les joueurs des bords de Garonne.

Le retour des vestiaires était fatal à l’Aviron qui prenait un nouvel essai dès la 46e minute. Servi une nouvelle fois par Clerc, Nyanga s’ouvrait la route de l’essai d’un crochet avant de résister en puissance au retour de Spedding (6-21, 46e). Dès lors la messe était dite. Les Rouges et Noirs chassaient le bonus offensif, alors que Bayonne n’espérait plus que ne pas prendre une déculotté. Mission ratée puisque Toulouse enquillait un troisième essai par Bouilhou qui suivait un bloc de Doussain à cinq mètres de la ligne (6-28, 74e). McAllister terminait l’oeuvre toulousaine en allant planter son essai en bout de ligne sur la dernière action du match (6-35, 82e). Avec le bonus dans la poche, Toulouse calme les critiques nées du match à Barcelone face à Perpignan. Pour l’Aviron, la saison va être à nouveau très compliquée.

Bayonne et Perpignan déjà en forme

L’USAP atomise les voisins du RCNM. Mais quelle est la véritable valeur de ces matchs amicaux ?

 

Quelques semaines après la reprise de l’entraînement, quelques équipes du Top 14 sont passées aux choses sérieuses vendredi soir. Premiers de cordée, Bayonne a largement dominé le Stade Français (38-18) tandis que Perpignan s’offrait une promenade de santé face à Narbonne (62-0).

Plus qu’un mois avant la reprise du championnat (prévue les 17 et 18 août). Il est temps pour les écuries du Top 14 de commencer à se jauger à quatre semaines du début de l’exercice 2012-2013. Vendredi, les premiers matchs amicaux d’avant-saison ont permis d’estimer le niveau de préparation de quelques formations. Premiers enseignements, Bayonne et surtout Perpignan sont en grande forme alors que le Stade Français débute cette seconde phase de préparation timidement.

A Aimé-Giral, l’Usap n’a pas fait dans la dentelle et Narbonne, le voisin de Pro D2, adversaire d’un soir, a mordu la poussière (62-0). Tristes onzièmes en phase régulière la saison dernière, les Catalans semblent déterminés à retrouver leur rang. En attestent la démonstration de force et les dix essais inscrits par les hommes de Marc Delpoux.

Le nouveau manager perpignanais, fraîchement débarqué de Bordeaux-Bègles, réussit là un premier test tout en réalisant une large revue d’effectif. Tchale-Watchou (5e), Sid (17e), Catala (31e), Marty (40e), Vahaamahina (50e), Cazenave (56e), Batlle (60e), Maquaire (74e) et les nouveaux venus Strokosch (36e) et Guitoune (64e) ont ainsi participé au festival offensif de l’Usap. A noter l’exclusion du deuxième ligne Guillaume Vilaceca pour brutalité. Le 27 juillet, face aux champions de France toulousains, c’est un tout autre adversaire que les Catalans devront museler.

Le Stade Français à la peine

En déplacement sur le terrain de l’Aviron bayonnais, au Stade Jean-Dauger, le Stade Français ne s’est lui pas franchement rassuré. Défaits 38 à 18, les Parisiens ont été pris à la gorge par le retour au premier plan de Joe Rokocoko. L’ancien ailier vedette des All Blacks a en effet inscrit les deux premiers essais (10e et 17e) sous les ordres du tandem Christian Lanta-Christophe Deylaud, les deux transfuges d’Agen nommés à l’intersaison. O’Connor (39e), Spedding (43e et 70e), Gerber (61e) et Loustalot (63e) ont également trouvé l’en-but des Parisiens dont la réplique est venue de Bonneval (25e) et Arias (78e). Seule ombre au tableau de l’Aviron, la blessure inquiétante au genou de l’ouvreur Benjamin Boyet, sorti après quelques minutes, et qui effectuera ce samedi des examens pour déterminer la gravité du mal.

Après une semaine de stage intensif à Soustons (Landes), la première de l’Anglais Richard Pool-Jones à la tête du Stade Français s’est donc avérée difficile. Lui qui ambitionne le retour du Stade Français en phase finale cette saison devra élever le niveau des siens le vendredi 27 face à Toulon, le deuxième match de préparation programmé avant de s’envoler pour l’Argentine où les Parisiens réaliseront une tournée d’une dizaine de jours.

Source : sports.fr

Toulon se place, sale temps pour les Basques

Le Toulon que l'on aime celui qui joue (bien) au rugby !

Derrière Toulouse, vainqueur au Racing (19-13), Toulon a fait la bonne affaire de la 16e journée du Top 14 en s’imposant largement samedi face à Bayonne (50-10) avec le point de bonus offensif. Les Varois occupent désormais seuls la 3e place devant Castres, qui l’a emporté devant Biarritz (29-23). Les deux équipes basques sont relégables puisque dans le même temps le LOU a battu Agen (19-11). Victoire également de Brive devant Perpignan.

