Le Stade français : Il assure !

Le MMArena recevra un match de Top 14 Orange lors de la 21ème journée : Stade français vs. SU Agen

La décision du Stade français de délocaliser lors de la 21ème journée de Top 14 Orange son match face à Agen à la MMArena de la ville du Mans et d’ores et déjà très critiquée sur la toile. De mon côté je préfère saluer encore le courage du club parisien qui, dans la continuité de ce que proposait déjà Max Guazzini, a encore une fois tout compris au sport pro. Acculé au Stade Charléty les Parisiens capables d’attirer près de 80 000 spectateurs au Stade de France multiplie les mauvaises performances dans cette enceinte coincée près du périf’ et initialement prévue pour les compétitions d’athlétisme. Peu importe ! Le Stade français, fidèle à son image, a décidé d’aller de l’avant. Le match se jouera dans la ville du Mans qui dispose depuis quelques mois d’un magnifique stade ultramoderne. Premier stade français à avoir eu recours à la technique du nommage. Le comité du Pays-de-Loire est actuellement en plein boom (+50% d’effectif ces dernières années) et dispose de 38 clubs et de plus de 8 000 licenciés ! Si le club invite tous les enfants des écoles de rugby de toutes les villes se trouvant en proximité du Mans (Angers, Laval, Tours, Alençon, Chartres, etc.) le succès populaire sera assuré. Je prends même le pari que le Stade français ne sera pas très loin de remplir les 25 000 places du stade. Le Top 14 possède la une formidable opportunité de toucher des gamins qui n’ont pas l’habitude de voir du rugby de haut niveau. Avec ses délocalisations au Stade de France, le club parisien a acquis une véritable notoriété nationale et ne doutons pas que cette première en province sera un succès pour peu que le Stade français utilise les mêmes ingrédients que ceux utilisés dans l’enceinte dionysienne. De plus cette affiche entre Aquitains et Franciliens ne devrait pas être sans enjeu car les deux clubs sont en confrontation directe pour les places qualificatives.  A un moment ou le rugby semble accuser un peu le coup après avoir connu une croissance exponentielle 15 années durant, cette décision me semble tout à fait salutaire pour notre sport. J’espère que le Stade français saisira d’autres opportunités les saisons prochaines, avec pourquoi pas un beau match (pour une réception de Clermont ou de Toulon par exemple) au futur grand stade de Lille-Métropole ?

Top 14 Orange : Les deux Stades déroulent

Petite promenade de santé à Charléty pour le Stade Français de Sergio Parisse, le CO sombre en première mi-temps

Le Stade Toulousain et le Stade Français ont tous deux fait bonne figure à l’occasion de la 15e journée du Top 14. Leader incontestable, Toulouse a maté le LOU 51-10. De son côté, le Stade Français a dominé Castres 38-21 dans une rencontre riche en essais. Brive s’enfonce doucement dans la crise, après une nouvelle défaite face à Montpellier (9-23). Bordeaux-Bègles a eu raison de Bayonne (20-27). L’USAP et le Racing-Métro se sont quittés sur un nul 14-14.

Stade Français – Castres (38-21): Avalanche d’essais à Charléty
Au Stade Charléty, le Stade Français a rapidement pris les devants face à Castres, inscrivant un premier essai après seulement deux minutes de jeu par Parisse, et le deuxième essai est arrivé seulement cinq minutes plus tard. Les avants parisiens ont fait parler la poudre dans cette rencontre à l’image d’un Pascal Papé à la conclusion d’un mouvement initié comme pour le premier essai par Felipe Contépomi. Jamais deux sans trois, dit-on souvent et sous les yeux d’un Max Guazzini tout sourire, appréciant le troisième essai signé Arias après visionnage vidéo. Totalement dépassés, les Castrais prenaient encore l’eau sur un quatrième essai de Sackey, le Stade Français menant 28-0 après seulement 20 minutes… Déjà au fond du gouffre, les Castrais se voyaient même refuser un essai (28e) de leur capitaine Masoe, pour un en-avant… A la demi-heure de jeu, les Parisiens ont été réduits à 14 après le jaune infligé à Szarzewski, ce qui a permis à Castres de marquer son premier essai par l’intermédiaire de Baï, et donc ses premiers points. Et la deuxième période a démarré sur les mêmes bases que la première. A 14 Parisiens contre 15 Castrais, les coéquipiers de Parisse ont inscrit leur cinquième essai après 50 secondes disputées au retour des vestiaires. Les Castrais ont cette fois rendu coup pour coup grâce à un deuxième essai signé Martial, puis un troisième en fin de rencontre avec Lacrampe. Au total, huit essais ont été inscrits !

