Le rugby sud-africain, un sport pas tout à fait arc-en-ciel

À Pretoria, dans le club des Harlequins, les joueurs amateurs réfutent l’idée selon laquelle le rugby est encore un sport réservé aux Blancs. Pourtant la mixité peine à s’imposer dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela.

Lu sur France24.com, Journaliste Charlotte Boitiaux @chaboite

C’était l’un des grands rêves de Nelson Mandela à l’occasion de la Coupe du monde de 1995, la première organisée sur le sol sud-africain : faire du rugby un symbole fort de la réconciliation entre Noirs et Blancs. Mais plus de 20 ans après la fin de l’apartheid, la nation arc-en ciel peine pourtant à accoucher d’une équipe nationale multiraciale. En 2013, sur les 37 joueurs sélectionnés dans l’équipe nationale des Springboks, seuls neuf sont Noirs ou métisses. Une sous-représentation qui créé sporadiquement la polémique dans un pays où les blessures raciales ont encore du mal à cicatriser.

En 2002, la star internationale de la Coupe du monde 1995, Chester Williams, le premier Noir à avoir intégré l’équipe des Springboks, avait, dans un livre intitulé « Une biographie du courage », brisé le grand rêve d’une nation arc-en-ciel de Mandela. Il y révélait notamment que l’euphorie de la compétition de 1995 avait rapidement laissé place, en quelques semaines, à une ambiance délétère où les insultes racistes à son encontre étaient devenues légion.

Philip Van Den Hooven, ancien joueur semi-professionnel : « Depuis 1994, nous faisons tout pour que la mixité fonctionne ».Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

À Pretoria, pourtant, dans un petit club amateur de rugby local, les Harlequins, on assure haut et fort que le rugby n’est plus le sport identitaire des Afrikaners, les premiers colons blancs d’origine hollandaise. « Depuis 1994, nous faisons tout pour que cette mixité dans le pays fonctionne », explique Philip Van Den Hooven, un ancien joueur semi-professionnel qui vient régulièrement faire des visites dans ce club. « Les choses ont changé. J’ai vu de mes yeux cette évolution. J’ai commencé à jouer à 8 ans, en 1994.

Déjà à l’école (le rugby est une activité pratiquée dès le primaire, NDLR), je jouais avec des Noirs, et plus je grandissais, plus les équipes sont devenues mixtes », raconte-t-il. « Ne croyez pas qu’il y ait de la discrimination positive là-dedans. Les Noirs intègrent les équipes parce qu’ils sont bons, et c’est tout, ajoute ce grand joueur blond à la retraite. Leur qualité de jeu est aussi bonne que celle des Blancs. »

« Écart significatif »

Johan Scheepers, le président de la section rugby des Harlequins.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Pourtant la parité raciale ne saute pas aux yeux chez les Harlequins. Johan Scheepers, le président du club de rugby, le reconnaît. « Oui, nous avons encore un écart significatif entre joueurs blancs et noirs », admet-il. Dans son club, en 2013, environ 200 enfants de 6 à 18 ans ont pratiqué occasionnellement ce sport. Un quart seulement d’entre eux sont des Noirs. Chez les seniors de plus de 19 ans, 90 joueurs jouent régulièrement et un tiers d’entre eux sont des Noirs. « C’est mieux qu’avant quand même », ajoute Johan Scheepers en riant.

Stix est le seul joueur amateur noir rencontré lors d’un entraînement, un soir de semaine, au club des Harlequins. Au milieu de ses coéquipiers blancs, ce grand joueur baraqué, âgé de 27 ans, ironise sur la venue de journalistes. « Vous, vous voulez me parler parce que je suis le seul mec de couleur sur ce terrain », lance-t-il en riant.

« Que puis-je vous dire ? Ce sport est un langage universel. Je n’ai aucun problème d’intégration. Nous venons tous de la même culture », confie-t-il tandis que le capitaine de l’équipe lui donne une tape amicale sur l’épaule avant de l’exhorter à retourner s’échauffer.

