Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

Toulouse s’impose face à Montpellier

Doublon oblige, Toulouse s’attendait à être en danger contre Montpellier, vendredi soir, à Ernest-Wallon. Les Toulousains l’ont été par moments mais se sont finalement imposés devant les Montpelliérains (27-9), en ouverture de la 11e journée du championnat de France. Maxime Médard a inscrit son premier essai en Top 14 depuis huit mois.

Amputé de nombreux internationaux retenus par leurs sélections pour les test-matches automnaux, le Top 14 n’en reste pas moins d’actualité. Quelques heures avant que les Bleus ne défient l’Australie, la 11e journée du championnat a ainsi débuté par une belle affiche entre Toulouse et Montpellier, ce vendredi à Ernest-Wallon. Un remake de la finale 2011 au casting forcément bouleversé par les rendez-vous internationaux, les champions de France ayant dû composer avec huit absents quand les visiteurs héraultais en déploraient quatre.

Les présents, eux, ont parfaitement joué le jeu et la logique a finalement été respectée entre le troisième du classement et son poursuivant direct. Montpellier y a pourtant cru, en réussissant à bousculer le champion de France au cours d’une première période qui voit les visiteurs imposer leur puissance et envoyer du jeu. Mais voilà, le MHR peine à transformer ses bonnes intentions en points et le duel de buteurs entre McAlister et Bustos Moyano est finalement interrompu par la bévue de Privat. Sur un renvoi toulousain, le capitaine montpelliérain se rate et offre involontairement le ballon à Médard qui, après avoir poussé le cuir au pied, aplatit (35e) pour offrir cinq points d’avance aux siens à la pause (14-9).

Le MHR se saborde

Auteur d’un retour aux affaires remarqué après huit mois d’indisponibilité, l’homme aux rouflaquettes n’est pourtant pas dupe. « C’est plus une faute d’inattention des Montpelliérains, rappelle-t-il ainsi sur Canal+ Sport à la pause au moment d’évoquer son essai, avant de faire montre de lucidité. Il y a beaucoup de choses à régler. Sur les rucks, on n’est pas très bons, on fait pas mal d’en-avants donc il y a beaucoup de choses à régler à la mi-temps. »

Des réglages qui s’opèrent après le repos. Car Montpellier, qui perd Bustos Moyano et Tulou sur blessures, craque peu à peu et multiplie les erreurs, en attestent ces 7 ballons perdus en conquête ou ces 7 pénalités concédées dans le deuxième acte. Des indisciplines qui se paient cher face à une machine du calibre de Toulouse, McAlister passant deux nouvelles pénalités (55e, 62e) avant que Matanavou ne scelle la victoire toulousaine après une tentative de relance de Beattie ratée pour le deuxième essai haut-garonnais du match (27-9, 74e). Et Montpellier de repartir de Toulouse une nouvelle fois battu, avec un goût amer en bouche. « On peut déplorer le score car en première mi-temps, on fait du jeu, on les agresse physiquement, on tient le ballon et on n’arrive pas à marquer à cause d’en-avants ou de mauvais choix, analysera ainsi à chaud le demi de mêlée Paillaugue. En face, la réussite du buteur et cet essai sans passe nous font mal. On a des regrets. »

Top 14 : Les joueurs de la rade prennent le large

Le demi d’ouverture français de Toulon Frederic Michalak passe le ballon le 14 septembre 2012 à Montpellier (photo: 20minutes.fr)

Ceux qui ne cessent de se plaindre de la qualité du jeu proposé en Top 14 et qui ont préféré hier soir sortir boire « une » bière avec leurs amis auraient mieux fait de regarder le match avancé de la cinquième journée de Top 14 entre Montpellier et Toulon.

Nous avons eu le droit à un vrai match de haut niveau avec des relances, des chisteras, des passes sautés, sans oublier ce qui fait la force de notre championnat : du combat à tous les étages. Les deux équipes méditerranéennes ont pourtant pratiqué hier soir un rugby très différent. On sent l’empreinte de Bernard Laporte sur le jeu des rouges et noirs : pressions défensives maximales, pragmatisme et réalisme (comme sur la deuxième mi-temps où les toulonnais ne franchissent qu’une fois la ligne des 22 mètres adverses pour inscrire un essai), bonne gestion des moments forts et faibles ce qui leur permit de mener 16 à 0 à la mi-temps. Malgré une débauche d’énergie spectaculaire, des attaques sensationnelles et de multiples franchissements de la ligne d’avantage adverse les Montpelliérains ne trouvaient les soutiens une fois dans la défense. La deuxième mi-temps se résumera à une course poursuite entre les deux clubs. Les bleu marine trouvèrent des solutions face à ce rideau défensif très agressif grâce à du jeu au pied. On retiendra de ce match que Montpellier a marqué 4 essais et que Toulon n’en aura marqué que deux. L’essai du troisième-ligne-aile Gunther suite à une phase de jeu qui aura duré plus de deux minutes restera dans les annales de ce Top 14 version 2012-2013. Bien sûr les observateurs auront suivi avec attention le match dans le match entre Frédéric Michalak et François Trinh-Duc. On peut dire que ce premier duel aura largement plus mis en valeur l’ouvreur toulonnais. C’est d’ailleurs sur son action de relance depuis l’en-but que l’essai de Gunther est parti.

Pour conclure, on peut dire que journée après journée les joueurs s’adaptent aux nouvelles règles et on retrouve tout de même un jeu assez plaisant.

Un triste spectacle propulse le CO vers la demie !

Thierry Lacrampe, l’un des hommes fort hier côté castrais (Photo : Rugbyrama.fr)

Le CO élimine Montpellier sur le score de 31 à 15

Le CO s’est vengé de son humiliante défaite de l’année dernière face à ce même Montpellier-Hérault Rugby. Au vu de leur parcours en saison régulière et de leur constance dans le championnat depuis quelques années déjà, il n’est pas surprenant de retrouver les Tarnais à ce niveau de la compétition. J’annonce que les voisins toulousains devraient grandement se méfier des Castrais : leur jeu est solide, notamment devant, et face à des Hauts-Garonnais grandissimes favoris les joueurs bleu et blanc n’auront absolument rien à perdre. Les joueurs de Montpellier, eux, sont complètement passés à côté de leur match : dominés en mêlée fermée, ridiculisés en touches, fautes de munitions les Héraultais n’auront jamais pu déployer leur jeu. Ce match est à mettre aux oubliettes, et au plus vite !

Un triste spectacle !

La qualité du jeu proposé fut d’une rare médiocrité, dans la parfaite continuité de la finale du Challenge européen entre le BO et le RC Toulonnais. Quand on compare le niveau de jeu des clubs français avec celui entrevu lors des phases finales de la Coupe d’Europe, et a fortiori avec ce peut proposer le Super Rugby, on a franchement de quoi s’inquiéter pour le rugby hexagonal. Espérons que le match entre Toulonnais et Racingmen sera d’un meilleur cru. Je n’ai pas pour habitude d’accabler le corps arbitral tant sa tâche est difficile, mais reconnaissons aussi que l’arbitrage hier n’était pas à la hauteur. Monsieur Péchambert a eu la gâchette un peu trop facile hier soir à Ernest Wallon, que ce soit envers les Castrais ou envers les Montpelliérains. Probablement que M. Péchambert avait souhaité se montrer très sévère et donner un signe fort aux clubs dès le premier match des phases finales. Mais reconnaissons que ce fut le grand n’importe quoi. Carton jaune très discutable sur Lacrampe, Quelques minutes plus tard, ce même Lacrampe vient se jeter dans les bras de De Marco, carton jaune pour le seconde ligne héraultais. Enfin, carton rouge complètement imaginaire sur Tekori pour un placage à retardement qui n’en est pas un. Je ne parle pas ici des nombreux arrêts de jeu, et de ces satanées interruptions à cause de ce diable de micro arbitral qui ne fonctionnait pas ! Remboursez !

Des assureurs qui dénaturent notre sport

C’est une mauvaise habitude prise par le rugby de sanctionner d’un carton tous les gestes faussement dangereux, le cas d’école Warburton n’a forcément rien arrangé. Ces messieurs de l’IRB, sont complètement soumis aux bons vouloirs d’assureurs tels que AXA, GMF ou AVIVA qui refusent de prendre le moindre risque. Comme par hasard, ces grands groupes d’assurances sont les principaux parraineurs du rugby pro, comme pour vouloir mieux le contrôler de l’intérieur. Alors si la Ligue se demande pourquoi le match de phase finale hier s’est disputé dans une coquille à moitié vide, elle a ici un élément de réponse. Le prix des places est en totale inadéquation avec la qualité du spectacle proposé par le Top 14 cette année. Voilà pourquoi cette rencontre entre Castrais et Montpellierain n’a pas su drainer le public toulousain pourtant grand amateur de rugby.

Si le rugby continue dans cette politique du risque zéro on ira voir du rugby à XIII.

Mister Rugby

Montpellier assure sa place

François Trinh-Duc attaque dans la défense biarrote (Photo : ESPNScrum.com)

Montpellier s’est imposé (21-16) devant Biarritz vendredi en match avancé de la 25 journée de Top 14, au terme d’un match décousu. Avec cette victoire, les Héraultais ont assuré leur place pour les barrages tandis que pour BO, malgré la défaite, le petit point de bonus obtenu sera sans doute suffisant pour le maintien.

Finaliste l’an passé, quasi-assuré de sa présence dans le tableau final et en Coupe d’Europe la saison prochaine, le club héraultais terminera prend provisoirement la 3e place avant de finir sa saison  régulière samedi prochain à Toulouse.

Les Montpelliérains ont réussi un très bonne première période, plutôt aboutie, prenant d’entrée la direction des opérations.Ils ont mis moins d’une minute, par Amorosino, pour franchir la ligne d’essai d’une pâle équipe de Biarritz privée de son maître à jouer Dimitri Yachvili, blessé à un genou. Le reste de la première mi-temps s’est consumé en trois pénalités d’un autre Argentin, Martin Bustos Moyano, ailier de Montpellier, et dans l’absence de Dimitri Yachvili, le cornac de Biarritz, victime de son propre aveu d’un « petit pet au genou ». Cette absence du demi de mêlée international a sans doute joué un rôle dans la déroute de la mêlée du BO. Elle a aussi laissé Julien Peyrelongue et Benoît Baby responsables des pénalités et de leurs ratages à part un trois points de Baby.

Montpellier a également dû affronter l’épreuve de dix minutes à 14 après un carton jaune infligé à Geoffrey Doumeyrou mais n’a rien lâché. Le score était donc de 14-3 à la mi-temps et à la 50e minute quand le match s’est emballé sur un bel essai côté fermé marqué pour Montpellier par Doumeyrou. Le futur joueur du Stade Français, doublait la mise.

Biarritz, mené 21-6 après une pénalité de part et d’autre, n’a pas cédé et a répliqué par un essai tout aussi beau conclu par l’ailier Takudzwa Ngwenya et transformé par le remplaçant de 21 ans Jean-Pascal Barraque.Le score n’était plus que de 21-13. Montpellier a raté son troisième essai. La pluie est entrée en jeu à un quart d’heure de la fin. Rien n’avait changé à l’entrée dans les dix dernières minutes mais Barraque a ramené Biarritz à cinq points et dans le bonus défensif d’une pénalité des 40 mètres, deux minutes plus tard..Les Biarrots prenaient finalement le point de bonus défensif et, provisoirement, la 8e place. Mais Bayonne (13e) et Agen (9e), qui s’affrontent samedi, Brive (12e)  et Bordeaux-Bègles (11e), opposés en Corrèze, et également Perpignan, qui  reçoit Lyon (relégué), peuvent toujours les rejoindre au classement.

Top 14 Orange : Toulouse et Montpellier s’imposent sans trembler

Montpellier remporte le derby Sud de France et enfonce un peu plus son voisin catalan qui voit le spectre de la ProD2 se rapprocher encore un peu plus

Le Stade Toulousain s’est imposé (20-15) à Biarritz et Montpellier l’a emporté à domicile (22-11) face à Perpignan en ouverture de la 17e journée du Top 14 de rugby. Une journée marquée par l’absence des huit joueurs retenus sous le maillot national pour la 2e journée du Tournoi des six nations.

Les Toulousains ont signé au stade Aguilera leur second succès consécutif hors de leurs bases, après celui glané le 28 janvier au Stade de France face au Racing-Métro, et comptent provisoirement dix points d’avance sur Clermont (2e). Le club basque, privé d’Imanol Harinordoquy et Dimitri Yachvili – ce dernier forfait pour France-Irlande – mais aussi de l’Argentin Marcelo Bosch, s’extrait provisoirement de la zone de relégation grâce au point de bonus défensif.

Les deux clubs étaient également privés de leurs entraîneurs, le Toulousain Yannick Bru (avants) et le Biarrot Patrice Lagisquet (arrières) étant devenus les adjoints de Philippe Saint-André à la tête du XV de France.

Montpellier, privé de François Trinh-Duc a poursuivi sa bonne série en battant Perpignan sans vraiment briller, mais sans céder aux Catalans le bonus défensif. L’USAP, sans ses internationaux Mas, Mermoz (France) et Hook (Galles), reste sur quatre matches sans victoire en Top 14.

PÉRIODE DE CRISE POUR LE RACING-MÉTRO

Samedi, Clermont reçoit le Racing-Métro. Le club francilien traverse une période de crise depuis le départ, la semaine dernière, de Sébastien Chabal, suivi cette semaine d’une fronde des joueurs contre le directeur sportif Pierre Berbizier.

Toulon (3e) va tenter de poursuivre le rythme imprimé par les Toulousains et les Clermontois face à Bordeaux-Bègles, le promu qui vise un troisième succès de la saison à l’extérieur. Bayonne, dernier du classement, reçoit le Stade Français. Les rencontres Agen-Castres et Lyon-Brive ont été reportées en raison du froid.

Source : LeMonde.fr

Résumé Montpellier-Hérault vs. USAP

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport