Quand le Pape François nous parle… de rugby !

Soyons honnêtes, après avoir connu la gloire ce blogue est aujourd’hui presque mort. Si je ne l’ai pas officiellement fermé, c’est tout simplement que je crois en sa résurrection. Un jour…

 A propos de foi et de résurrection je vous propose cette vidéo insolite : On y voit le Pape François (d’origine argentine comme tout le monde sait) nous parler de rugby. Quand on comprend que chez les catholiques le Pape est missionné par le Christ, le fils de Dieu, on saisit mieux le côté invraisemblable de ce discours !

« Dans l’art de monter l’important n’est pas de ne pas tomber sinon de ne pas rester au sol. On le voit bien au rugby : si vous tombez et que vous ne vous relevez pas vous perdez ! Comme à la guerre ! Au lieu de ça, ils (les joueurs de rugby) se relèvent, continuent à jouer et finissent par obtenir un triomphe… Comme celui qu’ils (les Pumas ?) ont obtenu et et on m’a dit qu’il était assez important.[…] Je vous félicite ! […] Que Dieu vous bénisse, vous et vos familles. Priez pour moi et à bientôt ! »

Traduit de l’espagnol.

10 (bonnes) raisons de vouloir une Coupe des Champions

005887_ChampionCup6_128735572177500000_04Après plusieurs mois sans écrire le moindre article, je reviens sur le devant de la scène avec ce billet sur la future Rugby Champions Cup, ou Coupe des Champions pour parler français. Mes obligations professionnelles m’empêchent de pouvoir commenter en permanence l’actualité du rugby, j’interviendrai dorénavant ponctuellement sur des sujets de mon choix des affaires ovales. Vous pouvez me suivre sur la page Facebook qui vous permet de vous tenir au courant de l’actualité de ce blogue.

1- Un système sportivement plus équitable

La compétition actuelle voit s’affronter 24 équipes. Certaines formations (notamment italiennes et écossaises) n’ont jamais vraiment eu le niveau. Par exemple, en dix-huit éditions aucun club transalpin n’a jamais atteint le niveau des quart-de-finales. Par ailleurs, les clubs issus de la Ligue celte sont aujourd’hui avantagés car leur qualification est systématiquement assurée pour la saison suivante tandis que Anglais et Français doivent batailler férocement dans leur championnat pour se qualifier pour l’édition suivante, ou pire, pour ne pas descendre en deuxième division, laissant ainsi beaucoup de plumes avant de se présenter en Coupe d’Europe.

2- Une plus juste répartition financière

Concernant les droits de télévision, Français et Anglais assurent 83 % des rentrées, mais au moment de répartir cet argent ils n’en perçoivent que 16 %. Ils demandent justement à en toucher chacun 33%. Le système actuel basé sur le partage a permis aux clubs celtes (notamment irlandais) d’être plus compétitifs avec… l’argent venant des télévisions anglaise et française ! La répartition prévue par la future Coupe des Champions resterait très largement favorable aux clubs issus de la Ligue celte (ils apporteraient 17 % des recettes et repartiraient avec 33 % des bénéfices). Voilà pourquoi, les Celtes devraient finir par accepter.

3- Un nouvel équilibre financier pour les clubs

Les clubs français connaissent, eux aussi, des difficultés financières. Les collectivités locales qui assuraient jusqu’à présent une grande part des budgets des clubs sont par ailleurs de moins en moins enclines à mettre l’argent du contribuable dans le sport pro. Le rugby français doit donc s’inventer un nouveau modèle économique notamment en s’appuyant sur la nouvelle manne que pourraient apporter les diffuseurs. Si les clubs anglais et français, déjà en difficulté, continuent de supporter le poids des provinces celtes, ces dernières risques bien d’entraîner vers les abysses tout le rugby professionnel européen.