Les entraînements de rugby ont lieu trois fois par semaine, à 18 heures.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Johan Scheepers comme Stix justifient tous deux cette disparité par une question de préférence culturelle. Les Noirs jouent au football, les anglophones au cricket. « Il faut reconnaître qu’ils ne sont pas nombreux à s’intéresser au rugby, mais il n’y a rien de raciste là-dedans », explique Johan Scheepers. « Ils préfèrent le ballon rond, c’est comme ça », renchérit Stix. Il est vrai qu’à titre de comparaison avec les Springboks, l’équipe nationale de football sud-africaine, les Bafana Bafana, est très majoritairement noire.

Avant de retourner sur le terrain, le capitaine de l’équipe amateur, Johnny, tient à faire partager son point de vue. « Je ne peux pas croire que le rugby soit encore associé à l’identité des Blancs, ou qu’il symbolise toujours un problème politique. Je pense vraiment que cette question raciale a été enterrée en même temps que l’apartheid. Et c’est très bien ainsi », crie-t-il de loin, en montrant Stix du doigt : « Ce mec-là sera une star un jour, ouvrez les yeux ! ».

Rugby à 7 : les Bleus tout près du toit du monde

Vous avez probablement suivi les bons résultats des Bleus en terre sud-africaine lors du tournoi de rugby à 7 de Port Elizabeth. Une semaine après avoir atteint le carré d’as du tournoi de Dubaï, les petits Bleus, pourtant handicapés par la blessure de l’ancien catalan Julien Candelon, ont obtenu une place en finale face aux All Blacks. Malgré la défaite en finale, les Bleus peuvent afficher un large sourire : ils sont désormais à la deuxième place au classement mondial. Les joueurs de 7 font désormais mieux que les quinzistes ! La nouvelle politique (création d’une Coupe de France, internationaux sous contrat) de la FFR en matière de rugby à 7 semblent commencer à porter ses fruits avec en vue une possible qualification pour les JO de Rio 2016. La prochaine étape aura lieu en Nouvelle-Zélande en février.

Reste à la France à obtenir son propre tournoi international intégré au Séries mondiales de rugby à 7. La FFR semble se pencher sur un tournoi révolutionnaire en proposant à l’IRB un tournoi en intérieur qui pourrait avoir lieu dans l’Arena 92 du Racing Métro en période hivernale. J’aurai plutôt opté pour un tournoi dans une région sevrée de rugby de haut niveau, plutôt qu’en Ile-de-France où l’offre est déjà saturée. Pourquoi pas, par exemple, un tournoi sur la Côte d’Azur, le futur stade de Nice pourrait parfaitement accueillir un tel tournoi.

Championnat du sud : Sans faute pour les All Blacks, l’Argentine apprend douloureusement

La Nouvelle-Zélande en championne du monde

La Nouvelle-Zélande, déjà assurée de remporter le Four nations de rugby, s’est offert un sans-faute en battant l’Afrique du Sud 32 à 16, bonus offensif à la clef, samedi au Soccer City de Johannesburg lors de la 6e et dernière journée.

Menés 16 à 12 à la pause, les All Blacks ont accéléré en seconde période, inscrivant 20 points pour glaner un sixième succès en six matches et parachever leur triomphe dans cette première édition à quatre nations du tournoi phare de l’hémisphère sud.

« Notre deuxième mi-temps a été bien meilleure et les gars ont réussi à mettre la pression. Nous avions travaillé dur durant toute la semaine et ça a payé aujourd’hui », s’est félicité le capitaine néo-zélandais Richie McCaw, qui a fêté de la meilleure des manières sa 100e sélection.

Le capitaine sud-africain Jean de Villiers a lui regretté que les Boks « aient dû courir après le score. Notre jeune équipe a parfois paniqué et concédé des pénalités stupides ».

Auteurs d’une bonne entame et maîtres du ballon, les Springboks se sont montrés bien trop maladroits, étant par exemple incapables d’exploiter leur supériorité numérique en fin de match après l’exclusion temporaire d’Israel Dagg.

