Les Dragons prennent la tête de la Superligue !

Rémy Casti et Ian Henderson plaquent Jamie Foster

Pendant que le club quinziste voisin souffre en 11ème place du Top 14, les treizistes des Dragons Catalans, seul club français engagé dans la Superligue ont réussi l’exploit de s’imposer sur la pelouse du flambant neuf Langtree Park (18 000 places) des mythiques Saints de Saint-Helens. Les Dragons restent donc invaincus après trois journées de championnat et ont déjà a leur actif deux victoires à l’extérieur après celle obtenue lors de la première journée face aux Bradford Bulls. Malgré une laborieuse victoire à Gilbert Brutus face à Castelford, les Perpignanais font donc un excellent début de saison qui leur permet d’obtenir la première de cette Superligue. Après la finale de la Cup en 2007 disputée et perdue à Wembley face aux mêmes Saints de Saint-Helens, le club français s’est imposé en quelques années seulement comme l’une des références de la Superligue. De quoi donner de jolies couleurs au rugby à XIII tricolore.

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Sébastien Chabal passe à XIII ? Chiche !

Un match entre les South Sydney Rabbitohs et les Western Tigers

Les paroles de Sébastien Chabal, invité du Moscato Show hier sur RMC, ont fait l’effet d’une bombe dont l’onde de choc a atteint ce matin les côtes australiennes. L’homme qui valait un millions d’euros (montant annuel de son dernier contrat avec le Racing Métro) a fait connaître son intention de jouer sur l’île-continent. A la question de l’animateur Vincent Moscato « c’est pour changer de code » (sous-entendu pour passer à XIII) la star du rugby français à marquer une pause avant d’ajouter « Je ne peux vous en dire plus pour l’instant ». Pour l’instant on sait juste que l’homme des cavernes jouera un match de rugby à XV avec Balmain, un club de troisième division australienne de la banlieue de Sydney. Puis ? Tout est possible. Sébastien Chabal pourrait revenir à Paris pour jouer pour le Stade Français avec le statut de joker médical. Il pourrait intégrer une franchise de Super Rugby car la saison est sur le point de commencer. Problème le joueur est très cher pour le XV australien. Officiellement aucune franchise ne s’est montrée intéressée. Alors forcément on pense au XIII, sport roi en Australie. Il y a quelques années le club des South Sydney Rabbitohs avait manifesté son intérêt pour le joueur. Pour la NRL ce serait une excellente nouvelle, en effet le rugby à XIII a vu de nombreuses stars changer de code ces derniers temps. Ces meilleurs joueurs, comme Sonny Bill Williams, Mark Gasnier, Karmichael Hunt, Luke Rooney, fuyant le plafond salarial instauré par la ligue locale, sont d’ailleurs souvent partis vers le Top 14 français. L’arrivée de Sébastien Chabal, une star du XV  français, serait une forme de revanche.

Le XIII serait un excellent défi pour Sébastien Chabal selon Bernard Laporte

Selon Bernard Laporte, lui aussi sur le plateau de RMC hier soir, ce serait une excellente nouvelle. Nous ne doutons pas qu’avec ses charges dévastatrices et ses placages tonitruants le barbu a toutes les qualités pour ce sport. Néanmoins si tel était le cas, le rugbyman français n’aurait pas choisi la facilité : changer de code après 30 ans et souvent très difficile. Demandez plutôt à Willie Mason, ancienne star du XIII qui essuie les bancs aujourd’hui à Toulon, ou au prodigieux joueur gallois des années 80 Jonathan Davies dont le retour à XV a été un véritable fiasco. Ce qui est vrai dans un sens, l’est au moins tout autant dans l’autre sens. La NRL est un championnat très relevé où jouent les meilleurs joueurs de rugby à XIII du monde. Toutes les actions sont très disputées, les provocations physiques sont nombreuses. La NRL, c’est le paroxysme de l’engagement.

