Challenge européen : la grande mascarade !

Hier soir l’USAP a remporté son match de Challenge européen face aux Espagnols de Guernika sur le score stratosphérique (le mot est à la mode depuis l’exploit d’un certain Felix Baumgartner) de 90 à 12. La même équipe de Guernika avait déjà perdu de plus de 85 points, alors qu’elle jouait à la maison, face à Worcester. De leur côté les anglais, principaux rivaux de l’USAP dans cette poule ont également passé 90 points à Rovigo, club italien auquel l’USAP avait mis 79 points la semaine dernière ! Il n’est pas question ici de blâmer l’USAP ou Worcester qui respectent leurs adversaires en mettant tous les points qu’ils peuvent leur mettre, pas question de blâmer non plus Guernika et Rovigo qui relèvent le défi avec leurs moyens. En effet, il faut savoir que Guernika n’est pas champion d’Espagne mais que les meilleurs clubs espagnols comme celui de Valladolid ne voyaient pas d’intérêt à cette compétition et on ne peut qu’être d’accord avec eux. Il serait peut être bon d’imaginer une Coupe d’Europe des clubs issus des championnats amateurs ou semi-professionnels : avec les meilleurs espagnols, italiens, portugais, russes, belge, néerlandais, tchèque, roumain, géorgiens et allemand. Puis les deux finalistes pourraient intégrer le Challenge européen.

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Les BO champions de la petite Europe

Le BO remporte une Coupe d’Europe après une saison compliquée (Photo : Espnscrum.com)

Hier soir, le Challenge européen a accouché d’un magnifique vainqueur. Ce même Biarritz Olympique qui a caracolé plusieurs semaines durant dans les deux dernières places de Top14 afait une fin de saison exceptionnelle qui l’emmènera jusqu’à un titre continental. Soulignons la performance individuelle de Dimitri Yachvili qui avec ses coups de pieds stratégiques a mis une pression permanente sur un RCT des mauvais soirs. Que dire encore de la réussite du demi-de-mêlé international dans l’exercice des pénalités ?  De son côté le RC Toulon aura rendu une bien pâle copie. Les deux équipes nous aurons proposé un jeu triste à mourir. La deuxième mi-temps fut une partie de ping-pong rugby des plus médiocres. Les spectateurs anglais qui auront voulu voir un match entre équipes françaises devaient avoir un goût amer et ont du penser qu’il y avait probablement mieux à faire un vendredi soir à Londres que d’aller voir une joute d’une si mauvaise qualité. On était là bien loin des ribambelles d’essais du Top 14 plus fantastiques les uns que les autres proposés par le site anglophone rugbydump.com ! Cette finale de la petite coupe d’Europe (qui porte bien son surnom) souffrira vraisemblablement de la comparaison avec celle que nous proposerons cet après midi les deux franchises irlandaises. Nous retiendrons donc le premier sacre continental du BO, déjà finaliste malheureux à deux reprises de la grande Coupe d’Europe. Pour les Toulonnais ce match est à mettre aux oubliettes, au plus vite. Le président Mourad Boudjellal doit se poser les bonnes questions et se demander pourquoi sa politique de recrutement massif d’étoiles étrangères n’a – pour l’instant- jamais payé. Depuis son retour dans l’élite le RC Toulon a perdu absolument tous les matchs capitaux : Demi-finale à Saint-Etienne il y a deux ans face au Clermont-Auvergne, finale du Challenge à Marseille face à Cardiff, quart-de-finale face à l’USAP à Barcelone, la série noire continue et il serait de bon goût de faire mentir ces quelques lignes dès les semaines qui viennent !

Mister Rugby

Challenge européen : Toulon l’emporte de justesse

Johann Van Niekerk récupère le ballon de manière acrobatique. Paris domine sur les impacts.