Quelque peu bousculés en conquête, les champions du monde s’en sont remis au talent de l’ouvreur Dan Carter (12 points) et à l’inspiration des trois-quarts, impressionnants de vitesse.

Dans un match sans autre enjeu que l’honneur, les Sud-Africains avaient pourtant pris un meilleur départ, menant rapidement 10 à 0 grâce à un essai de l’ailier Bryan Habana (12e), transformé par le jeune ouvreur Jonathan Goosen (20 ans), qui ajoutait également une pénalité (20e).

Les Blacks réagissaient sous l’impulsion de leur virevoltant ailier Hosea Gear. A l’origine de l’essai du 2e ligne Sam Whitelock (25e) en perçant le rideau défensif sud-africain, Gear servait ensuite sur un plateau Aaron Smith (33e) pour mettre les Néo-Zélandais en tête (12-10).

Les Sud-Africains reprenaient toutefois la main avant la pause, grâce à deux pénalités d’Elton Jantjies (22 ans), entré à la place de Goosen, visiblement touché à un genou.

Les espoirs des 80.000 spectateurs ont cependant été douchés dès le coup d’envoi de la seconde période. Ma’a Nonu concluait une belle action dont le détonateur fut Israel Dagg, capable de se débarrasser de quatre Sud-Africains pour percer.

Onze minutes plus tard, Conrad Smith enfonçait le clou, bien décalé par Carter lors d’une attaque en première main dans les 22 mètres sud-africains. L’ouvreur gonflait ensuite le score par une transformation, un drop et une pénalité.

L’équipe d’Argentine a enregistré son 5e revers dans le Four Nations, en étant battu à domicile par l’Australie (25-19). Rodrigo Roncero y a fêté sa 55e et dernière sélection sous le maillot des Pumas. Pour ce premier Four Nations de l’histoire, les Wallabies terminent donc 2e derrière les All Blacks, qui ont fini l’épreuve par une 6e victoire, en Afrique du Sud (32-16).

Résumé Afrique du Sud vs. Nouvelle-Zélande

 

L’Argentine n’y arrive toujours pas

L’Australie a remporté une victoire capitale (25-18) en Argentine, qui lui permet de terminer le Four Nations à une deuxième place inespérée après une campagne décevante dans le jeu. Les Wallabies devancent l’Afrique du Sud au bénéfice du nombre de victoires (3 victoires, 3 défaites contre 2 victoires, 1 nul, 3 défaites). Pour leur première participation au prestigieux tournoi de l’hémisphère Sud, les Pumas terminent sans aucune victoire, mais avec un match nul contre l’Afrique du Sud (16-16, 2e journée).

Sous le feu des critiques après de très ternes prestations, les Australiens ont décroché ce précieux succès sans briller, si ce n’est sur une combinaison limpide qui a envoyé Digby Ioane à l’essai à un quart d’heure de la fin. Ils ont capitalisé sur l’indiscipline argentine par la botte de Mike Harris (18 points). Les Pumas, qui rêvaient de décrocher un premier succès après avoir malmené plusieurs de leurs adversaires dans les matches précédents, ont été cette fois en panne d’inspiration devant leur public de Rosario. Ils ont finalement réussi à marquer en force par Juan Imhoff un essai pour l’honneur (76e).

La rencontre a marqué les adieux du pilier historique des Pumas, Rodrigo Roncero (35 ans), après 55 sélections en 14 ans de carrière internationale.

Argentine vs. Australie

Source : Sport.francetv.fr, 20minutes.fr photos :espnscrum.com

Championnat du sud : les Blacks sacrés, les Pumas adoptés, les Wallabies déprimés

La Nouvelle-Zélande, en démonstration samedi en Argentine (54-15), a survolé la 1re édition du Four Nations de rugby, compétition des grandes nations de l’hémisphère Sud marquée par l’intégration réussie des Argentins et la crise menaçante en Australie.

Les All Blacks, champions du monde à domicile en octobre 2011, ajoutent une nouvelle ligne à leur palmarès après avoir remporté le Tri-Nations à dix reprises depuis 1996, avant l’intégration des Argentins cette année.