Brive – Montpellier (9-23): le zéro pointé pour Brive
Sous pression depuis le succès du BO la veille face à Agen (6-15), Brive se devait d’engranger un maximum de points, et cela devait passer par un succès. Les Corréziens n’arrivent plus à gagner depuis le 22 octobre et cette 15e journée du Top 14 n’a pas renversé la tendance bien au contraire. Détenteurs du record de bonus défensifs avec 10 points depuis le début de la saison, les hommes d’Ugo Mola ne sont même pas parvenus à prendre le point du bonus défensif face aux Héraultais, qui eux, s’éloignent encore un peu plus de la deuxième partie du tableau. Même les deux cartons jaunes infligés à Montpellier n’ont pas profité aux Brivistes qui tombent de nouveau à domicile (9-23).

Maxime Médard conquérant face à Lyon !

Toulouse – Lyon OU (51-10): Au bout de la logique
Pas moins de huit joueurs sur les 12 appelés par Philippe Saint-André pour préparer le premier match du Tournoi des Six Nations (face à l’Italie le 4 février) se trouvaient sur le terrain. Lanterne rouge du Top 14 malgré des performances encourageantes ces dernières semaines, le LOU ne partait évidemment pas avec la faveur des pronostics. Et en face, l’ogre toulousain, incontestable leader de cette première partie de saison, a fait respecter la logique en inscrivant notamment six essais. Mais ce que craignait le sélectionneur de l’équipe de France est arrivé, lorsqu’à dix minutes de la fin, l’épaule droite Millo-Chluski n’a pas tenu bon. Le N.18 du Stade devait quitter le terrain, soutenu par un membre du staff médical, et tout en grimaçant. Il risque de céder sa place dans le groupe des 30 Bleus…

Résumé : Stade Toulousain vs. Lyon Olympique Uniersitaire

Bayonne – Bordeaux-Bègles (20-27): Au nom des entraîneurs
Les licenciements début décembre de leurs entraîneurs Christian Gajan, Thomas Lièvremont et Frédéric Tauzin n’ont visiblement pas encore été digérés par les joueurs de l’Aviron. Pour d’autres raisons, les joueurs de Bordeaux-Bègles avaient également une pensée pour leur entraîneur. Victime d’un accident cérébral, Laurent Armand se trouvait au moment du match toujours sous coma artificiel. Et c’est sans doute pour lui que les Girondins ont pris cette rencontre, décisive pour le maintien, par le bon bout. Avec huit millions d’euros, le plus petit budget du Top 14, Bordeaux-Bègles continue de créer la surprise dans ce championnat, et c’est tant mieux pour le spectacle.

Résumé : Bordeaux vs. Bayonne

Perpignan – Racing-Métro (14-14): un nul qui n’arrange pas grand monde
La cinglante défaite du match aller (47-23), le 3 septembre dernier avait été mal vécue par l’USAP, qui n’a d’ailleurs depuis pas pu décoller au classement. Cette défaite record au nombre de points encaissés face au Racing était d’autant plus inquiétante, qu’elle était la première depuis quatre rencontres entre les deux formations (trois succès et un nul). Vainqueur en 2009, et finaliste l’année suivante, la formation catalane n’est pas passée loin de la victoire notamment en fin de rencontre, mais c’est bien sur un match nul, aussi rares soient-ils en rugby, que les deux formations se sont quittées. L’USAP qui joue le maintien, et le Racing la qualification, devront se contenter des deux points pris ce samedi.

Résumé : USAP vs. Racing-Métro 92

Source : France Télévision Sport

Toulouse au sommet, Biarritz au bord de l’abîme

Le Racing chante sous la pluie, les favoris marquent leur territoire !

 Le Stade Toulousain, champion de France en titre en démonstration vendredi à Montpellier, est le grand gagnant de la première phase du Top 14 de rugby marquée par la descente aux enfers de Biarritz, décroché en dernière place du classement et en grand danger avant la réception de Toulon.

Demi-finales. Comme la saison dernière au même stade, le Stade Toulousain imprime le rythme de la compétition. Le tenant du titre fait même mieux que la saison passée (10 victoires, 1 nul et 2 défaites contre 8 victoires, 1 nul et 4 défaites en 2010) malgré la longue absence des nombreux internationaux en début de saison, retenus par le Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande.

Souveraine (45-25) vendredi chez son dauphin Montpellier, avec un Lionel Beauxis très performant à l’ouverture, l’équipe du manageur Guy Novès n’a plus connu la défaite en Top 14 depuis le 14 octobre à Castres (24-3) et possède trois points d’avance sur Clermont (2e), seule équipe à même de tenir la cadence (10 victoires).

