Le Haka du XV du Pacifique

Avec un peu de retard certes, je vous présente la vidéo du Haka du XV du Pacifique, une équipe de rugby interarmées regroupant des joueurs de Polynésie, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Le chant du début s’appelle le Tamarii volontaire, il s’agit du chant du RIMAP-P (Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique-Polynésie) qui s’illustra vaillamment lors des deux premières guerres mondiales, notamment au cours des combats de Bir Hakeim en 1942 puis au cours des campagnes d’Italie et de France.

A ceux qui oublient…

Ce blogue ne traite pas de politique, néanmoins ce post est ma réponse à :

A ceux qui oublient que la France est un pays ayant une vieille tradition militaire et qui voudraient envoyer aux oubliettes notre défilés du 14 juillet.

A ceux qui oublient que la France puise sa richesse dans sa diversité.

Tamarii volontaire : 

Matou teie Tamarii volontaire
O ta oe i titau mai nei
Te farii nei matou i te ture
No to tatau hau metua
Teie mai nei to mau Tamarii
O ta oe i titau mai nei
Tei nia roa tona tauraa
Te vahi o te pohe

Traduction du tahitien :

Nous sommes les enfants volontaires
A qui tu as fait appel
Nous acceptons la loi
Celle de la Mère Patrie
Nous sommes les enfants volontaires
A qui tu as fait appel
Où se trouve sa renommée
C’est le champ de la mort

Albert Ferrasse : c’était le rugby d’ici

Albert Ferrasse un monument du rugby français et mondial

Albert Ferrasse est décédé, jeudi soir, chez lui, à Agen. Joueur, arbitre, dirigeant emblématique du Sporting union agenais, grand patron de la Fédération française de rugby pendant 23 ans, une aura internationale, Albert Ferrasse a toujours imposé sa forte personnalité tout en cultivant un certain art de vivre.

Cigare, whisky, coupé Mercedes, pardessus et partie de chasse. Albert Ferrasse aimait la vie et ses plaisirs, surtout ceux de la table. Il en sera désormais privé. Albert Ferrasse est décédé, jeudi soir, à son domicile agenais. Le 12 août prochain, il aurait fêté ses 94 ans. Né à Tonneins en 1917, Albert Ferrasse a d’abord été un fou de tennis de table. Champion de France Ufolep, il veut absolument participer, en juillet 1936, aux Olympiades populaires à Barcelone. À Figueras, il s’embarque dans une fourgonnette avec des Républicains espagnols. À son arrivée à Barcelone, la guerre éclate. Olympiades annulées. Le jeune Ferrasse est rapatrié à Marmande où, sur le tard, il débute le rugby, à l’aile.

En 1941, Albert Ferrasse, 1,80 m, 90 kg, intègre le SUA. Il est champion de France en 1945. Seconde ligne de devoir, il est surnommé « Bébert la godasse ». Bien des années plus tard, Albert Ferrasse luttera contre le jeu dur en prônant la radiation des coupables de coup de pied à joueur au sol. Blessé à un genou en 1951, il entame une carrière d’arbitre. Elle est couronnée, en 1959, par la direction de la finale Racing-Mont-de-Marsan. À la trompette dans sa jeunesse ou au sifflet, Albert Ferrasse a toujours eu du souffle. Il en a eu besoin.

Président du SUA (1963), du comité du Périgord-Agenais (1966-1968), de la Fédération Française de rugby (1968-1991), de l’International Rugby Board (1980 et 1987) et de la Fédération internationale de rugby amateur (1989), Albert Ferrasse a régné en maître absolu sur toutes les instances de l’Ovalie. En résistant aux Anglais et en tenant tête à l’Hémisphère Sud, il a positionné la France dans le concert du rugby international. Il a marqué l’histoire en bataillant ferme contre l’Apartheid. Pour l’anecdote, la fameuse tournée de 1971 en Afrique du Sud s’est décidée dans une cuisine de Saint-Hilaire-de-Lusignan, petit village de l’Agenais, celle du ministre des Affaires étrangères Jean François-Poncet.

Dans un milieu où le combat est roi, Albert Ferrasse a été le patron, le big boss. Il pouvait lancer la carrière internationale d’un joueur ou la briser. Un simple coup de téléphone suffisait. Sa brouille avec son fils spirituel, Jacques Fouroux, fut célèbre. En 1999, à l’occasion d’un match Auch-Agen au Moulias, les deux personnages sont photographiés, assis l’un à côté de l’autre en tribune officielle.

