Vidéo : Les plus beaux essais individuels de tous les temps !

Voici une ribambelle des 5  plus beaux essais individuels du rugby international. Attention ça décoiffe ! L’occasion de retrouver dans le feu de l’action, les marqueurs d’essais les plus spectaculaires de tous les temps : Jonah Lomu, Joeli Vidiri, Serge Blanco, John Kirwan et Will Genia !

Pas de place pour l’approximation au pays des All Blacks !

Depuis que cette tournée de quatre matches, dont trois tests, a été programmé on a su qu’elle serait extrêmement compliquée à négocier. Le match de ce matin n’aura donc fait que confirmer ce que l’on savait déjà : Cette équipe des All Blacks est très forte, les Bleus le sont beaucoup moins et les chantiers qui pourraient nous amener jusqu’au toit du monde sont tellement nombreux et tellement gigantesques qu’on se demande s’ils sont réalisables.

Cependant, ceux qui ont vu le match savent parfaitement que tout n’est pas à jeter. La défense a été correcte, il y a eu des périodes de dominations infructueuses, les Français ont tenté de pratiquer un jeu ambitieux même si cela n’a pas payé.

Les All Blacks ont joué à merveille, comme eux seuls savent le faire, néanmoins le XV de France ne peut s’en prendre qu’à lui même, il aurait pu avec un peu plus d’application au moins faire douter les hommes en noir.

Malheureusement, le secteur de la touche a été complètement désastreux, le jeu au pied a été catastrophique. Les Bleus ont passé tout leur match dans leurs 22 mètres et finalement quand ils avaient la balle, ils ne savaient qu’en faire. Alors la faute à qui ?

Il est clair que certains joueurs, présentés comme des leaders de jeu, ont failli. Si certains sont au niveau de cette tournée (Dusautoir, Fritz, Domingo, Roux, Picamoles, Nyanga) d’autres n’y étaient pas du tout. Il va maintenant falloir que les entraîneurs se posent les bonnes questions. Ils doivent prendre leurs responsabilités, cela commence par plaider « coupables ». Doivent-ils, par exemple, continuer à sélectionner un joueur comme Michalak qui ne joue que très peu en club et qui n’a pas de repaires en 10 ? Fallait-il sélectionner un joueur qui vient d’enchaîner deux saisons non-stop ? La contre-performance majeure de l’ouvreur toulonnais (placages manqués, jeu au pied approximatif, incapacité à accélérer le jeu comme l’a fait Lopez la semaine dernière) semble répondre à cette question. Il n’est pas question de remettre en cause le niveau de jeu du joueur. A 30 ans, tout le monde connaît le potentiel du joueur. Mais est-il vraiment le 10 titulaire dont le XV de France à besoin ? A titre personnel, je pense que Fred Michalak serait plutôt un remplaçant de luxe pouvant couvrir deux postes qu’un titulaire en puissance.

Cette tournée est de toute façon riche en enseignements. Il reste un match aux Bleus, la semaine prochaine à New Plymouth, pour montrer au monde qu’ils valent mieux que ça. Cela commence par livrer un combat énorme, aux All Blacks pour espérer briller. A chaque que le XV de France a remporté un match face à la Nouvelle-Zélande le combat proposé par les Français a été sans merci.

Je voulais pour terminer, tirer mon chapeau aux joueurs néo-zélandais. Le jeu qu’ils ont réussi à mettre en place en seulement deux matches est à la fois plaisant et efficace, ils ont su trouvé une stratégie intelligente d’occupation au pied avant de passer à la vitesse supérieure dans la dernière demi-heure. Si le supporteur inconditionnel des Bleus est déçu, l’amateur de rugby aura apprécié la performance des hommes en noir qui contrastait forcément avec celle des tricolores.

le XV de France domine les Auckland Blues

TOURNEE – Les Bleus n’ont d’abord pas été étincelants, mardi, face aux Blues d’Auckland (Super Rugby). Ils ont ensuite retrouvé de leur efficacité en 2e période, remportant la partie (38-15) et gommant un peu les doutes qu’ils avaient fait naître à l’issue du premier match perdu face aux All Blacks, samedi. Il y a du mieux et c’est toujours bon à prendre avant de défier à nouveau les Néo-Zélandais, samedi.

C’est toujours bon à prendre. Pour la première fois depuis 1998, le XV de France s’est frotté à une province. Si les Bleus se sont un peu refait la cerise aux dépens de la province des Auckland Blues (38-15).

Maintenus à flots en prem!ère mi-temps grâce à la botte de Jean-Marc Doussain (4 pénalités), les hommes de Philippe Saint-André ne sont parvenus à franchir la ligne d’en-but qu’en seconde période, inscrivant tout de même quatre essais à cette franchise du Super Rugby, le Championnat de l’hémisphère Sud.

Trois jours après la défaite encaissée face aux All Blacks (13-23), cette rencontre amicale entre deux équipes très remaniées a au moins eu l’avantage de procéder à une large revue d’effectif avant d’affronter une dernière fois la Nouvelle-Zélande, samedi à Christchurch.