Après la dernière journée samedi prochain, qui établira le classement définitif derrière les All Blacks pour l’Afrique du Sud (2e), l’Australie (3e) et l’Argentine (4e), ces quatre nations auront un mois pour préparer la tournée de novembre dans l’hémisphère Nord.

Elles affronteront des nations européennes en lutte pour une place de tête de série lors du tirage au sort du Mondial-2015, le 3 décembre à Londres.

Auparavant, All Blacks et Wallabies s’affronteront une dernière fois le 20 octobre à Brisbane, en Australie. En Europe, les All Blacks éviteront la France, leur victime de la finale du Mondial-2011 (8-7). L’Australie, puis l’Argentine sont en revanche attendues en France les 10 et 17 novembre.

En attendant, la transition chez les All Blacks est une réussite. Leur nouvel entraîneur Steve Hansen, ex-adjoint de Graham Henry parti après le sacre mondial, débute son mandat par un trophée.

Les Néo-Zélandais n’ont plus perdu depuis août 2011 (15 victoires consécutives). Et s’ils ont été quelque peu bousculés à domicile par les Sud-Africains (21-11) et même par les Argentins (21-5), leur performance samedi à La Plata, avec sept essais inscrits aux Pumas, a clairement rappelé la hiérarchie.

L’année 2013 sera aussi riche en défis côté néo-zélandais avec la triple réception du XV de France en juin, probablement sans le capitaine Richie McCaw, qui devrait prendre un « congé sabbatique » d’au moins six mois après la tournée de novembre.

Les Springboks en chantier

Malgré la correction reçue à La Plata, l’Argentine a globalement réussi son intégration à la compétition, véritable révolution pensée par les dirigeants du rugby mondial après sa 3e place au Mondial-2007 et mise en pratique cette année.

Un manque d’expérience et de ressources physiques, inévitables pour une première, expliquent les résultats des Pumas qui doivent pour l’heure se contenter d’un match nul face aux Springboks. Avant une dernière tentative samedi face à l’Australie pour marcher dans les traces de l’Italie, qui avait gagné un match dès l’année de son admission dans le Tournoi des six nations en 2000.

Ce premier Four Nations fut aussi l’occasion d’un délicat baptême du feu pour l’entraîneur des Springboks Heyneke Meyer. Le successeur de Peter de Villiers a encore un match face aux All Blacks samedi à Soweto pour rehausser son bilan.

Après la retraite de plusieurs cadres (Smit, Matfield, Botha) et les blessures de nombreux joueurs (Burger, Fourie, Brussow), Meyer a lancé plusieurs jeunes pousses y compris au poste d’ouvreur, le jeune Greg Goosen ayant suppléé le critiqué Morné Steyn samedi face aux Wallabies. Le chantier est en cours.

L’Australie, balayée samedi à Pretoria (31-8), sort de nouveau affaiblie de la compétition. Deux nouvelles désillusions face aux All Blacks, une catastrophe évitée de peu à domicile face à l’Argentine et une seule victoire face aux Springboks forment le bilan de Robbie Deans.

En poste depuis 2008, l’entraîneur néo-zélandais est fortement critiqué et les déclarations au vitriol tenues cette semaine par l’ouvreur Quade Cooper contre sa Fédération et chargeant implicitement son entraîneur, auquel il préfère son mentor des Queensland Reds Ewen McKenzie, ont singulièrement plombé l’ambiance australe.

La Nouvelle-Zélande et l’Australie dans la douleur

Bryan Habana se lance au coeur de la défense black

Peu séduisante, la Nouvelle-Zélande a éprouvé les plus grandes difficultés pour venir à bout de l’Afrique du Sud (21-11) à domicile, samedi à Dunedin, lors de la 4e journée du Four Nations. Les buteurs Sud-Africains ont sombré. L’Australie, menée au score pendant plus de 60 minutes, a su renverser la vapeur pour l’emporter (23-19) face à l’Argentine, qui a manqué de peu de signer le premier succès de son histoire dans le Four Nations.