À Agen, il se fâchera aussi avec Guy Basquet. Les deux hommes, accompagnés par Charles Calbet, ont fait la pluie et le beau temps au SUA. Au bar « Le Fair-Play », en début d’après-midi, ils avaient l’habitude de jouer à la belote. Et de parler du Sporting. Une tribune d’Armandie porte aujourd’hui le nom d’Albert Ferrasse.

En 1990, il a aussi donné son nom à une fondation, celle des grands blessés du rugby. Ils ont été les enfants qu’il n’a pas eus. Début décembre 2004, le 2, Albert Ferrasse avait échappé à la mort. Un virage manqué et sa Mercedes plonge dans l’eau froide du canal. Rachid Mehzoum le repêche. Le 27 mai dernier, Albert Ferrasse avait été hospitalisé, son ami Pierrot Lacroix lui avait apporté des cerises pour lui remonter le moral. Jeudi soir, par contre, ce ne fut pas une fausse alerte.

Ses obsèques auront lieu le mardi 2 août, à 15 h 30, à la cathédrale Saint-Caprais d’Agen.

Le fondateur de la Coupe du Monde

Homme du terroir s’il en est, Albert Ferrasse était aussi un mondialiste avant l’heure. C’est bien lui qui a fait entrer la France à l’International Board avant de prendre la présidence de cette instance suprême du rugby en 1979. La Coupe du Monde ? Son idée, comme il l’avait raconté à l’époque à la Dépêche du Midi: «C’est vrai, c’est moi qui l’ai faite. Pas tout seul. Il y avait à mes côtés Danie Craven (1), mon ami Danie Craven. J’ai froissé beaucoup de monde y compris les Anglais. Je me souviens avoir été convoqué au Château par Jean François-Poncet(2) qui prétendait m’interdire de faire venir les Sud-Africains pour qu’ils jouent en France. C’était en plein apartheid. Et bien je lui ai répondu: «Pas de problèmes, c’est nous qui irons». Et on y est allé. J’ai emmené un joueur noir avec nous, Roger Bourgarel. Je me souviens, il a marqué un essai et les noirs ont envahi le terrain tellement ils étaient contents. On est allé jouer à Soweto, en plein pays d’apartheid. C’est comme ça que s’est lancée la Coupe du Monde, par ce voyage en Afrique du Sud. Les Anglais, bien sûr, ils préféraient rester entre eux, dans leur petit cocon, pour jouer contre le Pays de Galles ou l’Ecosse. Et bien on ne s’est pas laissé faire. Les Anglais, je leur ai toujours dit: «je vous admire, mais je ne vous aime pas…»

C’est donc en 1987 qu’eut lieu la première Coupe du monde, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Et c’est Albert Ferrasse qui remit le trophée William Webb Ellis à David Kirk, capitaine de l’équipe des All Blacks qui battit la France en finale (29-9) à l’Eden Park d’Auckland. Un vrai déchirement pour le président de l’IRB qui ne put remettre que le trophée du vaincu à l’Agenais Daniel Dubroca, capitaine de l’équipe de France.

La Coupe du Monde est devenue aujourd’hui un événement incontournable et indispensable à la notoriété du rugby. Elle fêtera l’automne prochain sa septième édition.

(1) Président de la fédération sud-africaine.

(2) Ministre des affaires Etrangères

Article original

Le chouchou, c’est Chabal !

Sébastien Chabal, sportif préféré des Français !

Dans un sondage TNS-Sofres-Logica, effectué pour L’Equipe Magazineauprès de 1060 personnes -représentatives de l’ensemble de la population âgée de 15 ans et plus-, qui ont été amenées à choisir parmi une liste de 50 noms, Sébastien Chabal a été élu sportif préféré des Français. Le rugbyman du Racing-Metro 92 a devancé le sextuple champion du monde des rallyes, Sébastien Loeb, premier l’an dernier. Thierry Henry complète le podium.