En laissant sous-entendre qu’il pourrait rejoindre ce championnat, en tout cas en ne le démentant pas, Sébastien Chabal prend un risque énorme. S’il ne le fait pas, l’homme aura perdu l’occasion de se taire, et passera pour un charlot. Nous comprendrons qu’il n’est plus bon qu’à animer des plateau télé, donnant du crédit ainsi à son ancien manager Philippe Berbizier. S’il le fait, alors nous pourrons lui tirer notre chapeau, quel que soit les résultats obtenus, l’aventure de la NRL, c’est s’attaquer à un océan. Cela aurait le mérite qui plus est de faire de la lumière sur le XIII français qui en aurait grandement besoin.

Podcastez l’Interview de Sébastien Chabal

Superligue, un nouveau départ

Les équipes de la Stobart Superleague

Cela faisait quelques temps que je n’avais pas écrit sur le rugby à XIII. Je profite donc du lancement de la saison de Superligue et du bon départ pris par la franchise française des Dragons Catalans qui ont remporté leur premier match (cf. vidéo) sur le terrain des Bradford Bulls, l’un des clubs mythiques en Angleterre, sur le score plutôt flatteur de 12 à 34. Le nom du championnat a quelque peu changé, ne parlons plus de Engage Superleague mais de Stobart Superleague, désormais la célèbre compétition de rugby à XIII anglaise porte le nom d’une entreprise spécialisée dans le transport routier, une centaine de camions aux couleurs de la compétition phare sillonneront d’ailleurs les routes britanniques. Au petit jeu des chaises musicales, la franchise des Widness Vikings qui jouaient jusqu’alors le Championship (championnat servant d’antichambre la SL) remplacera le club gallois des Celtic Crusaders. L’autre nouveauté est l’inauguration de deux nouveaus stades flambant neuf, preuve qu’avec ce type de championnat semi-fermé, les clubs peuvent investir dans des infrastructures modernes. Saint-Helens et Salford ont en effet tous deux abandonné leur stade centenaire, plein de charme certes, mais complètement vétuste. Ils logeront respectivement au Langtree Park (18 000 places) et au Salford City Stadium (12 000 places). Mais la grande nouveauté vient du côté français : la chaine Al Jazeera Sport, qui a beaucoup fait parler d’elle dans le monde du sport, a annoncé qu’elle diffusera de nombreux matchs de rugby à XIII dont la National Rugby League australienne et la Superligue. Le XIII devrait même être l’une des disciplines fortes de la chaine qatarie. Les amoureux de XIII se souviendront que le directeur de cette chaine, Charles Biétry, était le président du PSG Omnisport à l’époque du PSG XIII de Jacques Fouroux. Voilà qui devrait en satisfaire quelques uns.

Gillette 4 Nations : L’Australie récupère son bien !

Réunissant les 4 meilleures nations de rugby à XIII du moment, L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre et le Pays-de-Galles (la France s’est exclue bêtement l’année dernière en perdant la finale européenne face au Pays-de-Galles, alors que le match était largement à sa portée) a finale du Gillette 4 Nations a été remportée par l’Australie qui récupère son bien.  Je vous propose un petit aperçu de la finale entre l’Angleterre et l’Australie. En attendant que la France revienne à ce niveau de la compétition et puisse un jour affronter d’égal à égal les grandes nations du rugby à XIII mondial.

C’était la « France Rugby League » du Petit Caporal

Le Petit Caporal, Jacques Fouroux, passe à l'offensive en 1994

Nous étions au début des années 90, « Le petit caporal », Jacques Fouroux, lassé d’être mis de côté par une fédération garante de l’amateurisme et gérée à l’époque comme une république bananière décide de prendre les armes et de passer à l’ennemi. Paris, le 7 novembre 1994, Jacques Fouroux annonce lors d’une conférence de presse prévue à cet effet le lancement de la France Rugby League, un tournoi de rugby à XIII professionnel ! A cette époque une telle nouvelle fait l’effet d’une bombe. A ses côtés se trouve Kenneth Arthurson, président de l’International Rugby League Board, on apprend que les puissantes fédérations australiennes et anglaises appuient pleinement le projet de Jacques Fouroux et l’accompagneront dans son développement. Premier fait d’armes du « Petit Caporal », L’OPA sur le rugby à XIII français a été réalisée d’une main de maître ! La FFR13, n’a pas le choix et est obligée d’appuyer coûte que coûte ce projet Fouroux. Si l’annonce fait l’effet d’une bombe, la présentation de cette France Rugby League crée la stupéfaction générale : On annonce la création de 16 formations régionales et « à l’image des équipes cyclistes » le nom d’un sponsor sera accolé à celui de la région, l’entrée au stade sera gratuite, un show musical accompagnera chacune des rencontres, les rencontres se dérouleront en 4 quarts-temps comme au foot US, la saison sera calquée sur celle de l’hémisphère sud et la compétition se déroulera de mars à juillet. Juridiquement, la France Rugby League prendra la forme d’une SAOS et sera propriétaire à 51% de chacune des 16 équipes régionales. Jacques Fouroux oublie ses premiers amours et annoncent aux journalistes « le rugby à XV c’est 20 minutes de temps de jeu effectif ; le XIII c’est soixante minutes ». Les fédérations anglaises et australiennes seraient disposées à prêter quelques-uns de leurs joueurs pour relever un peu plus le niveau de jeu. Rappelons qu’à cette époque la France découvrait les joies du sport à la sauce américaine, la jeunesse de notre pays admirait les exploits des Mickael Jordan et se levait à 2 heures du matin pour regarder la finale du Superbowl sur Canal+. Lors de cette conférence de presse aucun nom de sponsor n’est avancé, pourtant Jacques Fouroux annonce que cette « League » sera financée essentiellement par le secteur privé. Il se murmure rapidement que M6, la petite chaîne qui monte au début des années 90 serait intéressée pour racheter les droits.

Avec ses 8 formations régionales, la France Rugby League espérait bien devenir le pendant français de la célèbre ARL australienne

En 1995, la première édition embryonnaire ne se jouera finalement qu’avec 8 formations régionales basées à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Perpignan, Avignon et Carcassonne lors des mois d’août et septembre. Le succès est au rendez-vous, les stades sont pleins, certaines rencontres se jouent devant 10 000 spectateurs, ce qui constitue un véritable petit exploit pour l’époque ou le XV peinait à remplir ses stades. La finale est annoncée au Stade de la Méditerranée de Béziers et ses 17 000 places, citadelle du rugby à XV. La pression de Bernard Lapasset, président de la FFR sur la mairie de Béziers est énorme, on menace la municipalité de ne plus accueillir un match des All Blacks comme prévu si elle organise la finale de cette France Rugby League. Finalement, la finale se jouera à Carcassonne, dans un stade beaucoup plus petit et déjà acquis à la cause treiziste, la rencontre voit la victoire de Toulouse-Midi-Pyrénées sur celle de Perpignan-Roussillon-Catalogne devant 9 000 spectateurs et devant les caméras de Canal plus.

Le PSG XIII malgré des débuts prometteurs, sera lui aussi un flop...

« Le petit caporal » connaîtra son Waterloo. Alors que le véritable envole était pour 1996, la France Rugby League est obligé de réduire la compétition à 6 équipes, les formations d’Avignon-Provence et de Lyon-Rhône-Alpes passent à la trappe. Toulouse-Midi-Pyrénées remporte sa deuxième finale consécutive face  à Marseille-Méditerranée. Alors qu’on annonçait une multitude de quinziste franchir le Rubicon, seule une poignée de marginaux oseront franchir le pas. Probablement, que le Napoléon du rugby français s’est dispersé entre cette France Rugby League et l’expérience du Paris-Saint-Germain en Super League anglaise, qui elle aussi s’avèrera être un flop. Le 1er septembre 1996, Jacques Fouroux démissionne de toutes ses fonctions, la France Rugby League meurt avec lui. Jacques Fouroux, grand visionnaire, avait compris avant tout le monde que le rugby se trouvait à une époque charnière, que le professionnalisme était inéluctable, il s’était juste trompé de camps. Le rugby à XV est passé lui aussi professionnel en août 95, avant de connaître une ascension vertigineuse que ni même l’illuminé « Petit Caporal » n’aurait pu prévoir.

Rugby à XIII, France-Ecosse ce samedi

Ils sont français, jouent au rugby, ont affronté une équipe réputée largement supérieure ce week-end et on perdu avec les honneurs… Le XV de France ? Vous n’y êtes pas du tout ! Il s’agit du XIII de France. Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit quelques lignes sur le code « ennemi ». Coté treizistes, ont fait comme si l’engouement national autour du rugby (à XV) n’existait pas et on suit son petit bonhomme de chemin. Les choses évoluent aussi chez les treizistes. Depuis deux ou trois ans, le rugby à XIII français retrouve quelque couleur, l’équipe nationale (composée aujourd’hui essentiellement de joueurs professionnels) attire de plus en plus de monde. Ils étaient encore une fois 16 000 du côté du Parc des Sports d’Avignon. Si les Bleus ont perdu sur le score de 18 à 32, leur jeu souffre de moins en moins de la comparaison avec celui de leurs voisins anglais. Prochaine étape ? Samedi dans l’antre des Dragons Catalans, le Stade Gilbert Brutus de Perpignan. La grande nouveauté qui redonne le sourire aux amoureux du rugby à XIII, la discipline fait son grand retour sur France Télévision. En effet après le succès de la dernière finale du championnat entre Lézignan et Limoux le service public a décidé de renouveler l’expérience avec ce match de Coupe d’Europe. Alors pour suivre d’autres aventures, d’autres Bleus, tous à vos postes !

 

Rugby à XIII : Un week-end, deux finales…

Jamie Soward de l'équipe Saint Georges

Après plusieurs mois sans avoir écrit sur le rugby à XIII, je profite de ce week-end de finales en Angleterre (Superleague)  et en Australie (NRL) pour me rattraper. Cette saison qui fut particulièrement catastrophique pour les treizistes français s’achèvent avec la victoire de deux clubs mythiques de nos cousins treizistes. Les Wigan Warriors, club qui a dominé le championnat anglais lors des années 90 ont remporté leur match face à Saint Helen sur le terrain du légendaire Old Trafford.

En Australie, la finale eu lieu à l’ANZ Stadium de Sydney. Les Saint-Georges Illawara de l’ancien parisien Mark Gasnier affrontèrent les Roosters de la banlieue chic de Sydney. Les Dragons remportèrent leur match et firent la une de la presse australienne malgré une information riche en sport au pays des aussies ce week-end : avec la finale de l’AFL (de footy, suite au match nul entre les Collingwood Magpies et Saint-Kilda FC) et les championnats du monde de cyclisme à Geelong, dans l’état du Victoria. Après deux saisons en demi-teinte au Stade français l’Australien savoura probablement cette finale, d’autant qu’il fut l’auteur d’un essai.

Côté français, la piètre saison des Dragons Catalan en Superleague et du Toulouse Olympique XIII en Co-operative Championship ne prête guère à l’optimisme. On peut aisément imaginer que les résultats de nos deux clubs hexagonaux dissuaderont les dirigeants de la Superleague à engagé une deuxième franchise tricolore (le TO XIII et peut-être le Stade français seraient candidats) dans leur compétition phare. Le rugby à XIII français aura l’occasion de se rattraper lors de la prochaine Coupe d’Europe des Nations face aux Gallois, Irlandais et Ecossais avec en point de mire le Four Nations Series 2011.

Vidéo de la grande finale de NRL 2010.