Barbarians: Le cœur des hommes

La Der de William Servat aux pays des Nippons

Ils se l’étaient promis, ils l’ont fait. Les Barbarians français ont obtenu un succès de prestige (51-18), le second en cinq jours, face à une remarquable équipe du Japon. Bravo messieurs !

C’est la foule des grands jours qui s’était réunie au Prince Chichibu Memorial Stadium de Tokyo. Parce que les Barbarians français, tout auréolés de leur succès 40-21 en semaine, faisaient rien moins figure que d’attraction. Parce que les Japonais avaient une revanche à prendre, et que le spectacle offert cinq jours plus tôt sur le pré avait constitué une promotion bien meilleure que celle de n’importe quel spot de publicité…

C’est donc devant des travées garnies de 17000 spectateurs que la bande de William Servat, qui disputait à l’instar de Lionel Faure le tout dernier match de sa carrière, s’était promis d’aller au bout d’elle même. De ses ressources physiques, mais également mentales. Parce que la guerre tant annoncée eut bien lieu… Dès la première minute, une petite échauffourée opposait Antonie Claassen au gaillard local Kikutani pour une position de hors-jeu. Une petite friction preuve d’une certaine tension. Les deux échecs des arrières-buteurs Goroumaru et Teulet ne faisant que confirmer cette tendance. D’autant plus qu’après une belle percée et un coup de pied à suivre de Chavancy, Mazzonetto et Bonneval tergiversaient trop et, seuls dans l’en-but, se laissaient lober par le rebond (11e). Le premier essai, tout fait, était manqué. Incroyable…

Coups de pied à suivre

Le festival des occasions manquées continuait puisque quatre minutes plus tard, une pénalité bien placée de Bernard heurtait le poteau. Mais sur le rebond, les Japonais se mettaient de nouveau à la faute au sol. Cette fois, Bernard ne tremblait pas (3-0). Le réveil japonais sonnait mais les Baa-Baas ne lâchaient rien en défense dans le sillage des flankers Gunther et Diarra, déchaînés. Et sur un ballon de récupération, un exploit en contre-attaque d’Ollie Philips permettait à Hugo Bonneval de profiter d’une maladresse japonaise et de pointer cette fois dans l’en-but. La transformation deRomain Teulet faisait passer le score à 10-0 (27e), immédiatement réduit par Goroumaru. Mais sur une touche vite jouée par Teulet pour Mazzonetto, Pierre Bernard parvenait, d’un coup de pied par-dessus le premier rideau, à prendre à défaut la défense japonaise pour un essai inscrit par son compagnon de chambrée Thierry Lacrampe. Avec la transformation de Bernard, le score montait alors à 17-3 (33e). Et comme de bien entendu, après une telle première mi-temps à sens unique, ce sont les Japonais qui réduisaient le score ! De fort belle façon d’ailleurs, à la grâce d’une dernière pénalité jouée à la main après la sirène, conclue après 80 mètres de course par l’ailier Takenaka… Heureusement, Henry Chavancy empêchait le buteur japonais, à la course d’élan particulièrement lente, de botter sa transformation… A la pause, le score était donc de 17-8.

Main-mise du pack

Une pénalité pour hors-jeu, réussie par Goroumaru, ramenait le Japon à six points sitôt le retour des vestiaires. Mais les Baa-Baas réattaquaient tabours battants, et Jean-Marc Mazzonetto fut même très près de provoquer un essai de pénalité à la poursuite d’un énième ballon botté au fond du terrain. Heureusement Bernard, de deux coups de pied, redonnait de l’air aux siens. Avant d’aller pointer seul un essai au terme d’une interception de cinquante mètres, alors que les Baa-Baas défendaient à 14 à la suite de la blessure de Yannick Forestier (poignet). Mais les Japonais répliquaient immédiatement par le deuxième ligne Broadhurst au soutien de son centre Nicholas. Le score passait à 30-18 à l’heure de jeu, et le match devenait fou… mais les avants des Baa-Baas veillaient. Sur une touche volée par Claasen à cinq mètres de l’en-but nippon, Gunther aplatissait en force un essai transformé par Bernard (37-18, 66e). Et sur le renvoi, Henry Chavancy se voyait, à la course, refuser un essai pourtant parfaitement valable… Heureusement, souverain derrière sa mêlée, Antonie Claassen réparait immédiatement l’injustice ! A 44-18, le match était évidemment plié. Mais les Baa-Baas ne desserraient pas pour autant leur étreinte, et défender leur ligne avec acharnement, à l’image de ce tacle glissé d’Ollie Philips annihilant à lui seul un trois contre un imparable. Image ô combien symbolique de la tournée…