Pas de troisième défaite cette saison pour Toulouse

Le Stade Toulousain a rempli sa feuille de route en tête du Top 14 grâce à sa victoire au Stade de France face au Racing-Métro. Les Toulousains, vainqueurs (19-13) à Saint-Denis grâce à un essai du jeune 3e ligne Gilian Galan. Le tenant du titre, mené en début de seconde période par le Racing, a évité une troisième défaite cette saison malgré l’absence de nombreux internationaux, qui débutent le Tournoi des six nations contre l’Italie samedi prochain au Stade de France. Seul Lionel Beauxis était titulaire, avant de céder sa place, victime d’un coup sur le nez.

Toulon sans pitié…

Le RCT avait beaucoup à prouver après les soubresauts extra-sportifs qui ont agité la rade. Sur le terrain, les rouge et noir ne se sont pas privés de s’affirmer comme de sérieux prétendants. Après une première période très accrochée, marquée par un carton rouge pour Huget côté Bayonnais, les Toulonnais ont fait la différence en 2e période. Auparavant, ils s’en sont remis à la botte de Wilkinson qui permettait aux siens de mettre la main sur le score à la pause (15-3). l’Aviron s’est accroché jusqu’à l’heure de jeu, grâce à Boyet (auteur des 10 points de son équipe) avant de prendre l’eau. Mis au supplice en mêlée au fur et à mesure que le match avançait, les Bayonnais ont fini par céder, encaissant trois essais en dix minutes. Une vague dont ils ne se sont pas relevés. Les Varois sont seuls troisièmes alors que Bayonne porte maintenant la peu enviable lanterne rouge.

Castres plus réaliste Biarritz

Décidément tout va mal pour le rugby basque. Après des débuts laborieux en championnat, les Biarrots avaient un peu relever la tête. Mais leur situation reste précaire puisqu’ils redeviennent relégables après une nouvelle défaite à Castres. Une défaite dont ils n’ont pourtant pas à rougir puisqu’ils ont fait jeu égal avec les Tarnais et ont même réussi à sauver un point de bonus défensif. Mais les joueurs du BO ont laissé filer trop de points en route, et ont surtout subi le jeu de Castrais plus réalistes. Castres qui a pu compter sur Martial, auteur de deux essais, et sur la botte de Romain Teulet (100% et 16 pts au compteur)

Brive met fin à 600 minutes de disette

Dans le match de la peur, entre deux équipes qui sentaient se rapprocher les affres de la zone rouge, Brive a livré une partition sérieuse, sans excès, mais avec de l’application et sans plus d’envie que les Catalans. L’USAP n’est jamais paru pouvoir prendre l’ascendant, tant les Corréziens se sont appliqués à soigner leurs conquêtes et ont été intraitables en défense. Leur belle abnégation a été récompensée par deux essais qui leur ont permis de faire le break et de ne pas trembler dans les dernières d’une rencontre plutôt fermée. Cela faisait 600 minutes (ndlr: 7 matchs et demi) que les Brivistes n’avaient pas marqué d’essais en Top 14. Avec ce succès, ils reprennent un peu d’air au classement, et passent même devant Perpignan qui va devoir encore cravacher.

Le LOU avait les crocs 

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, c’est enfin arrivé. Certes, cela n’est pas définitif, mais le simple fait de quitter la dernière place a mis beaucoup de baume au coeur des joueurs de Lyon. Depuis le début du championnat, et malgré ses moyens, le LOU s’accroche à son espoir de maintien et a souvent perdu en fin de match, vaincu par le manque d’expérience et un rythme qu’ils ont mis du temps à acquérir. Face à Agen, les Lyonnais ont une nouvelle fois tout donné pour remplir leur contrat à savoir s’imposer quelle que soit la manière. La manière fut encore une fois approximative, dans une rencontre acharnée, mais avec un buteur de la trempe de Loursac, par ailleurs très bon gestionnaire du jeu au pied, et beaucoup d’engagement, les Lyonnais voit le bout du tunnel. Mais ils vont encore devoir batailler pour voir totalement la lumière.

Montpellier assomme le Stade Français

FTD à l'attaque face à des Parisiens dépassés par l'événement

Fabien Galthié était aux anges ce vendredi soir au Stade du Manoir. Si Montpellier enregistre son troisième succès d’affilée, le club a surtout fait forte impression en croquant sans retenue le Stade Français. Montpellier ne s’est d’ailleurs jamais encore retrouvé si haut perché depuis le début de la saison, et aura du mal à cacher son ambition de participer de nouveau aux barrages.

De son côté, le Stade français a de nouveau peiné sur des terres étrangères, et doit pour le moment se contenter d’une seule victoire à l’extérieur. Le tournant du match a sans doute eu lieu peu avant la pause, lorsque Montpellier a inscrit un essai (13-3, 39e) de toute beauté. C’est à la suite d’une pénalité de Dupuy qui rebondissait sur le poteau, que Trinh-Duc et Nagusa ont amorcé une remontée du terrain qui s’est conclue par l’essai de l’ailier argentin Bustos Moyano.

