Brive est de retour !

Les Coujous sont de retour dans l’élite ! Brive, un an après sa descente en Pro D2, a réussi son opération remontée en s’imposant avec force et maîtrise devant Pau (30-10),  lors de la finale d’accession dimanche, au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Le CAB, qui avait terminé la saison régulière à la deuxième place derrière l’intouchable leader Oyonnax, n’a jamais douté face à des Palois qui échouent pour la deuxième année de suite sur le pré girondin.

Le club corrézien, qui a bâti son succès sur une large domination dans les rucks, ont inscrit trois essais, les deux premiers pour ponctuer une entame enlevé avec beaucoup d’intentions, par Ledevedec (14e) puis Caminati (20e, 17-0). La Section, en difficulté face au vent et dominée physiquement, a pourtant eu par deux fois la possibilité d’inverser la donne par Taumoepau mais s’est contenté d’une pénalité de Manca (25e) pour rester dans le match.

Les Béarnais pensaient que la roue allait tourner à la reprise quand après deux mêlées à cinq mètres et plusieurs pilonnages, Moa envoyait Solofuti derrière la ligne (53e). Mais leur indiscipline a finalement été rédhibitoire, Caminati maintenait l’écart au pied (23-10, 56e) dans une partie maîtrisée par les Brivistes, qui finissaient en beauté avec un dernier essai de Luafutu à deux minutes du terme. Les Brivistes pouvaient exulter, ils n’auront passer qu’une saison dans l’antichambre du Top 14. Pour eux, le plus dur commence : essayer la saison prochaine de s’installer durablement dans l’élite et éviter de faire le yoyo…

Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

Brive : Au bord du gouffre !

Une journée riche en émotion à l’image de ce bouillant derby parisien entre le Racing et le Stade Français. (Crédit photo : Espnscrum.com)

Toulon s’est qualifié pour les barrages d’accession aux demi-finales du Top 14 (du 25 au 27 mai) après un succès 25-22 sur le Stade Toulousain, alors que le Racing qui a dominé le Stade Français (19-13) a un pied dedans. Castres est également qualifié à la faveur d’une victoire 30-19 face à Clermont. Perpignan qui a dominé Lyon 34-22 est assuré de se maintenir. En revanche, Brive aura bien du mal à se remettre de sa défaite contre Bordeaux-Bègles (23-9).

Deux ans après sa défaite en demi-finale face à Clermont, Toulon se retrouve en phase finale. Le club varois est quatrième du classement après sa victoire face à Biarritz vendredi soir (21-16), Montpellier est également assuré de disputer la phase finale, pour la deuxième année consécutive. Castres, large vainqueur de Clermont (30-19), a aussi fait un pas significatif vers les barrages mais devra confirmer sa position samedi prochain face à Bayonne.

Brive a perdu une bataille probablement décisive dans la lutte pour le maintien après sa défaite à domicile face à Bordeaux-Bègles. Le club corrézien se retrouve treizième avec cinq points de retard sur Bayonne qui a battu Agen (31-10), l’équipe de son futur duo d’entraîneurs, formé par Christian Lanta et Christophe Deylaud. Les Corréziens en sont réduits à croire à un miracle, une victoire bonifiée à Clermont lors de la dernière journée, et une défaite « sèche » de Bayonne à Castres. Perpignan, vainqueur (34-22) de Lyon –déjà relégué en Pro D2–, Bordeaux-Bègles, Biarritz et Agen sont désormais assurés de leur présence en Top 14 la saison prochaine. La dernière journée de la phase régulière aura lieu samedi prochain.

Résumé RC Toulon vs. Stade Toulousain

Le derby pour le Racing

Dans un Stade de France rempli seulement aux deux tiers, une déception pour ce premier derby francilien à enjeu depuis trois ans, Paris a bien démarré la rencontre en inscrivant un essai par Arias, décalé par Szarzewski, futur Racingman (0-10, 13e). Un essai qui a réveillé les Ciel et Blanc, habillés dans la tenue de leurs aïeux de 1882. Après deux pénalités de Wisniewski, Descons a concrétisé une nouvelle action dangereuse de ses coéquipiers à 15 contre 14 après le jaune de Contepomi pour fautes répétées (13-10, 37e). Lancées dans un mano a mano (16-13, 62e), les deux équipes multipliaient les maladresses et les mauvais choix. Sans être génial, le Racing conservait son avance (19-13, 71e) face à des Parisiens enfin décidés à jouer dans les dernières minutes. Trop tard, le Racing filait très vraisemblablement vers les play-offs pour la troisième année d’affilée. Mathématiquement, le Stade Français conserve en effet un très mince espoir de se qualifier. Il faudrait en effet une large défaite des Franciliens à Agen et un succès du club parisien avec le bonus offensif à Biarritz pour inverser la tendance.