Source : Rugbyrama.fr

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Classement IRB : La France ne sera pas tête de série du prochain mondial

Même si le dernier match contre l’Argentine aura apporté son lot de satisfaction les joueurs français pourront longtemps de se mordre les doigts et se tirer les cheveux de ne pas avoir gagné ce premier test face à de jeunes Pumas « abordables ». En effet, cette défaite empêche la France d’accéder au carré d’as mondial qui lui aurait permis d’être tête de série de la prochaine Coupe du Monde 2015 en Angleterre. Il s’agit d’un premier faux pas qui pourrait nous coûter cher : Les Bleus devront affronter l’Angleterre, l’Afrique du Sud, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Rappelons que sans la victoire du Canada sur les Tonga, la France se serait retrouvé éliminée des phases de poule du dernier mondial, d’où l’intérêt de tomber dans une bonne poule. Il faut reconnaître que dans le groupe des challengers il y a aussi d’autres sérieux clients comme le Pays-de-Galles qui a tous les atouts pour remporter le prochain mondial.

Tournée d’été : Les Italiens remportent leur test face aux Etats-Unis lors d’un match mouvementé

Scott Lavalla et Colin Hawley dispute une balle haute à l’Italien Luca Morisi. Photo : theage.com.au

L’Italie continue sa tournée américaine avec ce dernier match face aux Eagles. La squadra azura s’est largement imposée face aux étasunien sur le score de 30 à 10 dans l’enceinte du Compas Stadium de Houston (Texas). La rencontre s’est joué devant plus de 17 000 spectateurs et a été retransmise par le réseau de chaînes télévisées CBS, preuve de la popularité grandissante du rugby. L’arbitre français du match, Jérôme Garcès, n’a pas manqué de mettre deux cartons rouges aux joueurs à la bannière étoilée lors du deuxième acte. Les joueurs de Jacques Brunel ont inscrit trois essais (Carlos Festuccia, Edoardo Gori et Kris Burton) enfin les américains n’auront inscrit qu’un seul essai de Paul Emerick.

XV de France : le Puma est dompté !

Les Bleus régalent face à l’Argentine, Photo : 20minutes.fr

Alors qu’on leur annonçait l’enfer hier dans un stade de Tucuman toujours chaud bouillant les Bleux ont réalisé leur meilleur match de l’ère Lièvremont et surtout le match le plus plaisant à voir depuis des années, atomisant au passage leurs adversaires du jour 49 à 10, soit le plus gros score d’un XV de France face aux Pumas.

Des avants bleus conquérants

Les Bleus ont lavé l’affront de 14 années de domination argentine en un seul match. Au-delà du score, il faudra retenir la bonne prestation de ce XV de France qui a fourni une bonne prestation d’ensemble. Hier soir à Tucuman, il n’y avait qu’une seule équipe et franchement ça nous remonte le moral. Sans doute qu’après avoir fait fonctionner la vidéo il y aura certains points à revoir, mais d’un premier abord le XV de France a rendu une excellente copie. Le maître-mot sur la pelouse était « alternance » : sans être géniaux les Bleus d’hier ont joué juste 80 minutes durant. La mêlée française a largement dominé sa vis-à-vis permettant à cette nouvelle charnière de se trouver les yeux fermée, il y eut peu de déchets en touche et le huit de devant a sur ses lancement alterner le jeu rapide vers les trois-quarts, les groupés pénétrants, et le jeu au pied dans la boîte, mention spéciale au « Belge » Vincent Debaty qui fit souffrir ses adversaires du jour. Complètement transparente la semaine dernière, la troisième-ligne bleue nous a proposé une prestation haut de gamme dans laquelle la puissance de Louis Picamoles (omniprésent hier soir) complétait à merveille la rapidité et la mobilité d’un Ouedraogo qu’on retrouve enfin. Les Bleus ne se sont pas entêtés, ils nous ont proposé des petites séries de jeu à une passe autour des regroupements, toujours très dynamique, lorsque le jeu était lent avant d’ouvrir au large.

Une ligne de trois-quart intelligente

Cette performance d’ensemble a mis le jeune Maxime Machenaud dans des dispositions idéales pour commencer son premier match. L’Agenais n’a fait aucun complexe pour sa première sortie internationale et dynamisa le jeu grâce à ses passes rapides et précises et sa filouterie a mis à mal la défense argentine comme sur son essai à la 39ème minute. Fred Michalak a lui aussi alterné, jeu au près, au large, croisé, passes sautées, attaque de la ligne d’avantage et cette série de passes au pied pour l’ailier grand côté qui déstabilisa complètement  la défense sud-américaine. Avec une triplette, Michalak, Mermoz, Fritz des espaces se sont créés dans la défense argentine. Mention spéciale à l’ancien perpignanais qui malgré un placage manqué qui faillit nous coûter 7 points proposa deux passes décisives et une interception conclue par un essai personnel de 80 mètres. C’est une belle récompense pour celui qui aura été le parfait remplaçant pendant un an. Nos deux ailiers taille XXL, Yoann Huget et Benjamin Fall, gagnèrent tous leurs duels, notamment dans les airs, l’arrière agenais Dulin fut plus discret mais pas moins efficace. Le score aurait sans doute pu être plus gros si le jeune Tolofua n’avait pas fait une erreur grotesque qui lui coûta fort justement un carton jaune, mais même réduis à 14, les Bleus semblaient plus nombreux que les celestes, les placages ne perdaient pas en intensité et les progressivement les Pumas semblaient marqués au fer rouge par les impacts proposés par des Français aussi agressifs qu’efficaces.

Des Pumas marqué au fer rouge par les impacts français

Au-delà du score je retiendrai la qualité du jeu proposé qui est sans aucun doute le meilleur match des Français depuis le début de l’ère Saint-André. Bien sûr, ce qui n’ont pas vu le match diront que ce n’était pas la très grosse équipe d’Argentine en face, d’autres répondront que ce n’était pas non plus la grosse équipe de France. Justement, hier soir à Tucuman, les absents ont pris subitement un coup de vieux tant le rugby proposé par ce XV de France rajeuni était enthousiasmant et rafraichissant.

l’Angleterre sauve (un peu) l’honneur des Nordistes

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JF Petersen plaqué par l’Anglais Tom Johnson

L’Angleterre, auteur d’un match nul en Afrique du Sud (14-14) samedi en clôture des tests-matches de juin, a rendu un peu d’honneur aux nations de l’hémisphère nord, largement écorné par les défaites des Gallois en Australie et surtout des Irlandais en Nouvelle-Zélande.

L’Angleterre, auteur d’un match nul en Afrique du Sud (14-14) samedi en clôture des tests-matches de juin, a rendu un peu d’honneur aux nations de l’hémisphère nord, largement écorné par les défaites des Gallois en Australie et surtout des Irlandais en Nouvelle-Zélande.

Le nul des Anglais à Port Elizabeth compense un peu les deux défaites nettes encaissées lors des deux premiers tests (22-17 et 36-27) face aux Springboks.

Surtout, il évite aux Nordistes de terminer sur un « zéro pointé » leurs périples face aux nations majeures de l’hémisphère sud. Car les Gallois, auteurs du Grand Chelem dans le Tournoi des six nations, ont concédé samedi en Australie (20-19) leur troisième défaite en autant de tests-matches.

Les Irlandais ont eux été balayés en Nouvelle-Zélande (60-0), encaissant neuf essais et une vraie leçon de rugby dynamique face aux All Blacks, irrésistibles huit mois après leur titre mondial.

Déjà battus lors des deux premiers tests (42-10 et 22-19), ils ont au total encaissé 124 points et 15 essais en trois matches (soit 41 points et 5 essais de moyenne par match).

Enfin, l’Ecosse, dont le programme était beaucoup moins copieux, a achevé son périple dans l’hémisphère sud invaincue. Victorieux en Australie à la surprise générale (9-6) et aux Fidji (37-25), le XV du chardon l’a emporté samedi aux Samoa (17-16).

La France, battue lors du premier test-match (23-20), tentera de s’imposer dans la nuit de samedi à dimanche en Argentine pour la première fois depuis 1998.

Source : TV5.org

Les Barbarians remportent leur premier test face au Japon

Bons débuts des Barbarians français au Japon, les bleu bariolé remportent un match d’unr intensité rare :

Les Barbarians français, emmenés par leur capitaine William Servat, se sont imposés face au Japon (40-21) mercredi à Tokyo.

Belle victoire des Barbarians français ce mercredi soir à Tokyo (heure locale) face au Japon (40-21). La formation dirigée conjointement par Laurent Labit et Laurent Travers a facilement dominé la sélection nippone dirigée par Eddie Jones. A noter la belle performance de Benjamin Lapeyre à l’arrière. Le Toulonnais a d’abord marqué un essai au bout de 90 secondes avant de doubler la mise plus tard. Entre temps, Thierry Lacrampe, le demi de mêlée de Castres a lui aussi inscrit un essai. Après avoir menés 22-0 puis 32-7, les partenaires du Bordeaux-Bèglais Camille Lopez, auteur de deux transformations, se sont relâchés. Mais Pierre Bernard, qui a inscrit neuf points au pied et Julien Arias, d’un essai en fin de match, ont donné la victoire aux Barbarians. Les deux équipes se retrouveront le dimanche 24 juin toujours à Tokyo.

Tournée d’été : Nivellement par le haut !

Bataille dans les airs entre Gallois et Australiens

L’époque où les trois géants du sud dominaient outrageusement les rencontres internationales et où seuls Français et Anglais arrivaient sporadiquement à contester cette suprématie est révolue. Nous avions eu des premiers signes avant coureurs lors de la Coupe du Monde avec la victoire de l’Irlande sur l’Australie ou bien le bon résultat des Gallois face aux Sud-Africains, les Tonga, eux, avaient fait chuté les Français qui, eux-mêmes, ne s’étaient incliner que d’un petit point en finale. On pensait que la préparation physique et rugbystique qui eut lieu durant les trois mois qui précédèrent la compétition phare avaient eu pour effet d’atténuer les différences de niveau entre les formations. Seulement, les résultats de cette tournée d’été nous prouvent que ce nivellement par le haut est bien réel : l’Afrique du Sud a du s’employer pour remporter son match face à l’Angleterre, les Gallois échouent de deux petits points face aux Australiens et l’Irlande s’incline sur le fil de trois points face aux mythiques All Blacks. Il faut se souvenir que l’Ecosse, qui passe pour la nation médiocre du tournoi, vient de faire tomber les Wallabies. Il faut dire que les Celtes qui ont pris l’habitude de dominer les meilleurs clubs professionnels français et anglais ne font plus aucun complexe. Le système de franchises à complètement relancé des nations qu’on disait moribondes ! Qui s’en plaindrait ? Reconnaissons que cela devient beaucoup plus intéressant ! Ce ne sont que les prémices d’une nouvelle tendance : le Championnat du Monde junior nous a réservé son lot de surprises comme cette victoire des Pumitas sur les Baby Wallabies, ou encore cette double victoire des Bleuets sur ces mêmes jeunes australiens.

Deux tests supplémentaires par années pour le XV de France

Sean O’Brien n’a pas peur de s’accrocher à Ali Williams : les Irlandais ne nourrissent plus aucun complexe !

Les conséquences pour le XV de France ? Si la FFR et la LNR arrivent à se mettre d’accord, elles ne peuvent qu’être positives. Il fut un temps où les Français accusaient un certain retard face aux géants du sud, ils n’avaient que peu d’oppositions de qualité à se mettre sous la dent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Irlandais, Anglais, Gallois et même Ecossais et Italiens gagnent, sortie après sortie, des gallons. Il faut comprendre que gagner une Coupe du Monde ne sera plus chose aussi aisée qu’avant (si tant est qu’il eût été facile de gagner les précédentes éditions), la compétition ne se jouera plus sur deux matchs en demi et finale. Il faudra désormais batailler en match de poule pour se qualifier, puis gagner trois matchs face à de grosses équipes, il est primordial que les Français s’y préparent en organisant trois tests-matchs en France face à des nations majeures, mais aussi partir pour des tournées un peu plus longues dans l’hémisphère sud en y ajoutant également un troisième test à se mettre sous la dent. Une autre idée consisterait à jouer le Tournoi des 6 Nations sur 5 semaines, histoire que les nations du nord concrétisent les beaux résultats entrevus depuis quelques temps par un titre mondial. Il s’agit pour la FFR de ne pas rater le coche.