4- Des décideurs payeurs

L’IRB, la FFR ou bien les autres fédérations peuvent certes bloquer la création de cette Coupe des Champions, elles peuvent faire une crise d’autorité en arguant qu’elles sont les seules à pouvoir donner le feu vert pour le lancement d’une compétition internationale. Mais dans quel intérêt ? Les présidents des clubs français et anglais sont ceux qui permettent au rugby pro d’exister, qu’ils aient leurs mots à dire et qu’ils aient un pouvoir de décision ne semble pas injustifié. Les fédérations ne pourront de toute façon pas envoyer la police pour empêcher les clubs de jouer cette compétition, elles ont certes la possibilité de pénaliser les clubs qui y participent. Mais elles risqueraient de se trouver devant les tribunaux pour atteinte au droit du travail et feraient ainsi plonger le rugby dans une grave crise, or la première mission des fédérations sportives n’est-elle pas justement de protéger les intérêts de leur sport ? Le basket-ball européen a connu il y a quelques années une crise similaire avec deux coupes d’Europe, l’une organisée par la fédération, l’autre par les gros clubs. Très vite, la fédération a compris qu’il était dans son intérêt d’accorder du crédit à l’Euroligue.

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5- Un calendrier plus cohérent

La finale de la Coupe des Champions aurait lieu mi-avril, au lieu de la fin du mois de mai pour l’actuelle Coupe d’Europe. Cela éviterait le saussissonage des compétitions qui les rendent peu crédibles aux yeux des annonceurs. Plus important encore, cela permettrait aux gros clubs de pouvoir enfin jouer les deux tableaux et les phases finales du Top 14 ne seraient plus faussées (important au moment où l’on renégocie les droits télé).

6- Un Top 14 plus alléchant

Les clubs classés 7ème et 8ème du championnat joueraient une phase de qualifications avec les 7ème et 8ème de la Premiership anglaise et de la Ligue celte, ce qui créerait un enjeu supplémentaire dans notre championnat… et aussi quelques recettes aux guichets non négligeables.

7- Une Coupe des Challengers plus attrayante

Si la Coupe des Champions est réduite à 10, cela voudrait dire que 4 clubs suplémentaires rejoindraient une sorte de Coupe des Challengers autrement plus attrayante que le très fade Challenge européen qui n’attire ni les spectateurs, ni les annonceurs. On peut imaginer que les sélections espagnole, russe, roumaine, géorgienne et portugaise rejoindraient cette compétition afin qu’elle trouve des diffuseur partout en Europe.

8- La Coupe des Champions ou le désert

Si les fédérations peuvent encore interdire la création de cette Coupe des Champions (dans quel intérêt ?), elles ne peuvent obliger les clubs à jouer la Coupe d’Europe. Sans Français ni Anglais la Heineken Cup n’aurait plus de sens. La Ligue professionnelle pourrait enfin créer un Top 16 dont elle rêve depuis longtemps, renégocier à la hausse les droits télévisées pour un championnat renforcé par deux formations et qui accaparerait tout le rugby des clubs. Les meilleurs joueurs irlandais, gallois et écossais n’auraient plus qu’à débarquer en masse dans notre championnat. Ça serait, à coup sûr, la mort du rugby professionnel dans certaines régions d’Europe.

9- Un avantage au moment de renégocier les droits

Avec la Coupe des Champions fini le saussisonage de notre championnat, les places de 7ème et 8ème seront synonymes de barrages pour la Champions Cup, les phases finales ne seront plus faussées et le championnat deviendra plus crédible au moment de vendre ses droits aux diffuseurs. Pour l’instant Paul Goze a fait savoir que la formule consistant à partager les droits du championnat avec ceux des compétitions continentales étaient un système gagnant et qui convenait au rugby français. Toutefois, si France Télévision refuse de diffuser cette Rugby Champions Cup, la LNR pourra toujours s’inspirer des Anglais qui ont vendu un pack Premiership+Champions Cup au réseau de chaînes BT. Nul ne doute qu’un pack similaire pourrait permettre de faire gonfler les recettes issues des droits télévisées.

10- Une perspective intercontinentale

Les clubs sud-africains se disent fatigués du Super 15 et des ses décalages horaires incessants, de plus ils n’ont jamais vraiment accepté cette idée de jouer avec des super-régions créées de toute pièce pour le Super 15. L’arrivée de formations argentines compliquerait d’avantage la tâche. Bien qu’ils soient encore liés pour les prochaines années avec leur fédération, les clubs Sud-Africains rêvent eux aussi d’émancipation et… de Coupe des Champions ! S’il n’en est pas question pour l’instant, une telle perspective ne peut être ignorée. Imaginez un peu un Stade Toulousain vs. Natal Sharks au Stadium !

Le rugby sud-africain, un sport pas tout à fait arc-en-ciel

À Pretoria, dans le club des Harlequins, les joueurs amateurs réfutent l’idée selon laquelle le rugby est encore un sport réservé aux Blancs. Pourtant la mixité peine à s’imposer dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela.

Lu sur France24.com, Journaliste Charlotte Boitiaux @chaboite

C’était l’un des grands rêves de Nelson Mandela à l’occasion de la Coupe du monde de 1995, la première organisée sur le sol sud-africain : faire du rugby un symbole fort de la réconciliation entre Noirs et Blancs. Mais plus de 20 ans après la fin de l’apartheid, la nation arc-en ciel peine pourtant à accoucher d’une équipe nationale multiraciale. En 2013, sur les 37 joueurs sélectionnés dans l’équipe nationale des Springboks, seuls neuf sont Noirs ou métisses. Une sous-représentation qui créé sporadiquement la polémique dans un pays où les blessures raciales ont encore du mal à cicatriser.

En 2002, la star internationale de la Coupe du monde 1995, Chester Williams, le premier Noir à avoir intégré l’équipe des Springboks, avait, dans un livre intitulé « Une biographie du courage », brisé le grand rêve d’une nation arc-en-ciel de Mandela. Il y révélait notamment que l’euphorie de la compétition de 1995 avait rapidement laissé place, en quelques semaines, à une ambiance délétère où les insultes racistes à son encontre étaient devenues légion.

Philip Van Den Hooven, ancien joueur semi-professionnel : « Depuis 1994, nous faisons tout pour que la mixité fonctionne ».Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

À Pretoria, pourtant, dans un petit club amateur de rugby local, les Harlequins, on assure haut et fort que le rugby n’est plus le sport identitaire des Afrikaners, les premiers colons blancs d’origine hollandaise. « Depuis 1994, nous faisons tout pour que cette mixité dans le pays fonctionne », explique Philip Van Den Hooven, un ancien joueur semi-professionnel qui vient régulièrement faire des visites dans ce club. « Les choses ont changé. J’ai vu de mes yeux cette évolution. J’ai commencé à jouer à 8 ans, en 1994.

Déjà à l’école (le rugby est une activité pratiquée dès le primaire, NDLR), je jouais avec des Noirs, et plus je grandissais, plus les équipes sont devenues mixtes », raconte-t-il. « Ne croyez pas qu’il y ait de la discrimination positive là-dedans. Les Noirs intègrent les équipes parce qu’ils sont bons, et c’est tout, ajoute ce grand joueur blond à la retraite. Leur qualité de jeu est aussi bonne que celle des Blancs. »

« Écart significatif »

Johan Scheepers, le président de la section rugby des Harlequins.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Pourtant la parité raciale ne saute pas aux yeux chez les Harlequins. Johan Scheepers, le président du club de rugby, le reconnaît. « Oui, nous avons encore un écart significatif entre joueurs blancs et noirs », admet-il. Dans son club, en 2013, environ 200 enfants de 6 à 18 ans ont pratiqué occasionnellement ce sport. Un quart seulement d’entre eux sont des Noirs. Chez les seniors de plus de 19 ans, 90 joueurs jouent régulièrement et un tiers d’entre eux sont des Noirs. « C’est mieux qu’avant quand même », ajoute Johan Scheepers en riant.

Stix est le seul joueur amateur noir rencontré lors d’un entraînement, un soir de semaine, au club des Harlequins. Au milieu de ses coéquipiers blancs, ce grand joueur baraqué, âgé de 27 ans, ironise sur la venue de journalistes. « Vous, vous voulez me parler parce que je suis le seul mec de couleur sur ce terrain », lance-t-il en riant.