Si la réussite au pied n’était pas au rendez-vous, les Héraultais se rattrapaient brillamment avec leurs mains et ajoutaient un deuxième essai peu après l’heure de jeu (62e). Cette fois, c’était le centre sud-africain Bosch, qui profitait d’un coup de pied de Trinh-Duc au-dessus des lignes adverses. Et après avoir raté de peu le coche à deux reprises, Montpellier s’offrait finalement le bonus offensif grâce à deux essais de ses ailiers. L’ailier fidjien Nagusa exploitait un nouveau service au pied de Trinh-Duc, avant que Bustos Moyano n’inscrive son second essai personnel.

Source : France télévision Sport Photo : Espnscrum.com

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Galerie de MisterRugby sur Flickr.

Les photos de la 16 journées de Top 14 Orange

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport

Biarritz – Bayonne : A l’ancienne !

Le Biarritz Olympique remporte sa deuxième victoire dans ce qui fut un vrai derby à l’ancienne. Le Blogue de Mister Rugby ne reviendra pas sur les événements « extrarugbystiques » survenus lors du match et vous ne verrez pas sur ce Blogue les images qui circulent sur toutes les télé, et sur toutes les versions en lignes de tous les quotidiens de France, y compris ceux qui se désintéressent pourtant toujours de ce sport. Et s’il faut qu’il y ait des sanctions, j’ai trop de respect pour ce que doit sentir en ce moment un joueur du Biarritz Olympique et ses proches pour remuer le coûteau dans la plaie. 

J’aime ce sport et que les amateurs de buzz aillent sur d’autres médias qui se sont fait un plaisir de retransmettre ces images. 

Duels dans les airs entre Jérome Thion et Rob Linde, à l'image du vrai duel d'avants !

Une pénalité de Julien Peyrelongue inscrite à la dernière seconde a permis à Biarritz de remporter sur le fil un derby basque explosif et capital dans la course au maintien (21-19), mardi en match en retard de la 10e journée de Top 14.

Le BO est toujours en vie. Pour quelques secondes, il s’est évité une cruelle désillusion qui aurait pu s’avérer rédhibitoire.

Au sortir de ce 100e derby bouillant, irrespirable sur la fin, Biarritz quitte même la dernière place du championnat qu’il cède à Lyon, qui pourrait la lui reprendre dès mercredi en recevant Montpellier, et recolle surtout à la meute du ventre mou.

Et à voir la joie des Biarrots au coup de sifflet final, on est en droit de penser qu’ils ont définitivement lancé leur saison, leur course à obstacles qui devra les voir dépasser au moins deux clubs pour sauver leur tête dans l’élite.

Les Bayonnais, eux, ont cru l’espace de sept minutes à une performance monumentale, après cet essai de Lacroix qui lui donnait l’avantage pour la première fois du match (18-19, 73) alors que l’Aviron évoluait à quatorze.

Mais une dernière mêlée biarrote, dominatrice tout au long de la partie, obtenait une pénalité que ne manquait pas Peyrelongue (80), pour battre des Bayonnais, finalement trop indisciplinés pour espérer meilleur sort.

On prédisait un derby de feu, le pays basque a été servi, dès la 3e minute par une petite chamaillerie d’usage qui donnait le ton.

La première attaque était initiée par Phillips et finissait même derrière la ligne d’en but avec Iguiniz à la conclusion en coin (6).

Un essai qu’allait accorder l’arbitre irlandais M. Fitzgibbon avant de se raviser et de l’annuler en raison d’un échange viril loin du jeu entre Harinordouy et Marmouyet.

Cet incident était surtout à signaler pour l’intrusion sur le terrain du père d’Imanol Harinordoquy, Lucien, venu en découdre pour défendre son fils.

Bouillant, explosif, le match prenait enfin de la consistance juste après, et le score enflait au gré de l’indiscipline collective (6-3, 16) avant que Damien Traille ne corse l’addition sur deux drops bien sentis après deux belles séances d’occupation.

Et si la tension restait palpable, l’emprise semblait biarrote (18-6, 53). La sortie pour dix minutes de Thion pour un placage haut redistribuait les cartes et Boyet convertissant deux pénalités (18-12, 65), redonnant l’espoir à l’Aviron.

Malgré la sortie pour dix minutes de son flanker Flavell pour une cravate sur Balshaw (66), Bayonne jouait sa chance à fond et, à la suite d’une passe au pied de Boyet, Gerber grillait Ngwenya sur le rebond puis cadrait Haylett-Petty avant de servir Lacroix à hauteur pour l’essai (73).

Résultat du match en retard de la 10e journée du Championnat de France de rugby joué mardi:

Biarritz – Bayonne 21 – 19

Source :AFP