Résumé Racing vs. Stade Français

Toulon se place, sale temps pour les Basques

Le Toulon que l'on aime celui qui joue (bien) au rugby !

Derrière Toulouse, vainqueur au Racing (19-13), Toulon a fait la bonne affaire de la 16e journée du Top 14 en s’imposant largement samedi face à Bayonne (50-10) avec le point de bonus offensif. Les Varois occupent désormais seuls la 3e place devant Castres, qui l’a emporté devant Biarritz (29-23). Les deux équipes basques sont relégables puisque dans le même temps le LOU a battu Agen (19-11). Victoire également de Brive devant Perpignan.

Pas de troisième défaite cette saison pour Toulouse

Le Stade Toulousain a rempli sa feuille de route en tête du Top 14 grâce à sa victoire au Stade de France face au Racing-Métro. Les Toulousains, vainqueurs (19-13) à Saint-Denis grâce à un essai du jeune 3e ligne Gilian Galan. Le tenant du titre, mené en début de seconde période par le Racing, a évité une troisième défaite cette saison malgré l’absence de nombreux internationaux, qui débutent le Tournoi des six nations contre l’Italie samedi prochain au Stade de France. Seul Lionel Beauxis était titulaire, avant de céder sa place, victime d’un coup sur le nez.

Toulon sans pitié…

Le RCT avait beaucoup à prouver après les soubresauts extra-sportifs qui ont agité la rade. Sur le terrain, les rouge et noir ne se sont pas privés de s’affirmer comme de sérieux prétendants. Après une première période très accrochée, marquée par un carton rouge pour Huget côté Bayonnais, les Toulonnais ont fait la différence en 2e période. Auparavant, ils s’en sont remis à la botte de Wilkinson qui permettait aux siens de mettre la main sur le score à la pause (15-3). l’Aviron s’est accroché jusqu’à l’heure de jeu, grâce à Boyet (auteur des 10 points de son équipe) avant de prendre l’eau. Mis au supplice en mêlée au fur et à mesure que le match avançait, les Bayonnais ont fini par céder, encaissant trois essais en dix minutes. Une vague dont ils ne se sont pas relevés. Les Varois sont seuls troisièmes alors que Bayonne porte maintenant la peu enviable lanterne rouge.

Castres plus réaliste Biarritz

Décidément tout va mal pour le rugby basque. Après des débuts laborieux en championnat, les Biarrots avaient un peu relever la tête. Mais leur situation reste précaire puisqu’ils redeviennent relégables après une nouvelle défaite à Castres. Une défaite dont ils n’ont pourtant pas à rougir puisqu’ils ont fait jeu égal avec les Tarnais et ont même réussi à sauver un point de bonus défensif. Mais les joueurs du BO ont laissé filer trop de points en route, et ont surtout subi le jeu de Castrais plus réalistes. Castres qui a pu compter sur Martial, auteur de deux essais, et sur la botte de Romain Teulet (100% et 16 pts au compteur)

Brive met fin à 600 minutes de disette

Dans le match de la peur, entre deux équipes qui sentaient se rapprocher les affres de la zone rouge, Brive a livré une partition sérieuse, sans excès, mais avec de l’application et sans plus d’envie que les Catalans. L’USAP n’est jamais paru pouvoir prendre l’ascendant, tant les Corréziens se sont appliqués à soigner leurs conquêtes et ont été intraitables en défense. Leur belle abnégation a été récompensée par deux essais qui leur ont permis de faire le break et de ne pas trembler dans les dernières d’une rencontre plutôt fermée. Cela faisait 600 minutes (ndlr: 7 matchs et demi) que les Brivistes n’avaient pas marqué d’essais en Top 14. Avec ce succès, ils reprennent un peu d’air au classement, et passent même devant Perpignan qui va devoir encore cravacher.