« Que puis-je vous dire ? Ce sport est un langage universel. Je n’ai aucun problème d’intégration. Nous venons tous de la même culture », confie-t-il tandis que le capitaine de l’équipe lui donne une tape amicale sur l’épaule avant de l’exhorter à retourner s’échauffer.

Les entraînements de rugby ont lieu trois fois par semaine, à 18 heures.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Johan Scheepers comme Stix justifient tous deux cette disparité par une question de préférence culturelle. Les Noirs jouent au football, les anglophones au cricket. « Il faut reconnaître qu’ils ne sont pas nombreux à s’intéresser au rugby, mais il n’y a rien de raciste là-dedans », explique Johan Scheepers. « Ils préfèrent le ballon rond, c’est comme ça », renchérit Stix. Il est vrai qu’à titre de comparaison avec les Springboks, l’équipe nationale de football sud-africaine, les Bafana Bafana, est très majoritairement noire.

Avant de retourner sur le terrain, le capitaine de l’équipe amateur, Johnny, tient à faire partager son point de vue. « Je ne peux pas croire que le rugby soit encore associé à l’identité des Blancs, ou qu’il symbolise toujours un problème politique. Je pense vraiment que cette question raciale a été enterrée en même temps que l’apartheid. Et c’est très bien ainsi », crie-t-il de loin, en montrant Stix du doigt : « Ce mec-là sera une star un jour, ouvrez les yeux ! ».

Yannick Jauzion : Au revoir l’artiste !

Je me souviens d’avoir lu pour la première fois le nom de Yannick Jauzion il y a plusieurs années déjà sur un vieux Rugbyrama. Il apparaissait déjà dans l’effectif de l’équipe première du Sporting-Club Graulhétois au poste d’ouvreur, son très jeune âge et ses mensurations de deuxième-ligne avaient attirés mon attention et m’avaient fait pressentir qu’on était-là face à un futur grand. Surtout qu’avec Graulhet, il était à la bonne école : Vincent Moscato, Fabien Pelous, David Auradou, Henri Sanz, Guy Laporte ou bien encore Benoît Bellot son passés, eux aussi, par le club tarnais ! Je me souviens aussi d’un essai inscrit avec Colomiers, autre grand club formateur, entre les poteaux d’un adversaire dont j’ai oublié le nom, la puissance qu’il dégageait sur un terrain était déjà impressionnante. Puis vint sa première sélection. Lors d’une tournée suicide en Afrique du Sud, Bernard Laporte avait décidé de lancer toute une nouvelle génération de jeunes joueurs dans le grand bain : Fred Michalak, Clément Poitrenaud, Nicolas Jeanjean et Yannick Jauzion. Malgré la victoire, Yannick n’aura pas autant convaincu que les autres jeunes pousses. Bien que très puissant, le joueur semblait manquer de fond de jeu et de technique individuelle. Il ne sera rappelé que bien plus tard. Il explosera lors des saisons 2003 et 2004 avec le Stade Toulousain. Depuis, il est devenu incontournable en équipe de France et est considéré comme l’un des meilleurs centres de la planète ovale. Cette dernière saison était un peu triste à voir. Il a très peu joué mais a bien joué. Souvenez-vous de ce choc au Stadium entre le RC Toulon et le Stade Toulousain de sa passe pour Gaël Fickou qui file à l’essai. Bien sûr, j’aurais apprécié comme vous, le voir jouer encore une année ou deux au plus haut niveau dans un club comme l’USAP ou Castres qui semblaient sur les rangs. Finalement, le tarnais a décidé de prendre sa retraite. Je lui souhaite donc une longue et heureuse vie de retraité !

Grand Stade Rugby : Nouveaux rendus

Une vidéo publiée sur le site de la Fédération Française de Rugby nous en apprend un petit peu plus sur le futur Grand Stade Rugby. D’abord, il existera trois niveaux de circulation qui devraient faciliter la circulation au sein du stade : grand public, loges et premium. Une initiative originale est cette Plaza de Bandas, endroit prévu pour les Bandas. Comment allier d’une meilleure manière tradition et modernité ? Vous pourrez apprécier les premiers rendus du salon « sortie des joueurs » directement inspiré du Dallas Cowboys Stadium ou bien encore les rendus sur les loges grand angle (comme celle du Barabarians RC que vous pouvez voir ci-dessus). Je vous laisse dévorer cette vidéo qui met vraiment l’eau à la bouche !

