Pas de place pour l’approximation au pays des All Blacks !

Depuis que cette tournée de quatre matches, dont trois tests, a été programmé on a su qu’elle serait extrêmement compliquée à négocier. Le match de ce matin n’aura donc fait que confirmer ce que l’on savait déjà : Cette équipe des All Blacks est très forte, les Bleus le sont beaucoup moins et les chantiers qui pourraient nous amener jusqu’au toit du monde sont tellement nombreux et tellement gigantesques qu’on se demande s’ils sont réalisables.

Cependant, ceux qui ont vu le match savent parfaitement que tout n’est pas à jeter. La défense a été correcte, il y a eu des périodes de dominations infructueuses, les Français ont tenté de pratiquer un jeu ambitieux même si cela n’a pas payé.

Les All Blacks ont joué à merveille, comme eux seuls savent le faire, néanmoins le XV de France ne peut s’en prendre qu’à lui même, il aurait pu avec un peu plus d’application au moins faire douter les hommes en noir.

Malheureusement, le secteur de la touche a été complètement désastreux, le jeu au pied a été catastrophique. Les Bleus ont passé tout leur match dans leurs 22 mètres et finalement quand ils avaient la balle, ils ne savaient qu’en faire. Alors la faute à qui ?

Il est clair que certains joueurs, présentés comme des leaders de jeu, ont failli. Si certains sont au niveau de cette tournée (Dusautoir, Fritz, Domingo, Roux, Picamoles, Nyanga) d’autres n’y étaient pas du tout. Il va maintenant falloir que les entraîneurs se posent les bonnes questions. Ils doivent prendre leurs responsabilités, cela commence par plaider « coupables ». Doivent-ils, par exemple, continuer à sélectionner un joueur comme Michalak qui ne joue que très peu en club et qui n’a pas de repaires en 10 ? Fallait-il sélectionner un joueur qui vient d’enchaîner deux saisons non-stop ? La contre-performance majeure de l’ouvreur toulonnais (placages manqués, jeu au pied approximatif, incapacité à accélérer le jeu comme l’a fait Lopez la semaine dernière) semble répondre à cette question. Il n’est pas question de remettre en cause le niveau de jeu du joueur. A 30 ans, tout le monde connaît le potentiel du joueur. Mais est-il vraiment le 10 titulaire dont le XV de France à besoin ? A titre personnel, je pense que Fred Michalak serait plutôt un remplaçant de luxe pouvant couvrir deux postes qu’un titulaire en puissance.

Cette tournée est de toute façon riche en enseignements. Il reste un match aux Bleus, la semaine prochaine à New Plymouth, pour montrer au monde qu’ils valent mieux que ça. Cela commence par livrer un combat énorme, aux All Blacks pour espérer briller. A chaque que le XV de France a remporté un match face à la Nouvelle-Zélande le combat proposé par les Français a été sans merci.

Je voulais pour terminer, tirer mon chapeau aux joueurs néo-zélandais. Le jeu qu’ils ont réussi à mettre en place en seulement deux matches est à la fois plaisant et efficace, ils ont su trouvé une stratégie intelligente d’occupation au pied avant de passer à la vitesse supérieure dans la dernière demi-heure. Si le supporteur inconditionnel des Bleus est déçu, l’amateur de rugby aura apprécié la performance des hommes en noir qui contrastait forcément avec celle des tricolores.

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Les Conquérants !

« Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. »

 JM. de Heredia, Les Conquérants (Les Trophées, 1893)

Tels les Conquérants du poète José-Maria de Heredia, les joueurs d’autrefois qui partaient pour de longues tournées bravaient les mers pour rejoindre la terre de leurs adversaires. Parfois, ils embarquaient dans de petits avions et franchissaient les Andes, comme les héros de l’Aéropostale. A l’époque où traverser la frontière franco-espagnole ou italienne faisait de vous un grand voyageur, il s’agissait de moments uniques pour ces jeunes gens de s’ouvrir à de nouvelles cultures, des senteurs et des goûts exotiques qui font la magie des voyages.

Aujourd’hui les tournées n’ont pas gardé ce caractère exceptionnel. Toutefois, j’aime penser qu’elles ont résisté à la professionnalisation du rugby. Cet anachronisme est fait pour me plaire, car il donne à notre rugby son caractère exceptionnel.

Un autre anachronisme propre à l’ovalie sont aussi ces sélections qui ne reposent sur aucune entité géographique bien définie comme la très prestigieuse équipe des Lions britanniques (et irlandais) qui a affronté les Barbarians à… Hong-Kong, ancien bastion de l’Empire britannique aujourd’hui chinois. Les Lions se sont largement imposés face aux Barbarians sur le score de 8 à 59. Ce test était l’occasion de voir plusieurs joueurs qui évoluent ou qui évolueront dans notre championnat (Hook, Sexton, Roberts, Harynordoquy, Ngwenya, Rokocoko, Parisse, ou Yachvili).

Lions vs. Barbarian RFC

Puis les Lions, qui se réunissent tous les quatre ans, ont pris la direction de l’Australie où ils se sont fait les dents face à la Western Force et face aux Queensland Reds en attendant le premier test-match au Suncorp Stadium de Brisbane.

 

Western Force. vs. Lions

Queensland Reds vs. Lions

Même si elles sont quelques peu éclipsées par la tournée des Lions (véritable événement outre-manche) les équipes d’Angleterre et du Pays-de-Galles amoindries car elles ont dû prêter leur meilleurs joueurs aux Lions ne restent pas sans rien faire. Les Anglais ont affronté les Pumas en Argentine qui se préparent pour le Championnat de l’hémisphère sud, remportant largement le match. Leurs voisins gallois se sont imposés difficilement face aux Japonnais qui n’en finissent plus de surprendre et qui espèrent toujours être compétitifs pour le titre mondial 2019 qui se jouera chez eux.

Pumas vs. Angleterre

Japon vs. Galles

Quant aux Barbarians français, ils sont partis hier matin pour une tournée un peu plus modeste que celles des Bleus, ils affronteront les Lions d’Ellis Park.

All Blacks vs. France : Nous ne raterons ça pour rien au monde !

Chaque sport possède un derby qui lui assure sa renommée. En football les Espagnols l’ont appelé El clasicó ! Bien sûr que Néo-Zélandais et Français entretiennent d’autres rivalités avec d’autres nations. La Bledisloe Cup entre les All Blacks et leurs voisins australiens nous a donné lieu à quelques (très) beaux matchs. La rivalité entre les deux géants du sud, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud, nous réserve des matchs captivants. Que dire des crunchs entre Anglais et Français ? Toutefois, cette concurrence historique entre rosbifs et froggies va bien au delà du rugby et même au delà du sport.

La rivalité Nouvelle-Zélande – France, au contraire, ne concerne que le rugby. C’est bien cela qui les rend aussi puissants, aussi uniques. Les deux pays n’ont rien en commun, ils sont de tailles différentes, n’ont pas de rivalité historique, n’ont jamais entretenu de relation Mère-Patrie/Colonie et ne partagent pas non plus de frontières. Le clasicó de l’ovale est seulement sportif. Même lors de l’affaire Rainbow Warrior, les enjeux sont restés sur le terrain. Il y eut bien quelques journalistes qui tentèrent de lancer vainement des polémiques autour des matchs notamment après l’affaire Bastareaud. Rien de plus.

La vérité, c’est que les deux équipes s’apprécient. Les All Blacks ont énormément de respect pour ces Bleus qui les ont fait tombés plusieurs fois en Coupe du Monde alors qu’ils étaient grands favoris, ils adorent ce côté latin décalé, ils sont amants du beau-jeu à la française et redoutent la fierté combattante des tricolores, avec en point d’orgue le souvenir de la fameuse « bataille » de Nantes en 1986. Les Français reconnaissent les All Blacks, comme la meilleure équipe au monde, parfois arrogants face aux autres nations européennes, les Bleus font preuve d’une grande humilité à chaque fois qu’ils rencontrent les hommes en noir, de peur sans doute de se prendre 60 points.

Alors ne ratez surtout pas ce trophée Dave Gallaher, du nom d’un soldat néo-zélandais tombé lors de la Première Guerre Mondiale. Ces tests-matchs entre Bleus et All Blacks ont contribué à la légende de notre sport !

Barbarians: Le cœur des hommes

La Der de William Servat aux pays des Nippons

Ils se l’étaient promis, ils l’ont fait. Les Barbarians français ont obtenu un succès de prestige (51-18), le second en cinq jours, face à une remarquable équipe du Japon. Bravo messieurs !

C’est la foule des grands jours qui s’était réunie au Prince Chichibu Memorial Stadium de Tokyo. Parce que les Barbarians français, tout auréolés de leur succès 40-21 en semaine, faisaient rien moins figure que d’attraction. Parce que les Japonais avaient une revanche à prendre, et que le spectacle offert cinq jours plus tôt sur le pré avait constitué une promotion bien meilleure que celle de n’importe quel spot de publicité…

C’est donc devant des travées garnies de 17000 spectateurs que la bande de William Servat, qui disputait à l’instar de Lionel Faure le tout dernier match de sa carrière, s’était promis d’aller au bout d’elle même. De ses ressources physiques, mais également mentales. Parce que la guerre tant annoncée eut bien lieu… Dès la première minute, une petite échauffourée opposait Antonie Claassen au gaillard local Kikutani pour une position de hors-jeu. Une petite friction preuve d’une certaine tension. Les deux échecs des arrières-buteurs Goroumaru et Teulet ne faisant que confirmer cette tendance. D’autant plus qu’après une belle percée et un coup de pied à suivre de Chavancy, Mazzonetto et Bonneval tergiversaient trop et, seuls dans l’en-but, se laissaient lober par le rebond (11e). Le premier essai, tout fait, était manqué. Incroyable…

Coups de pied à suivre

Le festival des occasions manquées continuait puisque quatre minutes plus tard, une pénalité bien placée de Bernard heurtait le poteau. Mais sur le rebond, les Japonais se mettaient de nouveau à la faute au sol. Cette fois, Bernard ne tremblait pas (3-0). Le réveil japonais sonnait mais les Baa-Baas ne lâchaient rien en défense dans le sillage des flankers Gunther et Diarra, déchaînés. Et sur un ballon de récupération, un exploit en contre-attaque d’Ollie Philips permettait à Hugo Bonneval de profiter d’une maladresse japonaise et de pointer cette fois dans l’en-but. La transformation deRomain Teulet faisait passer le score à 10-0 (27e), immédiatement réduit par Goroumaru. Mais sur une touche vite jouée par Teulet pour Mazzonetto, Pierre Bernard parvenait, d’un coup de pied par-dessus le premier rideau, à prendre à défaut la défense japonaise pour un essai inscrit par son compagnon de chambrée Thierry Lacrampe. Avec la transformation de Bernard, le score montait alors à 17-3 (33e). Et comme de bien entendu, après une telle première mi-temps à sens unique, ce sont les Japonais qui réduisaient le score ! De fort belle façon d’ailleurs, à la grâce d’une dernière pénalité jouée à la main après la sirène, conclue après 80 mètres de course par l’ailier Takenaka… Heureusement, Henry Chavancy empêchait le buteur japonais, à la course d’élan particulièrement lente, de botter sa transformation… A la pause, le score était donc de 17-8.

Main-mise du pack

Une pénalité pour hors-jeu, réussie par Goroumaru, ramenait le Japon à six points sitôt le retour des vestiaires. Mais les Baa-Baas réattaquaient tabours battants, et Jean-Marc Mazzonetto fut même très près de provoquer un essai de pénalité à la poursuite d’un énième ballon botté au fond du terrain. Heureusement Bernard, de deux coups de pied, redonnait de l’air aux siens. Avant d’aller pointer seul un essai au terme d’une interception de cinquante mètres, alors que les Baa-Baas défendaient à 14 à la suite de la blessure de Yannick Forestier (poignet). Mais les Japonais répliquaient immédiatement par le deuxième ligne Broadhurst au soutien de son centre Nicholas. Le score passait à 30-18 à l’heure de jeu, et le match devenait fou… mais les avants des Baa-Baas veillaient. Sur une touche volée par Claasen à cinq mètres de l’en-but nippon, Gunther aplatissait en force un essai transformé par Bernard (37-18, 66e). Et sur le renvoi, Henry Chavancy se voyait, à la course, refuser un essai pourtant parfaitement valable… Heureusement, souverain derrière sa mêlée, Antonie Claassen réparait immédiatement l’injustice ! A 44-18, le match était évidemment plié. Mais les Baa-Baas ne desserraient pas pour autant leur étreinte, et défender leur ligne avec acharnement, à l’image de ce tacle glissé d’Ollie Philips annihilant à lui seul un trois contre un imparable. Image ô combien symbolique de la tournée…

Source : Rugbyrama.fr

Classement IRB : La France ne sera pas tête de série du prochain mondial

Même si le dernier match contre l’Argentine aura apporté son lot de satisfaction les joueurs français pourront longtemps de se mordre les doigts et se tirer les cheveux de ne pas avoir gagné ce premier test face à de jeunes Pumas « abordables ». En effet, cette défaite empêche la France d’accéder au carré d’as mondial qui lui aurait permis d’être tête de série de la prochaine Coupe du Monde 2015 en Angleterre. Il s’agit d’un premier faux pas qui pourrait nous coûter cher : Les Bleus devront affronter l’Angleterre, l’Afrique du Sud, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Rappelons que sans la victoire du Canada sur les Tonga, la France se serait retrouvé éliminée des phases de poule du dernier mondial, d’où l’intérêt de tomber dans une bonne poule. Il faut reconnaître que dans le groupe des challengers il y a aussi d’autres sérieux clients comme le Pays-de-Galles qui a tous les atouts pour remporter le prochain mondial.