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Les Conquérants !

« Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. »

 JM. de Heredia, Les Conquérants (Les Trophées, 1893)

Tels les Conquérants du poète José-Maria de Heredia, les joueurs d’autrefois qui partaient pour de longues tournées bravaient les mers pour rejoindre la terre de leurs adversaires. Parfois, ils embarquaient dans de petits avions et franchissaient les Andes, comme les héros de l’Aéropostale. A l’époque où traverser la frontière franco-espagnole ou italienne faisait de vous un grand voyageur, il s’agissait de moments uniques pour ces jeunes gens de s’ouvrir à de nouvelles cultures, des senteurs et des goûts exotiques qui font la magie des voyages.

Aujourd’hui les tournées n’ont pas gardé ce caractère exceptionnel. Toutefois, j’aime penser qu’elles ont résisté à la professionnalisation du rugby. Cet anachronisme est fait pour me plaire, car il donne à notre rugby son caractère exceptionnel.

Un autre anachronisme propre à l’ovalie sont aussi ces sélections qui ne reposent sur aucune entité géographique bien définie comme la très prestigieuse équipe des Lions britanniques (et irlandais) qui a affronté les Barbarians à… Hong-Kong, ancien bastion de l’Empire britannique aujourd’hui chinois. Les Lions se sont largement imposés face aux Barbarians sur le score de 8 à 59. Ce test était l’occasion de voir plusieurs joueurs qui évoluent ou qui évolueront dans notre championnat (Hook, Sexton, Roberts, Harynordoquy, Ngwenya, Rokocoko, Parisse, ou Yachvili).

Lions vs. Barbarian RFC

Puis les Lions, qui se réunissent tous les quatre ans, ont pris la direction de l’Australie où ils se sont fait les dents face à la Western Force et face aux Queensland Reds en attendant le premier test-match au Suncorp Stadium de Brisbane.

 

Western Force. vs. Lions

Queensland Reds vs. Lions

Même si elles sont quelques peu éclipsées par la tournée des Lions (véritable événement outre-manche) les équipes d’Angleterre et du Pays-de-Galles amoindries car elles ont dû prêter leur meilleurs joueurs aux Lions ne restent pas sans rien faire. Les Anglais ont affronté les Pumas en Argentine qui se préparent pour le Championnat de l’hémisphère sud, remportant largement le match. Leurs voisins gallois se sont imposés difficilement face aux Japonnais qui n’en finissent plus de surprendre et qui espèrent toujours être compétitifs pour le titre mondial 2019 qui se jouera chez eux.

Pumas vs. Angleterre

Japon vs. Galles

Quant aux Barbarians français, ils sont partis hier matin pour une tournée un peu plus modeste que celles des Bleus, ils affronteront les Lions d’Ellis Park.

XV de France : Des choses intéressantes, mais peut et doit encore progresser

Le XV de France vient de perdre face à la Nouvelle-Zélande à l’Eden Park d’Auckland où les hommes en noir n’ont pas perdu de match depuis 1994, lors d’un certains Nouvelle-Zélande… – France.

 Une mêlée défaillante

Alors que les All Blacks craignaient énormément la mêlée des Bleus réputée redoutable, c’est justement dans ce secteur de jeu qu’ils auront le plus convaincu. Le jeune pack néo-zélandais a fait plus que résister : notre huit de devant a éprouvé de nombreuses difficultés face à leurs adversaires du jour, se faisant sifflé plusieurs fois par l’arbitre. Ces fautes à répétition ont permis aux All Blacks de revenir dans le match d’abord, puis de tenir les Bleus à distance ensuite. C’est incontestablement le secteur à travailler les semaines qui viennent si on ne veut pas revenir fanny.

Petites erreurs, grosses conséquences

Sur ce match, les Français n’auront pas démérité. Cependant, cette équipe doit apprendre que sur ce genre de rencontre à concrétiser ses temps forts. Si les Bleus auront plutôt bien réussi en première mi-temps, ils auront cependant manqué de lucidité en fin de de partie. Lors du deuxième acte, les Bleus ont dominé une trentaine de minutes ces All Blacks sans pouvoir inscrire le moindre point. Louis Picamoles a encore permis au XV de France de jouer en avançant. Seulement, il a commis à deux ou trois reprises des petits péchés d’orgueil : lorsque suite à un placage il se chamaille avec un Black alors que le jeu avait besoin de son soutien dans un ruck, par exemple. Il est allé, à deux ou trois reprises, un peu trop loin dans ces charges prenant le risque de s’isoler. Sa partition est tout de fois convaincante, mais il doit encore corriger quelques détails pour devenir le meilleur troisième ligne centre du monde.