L’idée d’un championnat de franchises fait son chemin. Selon JMD, elle est même inéluctable  Si la Fédération ne prend pas les devants, ce sont les clubs eux mêmes qui opteront pour cette option. Ce message a été posté par un lecteur, JMD en réponse à un billet posté il y a 4 ans En toute franchise (1, 2 et 3). Plutôt que des franchises utilisant pour socles des clubs du Top 14 comme je l’ai imaginé dans le manifeste de Mister Rugby, JDD imagine un vrai championnat interprovincial, rappelant que certaines de ces formations ont remporté des victoires historiques face à des équipes aussi prestigieuses que les All Blacks ou les Wallabies lors de tournées d’automne. J’ajouterais qu’avec l’expansion des marques régionales (Sud de France, Sud-Ouest, Auvergne, Alsace, etc.) qui cherchent à donner une visibilité à l’internationale ce projet gagne en crédibilité. 

De notre envoyé spécial, JMD

Depuis 5 ans et même 3 ans les choses ont bien sûr évolué même si nous n’avons toujours pas de franchises, évolution très positive concernant l’Union Bordeaux-Bègles puisque le club se maintient depuis 2 ans en Top 14, de plus il fidélise un public, il y a une tradition rugbystique à Bordeaux qui ressurgit. L’équipe a enregistré la deuxième affluence au stade avec ses délocalisations à Chaban-Delmas, une enceinte que l’Union pourrait peut-être squatter en permanence puisque les footeux vont déménager dans leur grand stade flambant neuf. Concernant Agen par contre l’affaire se complique, mais le club n’est pas mort pour faire partie une jour des 14 franchises, bien qu’Agen pourrait avec l’Union bordelaise constitué la province Aquitaine (équipe Grand Bordeaux ?) ou équipe Aquitania si on veut lui attribuer une dénomination antique. Cette formation Bordeaux-agenaise a dans le passé rencontré les équipes de l’hémisphère sud en tournée, je me souviens d’un match contre l’Australie en 1993. Mais il se pourrait que Bordeaux désire conserver sa propre identité de même qu’Agen. Concernant Dax et Mont de Marsan il y a quelques années on a parlé de fusion, ses deux clubs peuvent constituer donc une franchise « Landes » mais tout aussi bien intégré également la franchise Aquitaine aux côtés d’Agen voire de Bordeaux. Autre possibilité, explorons les toutes, Dax et Mont de Marsan pourrait donc le plus vraisemblable être associées à Bayonne et Biarritz pour constituer l’équipe Côte Basque Landes (Force-Basque Côtes Sud) équipe Atlantica pour prendre un terme antique… qui elle aussi a déjà existé sous l’appellation du comité Côte Basque Landes et avait notamment battu les All blacks en 1990. A moins que Bayonne et Biarritz fusionnés souhaitent restés indépendants des landais. En associant les finances des 4 clubs, la province Côtes Basque Landes correspondrait actuellement à un budget de 45€, ce qui n’est pas rien.

Le Racing Métro est issu de la fusion de deux clubs de même que le Stade Français Paris et l’on peut dire que cela a fonctionné. Si un temps on s’est interrogé sur la viabilité de deux clubs pros dans la capitale, aujourd’hui il ne fait aucun doute que c’est tout à fait viable, et effectivement le derby au Stade de France est un ingrédient tout à fait intéressant au sein même du Top 14. Une seule franchise Île-de-France de France n’est pas nécessaire, deux équipes c’est bien mieux.