« Un vrai lien avec notre public »

Lui-même avait un peu de mal à y croire. «C’est un peu bizarre parce que j’essaie simplement de faire mon métier au mieux, a réagi le vainqueur lors de l’annonce du résultat. Cela montre que ce n’est pas juste de l’image, que ce que je fais sur le terrain est apprécié.» En gagnant trois places par rapport à l’an passé, Sébastien Chabal est devenu la référence française en matière de sport, devant les footballeurs, qui pratiquent pourtant le sport le plus populaire dans l’Hexagone. Une donnée qui n’a pas échappé au principal intéressé. Mais celui-ci a son explication.«Nous, nous avons la chance d’avoir un vrai lien avec notre public, a-t-il estimé. (Dans le football) Il y a des problèmes autour des matches, les joueurs sont inaccessibles.»

Mais au-delà de cette rivalité entre les différentes disciplines, c’est surtout la personnalité d’un homme qui a été récompensée. Pour son entraîneur au RM92, Pierre Berbizier,«il s’agit d’une reconnaissance du rugby français dans son ensemble»,mais aussi celle d’un «joueur atypique». «Il est en phase, visiblement, avec ce qu’attendent les gens d’un sportif, a commenté samedi le coach dansL’Equipe. Ou d’un homme tout simplement.» «Depuis que cette notoriété m’est tombée dessus, un peu avant le Mondial 2007, il n’y a jamais eu de jalousie, a témoigné Chabal. Et c’est parce que l’on a ces valeurs. Tout le monde est content de ce qui m’arrive. Je reste celui que j’étais avant. Malgré cette notoriété, je n’ai pas changé d’un pouce.» Les Français l’ont remarqué. Ils ont aimé.

Le classement :

1. Sébastien Chabal avec 35,9% des suffrages
2. Sébastien Loeb, 34.5%
3. Thierry Henry, 33.2%
4. Jeannie Longo, 27.8%
5. Tony Parker, 25.7%
6. Alain Bernard, 24.5%
7. Olivier de Kersauson, 24.1%
8. Franck Ribéry, 24%
9. Gaël Monfils, 22.3%
10. Yoann Gourcuff, 20.5%

Source : lequipe.fr

Au Stade de la Controverse

Gauche-droite, Droite-gauche, la bataille fait rage. Avec à l’horizon, un possible Euro 2016 en France, la course aux infrastructures est en train de faire un flop, à cause de querelles vraisemblablement plus politiciennes que politiques. De ces querelles, il y aura deux grands perdants, la France, incapable d’avancer, et le sport français. Hélas, le rugby n’y échappera pas. Démonstration faite avec un petit tour dans trois grandes villes de l’Hexagone.

Le futur grand stade de Lille

En matière d’infrastructures pour le sport de haut-niveau la France, malgré les mondiaux de football (1998) et de rugby (2007) a pris un énorme retard. Des pays tels que l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou les Pays-Bas, disposent tous d’enceintes ultramodernes notés 5 étoiles par l’UEFA. Quant à la Grande-Bretagne et l’Allemagne, elles appartiennent à une autre planète. Une planète, où l’on ne craint pas le modernisme et où l’on se donne les moyens de ses ambitions.

MMArena, au Mans, un exemple de stade moderne

Le cas parisien

Pourtant avec le football et le rugby, la France est l’un des très rares pays d’Europe à aimer  deux sports capables de remplir les plus grandes enceintes. C’est le cas à Paris où l’équipe du Stade français a obtenu d’excellents résultats au plus haut niveau entrainant derrière le club un public toujours plus nombreux. Seulement, la ville ne dispose pas d’infrastructures modernes dignes d’un grand club de Top 14. Devant, ce constat la Mairie de Paris a voté la construction d’un nouveau Jean Bouin qui répondrait parfaitement aux attentes du sport professionnel. Seulement, un collectif emmené par des élus, issus de l’UMP, du XVIème arrondissement de Paris s’oppose fermement au projet, prétextant que l’actuel Jean Bouin est un stade omnisport servant avant tout à la pratique du sport amateur et scolaire dans le seizième. On prétend aussi que ce stade qui serait construit par l’architecte Rudy Ricciotti et qui coûterait 110 millions d’euros, serait un cadeau du Maire de Paris, Bertrand Delanoë au Président du Stade français, Max Guazzini. Et comme en France, la protestation unie plus que la réforme, les élus UMP ont trouvé l’improbable soutient des Verts pour renforcer leur collectif anti-nouveau Jean Bouin ! Les travaux qui devaient voir le jour début 2010 ne sont pas prêts de débuter. Les solutions alternatives sont rares : Le PSG, refuse la cohabitation avec un voisin rugbyman qui lui fait de plus en plus d’ombre (le maillot du Stade français se vend mieux que celui du club de football). Quant au stade Charléty, il est aussi vétuste que ne l’est l’actuel Jean Bouin. De leurs côtés les Racingmen des Hauts-de-Seine connaissent également des difficultés pour leur projet d’Arena 92 qui n’a pas été retenu comme site pour la candidature française à l’Euro 2016. L’enceinte devrait en effet être à cheval sur deux communes, l’une d’elle, Nanterre est une enclave gauchiste dans un département qui est l’un des bastions de la droite. Regrettons que Paris soit la seule capitale du monde ne disposant pas d’administration pour son agglomération. Heureusement côté Racingmen, le bon sens des uns et des autres fait qu’on peut espérer voir cette Arena 92 du côté de la Défense.