Barrages. Derrière ces deux habitués, les jeux restent ouverts à mi-saison pour les places de barragistes (3e à 6e). Toulon (3e), grand absent de la phase finale la saison passée, reste au contact sans flancher, même dans la difficulté, comme vendredi face à Lyon (20-15).

Les Toulonnais, qui peuvent frapper un grand coup à Biarritz samedi, sont talonnés par Castres, barragiste en 2010 et 2011 qui a laissé deux points en route vendredi à Bayonne (16-16) avant la réception de Perpignan.

Avec Agen (7e), le Stade Français (5e) et le Racing-Métro (6e) ferment pour l’heure la marche des prétendants. Montpellier (8e), ramené à ses limites par Toulouse, et Perpignan (9e), malgré sa victoire (38-13) contre Bordeaux-Bègles –la première en huit rencontres–, sont légèrement décrochés.

Le Racing, malmené en Coupe d’Europe et en proie à des tensions internes, s’est appliqué à battre Agen (26-8), guère mieux serein avec l’annonce du départ en fin de saison des entraîneurs Christophe Deylaud et Christian Lanta. Le Stade Français a confirmé sa forme actuelle en battant Biarritz sans sourciller (23-10).

L'USAP relance sa saison face à Bordeaux grâce à une somptueuse deuxième mi-temps

Maintien. Avec une neuvième défaite en treize rencontres, sans parler de la défaite à Trévise (Italie) en Coupe d’Europe, Biarritz accuse désormais six points de retard sur le premier non-relégable, Bordeaux-Bègles (12e). L’absence des internationaux en début de saison (Yachvili, Harinordoquy, R. Lakafia, Traille) s’est révélée insurmontable. Une seule équipe classée en dernière position à mi-parcours est parvenue à se maintenir depuis 2004 et l’instauration de la poule unique: Bayonne, en 2007.

Les propos très durs vendredi à Paris du directeur du rugby du BO Patrice Lagisquet, stigmatisant certains « joueurs complètement absents » et n’écartant pas l’hypothèse d’un départ anticipé –il doit rejoindre Philippe Saint-André à la tête du XV de France pour le Tournoi des six nations, puis définitivement à la fin de la saison–, dramatisent encore plus le match couperet face à Toulon samedi au stade Aguiléra.

Brive (10e), battu (6-9) à domicile par Clermont, remplit pour l’heure les conditions du maintien. Mais la concurrence s’annonce féroce avec Bayonne, Biarritz et les deux promus, Lyon (12e) et Bordeaux-Bègles (13e). Le retour en Top 14 de Jean-Pierre Elissalde n’a pas permis à Bayonne de l’emporter face à Castres. Bordeaux-Bègles, battu à Perpignan après avoir mené au score, franchirait un pallier certain en cas de succès samedi face au Stade Français. Le Lyon OU, qui a bien failli l’emporter à Toulon, n’a pas dit son dernier mot.

Source : AFP

L’USAP se fait manger par le LOU !

Bertrand Guiry pris par Léguizamon, l'USAP, championne 2009 est au bord d'un précipice !

Battu par Lyon, Perpignan s’enfonce un peu plus dans le bas de tableau. Biarritz récupère la place de lanterne rouge suite à sa défaite face à Montpellier. De son côté, Agen a empoché une quatrième victoire d’affilée aux dépens de Bayonne.

Lyon-Perpignan 19-12
Rien ne va plus à Perpignan. En visite ce dimanche chez le promu lyonnais, les Catalans s’attendaient certes à un match compliqué, mais dont ils escomptaient bien faire le point de départ de leur renouveau. Las, au lieu de cela, l’USAP repart du Stade Vuillermet avec une septième défaite d’affilée (19-12) dans la besace et des doutes à n’en plus dormir pendant des nuits. Pourtant, la rencontre n’avait pas démarré de manière catastrophique pour les visiteurs, qui inscrivaient deux pénalités par Porical lors des 20 premières minutes (0-6). Surtout, avant ce moment précis de la rencontre, le jeu perpignanais paraissait bien en place. Mais il suffisait d’une pénalité de Loursac (3-6, 24e) pour dérégler la machine catalane. Ainsi, les cinq dernières minutes de la première période s’apparentaient à un cauchemar éveillé avec un 10-0 signé du pied de Loursac et d’un essai de Grosso, suite à une belle inspiration de Sadourny (13-9 à la pause). Et dès la reprise, Mas et consorts buvaient le calice jusqu’à la lie avec un drop de Sadourny et une pénalité de Loursac (19-9, 50e). A 8 minutes de la fin, Porical tentait bien de redonner espoir aux siens (19-12) mais Perpignan n’y était plus. Une fois de plus.