Depuis 2010 et l’étude de la Ligue, les franchises semblent se constituer naturellement sans l’intervention de la Ligue, ainsi ça pourrait lui faciliter le travail à l’avenir. Clermont et Toulon sont deux équipes très autoritaires sportivement, le Stade Toulousain n’est pas autre chose qu’une franchise, il n’est pas concevable que ce club puisse descendre de division, déjà qu’une année sans titre, Brennus ou H Cup n’est pas bien vécu par les toulousains et engendre dans la ville rose une surconsommation d’antidépresseurs creusant un peu plus le déficit déjà énorme de la sécurité sociale. Je le répète une relégation en ProD2 est totalement inenvisageable pour le Stade Toulousain qui chaque année se donne les moyens de ses ambitions. En absorbant les budgets de Castres, Colomiers, Montauban, Auch et Albi, ce qui parait très improbable, l’équipe Toulouse Midi Pyrénéen serait vraiment le plus grand club du monde, quoique niveau pognon pas beaucoup plus riche que l’équipe Basquo-landaise. Nous savons en 2013 que Albi ne pourrait pas avoir sa franchise. Concernant Toulon, elle pourrait représenté donc l’équipe de la French Riviera…l’équipe Côte-d’Azur avait battu les Wallabies à Mayol. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une franchise à Nice et une autre à Marseille puisque Toulon désormais si médiatique pourrait représenter la grosse écurie régionale avec le soutient de Nice et de Marseille.

Le Top 14 c’est comme un conseil municipal où tout le monde veut devenir le Maire, le Racing Métro ambitionne le titre pour 2014 et Lyon qui n’est plus en Top 14 aspire légitimement à y revenir, et devenir plus fort que la formation Clermontoise qui pourtant n’a jamais été aussi impressionnante. Bourgoin-Jallieu ne peut plus espérer que d’être vampirisé par Lyon pour de nouveau rejoindre l’élite.

Perpignan et Montpellier semblent être deux places suffisamment fortes pour avoir leur écurie respectives franchisées, bien qu’une association Languedoc-Roussillon incluant Narbonne et Béziers ne serait pas dégueulasse. Grenoble est là surprenant promu qui a apporté du piment à la compétition cette année.

On se vente en France d’avoir la meilleure compétition du monde, hors nous ne l’avons pas encore, le Super Rugby demeure la référence. Il suffit de regarder Youtube, en popularité internationale la compétition phare de l’hémisphère sud est nettement plus célèbre que le Top 14 qui a néanmoins atteint un engouement sans précédent et qu’il est en train de devenir tout autant que l’équipe de France la vitrine du rugby français. Cependant, le Top 14 est encore très en deçà de sa notoriété potentielle. Sur les sites anglophones le Top 14 est bien moins évoqué que le Super Rugby qui est seulement comparé à la H CUP.

Si nous le voulions vraiment, nous pourrions déjà avoir réellement et sans contexte le meilleur championnat. Le France est un beau pays, un vrai centre d’attraction magnétique pour les touristes de part son Histoire, ses monuments, sa diversité géographique etc. Tout ceci est très important, outre l’aspect financier attractif, c’est la France elle-même que les joueurs étrangers veulent découvrir. Il y a quelques années on disait que la culture des clubs était trop forte en France, et c’est vrai mais les mentalités évoluent heureusement. Les nations celtes ont opté pour des équipes de province parce que c’était vital pour elles. Hors si on veut vraiment avoir le meilleur championnat possible, les franchises sont essentielles en France. Comme les équipes ne descendront pas elles attireront forcément les partenaires financiers, avec la fusion des clubs on aura de gros budgets, encore plus de stars viendront. Décrocher le Brennus à quelque chose de mythique, c’est l’apothéose d’une fresque équipe pour les joueurs de l’équipe qui le remporte. Jonny Wilkinson qui a pourtant soulevé la Webb Ellis Cup avec le XV de a rose, a avoué au micro de Canal+ qu’il avait réalisé ce que le Brennus représentait après avoir perdu la finale avec Toulon contre Toulouse en 2012. Plus le Top 14 gagnera en célébrité plus le Brennus deviendra un Graal à obtenir pour tout rugbyman quelque soit on origine et sa nationalité.
Il ne s’agit pas de savoir si il y aura des franchises, il s’agit de savoir quand elles seront instaurées et par quelles provinces ou/et clubs elles seront représentées

Tout ce qu’il faut retenir du weekend !