Et si FFR, Stade français et le Racing se mettait autour d’une même table ? En effet, les trois entités désirent créer leur stade. Le seul ‘hic’ c’est que chacun porte un projet différent : Le Stade français souhaite une enceinte de 20 000 places, et continuerait vraisemblablement de délocaliser ces matchs de gala au Stade de France. Le Racing, veut une Arena polyvalente, avec toit rétractable pour le tennis, les concerts, le basket ou le handball, sur le département des Hauts-de-Seine, elle pourrait accueillir 35 000 personnes environ pour les matchs du Racing. La FFR souhaiterait disposer d’une cathédrale afin de ne plus avoir à traiter avec le consortium du Stade de France et de sa clause abusive.  Il s’agirait, on imagine d’un stade bien plus grand (environ 80 000 places) et qui pourrait être situé sur le département de l’Essonne qui entretient des relations privilégié avec la FFR depuis la construction du centre de Marcoussis. Mais les nouvelles arènes polyvalentes modulables pourraient convenir au trois.

Le futur vélodrome de Marseille, devrait toujours servir pour les matchs du XV de France

Le cas bordelais

Alain Juppé va devoir rehausser ses manches pour obtenir son grand stade

La capitale girondine disposait depuis des années du magnifique stade Chaban-Delmas, une œuvre Art-Déco, construit pour la Coupe du Monde de football 1938, il est le premier stade être complètement couvert par un toit qui est suspendu sans l’aide de piliers. Seulement voilà, le Stade, qui accueillit des matchs des Coupes du Monde de football 1938 et 1998, de rugby 1999 et 2007, la finale de Heineken Cup 1997 est aujourd’hui vieux de 72 ans. Son statut de monument inscrit au Patrimoine du XXème siècle empêche une rénovation en profondeur, et son entretien est devenu un gouffre pour la Municipalité. Le club de foot pensionnaire, les Girondins de Bordeaux –créé d’ailleurs afin que l’enceinte bordelaise puisse disposer d’une équipe- est devenu le meilleur club de France. Afin de redevenir compétitif au plus haut niveau européen, le club souhaite disposer d’un outil très haut de gamme de 45 000 places dans le quartier du Lac. Par ailleurs, la Ligne Nationale de Rugby a indiqué que le stade Chaban-Delmas ne répondait plus à ses exigences et qu’il ne serait plus possible d’y organiser les demi-finales du Top 14 Orange comme s’était souvent le cas. Là aussi, l’Euro 2016 viendrait à point nommé. La construction d’un tel stade viendrait dans la continuité d’un vaste et ambitieux programme de réaménagement de la ville, entrepris par le maire Alain Juppé depuis une dizaine d’années, qui a vu la rénovation complète du Port de la Lune nouvellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la dotation pour l’agglomération de lignes de tramways ultramodernes, la création d’un quartier d’affaires, Bordeaux-Euratlantique dont le centre sera la gare reliée par TGV à Paris et Madrid. Ce quartier, disposera d’ailleurs de sa nouvelle Arena Montecristo, qui sera l’une des plus grandes salles polyvalentes de France. Seulement, avec tous ses projets pharaoniques certains ont de plus en plus de mal à mettre la main à la poche : Pourtant le budget est « presque » bouclé, l’état apporterait 20 millions d’euros, M6, actionnaire majoritaire du club marine-et-blanc mettrait 100 millions sur la table, la municipalité de Bordeaux, la Communauté urbaine, et la région 15 millions chacune, le naming devrait pouvoir apporter 10 millions, il manquerait encore 10 ou 15 millions que le Conseil Général de la Gironde, majoritairement socialiste, refuse de combler. Inutile de dire que l’Euro 2016, attirerait des millions de touristes, qui consommeraient, rempliraient nos hôtels, nos restaurants, nos bars, laisseraient des pourboires et qui seraient susceptibles de revenir en France pour peu, qu’on se soit montrés à la hauteur. Un grand stade pour la Gironde permettrait au département de retrouver les équipes de France de football et de rugby qui boudent la région depuis des décennies, d’avoir une salle de concert pouvant accueillir les U2, Madonna et autres Johny Hallyday. Alors qu’il faut s’imaginer ce que sera la France de l’après-crise, certains élus refusent de voir plus loin que les Régionales de 2010 et craignent la réussite de leurs opposants. Quant au rugby, Alain Juppé aimerait que l’Union Bordeaux-Bègles, capable de mobiliser 20 000 spectateurs pour un match de ProD2, récupère le stade Chaban-Delmas. Ce n’est évidemment pas du goût du maire de Bègles, vert, Noël Mamère qui aimerait voir l’UBB rester sur sa municipalité et envisage une rénovation du stade André Moga, en le dotant d’une capacité 15 000 places.

 

Une demi-finale de Top 14 sur la Côte d'Azur, ça vous dit ?

Le cas lyonnais

Du côté lyonnais, là aussi le projet de construction d’un grand stade, qui porte le nom provisoire d’OL Land, n’est pas un long fleuve tranquille. Ici, les opposants au stade appartiennent à des milieux très variés : on y retrouve des élus de l’UMP, des socialistes, naturellement des Verts (opposés pour des raisons idéologiques à tous les projets), mais aussi quelques supporters de l’Olympique Lyonnais, nostalgiques du foot « à la papa » et préférant l’actuel stade Gerland.  D’une manière général, ici, c’est plus l’emplacement du Stade à Décines, loin du cœur historique de Lyon qui fait l’objet d’une contestation que le grand stade, lui-même. En effet, les transports en commun ne desservent absolument pas cet endroit. Ainsi, le contribuable lyonnais devra payer de sa poche un projet porté par un club de football professionnel côté en bourse. Le problème du foot et aussi celui du rugby. Car Lyon, compte l’un des tous meilleurs clubs de seconde division, susceptible à un moment où l’autre de monter en Top 14 Orange, le LOU. Comme cela a déjà été dit sur ce blogue, on sait que le millionnaire Jean-Michel Aulas, PD-G de l’OL garde un œil attentif sur la progression des rugbymen et espère recycler le Stade Gerland en stade dédié à l’ovale. En effet, si le LOU venait à monter en Top 14 Orange en fin de saison, Lyon, la deuxième agglomération française, ne dispose pas de stade pouvant accueillir des matchs d’élite. La solution pour les rugbymen lyonnais passerait probablement par une équipe « SDF », qui jouerait ses gros matchs à Gerland, et jonglerait entre le stade des Alpes de Grenoble, Bourgoin-Jallieu et au stade de La Duchère pour les autres matchs en attendant de disposer d’un stade. Quant à l’OL Land, on peut imaginer qu’il pourrait être loué à la FFR ou à la ligue pour recevoir des matchs du XV  de France et des demi-finales du Top 14. Ce qui serait un argument de plus dans la valise de monsieur Aulas et de ses partisans.

Conclusion

Le très controversé OL Land

Les stades sont devenus, qu’on le veuille ou non, le reflet du dynamisme d’une ville. Certains auraient sans doute préféré, à tort ou à raison, que ce soit les musées plus que les stades qui servent d’indicateur. Mais le sport étant à la masse ce que la culture est à l’élite, il n’en est pas ainsi. Les villes françaises ont donc pris un retard significatif. La grandeur de notre pays vient aussi de l’audace de nos ancêtres en matière d’architecture. Le monument qui représente la France partout dans le monde était lui aussi à son époque l’objet d’une très grande controverse. Aux yeux de certains l’expo universelle de Paris ne valait pas plus que ce que peut valoir aujourd’hui l’Euro2016 pour d’autres. C’est grâce à la ténacité de certains que la France a pu impressionner le monde grâce à son audace, à son dynamisme. Il y a toujours mille (bonnes) raisons pour ne pas faire, pour rester sur place, pour ne pas avancer. Mais si la France est le pays des milles-châteaux, des milles cathédrales, c’est parce que certains ont écouté leur rêve, plus que ces milles raisons.  Les villes françaises ont besoin de retrouver leur prestige, leur compétitivité sur le plan européen. Gageons que la France puisse un jour devenir aussi le pays des milles stades !

Ça plane pour Mermoz !

Maxime Mermoz, Oscar d'or 2009

Le Blogue de Mister Rugby tient à souhaiter toutes ses félicitations à Maxime Mermoz qui remporte l’Oscar d’or Midi-Olympique et est ainsi sacré de manière officieuse meilleur joueur français de l’année. Le jeune centre qui a complètement lancé sa carrière en arrivant en Catalogne devance même le capitaine du XV de France, Thierry Dusautoir, et succède ainsi à l’Argentin Juan-Martín Hernandez. Le staff de l’USAP, composé de Jacques Brunel, Bernard Goutta et Franck Azéma, remporte l’Oscar du meilleur entraîneur.

Retour gagnant !

Retour gagnant pour Jonah Lomu

Il y a eu la nette victoire des Bleus face aux Samoa. La victoire en test des Ecossais face aux Wallabies. Le beau match des Italiens défaits par les Springboks. Un test entre deux équipes de légendes : Angleterre-All Blacks, remporté par les hommes en noir. La victoire des Albigeois (dernier du Top 14) chez le leader et champion perpignanais qui alterne le chaud et le froid cette saison. Malgré cette actualité ovale riche, je ne pouvais écrire ne serait-ce que quelques lignes sur le retour de la superstar du rugby qui m’a fait rêvé durant mon adolescence : Jonah Lomu. J’ai pu lire ici et là que son retour fut peu convaincant, j’en pense exactement l’inverse. Essayez, vous, de reprendre une activité physique (à un bon niveau) après une grave maladie et plusieurs années d’absence. Le grand Jonah a tenu les 80 minutes. 25000 personnes étaient venues pour voir le retour de l’ancienne étoile des All Blacks. Même s’il n’est pas encore affuté etqu’ il était visiblement un peu perdu (il ne maîtrise pas encore le français) il a tout de même été l’auteur de belles charges dévastatrices dont il a le secret pour une victoire sans bavure des Marseillais face à Montmélian 63 à 18 ! C’est ce qu’on appelle, tout simplement, un retour gagnant !

Après le forfait de Picamoles, Thierry Dusautoir initialement prévu au repos reprendra du service face au 15 samoan. Avec tout le respect que l’on doit au joueur cette équipe ressemble fortement à une équipe B. Pourtant les Îles Samoa ont fait une grande impression face aux Gallois. Il y a peut être des places à gagner pour avant d’entamer la dernière ligne droite qui ira jusqu’au mondial, je pense surtout à certains postes, notamment à ceux du triangle offensif (11-14-15), car il me semble bien que c’est à cet endroit que les postes sont le moins définis. Pour le reste une ossature semble clairement s’être dégagée depuis quelques mois déjà et c’est tant mieux. Dommage que le XV de France joue le même week-end que la dernière  journée ‘aller’ de Top 14 Orange. Cela faisait des décennies que l’on attendait un derby entre les deux clubs parisiens, le Racing et le Stade français. C’est vraiment dommage pour le rugby. Mais mon petit doigt me dit qu’il y en aura d’autres les années qui viennent. Voyez-vous je me suis déjà réconcilier avec nos amis racingmen.  Dommage, aussi que le test de ce Week-end (il reste encore des places) ne fasse pas le plein. Le public parisien snobe un peu cette formidable équipe des Samoa au jeu particulièrement spectaculaire !  Les habitués du Stade de France auront encore le droit à du beau jeu… à la main bien sûr ! 😉

 

Le XV des Samoa : Lui – Mulipola, Fa’afili, Mapusua, Lemi, – (o) Fili, (m) Poluleuligaga – Treviranus, H. Tuilagi, Fa’amatuainu – Thompson, Levi – C. Johnson, Schwager, Taulafo.

Remplaçants : A.Williams, J.Fatialofa, Tekori, Timeteo, Mai, Fuimaolo-Sapolu, Esau

 

Le XV de France : Médard – Fall, Jauzion, Marty, Clerc – (o) Trinh-Duc, (m) Parra – Bonnaire, Dusautoir, Lapandry – Papé, Chabal – Marconnet (cap), Szarzewski, Domingo

Remplaçants : Guirado, Mas, Millo-Chluski, Puricelli, Dupuy, David, Traille