Tournée d’été : Les Italiens remportent leur test face aux Etats-Unis lors d’un match mouvementé

Scott Lavalla et Colin Hawley dispute une balle haute à l’Italien Luca Morisi. Photo : theage.com.au

L’Italie continue sa tournée américaine avec ce dernier match face aux Eagles. La squadra azura s’est largement imposée face aux étasunien sur le score de 30 à 10 dans l’enceinte du Compas Stadium de Houston (Texas). La rencontre s’est joué devant plus de 17 000 spectateurs et a été retransmise par le réseau de chaînes télévisées CBS, preuve de la popularité grandissante du rugby. L’arbitre français du match, Jérôme Garcès, n’a pas manqué de mettre deux cartons rouges aux joueurs à la bannière étoilée lors du deuxième acte. Les joueurs de Jacques Brunel ont inscrit trois essais (Carlos Festuccia, Edoardo Gori et Kris Burton) enfin les américains n’auront inscrit qu’un seul essai de Paul Emerick.

XV de France : le Puma est dompté !

Les Bleus régalent face à l’Argentine, Photo : 20minutes.fr

Alors qu’on leur annonçait l’enfer hier dans un stade de Tucuman toujours chaud bouillant les Bleux ont réalisé leur meilleur match de l’ère Lièvremont et surtout le match le plus plaisant à voir depuis des années, atomisant au passage leurs adversaires du jour 49 à 10, soit le plus gros score d’un XV de France face aux Pumas.

Des avants bleus conquérants

Les Bleus ont lavé l’affront de 14 années de domination argentine en un seul match. Au-delà du score, il faudra retenir la bonne prestation de ce XV de France qui a fourni une bonne prestation d’ensemble. Hier soir à Tucuman, il n’y avait qu’une seule équipe et franchement ça nous remonte le moral. Sans doute qu’après avoir fait fonctionner la vidéo il y aura certains points à revoir, mais d’un premier abord le XV de France a rendu une excellente copie. Le maître-mot sur la pelouse était « alternance » : sans être géniaux les Bleus d’hier ont joué juste 80 minutes durant. La mêlée française a largement dominé sa vis-à-vis permettant à cette nouvelle charnière de se trouver les yeux fermée, il y eut peu de déchets en touche et le huit de devant a sur ses lancement alterner le jeu rapide vers les trois-quarts, les groupés pénétrants, et le jeu au pied dans la boîte, mention spéciale au « Belge » Vincent Debaty qui fit souffrir ses adversaires du jour. Complètement transparente la semaine dernière, la troisième-ligne bleue nous a proposé une prestation haut de gamme dans laquelle la puissance de Louis Picamoles (omniprésent hier soir) complétait à merveille la rapidité et la mobilité d’un Ouedraogo qu’on retrouve enfin. Les Bleus ne se sont pas entêtés, ils nous ont proposé des petites séries de jeu à une passe autour des regroupements, toujours très dynamique, lorsque le jeu était lent avant d’ouvrir au large.

Une ligne de trois-quart intelligente

Cette performance d’ensemble a mis le jeune Maxime Machenaud dans des dispositions idéales pour commencer son premier match. L’Agenais n’a fait aucun complexe pour sa première sortie internationale et dynamisa le jeu grâce à ses passes rapides et précises et sa filouterie a mis à mal la défense argentine comme sur son essai à la 39ème minute. Fred Michalak a lui aussi alterné, jeu au près, au large, croisé, passes sautées, attaque de la ligne d’avantage et cette série de passes au pied pour l’ailier grand côté qui déstabilisa complètement  la défense sud-américaine. Avec une triplette, Michalak, Mermoz, Fritz des espaces se sont créés dans la défense argentine. Mention spéciale à l’ancien perpignanais qui malgré un placage manqué qui faillit nous coûter 7 points proposa deux passes décisives et une interception conclue par un essai personnel de 80 mètres. C’est une belle récompense pour celui qui aura été le parfait remplaçant pendant un an. Nos deux ailiers taille XXL, Yoann Huget et Benjamin Fall, gagnèrent tous leurs duels, notamment dans les airs, l’arrière agenais Dulin fut plus discret mais pas moins efficace. Le score aurait sans doute pu être plus gros si le jeune Tolofua n’avait pas fait une erreur grotesque qui lui coûta fort justement un carton jaune, mais même réduis à 14, les Bleus semblaient plus nombreux que les celestes, les placages ne perdaient pas en intensité et les progressivement les Pumas semblaient marqués au fer rouge par les impacts proposés par des Français aussi agressifs qu’efficaces.

Des Pumas marqué au fer rouge par les impacts français

Au-delà du score je retiendrai la qualité du jeu proposé qui est sans aucun doute le meilleur match des Français depuis le début de l’ère Saint-André. Bien sûr, ce qui n’ont pas vu le match diront que ce n’était pas la très grosse équipe d’Argentine en face, d’autres répondront que ce n’était pas non plus la grosse équipe de France. Justement, hier soir à Tucuman, les absents ont pris subitement un coup de vieux tant le rugby proposé par ce XV de France rajeuni était enthousiasmant et rafraichissant.