 Top 14 : Castres et Toulouse complète le dernier carré

On connaît enfin le nom des deux vainqueurs des barrages qualificatifs pour les deux demi-finales. Toulouse affrontera Toulon, ce qui constituera une revanche de la dernière finale de Top 14. L’autre demi-finale verra l’affrontement du Castres Olympique face au Clermont-Auvergne. On remarque que nous avons les mêmes demi-finalistes que la saison 2011-2012. Il sera particulièrement intéressant de voir comment les deux clubs qui se retrouvent en finale de Coupe d’Europe (Toulon et Clermont) géreront leur après-finale. En effet, que le club soit Champion ou vaincu, il doit être très difficile de se relancer pour une demi-finale de championnat une semaine après avoir joué une finale continentale. Les deux clubs feront probablement tourner en utilisant leurs effectifs pléthoriques. Pas certain que ce soit suffisant pour barrer les routes du Stade Toulousain et du CO dans leur course vers le titre.

 Pro D2: Brive ou Pau accompagnera Oyonnax en Top 14

 Les Palois se sont imposés face à La Rochelle lors d’un match particulièrement houleux (cf. vidéo ci-dessous) pendant que les Brivistes ont battu Aurillac. La finale aura lieu à Bordeaux, le vainqueur rejoindra Oyonnax, champion de la saison régulière, en Top 14. Les Béarnais avaient perdu la saison dernière lors de la finale au Stade Chaban-Delmas face à Mont-de-Marsan. Ils auront une occasion de se rattraper et de revenir en Top 14 après sept saisons passées en Pro D2. Leurs adversaires du CA Brive-Corrèze n’auront passé qu’une seule saison dans l’antichambre de l’élite et souhaitent bien évidemment retrouver le Top 14 au plus vite. Alors qui de Brive ou de Pau sera le quatorzième club de l’élite ? Réponse la semaine prochaine.

Séries mondiales de rugby à 7

 Ce week-end se déroulait également la dernière étape des Séries mondiales de rugby à 7 dans un stade de Twickenham qui a fait le plein ou presque (71 000 spectateurs), encore une preuve que ce sport gagne en popularité. Les Français auteurs d’une saison plutôt prometteuse se sont écroulés lors de la premières journées, perdant successivement contre les États-Unis (19-17), l’Afrique du Sud (17-14) puis face aux Australiens (35-12) lors de la première journée se sont retrouvés bons derniers de leur poule. Les Bleus se reprendront lors des demi-finales de la bowl en s’imposant face au Canada (28-14) avant de s’incliner face aux Gallois (19-7). Les Néo-Zélandais se sont imposés en finale remportant au passage les Séries mondiales tandis que les Français ont été rétrogradés à la neuvième place. Les filles joueront leur finale aux Pays-Bas la semaine prochaine. Les Françaises affronteront les Sud-Africaines, les Anglaises et les Canadiennes en match de poule.

 Coup de tonnerre dans l’Aviva Premiership

Sensation dans le championnat d’Angleterre, les Saracens, premiers de la saison régulière et favoris du championnat sont tombés. Les Saints de Northampton ont réussi l’exploit de s’imposer à l’Allianz Park avec la manière sur le score de 13 à 27. Ils rejoindront les Leicester Tigers en finale. Les Sarries qui étaient encore en course pour le championnat et la Coupe d’Europe il y a peu, auront tout perdu en l’espace de deux semaines.

 Coupe de France de rugby à XIII, Avignon 24 ans après

 Le Sporting Olympique Avignonnais a pris le dessus sur le XIII Limouxin en finale de la Coupe de France sur le plus petit des scores 38-37. Un petit point suffisant au bonheur des Bisons qui n’avaient plus remporté le trophée depuis… 24 ans ! Quant aux Dragons Catalans, dernier club français encore engagé dans la Cup, ils n’ont pas fait dans le détail face à York City en atomisant le club de D2 anglaise sur le score de 92 à 8. Les Catalans sont donc qualifiés pour les quart-de-finale de la Cup.