Bayonne s'enfonce à Agen

Agen-Bayonne 37-18
Si Perpignan empile les revers, Agen, en revanche, n’en finit plus de gagner. Ainsi, en surclassant de la tête et des épaules Bayonne (37-18), les Agenais ont décroché un quatrième succès à la suite qui leur permet de prendre la 4e place au classement. Et ce, avec un match en retard en bonus. Le festival du SUA aura néanmoins mis 40 minutes avant de démarrer. Ainsi, si à la pause les locaux menaient (9-5), ils ne le devaient qu’à la botte de leur buteur Barnard, auteur de trois pénalités contre un essai pour les Basques, œuvre d’Huget (8e). Mais dès la reprise, le rythme s’accélérait et très vite, les Bayonnais prenaient l’eau en défense. Trois essais allaient sanctionner les errements des visiteurs, par Dulin (51e), Peleasa (71e) et Vaka (79e). Le tout agrémenté de 11 points supplémentaires au pied signés Barnard. Une démonstration de force que les Agenais tenteront désormais de poursuivre sur la pelouse du Racing-Métro.

Biarritz-Montpellier 23-30
Biarritz espérait profiter de la défaite de Perpignan à Lyon pour se rapprocher de l’USAP, premier club non relégable. Le BO n’aura finalement réussi qu’à empocher, in-extremis, le point du bonus défensif face à Montpellier grâce à une pénalité de 40 m de Baby (23-30) et s’empare par conséquent de la place très peu enviable de lanterne rouge. Il faut reconnaître que les Héraultais ne sont pas les adversaires les plus faciles à affronter actuellement. Car depuis le retour de ses internationaux, Fabien Galtié possède à nouveau un groupe compétitif. Mené suite à un essai de Ngwenya (18e), Montpellier répondait par Nagusa (23e), De Marco (48e), Amorosino (64e) et Trinh-Duc (77e), honoré lundi soir du titre de meilleur joueur du Top 14 de l’année écoulée, qui offrait au passage le point de bonus offensif aux siens.

Lyon vs. Perpignan

Source : le Figaro.fr, photos : ESPNscrum.com

Le Stade Français remporte le derby francilien, Toulouse et Clermont assurent

Le Stade Toulousain et Clermont ont conforté leurs deux premières places du classement du Top 14 en s’imposant respectivement face à Toulon (26-12) et à Castres (26-9) pour le compte de la 12e journée. Dans le derby francilien, Paris a largement dominé le Racing 29 à 3 et se replace dans les six premiers du Top 14 en attendant la suite de la journée dimanche.

Les rouges et et noirs de Toulouse donnent une fessée aux rouges et noirs de Toulon

Animés par un McAlister présents sur tous les bons coups, les Toulousains ont su allier intentions et intensité, en donnant le tournis à une défense toulonnaise qui s’enorgueillissait d’être la plus imperméable du Top 14 (11 points de moyenne seulement concédés par match). Les Varois ont eu pourtant leur chance, notamment en début de partie, en mettant beaucoup de rythme et en faisant jeu égal en mêlée, alors que les Toulousains avaient du mal à mettre la main sur le ballon et à le conserver. Mais au fil des minutes, les champions de France sont sortis maîtres du combat. Ils ont su bonifier l’une de leur première bonne action d’envergure avec Fritz  au départ, relayé par Picamoles qui fixait parfaitement deux adversaires et adressait une passe au cordeau à Matanavou qui inscrivait le premier essai (18e). Dès lors, les Toulousains mettaient indéniablement l’impact sur le match, mais dans sa générosité offensive commettait quelques fautes qui permettaient aux Toulonnais de rester au score grâce à son buteur maison Jonny Wilkinson (40e, 13-12).

Pourtant, le Stade Toulousain continuait de mettre la pression et surtout, dès qu’il accélérait le mouvement sur la largeur, les Toulonnais étaient en souffrance. Un peu avant l’heure de jeu, après plusieurs temps de jeu et plusieurs attaques se heurtant à une courageuse défense varoise, Jauzion trouvait la solution en adressant un judicieux coup de pied par-dessus la défense pour Vincent Clerc (58e). Hésitant entre le large et l’impact, comptant sur le jeu de déplacement au pied de Wilkinson pour prendre à défaut le deuxième toulousain, les Toulonnais tombaient dans la précipitation et se faisaient contrer deux fois. La première sur une énorme relance de Yann David mal terminée par Médard, la deuxième à un peu plus de dix minutes de la fin avec cette fois Burgess en conclusion pour porter l’estocade (77e). Avec ce succès bonifié le Stade Toulousain, toujours prudent à l’image de son entraîneur Yannick Bru, creuse déjà un écart décisif pour les deux premières places.

Wesley Fofana et les Clermontois se relancent dans ce championnat, aux dépends des Castrais

Clermont se ressaisit, Castres grimace

En corrigeant Castres 33 à 9, Clermont a mis un terme à un début de spirale négative (2 défaites) avec la manière. Les Castrais ont rivalisé en première mi-temps avant de lâcher sous la pression clermontoise. Entre ces deux équipes bien classées mais en manque d’un résultat probant depuis un mois, il fallait s’attendre à un match âpre et disputé. C’était le cas dans le jeu au sol, donnant lieu à un duel des buteurs entre Morgan Parra (3 sur 4) et Pierre Bernard (3 sur 4). Les Jaunards faisaient la différence sur un ballon de récupération de Julien Pierre bonifié ensuite par les arrières et conclu et transformé par Broke James entre les poteaux (15e, 13-3). Très volontaires dans le jeu, les locaux ont multiplié les situations dangereuses et monopolisaient le ballon sans concrétiser.

Au retour des vestiaires, le numéro 8 castrais Jannie Bornman a laissé ses camarades à 14 après un plaquage haut sur Parra. Le travail de sape des avants clermontois, notamment en mêlée, a produit des dégâts à l’image de l’essai en puissance de Nathan Hines (55e, 26-9). Malgré des débuts de l’ailier All Black Sitiveni Sivivatu, plutôt timides (ce qui est normal pour sa première sortie), Clermont a pensé tenir le bonus offensif grâce à un exploit de Parra (72e), auteur de 21 points. Mais le Castrais et ex-Clermontois Seremaia Baï gâchait la fête en marquant un essai (78e). Pas de quoi réjouir une équipe qui reste désormais sur 6 matches sans victoire (3 défaites et 1 nul en Top 14, 2 défaites en H Cup). En revanche, Clermont est bien prêt pour son double affrontement européen contre les Anglais de Leicester.

Paris de retour dans la lumière

Dans la lancée de leur succès bonifiés sur Clermont (37-16) et à Perpignan (16-35), Paris s’est imposé avec la manière 29 à 3 dans ce premier derby francilien organisé au Stade de France. Le club de la capitale joue en confiance depuis plusieurs semaines et cela s’est encore vu durant une partie dominée de bout en bout. Une bonne affaire pour le Stade Français qui revient à hauteur du Racing au classement et se positionne comme un candidat aux play-offs après deux saison difficiles.

Sous les yeux ébahis de Johnny Halliday, les Parisiens faisaient fi de la pluie battante pour impulser les meilleures offensives dès les premières minutes. Très en jambe, ils mettaient une grosse pression sur la ligne du Racing à plusieurs reprises grâce à un jeu au pied intelligent (2e, 19e, 31e, 33e). Après une première pénalité de Julien Dupuy (21e), les soldats roses et blancs concrétisaient leur excellente entame de match grâce à un essai en force de Pascal Papé, son deuxième dans l’enceinte dyonisienne cette saison, en conclusion d’un nouveau joli mouvement offensif (25e). A 10-0, les Parisiens ne faiblissaient pas dans leur effort. Sur une nouvelle incursion dans le camp des Banlieusards, Felipe Contepomi ajustait un drop franc de 40 mètres (29e). Mise en confiance par leur début de rencontre, le Stade Français alternait jeu au pied, jeu à la main et phase de combat. La botte de Dupuy donnait un écart presque décisif à la pause (16-0).

Le derby francilien tourne très largement en faveur du Stade Français qui relance complètement sa saison et devient un prétendant sérieux au titre.

Pris à la gorge, en difficulté sur chaque offensive parisienne, dominés en mêlée, les coéquipiers de Lionel Nallet n’ont rien produit ou presque. Certainement Sermonnés par leur exigeant entraîneur Pierre Berbizier, les Ciel et Blanc, en rouge pour l’occasion, revenaient avec de vraies intentions de jeu. Sur leur première offensive initiée par l’arrière Jonathan Wisnieski, ils n’étaient pas loin d’ouvrir la marque (47e). Il leur fallait attendre la 52e pour marquer les premiers points par le biais d’une pénalité de Wisnieski. Mais le jeu des Franciliens étaient pourris pars une multitude de ballons rendus (15 en-avants à l’heure de jeu). Du coup, Paris reprenait le large au score grâce à sa mêlée conquérante, une bonne défense et de attaques bien menées (71e, 22-3). L’ailier stadiste Paul Sackey (72e) et le flanker racingman Bernard Le Roux (74e) prenaient des cartons jaunes pour des plaquages dangereux. Comme face à Clermont, le filou demi de mêlée Jérôme Fillol alourdissait la marque face à son ancien club (76e). Attention, Paris se réveille.

Source : France Télévision, Photos : Le Parisien, Sport365.fr et ESPNScrum.com

Bordeaux s’impose sur le fil !

Le Bordelais Bruce Reihana, en blanc, va être repris par le Briviste Ronald Cook, en noir

Le promu Bordeaux-Bègles a remporté un un match capital pour le maintien contre Brive (16-12), vendredi soir, au stade André-Moga, en ouverture de la 12e journée de Top 14 de rugby, grâce à un essai de l’ailier Vungakoto Lilo, inscrit quatre minutes après la sirène. Au regard de sa production en seconde période, cette victoire, la cinquième de son histoire en élite, ne souffle d’aucune contestation et permet aux hommes du président Laurent Marti d’intégrer définitivement le ventre mou du championnat (10e), derrière sa victime du jour Brive (8e).

Les hommes de l’entraîneur Ugo Mola pourront longtemps maudire cette séquence longue de cinq minutes débutée juste avant la sirène, où ils se sont donnés à fond pour contenir l’action du désespoir d’un promu alors mené (9-12) et qui s’est conclue, après une trentaine de temps de jeu, dans leur en-but, le deuxième essai seulement encaissé en déplacement par les Brivistes cette saison.

Le bras de fer était attendu, il a tenu toutes ses promesses, surtout dans le combat. Costauds en défense, les Corréziens ont longtemps fait déjouer des Bordelais initialement entreprenants, qui ont perdu de leur verve au fil du premier acte face au bloc visiteur.

Du coup, au delà du défi physique proposé par les deux équipes, avec là aussi un petit avantage pour les Brivistes, on a assisté à un chassé croisé au tableau d’affichage, Fraser répondant deux fois à Bélie pour un score de parité à la pause (6-6).

Reste que pendant ce premier acte, ce sont les hommes d’Ugo Mola qui ont montré la meilleure impression, mais ils ont manqué de volume pour mettre à mal un promu parfois sur la corde raide.

Le scénario variait peu à la pause. Un bon départ de l’Union avec une meilleure conquête -pénalité de Fraser- portée par Avei notamment, suivi d’un sursaut collectif du CAB -pénalité de Bélie (9-9, 48) et on repartait pour un long bras de fer au cours duquel les défenses restaient vigilantes.

L’indécision régna un long moment, le réalisme aurait pu pencher du côté de Caminati, qui relayait Bélie à la botte (9-12). Mais c’était sans compter sur le finish girondin…

Source : Libération.fr

Montpellier s’impose au Matmut Stadium et retrouve des forces !

Le LOU sonne la charge, mais Montpellier ne laisse rien passer.

Large vainqueur de Lyon mercredi soir, le Montpellier Hérault Rugby a enclenché la marche avant après un début de saison catastrophique. Désormais huitièmes, les hommes de Fabien Galthié sont sur la pente ascendante et comptent bien y rester.

« Nous avons livré un super match, le meilleur de notre saison, le plus accompli, le mieux réalisé, sur le contenu. » Les mots de Fabien Galthié, à l’issue de la victoire à Lyon, ne laissent plus de place au doute. Le MHR a réussi une prestation de premier ordre mercredi soir en match en retard de la 10eme journée du Top 14. En face, le LOU n’a certes pas opposé une résistance à toute épreuve mais de l’aveu même de Raphaël Saint-André, l’entraîneur lyonnais, ses hommes sont tombés sur une machine de guerre : « C’est la première fois depuis le début de saison que nous n’avons pu rivaliser dans aucun domaine. Ils nous ont pris sur tout, en mêlée, les ballons hauts, l’animation offensive et en défense, dans les impacts (…) Il aurait mieux valu les jouer il y a deux mois. »

Et le résultat est lourd pour les Lyonnais mais ô combien mérité pour des Montpelliérains sur la voie du renouveau. Car, après un début de saison catastrophe (ndlr : quatre défaites et un nul lors des cinq premières journées), les partenaires de François Trinh-Duc remontent la pente depuis quelques semaines. Les Héraultais viennent même d’enchaîner deux victoires consécutives, après le succès sur Clermont, pour la première fois de la saison. Une délivrance pour le capitaine du MHR, Fulgence Ouedraogo : « Nous avions besoin d’une victoire à l’extérieur, importante pour la confiance afin de valider les progrès que nous avons faits dernièrement. Nous avons livré un match sérieux et appliqué. Nous avons parfois péché dans la finition mais dans l’ensemble nous pouvons être satisfaits de cette rencontre. »

Seul ombre au tableau, les blessures de Benjamin Thiéry (entorse accromio-claviculaire) et Julien Tomas (luxation d’une épaule) qui devraient manquer plusieurs matchs. A l’heure où « le calendrier est difficile », comme le souligne encore « Fufu », ces deux absences risquent de peser lourd. Pourtant, les entrées en jeu de Yoan Audrin et Benoît Paillaugue se sont révélées précieuses, signe que le collectif héraultais retrouve des couleurs. Fabien Galthié a même pu se permettre de laisser au repos François Trinh-Duc (ndlr : l’ouvreur des Bleus est entré à la 76eme minute), élu récemment meilleur joueur de la saison dernière. La confiance est bien de retour dans les rangs du MHR. Futur adversaire de Montpellier dimanche, le BO peut s’inquiéter car le club de Mohed Altrad ressemble de plus en plus au dernier finaliste du Top 14.

Source : Rugby365.fr

Photo : lourugby.fr 

Biarritz – Bayonne : A l’ancienne !

Le Biarritz Olympique remporte sa deuxième victoire dans ce qui fut un vrai derby à l’ancienne. Le Blogue de Mister Rugby ne reviendra pas sur les événements « extrarugbystiques » survenus lors du match et vous ne verrez pas sur ce Blogue les images qui circulent sur toutes les télé, et sur toutes les versions en lignes de tous les quotidiens de France, y compris ceux qui se désintéressent pourtant toujours de ce sport. Et s’il faut qu’il y ait des sanctions, j’ai trop de respect pour ce que doit sentir en ce moment un joueur du Biarritz Olympique et ses proches pour remuer le coûteau dans la plaie. 

J’aime ce sport et que les amateurs de buzz aillent sur d’autres médias qui se sont fait un plaisir de retransmettre ces images. 

Duels dans les airs entre Jérome Thion et Rob Linde, à l'image du vrai duel d'avants !

Une pénalité de Julien Peyrelongue inscrite à la dernière seconde a permis à Biarritz de remporter sur le fil un derby basque explosif et capital dans la course au maintien (21-19), mardi en match en retard de la 10e journée de Top 14.

Le BO est toujours en vie. Pour quelques secondes, il s’est évité une cruelle désillusion qui aurait pu s’avérer rédhibitoire.

Au sortir de ce 100e derby bouillant, irrespirable sur la fin, Biarritz quitte même la dernière place du championnat qu’il cède à Lyon, qui pourrait la lui reprendre dès mercredi en recevant Montpellier, et recolle surtout à la meute du ventre mou.

Et à voir la joie des Biarrots au coup de sifflet final, on est en droit de penser qu’ils ont définitivement lancé leur saison, leur course à obstacles qui devra les voir dépasser au moins deux clubs pour sauver leur tête dans l’élite.

Les Bayonnais, eux, ont cru l’espace de sept minutes à une performance monumentale, après cet essai de Lacroix qui lui donnait l’avantage pour la première fois du match (18-19, 73) alors que l’Aviron évoluait à quatorze.

Mais une dernière mêlée biarrote, dominatrice tout au long de la partie, obtenait une pénalité que ne manquait pas Peyrelongue (80), pour battre des Bayonnais, finalement trop indisciplinés pour espérer meilleur sort.

On prédisait un derby de feu, le pays basque a été servi, dès la 3e minute par une petite chamaillerie d’usage qui donnait le ton.

La première attaque était initiée par Phillips et finissait même derrière la ligne d’en but avec Iguiniz à la conclusion en coin (6).

Un essai qu’allait accorder l’arbitre irlandais M. Fitzgibbon avant de se raviser et de l’annuler en raison d’un échange viril loin du jeu entre Harinordouy et Marmouyet.

Cet incident était surtout à signaler pour l’intrusion sur le terrain du père d’Imanol Harinordoquy, Lucien, venu en découdre pour défendre son fils.

Bouillant, explosif, le match prenait enfin de la consistance juste après, et le score enflait au gré de l’indiscipline collective (6-3, 16) avant que Damien Traille ne corse l’addition sur deux drops bien sentis après deux belles séances d’occupation.

Et si la tension restait palpable, l’emprise semblait biarrote (18-6, 53). La sortie pour dix minutes de Thion pour un placage haut redistribuait les cartes et Boyet convertissant deux pénalités (18-12, 65), redonnant l’espoir à l’Aviron.

Malgré la sortie pour dix minutes de son flanker Flavell pour une cravate sur Balshaw (66), Bayonne jouait sa chance à fond et, à la suite d’une passe au pied de Boyet, Gerber grillait Ngwenya sur le rebond puis cadrait Haylett-Petty avant de servir Lacroix à hauteur pour l’essai (73).

Résultat du match en retard de la 10e journée du Championnat de France de rugby joué mardi:

Biarritz – Bayonne 21 – 19

Source :AFP

Top 14 Orange, le Stade Français et Toulon affirment leurs ambitions

Le Sporting Union Agenais profite du derby de la Garonne face à Bordeaux pour se relancer dans la course aux qualifications

PARIS — Toulon et le Stade Français ont affiché la solidité de leurs ambitions en signant de bonnes performances à l’extérieur lors de la 11e journée de Top 14, respectivement à Castres (22-22) et à Perpignan (35-16).

Le Top 6 se resserre. Le groupe des « virtuels européens » n’a pas changé, mais les performances mitigées de Toulouse à Brive (9-9) et de son dauphin Clermont à Montpellier (défaite 29-23) ont permis à leurs poursuivants, Castres et Toulon en tête, de grignoter un peu de leur retard. Le Racing-Métro et Agen, vainqueurs respectivement de Biarritz (28-9) et Bordeaux-Bègles (24-15), ont recollé à ce quatuor. Les Franciliens sont revenus à hauteur des Toulonnais (30 points). Les Agenais, impressionnants de régularité, les talonnent (28). Dix points séparent ces derniers du leader toulousain, contre douze à l’issue de l’avant-dernière journée.

Toulon et Stade Français s’affirment. Les Toulonnais n’ont pas caché leur déception de ne ramener « que » le nul de Castres, 3e du Championnat et barragiste ces deux dernières années. Ils ont montré une belle maîtrise en première période et, malgré la réaction des Castrais en seconde, ils auraient même pu s’imposer sans une faute à la dernière minute qui a permis à Pierre Bernard d’égaliser. Les Varois, qui avaient échoué aux portes de la phase finale la saison dernière, viennent d’enchaîner un nul et cinq victoires toutes compétitions confondues, dont une chez un autre candidat au Top 6, le Racing-Métro.

Le Stade Français est plus discret mais non moins solide. Les Parisiens ont profité de leur déplacement à Perpignan en plein doute pour signer leur premier succès à l’extérieur. Très réalistes, avec l’Argentin Felipe Contepomi à la baguette et un noyau de cadres performants et expérimentés à l’image de Dimitri Szarzewski, le collectif de la capitale a confirmé sa montée en puissance trois semaines après avoir battu Clermont (37-16). Une nouvelle victoire face au Racing-Métro samedi marquerait le grand retour du club 13 fois champion de France au sommet du Top 14 après deux années très difficiles.

Montpellier remonte, Perpignan s’enfonce. Après un début de saison compliqué, Montpellier revit avec ses internationaux (Ouedraogo, Trinh-Duc, Gorgodze, Amorosino…). Cette dépendance est criante depuis trois semaines: après le nul face au champion d’Europe du Leinster (16-16) et une courte défaite à Bath (13-10) en Coupe d’Europe, les Héraultais ont dominé Clermont. Remontés à la 11e place, ils ont l’occasion de prendre encore plus leur distance sur la zone de relégation mercredi soir à Lyon, en match en retard de la 10e journée.

Perpignan, en revanche, n’a pas redressé la barre malgré le limogeage de son manager Jacques Delmas. Le collectif catalan est apparu sans ressources face au Stade Français et a enregistré sa sixième défaite d’affilée en Top 14, sa troisième à domicile au stade Aimé-Giral, jadis imprenable. L’objectif de qualification pour la Coupe d’Europe a laissé la place à la course au maintien. Un nouveau faux-pas à Lyon, dimanche prochain, serait très inquiétant.

Chocs. Après deux matches en retard en milieu de semaine (Biarritz-Bayonne mardi et Lyon-Montpellier mercredi), la 12e journée, qui se jouera samedi et dimanche, offrira trois chocs de haut de tableau: Toulouse – Toulon, Clermont – Castres et le derby francilien entre le Stade Français et le Racing-Métro, qui devrait enregistrer en début de semaine l’arrivée de Gonzalo Quesada comme entraîneur en charge des lignes arrières, à la place de Simon Mannix, écarté. Les autre rencontres: Bordeaux-Bègles – Brive, Lyon – Perpignan, Agen – Bayonne et Biarritz – Montpellier.

Sources : AFP