Le LOU avait les crocs 

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, c’est enfin arrivé. Certes, cela n’est pas définitif, mais le simple fait de quitter la dernière place a mis beaucoup de baume au coeur des joueurs de Lyon. Depuis le début du championnat, et malgré ses moyens, le LOU s’accroche à son espoir de maintien et a souvent perdu en fin de match, vaincu par le manque d’expérience et un rythme qu’ils ont mis du temps à acquérir. Face à Agen, les Lyonnais ont une nouvelle fois tout donné pour remplir leur contrat à savoir s’imposer quelle que soit la manière. La manière fut encore une fois approximative, dans une rencontre acharnée, mais avec un buteur de la trempe de Loursac, par ailleurs très bon gestionnaire du jeu au pied, et beaucoup d’engagement, les Lyonnais voit le bout du tunnel. Mais ils vont encore devoir batailler pour voir totalement la lumière.

Montpellier assomme le Stade Français

FTD à l'attaque face à des Parisiens dépassés par l'événement

Fabien Galthié était aux anges ce vendredi soir au Stade du Manoir. Si Montpellier enregistre son troisième succès d’affilée, le club a surtout fait forte impression en croquant sans retenue le Stade Français. Montpellier ne s’est d’ailleurs jamais encore retrouvé si haut perché depuis le début de la saison, et aura du mal à cacher son ambition de participer de nouveau aux barrages.

De son côté, le Stade français a de nouveau peiné sur des terres étrangères, et doit pour le moment se contenter d’une seule victoire à l’extérieur. Le tournant du match a sans doute eu lieu peu avant la pause, lorsque Montpellier a inscrit un essai (13-3, 39e) de toute beauté. C’est à la suite d’une pénalité de Dupuy qui rebondissait sur le poteau, que Trinh-Duc et Nagusa ont amorcé une remontée du terrain qui s’est conclue par l’essai de l’ailier argentin Bustos Moyano.

Si la réussite au pied n’était pas au rendez-vous, les Héraultais se rattrapaient brillamment avec leurs mains et ajoutaient un deuxième essai peu après l’heure de jeu (62e). Cette fois, c’était le centre sud-africain Bosch, qui profitait d’un coup de pied de Trinh-Duc au-dessus des lignes adverses. Et après avoir raté de peu le coche à deux reprises, Montpellier s’offrait finalement le bonus offensif grâce à deux essais de ses ailiers. L’ailier fidjien Nagusa exploitait un nouveau service au pied de Trinh-Duc, avant que Bustos Moyano n’inscrive son second essai personnel.

Source : France télévision Sport Photo : Espnscrum.com

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Galerie de MisterRugby sur Flickr.

Les photos de la 16 journées de Top 14 Orange

Toulon et Paris prennent le quart, pas Perpignan

Beau final des Brivistes qui s’imposent à Sale face aux Sharks et décrochent ainsi un quart-de-finale

Après Brive jeudi, Toulon et Paris se hissent en quart de finale du Challenge européen en s’imposant avec le bonus offensif. En revanche, la compétition s’arrête pour Perpignan qui a lourdement chuté à Exeter (31-14).

Toulon a facilement validé son ticket pour les quarts de finale du Challenge européen après sa victoire bonifiée à Padoue (50-6). Avec sept essais marqués, dont un doublé de Lapeyre, les Varois terminent en tête de leur poule. Les hommes de Bernard Laporte ont montré beaucoup de sérieux à l’image de leur bonne prestation face à Lyon la semaine dernière.Avec 25 points dans la poule 2,  ils accueilleront le deuxième moins bien classé des transfuges de la Coupe  d’Europe.

Comme l’an dernier, Paris fait un parcours presque parfait en prenant 29 points sur 30 possibles. Les Parisiens sont signé une sixième victoire consécutive, la cinquième avec le bonus offensif, face aux Anglais du Worcester 33 à 10. Très vite en action, Ils ont inscrit trois essais en première période par le biais de Warwick (8e), de Parisse (29e) et Turinui (38e). En dépit d’un essai anglais de l’ancien briviste Goode (51e), le STade Français n’a pas faibli pour se détacher grâce à des essais de Sackey (56e) et Kelleher (74e). Paris termine premier à l’issue de la phase de poule et recevra les Anglais d’Exeter ou des Wasps.

Brive, qualifié jeudi avec 27 points, recevra le moins bien classé des  clubs reversés de la Coupe d’Europe.

Perpignan éliminé

En course pour les quarts de finale, Perpignan s’est lourdement incliné 31-14 à Exeter, pensionnaire du championnat d’Angleterre. Après avoir rivalisé lors de la première période (16-14), les Catalans ont craqué en seconde période en encaissant deux essais et un 15-0. La compétition s’arrête pour les Catalans qui espéraient jouer un ticket pour la H Cup pour sauver une saison mal embarquée en championnat.

Source : Sport.france.tv , Photos : Espnscrum.com

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport