Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

Top 14 : le Racing roi de Paris

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Le Racing Metro s’est imposé dans le derby de Paris face au Stade français (23-15) et se donne de l’air au classement.https://i1.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/1/1b/Logo_Top14_2012.jpg

À cinq minutes près, le Stade français s’imposait au Stade de France face au Racing Metro dans le derby francilien. Les joueurs du stade se replaçaient même   dans la course aux places de barragistes. Mais il y a eu les cinq dernières minutes à jouer. À la 75e minute, Estebanez décide de repiquer à l’intérieur alors que le jeu l’appelait à l’extérieur. Il prend tout le monde à contrepied et va à l’essai et le Racing passe devant (20-15). Puis Machenaud passe une pénalité à la sirène (23-15) et le Stade français sort du bonus défensif. Une fin de match compliquée à vivre pour les Parisiens.

Szarzewski marque contre ses anciens coéquipiers

Avant cela Julien Dupuy a fait des misères à la défense du Racing Metro, d’abord par son jeu, et surtout par son efficacité au pied, punissant chacune des erreurs des coéquipiers de Machenaud. Mais Dupuy a été le seul à vraiment surnagé chez les parisiens. En face non plus, les racingmens n’ont pas vraiment survolé le match, ils ont juste été plus décisifs. Le racing a en effet franchi la ligne sur ses deux temps forts. En fin de match, et avant cela en fin de première période, Dimitri Szarzewski emmenant le maul franchir l’en-but de ses anciens coéquipiers (36e). Mais les Parisiens n’étaient pas loin de la victoire, à cinq minutes près.

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Clermont impressionne, Toulouse assure

Clermont Exeter Heineken Cup

Clermont a affirmé ses ambitions dans la poule 5 de la Coupe d’europe en s’imposant avec le bonus offensif chez les Anglais d’Exeter (46-12) samedi lors de la 2e journée, qui a également vu Toulouse assurer un précieux succès à l’extérieur chez les Italiens de Trévise (33-21).

Biarritz, battu lors de sa première sortie chez les Harlequins (40-13), a ouvert son compteur en dominant avec le bonus offensif (38-17) les Italiens des Zèbres. Le Racing-Métro est, lui rentré bredouille de son déplacement à Bruxelles face aux Anglais des Saracens (30-13).

Clermont a brillamment pris les commandes de la « poule de la mort ».

Les Auvergnats ont parfaitement négocié leur déplacement à Exeter, qui avait malmené les double champions d’Europe en titre du Leinster sur leur pelouse la semaine dernière (défaite 9-6).

Après avoir résisté à l’entame de match tonitruante des « Chiefs », ils ont pris le match à leur compte et inscrit six essais par Nalaga (2), Fofana (2), Bonnaire et Sivivatu.

Cette victoire donne deux points d’avance aux Clermontois (10 points) sur les Dublinois du Leinster (2e, 8 points), leurs futurs adversaires dans une double confrontation très attendue en décembre. Les Irlandais ont eux aussi gagné chez les Gallois des Scarlets (20-13) mais ne se sont pas vraiment rassurés avec beaucoup de déchet dans leur jeu.

Résumé ASM Clermont-Auvergne vs. Exter Chiefs

Dans la poule 2, les Toulousains ont réussi une bonne opération comptable en s’imposant chez l’accrocheuse équipe de Trévise et pris temporairement la tête, dans l’attente de la rencontre entre Leicester et les Ospreys dimanche.

Résumé Stade Toulousain vs. Beneton Trévise

Menés pendant près d’une heure, les champions de France ont fait basculer la rencontre à l’usure, avec trois essais de pénalité, Picamoles et Clerc. Mais ils n’ont jamais réussi à mettre leur jeu en place et péché dans la discipline avec trois cartons jaunes (deux à Tolofua, un à Clerc). Il leur faudra rectifier cela avant d’affronter les Ospreys en décembre.