Les Toulonnais nous avaient avertis : Pas question de brader ce challenge européen, il constitue pour eux le meilleur moyen de remporter un premier titre depuis leur retour dans l’élite. Les absences de Toulouse et de Clermont dans ce challenge qui a pris depuis les demi-finales une petite allure de Coupe de France ont réconforté les Varois dans leur idée de remporter la compétition européenne. L’alignement de joueurs tels que le capitaine sud-africain Johann Van Niekerk, des internationaux Steffon Armitage, Matt Giteau, Alexis Palisson ou bien encore la titularisation de la super star du rugby anglais Johnny Wilkinson à l’ouverture confirmaient pleinement les ambitions des hommes de la rade. De leur côté les Parisiens avaient laissé entendre que ce challenge européen ne constituait pas un objectif prioritaire dans la mesure où le club de la capitale doit encore lutter pour espérer décrocher une place qualificative pour les phases finales du Top 14. Finalement, les franciliens auront crânement joué leur chance, les toulonnais remporte sur le fil cette rencontre grâce à un drop de Wilkinson dans la dernière minute. Le collectif stadiste marquant un essai de plus qu’on son adversaire du jour, notamment un superbe essai collectif de grande classe concrétisé par l’international australien Morgan Turinui, n’aura pas démérité. Les petits jeunes que sont Alexandre Flanquart et Jules Plisson n’auront pas démérité. Les deux espoirs du club ont marqué les esprits adverses chacun dans leur registre Malgré tout, les Toulonnais ont remporté ce match à domicile et ont gagné le droit d’affronter le vainqueur de la rencontre entre Brive et Biarritz.

Mister Rugby

Toulon et Paris prennent le quart, pas Perpignan

Beau final des Brivistes qui s’imposent à Sale face aux Sharks et décrochent ainsi un quart-de-finale

Après Brive jeudi, Toulon et Paris se hissent en quart de finale du Challenge européen en s’imposant avec le bonus offensif. En revanche, la compétition s’arrête pour Perpignan qui a lourdement chuté à Exeter (31-14).

Toulon a facilement validé son ticket pour les quarts de finale du Challenge européen après sa victoire bonifiée à Padoue (50-6). Avec sept essais marqués, dont un doublé de Lapeyre, les Varois terminent en tête de leur poule. Les hommes de Bernard Laporte ont montré beaucoup de sérieux à l’image de leur bonne prestation face à Lyon la semaine dernière.Avec 25 points dans la poule 2,  ils accueilleront le deuxième moins bien classé des transfuges de la Coupe  d’Europe.

Comme l’an dernier, Paris fait un parcours presque parfait en prenant 29 points sur 30 possibles. Les Parisiens sont signé une sixième victoire consécutive, la cinquième avec le bonus offensif, face aux Anglais du Worcester 33 à 10. Très vite en action, Ils ont inscrit trois essais en première période par le biais de Warwick (8e), de Parisse (29e) et Turinui (38e). En dépit d’un essai anglais de l’ancien briviste Goode (51e), le STade Français n’a pas faibli pour se détacher grâce à des essais de Sackey (56e) et Kelleher (74e). Paris termine premier à l’issue de la phase de poule et recevra les Anglais d’Exeter ou des Wasps.

Brive, qualifié jeudi avec 27 points, recevra le moins bien classé des  clubs reversés de la Coupe d’Europe.

Perpignan éliminé

En course pour les quarts de finale, Perpignan s’est lourdement incliné 31-14 à Exeter, pensionnaire du championnat d’Angleterre. Après avoir rivalisé lors de la première période (16-14), les Catalans ont craqué en seconde période en encaissant deux essais et un 15-0. La compétition s’arrête pour les Catalans qui espéraient jouer un ticket pour la H Cup pour sauver une saison mal embarquée en championnat.

Source : Sport.france.tv , Photos : Espnscrum.com

Les clubs français cartonnent en Challenge européen

Les Parisiens du Stade français prennent de la hauteur en Challenge européen

Nous avons déjà parlé des déboires, liées à des raisons diverses, des clubs français engagés en Coupe Heineken. En revanche la bonne prestation d’ensemble des formations tricolores en Challenge européen est passée  presque inaperçue. Pourtant, ils sont quatre à avoir remporté leur match avec le point de bonus offensif. C’est l’occasion pour la première fois de la saison de parler de cette compétition.

