Aulas, passion rugby

Aulas cite en exemple la gestion de Mourad Boudjellal et semble s’intéresser de plus en plus au rugby.

Patron emblématique d’un Olympique Lyonnais, dont il a fait le club n°1 des années 2000 au sein du football français, Jean-Michel Aulas ne reste pas insensible à la montée en puissance du rugby. Voisin dans la capitale des Gaules du LOU Rugby, JMA avoue tout son intérêt pour l’ovalie et concède même un faible pour Mourad Boudjellal.  

S’il redouble d’efforts pour permettre à son OL, vainqueur cette saison de la Coupe de France, de retrouver dans les meilleurs délais, et dans le futur OL Land, le titre de Champion de France, remporté à sept reprises consécutives au cours de la décennie 2000, Jean-Michel Aulas, dans un entretien accordé au quotidien La Provence, avoue ne pas rester insensible au développement du rugby dans l’Hexagone. Attentif à l’éphémère passage dans le Top 14 du LOU Rugby, dont il fut à plusieurs reprises le spectateur cette saison, JMA, profitant que son équipe jouait dimanche, à Ajaccio, était encore présent lors de la dernière sortie des Lyonnais dans l’élite le week-end dernier, au Matmut Stadium, face à Toulon.

« J’aime beaucoup le rugby, concède-t-il. Comme certains autres sports, celui-ci doit figurer au plus haut niveau. Je suis notamment très attentif aux résultats du XV de France. En Top 14, quand une formation comme Toulon, par exemple, se déplace à Lyon, ça ne se rate pas« . D’autant moins qu’Aulas avoue un faible pour son homologue, Mourad Boudjellal: « Dans le sport, on a besoin de dirigeants comme lui. C’est quelqu’un qui prend des risques et qui s’exprime. Il n’a pas de langue de bois. Dans le rugby, ou dans le football, il faut pouvoir compter sur de tels entrepreneurs à la tête de clubs prestigieux comme l’est celui de Toulon. Depuis l’arrivée de Mourad Boudjellal aux affaires (en 2006), le RCT a repris sa marche en avant. C’est un dirigeant très efficace. » Une manière d’aborder la fonction qui transcende chez les deux dirigeants les disciplines et les impose par leur surface médiatique comme de véritables emblèmes de leurs clubs respectifs. Sans crainte de défendre leurs intérêts parfois à la limite pour mieux détourner de l’institution ce même feu médiatique.

Aulas : « Quand on aime, il faut dire les choses…« 

« Quand on aime, il faut dire les choses, se plaît à apprécier Aulas. Au début, quand on arrive dans une famille comme celle du rugby ou celle du foot et qu’on y débarque avec des idées un peu différentes, il y a toujours des réactions. Mais ce que l’on dit permet de faire avancer les choses ; ce n’est surtout pas une manière de s’opposer à ce qui a été fait auparavant. C’est souvent un langage de progression et non pas négatif. Le fait de s’exprimer de la sorte doit ainsi inciter tout le monde à évoluer dans le même sens. » Une fonction de trublion pour faire évoluer les lignes qu’il reconnaît volontiers à Boudjellal dans ce milieu du rugby en pleine mutation.

« Le rugby, c’est vrai, fait partie des disciplines qui ont le plus d’avenir en termes de développement. À haut niveau, c’est un sport magnifique. Dès lors, effectivement, je m’y intéresse de très près, souligne encore Aulas, qui entretient d’ »excellentes relations » avec Olivier Ginon, président de GL Events, actionnaire majoritaire du LOU avec lequel l’OL, faute d’un rapprochement, un temps envisagé, peut imaginer des « synergies précises« . « Pour être très fort, dans le foot comme dans le rugby, il faut avoir une dimension et des budgets qui correspondent aux ambitions. (…) Il y a énormément de potentiel dans ce sport. De toute façon, la crise économique fait que le mécénat ne peut plus être un principe de gestion majeur. On doit tendre vers un modèle qui puisse permettre la rentabilité. Le rugby, justement, est un terrain propice. Sur le plan national ou international, je crois ainsi davantage au développement du rugby que du basket qui, lui, a une connotation plus américaine. En France ou en Europe, le rugby, comme le football, a certainement de belles heures devant lui.« 

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Top 14 : la bonne opération de Bordeaux face à Lyon

Raphaël Carballo et les Bordelais ont fait un pas de plus vers le maintien

Bordeaux-Bègles a fait une très bonne opération comptable en vue du maintien en dominant Lyon (31-10), bonus offensif à la clé, vendredi soir, à domicile, en match en retard de la 9e journée du Top 14 de rugby.