Biarritz a rattrapé sa défaite chez les Harlequins en dominant avec le bonus (6 essais) les Parmesans de Zèbres. La poule 3 reste dominée par les Harlequins, vainqueur (30-22) chez les Irlandais du Connacht.

Le Racing-Métro n’a, lui, pas réussi à confirmer face aux Saracens sa victoire face au Munster (22-17). Ils ont subi en première mi-temps et leurs trop nombreuses approximations les ont empêchés de rapporter ne serait-ce qu’un point de bonus défensif. Avec ce deuxième succès en deux rencontres, les « Sarries » sont seuls aux commandes de la poule.

Coupe d’Europe: le Racing débute par un exploit

Le Racing Metro ouvre sa saison de H Cup en battant les Irlandais du Munster (22-17), favoris de la compétition.

Le Racing Metro débute parfaitement sa campagne européenne en H Cup   par une belle victoire 22 à 17 sur le Musnter, favori irlandais de la compétition. Sous une pluie battante et sur un terrain boueux, les Franciliens n’ont pas joué un grand match, mais on sut transformer en points les occasions obtenues. Pourtant tout avait mal commencé pour les joueurs du Racing, subissant d’abord le pied d’O’Gara, qui passait là la barre des 1300 points en coupe d’Europe, puis Dougal rebondissait sur un plaquage de Machenaud et allait à l’essai (0-10). Déjà défait par Montpellier et Grenoble sous la pluie, le Racing décide de fermer la maison et de s’en remettre aux pieds de Machenaud et Barkley. Bonne idée puisque les Franciliens grignotaient peu à peu le score par des pénalités puis par un essai de footballeur. Cronje dégageant au pied un ballon d’attaque irlandais, Machenaud poursuivait en dribbling et s’en allait aplatir (10-10). Barkley, sur pénalité faisait même basculer le score en faveur des ciels et blancs à la sirène.

O’Gara, la blessure qui change tout

Juste avant la pause, le Munster perdait O’Gara sur une blessure aux ischios, une absence décisive. Machenaud et Barkley prenaient le jeu à leur compte, ne relâchant par leur pression sur les Irlandais. Mais seule une pénalité de Barkley venait récompenser la bonne occupation du terrain. Bizarremnt, le Racing retombait dans ses travers, sur une touche rapidement jouée, les Franciliens ne se replaçaient pas assez rapidement, et voyait Zebo prendre les extérieurs et aller à l’essai (16-17). Comme le premier essai irlandais, celui-ci réveillait le Racing qui revenait dans le match en cinq minutes, en mettant la pression sur Murray qui cafouillait et donnait la pénalité de la gagne à Barkley qui ne se faisait pas prier (19-17), score confirmé par Bergamasco, toujours sur pénalité, dans la foulée. Sans briller, mais avec une grande science tactique, le Racing se lance parfaitement dans cette H Cup en battant les favoris de la poule.

Carton rouge : L’Arena 92 en danger !

La maquette de la future Arena 92 de Nanterre. Un magnifique stade pour le rugby en danger !

Je vous ai déjà parlé du projet ambitieux de Jacky Lorenzetti de créer une Arena multifonction dans le quartier de la Défense au pied de la Grande Arche. Cette Arena devrait servir en premier lieu à l’équipe du Racing-Métro 92 qui disposerait ainsi d’un vrai outil qui permettrait au rugby dans son ensemble de se développer. Soulignons que cette initiative est 100% privée et que le rugby de club aura de plus en plus besoin de ce genre de stade car il pourra de moins en moins compter sur les aides des collectivités territoriales (communes, départements, régions). Rappelons que cet écrin ne servira pas uniquement à des matchs de rugby, mais des concerts pourront y être organisés, Paris pourra enfin disposer d’une grande salle de concert de plus de 20 000 places comme les autres capitales européennes, par ailleurs cette salle devraient servir également à recevoir les matchs de la Coupe du Monde de Handball en 2017. Cela permettrait aussi aux clubs de hand et/ou de basket parisiens de disposer, pourquoi pas, à leur tour d’un bel outil pour se développer.

Seulement une des associations de riverains s’est opposée au projet par peur des nuisances sonores. Les promoteurs ont donc inviter les riverains afin de répondre à leurs inquiétudes et ont apporté un certain nombre de garanties. Une étude a été faite par un cabinet indépendant qui démontre que les nuisances sonores les jours de matchs et d’événements seront minimes. Les trois associations de riverains d’abord légitimement préoccupées ont fini par trouver un accord. Malgré tout, une toute petite poignée réunie autour d’un groupuscule s’oppose farouchement à la construction de cette Arena 92. Or, lorsqu’on regarde les noms qui composent cette ténébreuse association répondant au nom de GAP (Groupe d’Action et de « Propositions » pour l’aménagement de Nanterre) on se rend compte qu’elle est en fait composée de membres ou d’élus du Parti Socialiste. En effet Nanterre, est la seule ville des Hauts-de-Seine qui soit ancrée à gauche (Monsieur Jarry, son maire et Communiste). Un lieu stratégique pour le parti de la majorité. Pourtant cette Arena créerait à Nanterre des milliers d’emplois dont un grand nombre seraient permanents. Il s’agit d’un investissement de 614 millions d’euros dans une commune qui n’en paierait pas un seul centime. Messieurs Patrice Marchal, Christophe Heraud, Olivier Doyen et Gwenaël Luneau, tous élus ou membre d’un même parti politique, savent parfaitement tout cela, mais à l’intérêt supérieur de leur commune, aux milliers d’emplois, donc de cotisations sociales ils préfèrent leurs carrières et leurs objectifs politiciens personnels.

Pourtant, face à un football qui est en train d’investir massivement dans des infrastructures haut-de-gamme, le rugby français est en manque de ce type de projet. L’intérêt supérieur du sport français devraient compter davantage que la carrière politique de quelques arrivistes. C’est pourquoi je tenais à apporter, à titre personnel, tout mon soutien à Jacky Lorenzetti, à Monsieur Patrick Jarry, maire de Nanterre pour que ce projet aboutisse. A leurs détracteurs je ne pourrai que leur sortir mon carton rouge !

Mister Rugby

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Toulon arrache sa qualification face au Racing-Métro

La joie des joueurs de Toulon après leur qualification pour les demi-finales du Top 14 de rugby face au Racing-Métro (Photo : lci.tf1.fr)

Au terme d’un match étouffant, et après avoir été largement mené, Toulon s’est qualifié pour les demi-finales du Top 14 de rugby en battant le Racing-Métro 17 à 13.

Toulon a souffert pour l’emporter à domicile. Mais l’essentiel est acquis – à savoir – la qualification pour les demi-finales du Top 14 de rugby, à l’issue d’un match de barrage remporté 17 à 13 face au Racing-Métro. En demi-finale, dimanche 3 juin à Toulouse, Toulon affrontera Clermont. L’autre demi-finale opposera la veille le Stade Toulousain à Castres, vainqueur de Montpellier (31-15) vendredi en match de barrages. « Bravo au Racing qui a fait un très gros match. Cela a basculé pour nous. Cela aurait pu basculer pour eux sur une dernière pénalité. C’est la loi du sport« , a reconnu le manageur de Toulon Bernard Laporte au micro de Canal+, après cette rencontre à rebondissements.

Il est vrai qu’après un début de rencontre équilibré, le Racing s’était rapidement détaché, de sorte qu’il menait 13 à 3 à la pause grâce à un essai de Benjamin Fall et 8 points au pied de Sébastien Descons et François Steyn, contre une seule pénalité réussie par l’ouvreur toulonnais Jonny Wilkinson en quatre tentatives. L’Australien Matt Giteau suppléait son buteur défaillant pour inscrire les six premiers points de la reprise, ramenant les Varois dans les cordes à l’heure de jeu (9-13, 62) avant l’essai du 3e ligne Steffon Armitage, servi par Smith au terme d’une course de cinquante mètres (11-13, 66).

Mené au score pour la première fois de la partie après 66 minutes, le Racing perdait l’occasion de reprendre le score en fin de match, Hernandez puis Wisniewski manquant chacun une pénalité. Une ultime mêlée victorieuse permettait à Matt Giteau de parachever son oeuvre après la sirène. Après un tel scénario, les Toulonnais ne veulent pas s’arrêter là. « Il faudra faire moins de fautes » contre Clermont, en demi-finale, a reconnu Bastareaud. « On y va en outsider mais on a notre carte à jouer. »

Brive : Au bord du gouffre !

Une journée riche en émotion à l’image de ce bouillant derby parisien entre le Racing et le Stade Français. (Crédit photo : Espnscrum.com)

Toulon s’est qualifié pour les barrages d’accession aux demi-finales du Top 14 (du 25 au 27 mai) après un succès 25-22 sur le Stade Toulousain, alors que le Racing qui a dominé le Stade Français (19-13) a un pied dedans. Castres est également qualifié à la faveur d’une victoire 30-19 face à Clermont. Perpignan qui a dominé Lyon 34-22 est assuré de se maintenir. En revanche, Brive aura bien du mal à se remettre de sa défaite contre Bordeaux-Bègles (23-9).

Deux ans après sa défaite en demi-finale face à Clermont, Toulon se retrouve en phase finale. Le club varois est quatrième du classement après sa victoire face à Biarritz vendredi soir (21-16), Montpellier est également assuré de disputer la phase finale, pour la deuxième année consécutive. Castres, large vainqueur de Clermont (30-19), a aussi fait un pas significatif vers les barrages mais devra confirmer sa position samedi prochain face à Bayonne.

Brive a perdu une bataille probablement décisive dans la lutte pour le maintien après sa défaite à domicile face à Bordeaux-Bègles. Le club corrézien se retrouve treizième avec cinq points de retard sur Bayonne qui a battu Agen (31-10), l’équipe de son futur duo d’entraîneurs, formé par Christian Lanta et Christophe Deylaud. Les Corréziens en sont réduits à croire à un miracle, une victoire bonifiée à Clermont lors de la dernière journée, et une défaite « sèche » de Bayonne à Castres. Perpignan, vainqueur (34-22) de Lyon –déjà relégué en Pro D2–, Bordeaux-Bègles, Biarritz et Agen sont désormais assurés de leur présence en Top 14 la saison prochaine. La dernière journée de la phase régulière aura lieu samedi prochain.

Résumé RC Toulon vs. Stade Toulousain

Le derby pour le Racing

Dans un Stade de France rempli seulement aux deux tiers, une déception pour ce premier derby francilien à enjeu depuis trois ans, Paris a bien démarré la rencontre en inscrivant un essai par Arias, décalé par Szarzewski, futur Racingman (0-10, 13e). Un essai qui a réveillé les Ciel et Blanc, habillés dans la tenue de leurs aïeux de 1882. Après deux pénalités de Wisniewski, Descons a concrétisé une nouvelle action dangereuse de ses coéquipiers à 15 contre 14 après le jaune de Contepomi pour fautes répétées (13-10, 37e). Lancées dans un mano a mano (16-13, 62e), les deux équipes multipliaient les maladresses et les mauvais choix. Sans être génial, le Racing conservait son avance (19-13, 71e) face à des Parisiens enfin décidés à jouer dans les dernières minutes. Trop tard, le Racing filait très vraisemblablement vers les play-offs pour la troisième année d’affilée. Mathématiquement, le Stade Français conserve en effet un très mince espoir de se qualifier. Il faudrait en effet une large défaite des Franciliens à Agen et un succès du club parisien avec le bonus offensif à Biarritz pour inverser la tendance.

Résumé Racing vs. Stade Français