De nombreuses satisfactions tant au niveau des joueurs que du jeu

Avec certains joueurs cadres absents (Morgan Parra, Pascal Papé, Nicolas Mas, Mathieu Bastareaud) on pouvait s’attendre au pire. Les premières capes de Camille Lopez en 10 et d’Adrien Planté à l’aile ont été concluantes. Le premier a été l’auteur d’une prometteuse composition, accélérant le jeu avec ses longues passes, attaquant crânement la ligne d’avantage à une ou deux reprises et surtout en jouant parfaitement au pied, chose qui faisait jusqu’à présent défaut aux Bleus. L’entrée de Fred Michalak, qui manque encore de repaires à ce poste, n’aura pas comblé la sortie de l’ouvreur bordelais. Toutefois, Camille Lopez devra être plus agressif en défense (il s’est fait raffûté un peu facilement par Nonu) et réussir dans les tentatives de drops qui sont abordables.

Adrien Planté a été solide à son poste et a percé une fois le rideau black remettant ainsi les tricolores dans le sens de la marche. D’autres joueurs comme Maestri, Vahaamahina, Nyanga, Fofana, Fritz ou bien Huget ont rendu des copies plus que satisfaisantes.

 

Concernant, le jeu la défense française a été à la hauteur de l’événement malgré les deux essais encaissés. Le premier essai néo-zélandais est d’ailleurs entaché d’en en-avant puisque le dernier passeur lâche sa balle avant la ligne des 22 mètres et le récepteur la récupère au delà des 22. Satisfaction aussi sur le premier essai de Fofana idéalement servi par Florian Fritz : Les Bleus ont montré à la meilleure équipe du monde que, eux aussi, savaient marquer des essais de grandes classes. Dommage que d’autres belles actions sont, à deux ou trois reprises, mortes sur la ligne d’essai. Le score aurait pu être différent.

 

Une première rencontre riches en enseignements

Le XV de France doit continuer, en étant plus appliqué encore, un peu plus méchant sur certaines actions tout en préservant cette lucidité. Cette tournée de trois matchs face à ce qui se fait de mieux sur la planète rugby est exceptionnelle en enseignements qu’elle doit nous apporter. Il sera aussi très intéressant de voir comment les entraîneurs vont désormais gérer la concurrence entre Talès, Michalak et Lopez ou celle entre Fritz et Bastareaud. Affaire à suivre donc…

Mister Rugby

All Blacks vs. France : Nous ne raterons ça pour rien au monde !

Chaque sport possède un derby qui lui assure sa renommée. En football les Espagnols l’ont appelé El clasicó ! Bien sûr que Néo-Zélandais et Français entretiennent d’autres rivalités avec d’autres nations. La Bledisloe Cup entre les All Blacks et leurs voisins australiens nous a donné lieu à quelques (très) beaux matchs. La rivalité entre les deux géants du sud, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud, nous réserve des matchs captivants. Que dire des crunchs entre Anglais et Français ? Toutefois, cette concurrence historique entre rosbifs et froggies va bien au delà du rugby et même au delà du sport.

La rivalité Nouvelle-Zélande – France, au contraire, ne concerne que le rugby. C’est bien cela qui les rend aussi puissants, aussi uniques. Les deux pays n’ont rien en commun, ils sont de tailles différentes, n’ont pas de rivalité historique, n’ont jamais entretenu de relation Mère-Patrie/Colonie et ne partagent pas non plus de frontières. Le clasicó de l’ovale est seulement sportif. Même lors de l’affaire Rainbow Warrior, les enjeux sont restés sur le terrain. Il y eut bien quelques journalistes qui tentèrent de lancer vainement des polémiques autour des matchs notamment après l’affaire Bastareaud. Rien de plus.

La vérité, c’est que les deux équipes s’apprécient. Les All Blacks ont énormément de respect pour ces Bleus qui les ont fait tombés plusieurs fois en Coupe du Monde alors qu’ils étaient grands favoris, ils adorent ce côté latin décalé, ils sont amants du beau-jeu à la française et redoutent la fierté combattante des tricolores, avec en point d’orgue le souvenir de la fameuse « bataille » de Nantes en 1986. Les Français reconnaissent les All Blacks, comme la meilleure équipe au monde, parfois arrogants face aux autres nations européennes, les Bleus font preuve d’une grande humilité à chaque fois qu’ils rencontrent les hommes en noir, de peur sans doute de se prendre 60 points.

Alors ne ratez surtout pas ce trophée Dave Gallaher, du nom d’un soldat néo-zélandais tombé lors de la Première Guerre Mondiale. Ces tests-matchs entre Bleus et All Blacks ont contribué à la légende de notre sport !

Grand Stade Rugby : Nouveaux rendus

Une vidéo publiée sur le site de la Fédération Française de Rugby nous en apprend un petit peu plus sur le futur Grand Stade Rugby. D’abord, il existera trois niveaux de circulation qui devraient faciliter la circulation au sein du stade : grand public, loges et premium. Une initiative originale est cette Plaza de Bandas, endroit prévu pour les Bandas. Comment allier d’une meilleure manière tradition et modernité ? Vous pourrez apprécier les premiers rendus du salon « sortie des joueurs » directement inspiré du Dallas Cowboys Stadium ou bien encore les rendus sur les loges grand angle (comme celle du Barabarians RC que vous pouvez voir ci-dessus). Je vous laisse dévorer cette vidéo qui met vraiment l’eau à la bouche !