Après le Stade Français le 31 décembre dernier (39-6), les Bordelais ont donc une nouvelle fois mis la manière, avec quatre essais inscrits et un bonus qui leur permet de recoller à Agen à la 9e place. Et pourquoi pas de voir plus haut.

Lyon, de son côté, s’est accroché pendant une demi-heure avant de sombrer en dix minutes. Ce voyage, trois mois après l’épisode des oreillons qui avait provoqué le report du match, ne lui rapporte rien et il devra cravacher jusqu’au bout pour renouveler son bail dans l’élite la saison prochaine: le LOU est 12e, à égalité de points avec Biarritz, le premier relégable.

Malgré le froid hivernal, l’Union n’a pas dérogé à ses habitudes. Du jeu, du mouvement, malgré une crispation évidente d’entrée dans ce choc de promus valant très cher.

Certes, elle a vendangé quelques occasions – Purll (7), Avei (30) -, laissé un temps le LOU à portée notamment en raison de son indiscipline (1 sur 3 pour Loursac), mais a su percer quatre fois une défense réputée plutôt hermétique à l’extérieur.

Connor, servi à hauteur par Lopez, a donné l’exemple en se jouant du dernier rideau visiteur (19). Puis, en l’espace de dix minutes autour de la pause, les Girondins ont fait tomber la foudre sur des Rhodaniens qui encaissaient trois essais.

Le premier (40) et le troisième (50) sont signés Purll en bout de ligne, après deux actions enlevées avec séquences de passes debout après contacts. Le deuxième (46) a été inscrit par Carballo, sur une attaque en première main pleine de fluidité.

Ce cavalier seul réveillait les hommes de Raphaël Saint-André, qui sans leur maître à jouer Sadourny, blessé, ont semblé perdu, en tout cas inefficaces un bon bout de temps, jusqu’à cet essai de Fatafehi qui sauvait l’honneur et donnait un peu de piquant à la fin de match (70).

Source : 20minutes.fr

Résumé : Bordeaux-Bègles vs. Lyon OU

Toulon se place, sale temps pour les Basques

Le Toulon que l'on aime celui qui joue (bien) au rugby !

Derrière Toulouse, vainqueur au Racing (19-13), Toulon a fait la bonne affaire de la 16e journée du Top 14 en s’imposant largement samedi face à Bayonne (50-10) avec le point de bonus offensif. Les Varois occupent désormais seuls la 3e place devant Castres, qui l’a emporté devant Biarritz (29-23). Les deux équipes basques sont relégables puisque dans le même temps le LOU a battu Agen (19-11). Victoire également de Brive devant Perpignan.

Pas de troisième défaite cette saison pour Toulouse

Le Stade Toulousain a rempli sa feuille de route en tête du Top 14 grâce à sa victoire au Stade de France face au Racing-Métro. Les Toulousains, vainqueurs (19-13) à Saint-Denis grâce à un essai du jeune 3e ligne Gilian Galan. Le tenant du titre, mené en début de seconde période par le Racing, a évité une troisième défaite cette saison malgré l’absence de nombreux internationaux, qui débutent le Tournoi des six nations contre l’Italie samedi prochain au Stade de France. Seul Lionel Beauxis était titulaire, avant de céder sa place, victime d’un coup sur le nez.

Toulon sans pitié…

Le RCT avait beaucoup à prouver après les soubresauts extra-sportifs qui ont agité la rade. Sur le terrain, les rouge et noir ne se sont pas privés de s’affirmer comme de sérieux prétendants. Après une première période très accrochée, marquée par un carton rouge pour Huget côté Bayonnais, les Toulonnais ont fait la différence en 2e période. Auparavant, ils s’en sont remis à la botte de Wilkinson qui permettait aux siens de mettre la main sur le score à la pause (15-3). l’Aviron s’est accroché jusqu’à l’heure de jeu, grâce à Boyet (auteur des 10 points de son équipe) avant de prendre l’eau. Mis au supplice en mêlée au fur et à mesure que le match avançait, les Bayonnais ont fini par céder, encaissant trois essais en dix minutes. Une vague dont ils ne se sont pas relevés. Les Varois sont seuls troisièmes alors que Bayonne porte maintenant la peu enviable lanterne rouge.

Castres plus réaliste Biarritz

Décidément tout va mal pour le rugby basque. Après des débuts laborieux en championnat, les Biarrots avaient un peu relever la tête. Mais leur situation reste précaire puisqu’ils redeviennent relégables après une nouvelle défaite à Castres. Une défaite dont ils n’ont pourtant pas à rougir puisqu’ils ont fait jeu égal avec les Tarnais et ont même réussi à sauver un point de bonus défensif. Mais les joueurs du BO ont laissé filer trop de points en route, et ont surtout subi le jeu de Castrais plus réalistes. Castres qui a pu compter sur Martial, auteur de deux essais, et sur la botte de Romain Teulet (100% et 16 pts au compteur)

Brive met fin à 600 minutes de disette

Dans le match de la peur, entre deux équipes qui sentaient se rapprocher les affres de la zone rouge, Brive a livré une partition sérieuse, sans excès, mais avec de l’application et sans plus d’envie que les Catalans. L’USAP n’est jamais paru pouvoir prendre l’ascendant, tant les Corréziens se sont appliqués à soigner leurs conquêtes et ont été intraitables en défense. Leur belle abnégation a été récompensée par deux essais qui leur ont permis de faire le break et de ne pas trembler dans les dernières d’une rencontre plutôt fermée. Cela faisait 600 minutes (ndlr: 7 matchs et demi) que les Brivistes n’avaient pas marqué d’essais en Top 14. Avec ce succès, ils reprennent un peu d’air au classement, et passent même devant Perpignan qui va devoir encore cravacher.

Le LOU avait les crocs 

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, c’est enfin arrivé. Certes, cela n’est pas définitif, mais le simple fait de quitter la dernière place a mis beaucoup de baume au coeur des joueurs de Lyon. Depuis le début du championnat, et malgré ses moyens, le LOU s’accroche à son espoir de maintien et a souvent perdu en fin de match, vaincu par le manque d’expérience et un rythme qu’ils ont mis du temps à acquérir. Face à Agen, les Lyonnais ont une nouvelle fois tout donné pour remplir leur contrat à savoir s’imposer quelle que soit la manière. La manière fut encore une fois approximative, dans une rencontre acharnée, mais avec un buteur de la trempe de Loursac, par ailleurs très bon gestionnaire du jeu au pied, et beaucoup d’engagement, les Lyonnais voit le bout du tunnel. Mais ils vont encore devoir batailler pour voir totalement la lumière.

Montpellier assomme le Stade Français

FTD à l'attaque face à des Parisiens dépassés par l'événement

Fabien Galthié était aux anges ce vendredi soir au Stade du Manoir. Si Montpellier enregistre son troisième succès d’affilée, le club a surtout fait forte impression en croquant sans retenue le Stade Français. Montpellier ne s’est d’ailleurs jamais encore retrouvé si haut perché depuis le début de la saison, et aura du mal à cacher son ambition de participer de nouveau aux barrages.

De son côté, le Stade français a de nouveau peiné sur des terres étrangères, et doit pour le moment se contenter d’une seule victoire à l’extérieur. Le tournant du match a sans doute eu lieu peu avant la pause, lorsque Montpellier a inscrit un essai (13-3, 39e) de toute beauté. C’est à la suite d’une pénalité de Dupuy qui rebondissait sur le poteau, que Trinh-Duc et Nagusa ont amorcé une remontée du terrain qui s’est conclue par l’essai de l’ailier argentin Bustos Moyano.

Si la réussite au pied n’était pas au rendez-vous, les Héraultais se rattrapaient brillamment avec leurs mains et ajoutaient un deuxième essai peu après l’heure de jeu (62e). Cette fois, c’était le centre sud-africain Bosch, qui profitait d’un coup de pied de Trinh-Duc au-dessus des lignes adverses. Et après avoir raté de peu le coche à deux reprises, Montpellier s’offrait finalement le bonus offensif grâce à deux essais de ses ailiers. L’ailier fidjien Nagusa exploitait un nouveau service au pied de Trinh-Duc, avant que Bustos Moyano n’inscrive son second essai personnel.

Source : France télévision Sport Photo : Espnscrum.com

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Galerie de MisterRugby sur Flickr.

Les photos de la 16 journées de Top 14 Orange

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport

Top 14 Orange : Les promus font de la résistance, Biarritz respire

Derrière la charge d'Augustin Creevy, c'est tout Montpellier qui passe à l'attaque pour dominer le Racing. (Lequipe.fr)

Les promus Bordeaux-Bègles, vainqueur avec bonus du Stade Français (39-6), et Lyon, qui a tenu en échec le deuxième Clermont (6-6), ont signé de belles performances à l’occasion de la 14e journée du Top 14. Pour sa part, le dernier Biarritz a également sonné le réveil en remportant un succès solide (25-6) sur Toulon, pourtant troisième au classement.

Fin de série pour le Stade-Français

Les Bordelais ont réussi là où Clermont, le Racing-Métro, Perpignan et Biarritz ont échoué: battre le Stade Français. Les Parisiens restaient sur une série de huit victoires toutes compétitions confondues depuis le 5 novembre. Les promus y ont mis fin avec la manière, en s’offrant le bonus offensif venu récompenser cinq essais. Les Parisiens ont notamment payé leur indiscipline sanctionnée de trois cartons jaunes. Les Girondins réalisent une très bonne opération dans la lutte pour le maintien. A l’issue de la rencontre, le président de Bordeaux-Bègles Laurent Marti a annoncé que Marc Delpoux ne serait plus le manageur des Girondins sans préciser sa future destination. « Marc Delpoux va nous quitter, a annoncé le dirigeant. Marc a participé au développement de ce club, il a préféré partir vers un autre projet que je peux absolument comprendre ».

Résumé : Bordeaux vs. Paris

Un nul qui fait le bonheur de Lyon

Le premier relégable, Lyon, a réussi une belle performance en maîtrisant Clermont. Au classement, le LOU reste relégable mais se rapproche à deux points du premier non-relégable, Bayonne. Les Auvergnats perdent, eux, du terrain en tête sur le leader toulousain qui les devance désormais de cinq longueurs. Ils comptent ainsi six points d’avance  sur Castres. »Nous nous sommes trop débarrassés du ballon en première période pour pouvoir imposer notre jeu. Le score est logique. C’était un bon combat, devant comme derrière », a estimé l’entraîneur de Clermont Vern Cotter, pointant « un peu de fatigue » chez ses joueurs.

Barnard fait un carton plein pour Agen

De son côté, l’ouvreur Conrad Barnard a ramené Agen dans le Top 6 en inscrivant dans des conditions météorologiques difficiles tous les points de son équipe, victorieuse de Brive (15-9). Après deux défaites contre Toulon (34-12) et au Racing-Métro (26-8), Agen a su assurer l’essentiel pour signer un huitième succès qui lui permet de se hisser à la cinquième place du Championnat.

Castres retrouve le chemin du succès

Luc Ducalcon face à Nicolas Mas, le choc des titans aura tourné en faveur du Castrais

Castres termine bien l’année sur une victoire face à Perpignan. Un succès, qu’il ne trouvait plus depuis le 22 octobre, en s’offrant même le bonus offensif face à Perpignan (33-6) pour conforter sa place dans le carré de tête. Avec cette victoire et ce bonus, on a 40 points, on est dans les clous. « On a notre destin en mains pour figurer, pour la troisième année de suite, dans le Top 6, ce qui serait un petit exploit quand on voit l’armada de nos concurrents », a expliqué l’entraîneur de Castres Laurent Labit. Perpignan, qui voulait confirmer son sursaut, termine finalement l’année 2011 en fâcheuse posture (11e).

Montpellier rate le bonus offensif

Montpellier s’est relancé dans la course à la phase finale du Top 14 avec sa victoire face au Racing-Métro (29-14), toutefois teintée de regrets après avoir vu le bonus offensif s’envoler à la dernière minute. Corrigés sur leur pelouse par le champion toulousain la semaine dernière (45-25), les Héraultais s’étaient interdit la défaite face aux Franciliens, rivaux potentiels pour une place dans le Top 6 du Championnat. Le MHR avait fait coup double, victoire et bonus offensif, la bonne affaire… jusqu’à la 79e minute lorsque Bobo s’échappait sur son aile gauche pour enlever un point précieux aux Montpelliérains.

Résumé : Montpellier vs. Racing

Troisième victoire de la saison pour Biarritz

Le BO a entamé la phase des matches retour par une victoire aussi nette que logique qui lui offre un peu de soulagement et d’espoir pour la suite. Le club basque, qui a pu s’appuyer sur la botte de son demi de mêlée international Dimitri Yachvili (17 points), reste dernier du Championnat mais ne pointe plus qu’à une longueur de Lyon et à trois du premier non-relégable, Bayonne.

Source : France Télévision Sport

L’USAP se fait manger par le LOU !

Bertrand Guiry pris par Léguizamon, l'USAP, championne 2009 est au bord d'un précipice !

Battu par Lyon, Perpignan s’enfonce un peu plus dans le bas de tableau. Biarritz récupère la place de lanterne rouge suite à sa défaite face à Montpellier. De son côté, Agen a empoché une quatrième victoire d’affilée aux dépens de Bayonne.

Lyon-Perpignan 19-12
Rien ne va plus à Perpignan. En visite ce dimanche chez le promu lyonnais, les Catalans s’attendaient certes à un match compliqué, mais dont ils escomptaient bien faire le point de départ de leur renouveau. Las, au lieu de cela, l’USAP repart du Stade Vuillermet avec une septième défaite d’affilée (19-12) dans la besace et des doutes à n’en plus dormir pendant des nuits. Pourtant, la rencontre n’avait pas démarré de manière catastrophique pour les visiteurs, qui inscrivaient deux pénalités par Porical lors des 20 premières minutes (0-6). Surtout, avant ce moment précis de la rencontre, le jeu perpignanais paraissait bien en place. Mais il suffisait d’une pénalité de Loursac (3-6, 24e) pour dérégler la machine catalane. Ainsi, les cinq dernières minutes de la première période s’apparentaient à un cauchemar éveillé avec un 10-0 signé du pied de Loursac et d’un essai de Grosso, suite à une belle inspiration de Sadourny (13-9 à la pause). Et dès la reprise, Mas et consorts buvaient le calice jusqu’à la lie avec un drop de Sadourny et une pénalité de Loursac (19-9, 50e). A 8 minutes de la fin, Porical tentait bien de redonner espoir aux siens (19-12) mais Perpignan n’y était plus. Une fois de plus.

Bayonne s'enfonce à Agen

Agen-Bayonne 37-18
Si Perpignan empile les revers, Agen, en revanche, n’en finit plus de gagner. Ainsi, en surclassant de la tête et des épaules Bayonne (37-18), les Agenais ont décroché un quatrième succès à la suite qui leur permet de prendre la 4e place au classement. Et ce, avec un match en retard en bonus. Le festival du SUA aura néanmoins mis 40 minutes avant de démarrer. Ainsi, si à la pause les locaux menaient (9-5), ils ne le devaient qu’à la botte de leur buteur Barnard, auteur de trois pénalités contre un essai pour les Basques, œuvre d’Huget (8e). Mais dès la reprise, le rythme s’accélérait et très vite, les Bayonnais prenaient l’eau en défense. Trois essais allaient sanctionner les errements des visiteurs, par Dulin (51e), Peleasa (71e) et Vaka (79e). Le tout agrémenté de 11 points supplémentaires au pied signés Barnard. Une démonstration de force que les Agenais tenteront désormais de poursuivre sur la pelouse du Racing-Métro.

Biarritz-Montpellier 23-30
Biarritz espérait profiter de la défaite de Perpignan à Lyon pour se rapprocher de l’USAP, premier club non relégable. Le BO n’aura finalement réussi qu’à empocher, in-extremis, le point du bonus défensif face à Montpellier grâce à une pénalité de 40 m de Baby (23-30) et s’empare par conséquent de la place très peu enviable de lanterne rouge. Il faut reconnaître que les Héraultais ne sont pas les adversaires les plus faciles à affronter actuellement. Car depuis le retour de ses internationaux, Fabien Galtié possède à nouveau un groupe compétitif. Mené suite à un essai de Ngwenya (18e), Montpellier répondait par Nagusa (23e), De Marco (48e), Amorosino (64e) et Trinh-Duc (77e), honoré lundi soir du titre de meilleur joueur du Top 14 de l’année écoulée, qui offrait au passage le point de bonus offensif aux siens.

Lyon vs. Perpignan

Source : le Figaro.fr, photos : ESPNscrum.com