Bons derniers du Top 14 Orange, les Lyonnais affrontaient les Italiens du Pretarca de Padoue et sont allés s’imposer en Vénétie sur le score de 45 à 3. Le LOU a donc pleinement profité de cette parenthèse européenne pour se refaire une petite santé, acquérir de l’expérience et des automatismes afin d’attaquer la phase retour du championnat tambour battant. L’USAP, meurtrie en championnat, aura eu la même démarche. Incapable de gagner en Top 14 depuis 7 journées, le club catalan a saisi l’opportunité que lui offrait les matchs de Challenge pour se refaire moralement : Résultat un succès 13 à 30 à Prato, leader du championnat italien. Rhônalpins et Roussillonnais s’étaient imposés à la maison, face aux mêmes adversaires, lors de la journée précédente.

Finaliste de la dernière édition, les Parisiens ne cachent pas leurs ambitions dans ce challenge. Ils veulent la victoire qui leur assurerait une place en Coupe Heineken la saison prochaine. Dans une poule « abordable », les Dieux du Stade sont pour l’instant invaincus et se sont plutôt bien défendus à Charléty face aux Parmais du Crociati (victoire 45 à 3).

Dans ce qui était un véritable France-Italie par club interposé, la confrontation a largement tourné en faveur des clubs du Top 14 Orange. Les Bordelais, eux dans une poule bien plus difficile avec les Bayonnais et les Wasps,  ont aussi été les bourreaux d’un club transalpins. Les Bordeaux et Blanc n’ont pas la même démarche que les autres clubs hexagonaux, ils profitent de ce challenge pour faire tourner leur effectif et donner du temps de jeu à des joueurs qui en ont besoin. Ils se sont imposés face à un autre club vénitien : Rovigo sur le score de 15 à 10.

La performance du week-end est toulonnaise. A l’image des Parisiens, les Varois ont la ferme intention de remporter ce challenge et l’ont fait savoir de la plus belle des manières en atomisant les Falcons de Newcastle, l’ancien club de Johnny Wilkinson. Les arbitres vidéo, pris de pitié pour le club anglais, ont même dû inventer un essai de toute pièce pour que les Falcons aient quelque chose à se mettre sous la dent. Mathieu Bastareaud, qui s’était fait remonter les bretelles par Bernard Laporte dans les vestiaires, signe là, sa meilleure prestation de la saison devant les yeux d’un certain Philippe Saint-André qui aura sans doute apprécié la performance du centre toulonnais.

Le CA Brive s’est lui imposé face au modeste club espagnol de La Vila. Finalement seuls Agen et Bayonne auront été domptés ce week-end respectivement face aux Wasps et aux Sharks de Sale.

Lyon inaugure son « Matmut Stadium », Toulon remporte une victoire capitale

Les lyonnais ont inauguré hier leur "Matmut Stadium". Un joli petit stade.

Toulon a engrangé samedi à Lyon sa deuxième victoire (26-19) en deux journées dans la poule 2 du Challenge européen, dans le tout nouveau Matmut Stadium du club rhodanien.
Les Varois (9 points) sont en tête de la poule en compagnie des Anglais de Newcastle, qui se sont imposés avec bonus à Padoue (34-3). Les deux équipes s’affronteront lors des deux prochaines journées, à Newcastle le 8 décembre puis à Mayol le 17 décembre.  Les Lyonnais sont, eux, distancés (1 point).
Les Toulonnais ont creusé l’écart par deux essais du centre Gabriele Lovobalavu (28) et de l’ailier Christian Loamanu (60). Les Lyonnais ont décroché le bonus défensif dans les dernières minutes par un essai en force de Jean-Philppe Bonrepos (78) transformé par Romain Loursac, auteur de 11 points
Le LOU disputait son premier match dans son nouveau stade, le Matmut Stadium, construit à Vénissieux en un temps record de 82 jours.
L’inauguration du stade, prévue initialement pour la venue de Montpellier lors de la 10e journée de Top 14 le 5 novembre dernier, avait été repoussée du fait de l’annulation du match en raison d’une épidémie d’oreillons qui a frappé plusieurs joueurs lyonnais.
Le Matmut Stadium est le premier stade de rugby à XV construit après un accord de « naming » (parrainage qui consiste à donner à une enceinte sportive le nom dune société parraineuse), pour un montant d’un million d’euros par an sur une durée de cinq ans. Le financement des travaux (12,5 millions d’euros) a été entièrement privé.

Source : Le Parisien.fr

Challenge européen : Toulon est insatiable !

Net vainqueur des Scarlets, le RCT a obtenu son billet pour les demi-finales du Challenge Européen, hier

Les Toulonnais (ici Fitzgerald, ballon en main, et Auelua, à gauche) n'ont laissé aucune chance aux Llanelli Scarlets

Ils ne lâchent rien ! Déjà qualifiés pour la H-Cup et surtout en lice pour les phases finales du Top 14 le mois prochain, les Toulonnais auraient pu se passer d’une place dans le dernier carré du Challenge Européen. Mais ils ont décidé de ne pas choisir en ce printemps de feu.

Le RCT a d’autres ambitions et notamment celle de se qualifier directement pour les demi-finales du championnat de France. Mais, hier soir, il a joué le coup à fond pour arracher une première demi-finale en Amlin Challenge Cup. Prévu le 1er ou le 2 mai, ce match supplémentaire va venir se greffer à un programme déjà bien étoffé. Le staff varois ne s’en émeut pas plus que ça, a priori. Le public de Mayol non plus, lui qui scanda « On est en demies ! On est en demies ! » dès le quatrième essai de son équipe inscrit par Sonny Bill Williams à cinq minutes du terme.

À ce moment-là, l’issue de cette rencontre ne faisait plus vraiment de doute depuis un bon bout de temps déjà. Les Scarlets, qui avaient bouclé la phase de poule en H-Cup au 2e rang de leur groupe, n’ont jamais pesé sur cette rencontre, à l’exception d’une dizaine de minutes en seconde période.

Le RCT a contrôlé l’équipe galloise, en se montrant suffisamment incisif pour ne pas être inquiété. Il présentait pourtant une équipe très remaniée. Dans la perspective de l’importantissime match de samedi au Vélodrome, face à Perpignan, capital pour décrocher l’une des deux premières places du championnat et ainsi une qualification directe en demi-finale, Philippe Saint-André avait pris le parti de préserver plusieurs cadres (Fernandez Lobbe, Contepomi, Kefu, Lovobalavu, El Abd, Chesney, Umaga et le trio de la 1 ère ligne Kubriashvili-Bruno-Emmanuelli).

Mais dans l’effectif varois, il y a assez de ressources pour ne pas sombrer sans les habituels leaders. La formation alignée, hier, avait quand même de l’allure. Celle-ci était composée de nombreux joueurs qui n’avaient pas besoin d’aller chercher bien loin les motifs de leur détermination. Il y a ainsi encore des places à prendre au sein du groupe des « 23 » dans l’optique des matches à venir, aussi bien en championnat qu’en phase finale. C’était le moment de se signaler.

Ils ont été plusieurs à ne pas avoir laissé passer l’occasion de se montrer. Élu homme du match, Olivier Missoup a enchaîné les charges surpuissantes. En touche, Auelua (fracassant en défense également) et Lozada ont survolé les débats. Et que dire de Clément Marienval ! Le trois-quart aile y est allé de ses deux essais. Sur le premier, l’ancien Lyonnais se joua de l’opposition à la faveur d’un cadrage-débordement d’école. Sur le second, il s’arracha au milieu de trois adversaires. Le jeune Sinzelle en fit tout autant en fin de match.

À ces éléments, peu ou pas utilisés ordinairement, il fallait tout de même ajouter quelques pièces maîtresses maintenues dans les rangs malgré la grosse cadence actuelle. Leur rendement a bien aidé la performance d’ensemble. C’est le cas d’un Jonny Wilkinson assez peu à son avantage une semaine plus tôt devant Bayonne et redevenu un modèle de précision, hier (deux échecs seulement sur une transformation et sur un drop). Ménagé contre l’Aviron, Sonny Bill Williams s’offrit quelques percutantes percées et un essai en prime. C’est bien la preuve que le 3/4 néo-zélandais est affûté pour le choc contre l’Usap. Ce n’est pas le seul.

Source : LaProvence.com