Après son triomphe à l’échelle mondiale, la Nouvelle-Zélande est bien partie pour triompher sur l’hémisphère sud. Avec ce quatrième succès, les All Blacks ont accompli un nouveau grand pas vers le titre du Four-Nation 2012, dont la 4e journée s’est poursuivie samedi avec la victoire de l’Australie face à l’Argentine (23-19). Alors qu’il leur avait échappé l’année dernière au profit de l’Australie, le trophée devrait vraisemblablement retourner dans l’escarcelle néo-zélandaise.

Un grand progrès

Les Néo-Zélandais devront cependant soigner leur copie – deux derniers matches à l’extérieur face aux Springboks et aux Argentins – pour s’adjuger le trophée. La victoire poussive et presque miraculeuse face aux Springboks, cruellement privés en fin de match du point de bonus défensif, est un clair avertissement.
Avec ses armes habituelles -jeu au pied, ballon portés, agressivité dans les rucks- l’Afrique du Sud est nettement parvenue à faire déjouer les All Blacks. Mais leurs buteurs Morné Steyn, François Steyn et Johan Goosen ont totalisé un chiffre désastreux de 23 points manqués au pied. Le carton jaune de Greyling (64e), pour un coup de poing sur McCaw, n’allait rien arranger à leur affaire.

L’arrière néo-zélandais Israel Dagg avait marqué le seul essai de la première mi-temps après deux passes dans le placage du deuxième ligne Sam Whitelock et du n°8 Kieran Read. Mais les Springboks auraient pu mener 18-5 à la mi-temps si les deux Steyn avaient converti les pénalités concédées par les Néo-Zélandais à leur jeu de pression. « Notre jeu au pied n’a pas été très bon mais maintenir la meilleure équipe du monde sous pression pendant 80 minutes représente déjà un grand progrès », estime Jean de Villiers, le capitaine sud-africain.

McCaw loue le « sang froid de son équipe

En début de seconde période c’est Bryan Habana qui a fait parler sa classe. Son essai marqué après une passe à plat du demi de mêlée Ruan Pienaar et un petit coup de pied pour lui-même repris juste devant l’en-but a donné l’avantage aux Springboks 8-5. A l’heure de jeu, le demi de mêlée remplaçant néo-zélandais Aaron Smith a répliquait sur un exploit individuel à l’heure de jeu. La botte d’Aaron Cruden, auteur de deux pénalités en fin de match (74e, 80e), a finalement scellé la victoire des champions du monde.

« Les Sud-Africains ont pratiqué un rugby très physique et nous ont agressés d’entrée mais nous nous attendions à ce type de match, commente le capitaine des All Blacks Richie Mc Caw. Je suis très fier de la façon dont les gars ont gardé leur sang-froid mais nous nous sommes bien sonné les cloches à l’ancienne et je suis très heureux d’avoir gagné. »

Les All Blacks s’étaient quelque peu mis à l’abri grâce à un essai d’Israel Dagg (19) auquel répondait, en seconde période, l’ailier Springbok Bryan Habana sur un exploit individuel. Le demi de mêlée néo-zélandais Aaron Smith, sorti du XV de départ pour un écart de conduite, se rachetait en inscrivant l’essai de la victoire (61) pendant qu’Aaron Cruden assurait le reste au pied (74e, 80e).

L’Argentine méritait mieux

De leur côté, les Wallabies ont aligné un second succès consécutif après celui glané face à l’Afrique du Sud samedi dernier (26-19) et se hissent en deuxième position au classement derrière la Nouvelle-Zélande, avec deux ultimes déplacements au programme en Afrique du Sud et en Argentine.

Après avoir obtenu le match nul (16-16) face aux Springboks et perdu avec les honneurs en Nouvelle-Zélande (21-5), les Argentins ont bien failli s’offrir le scalp d’une équipe d’Australie privée de nombreux joueurs (Genia, Horwill, Pocock) et rapidement plongée dans le doute par ses nombreuses approximations dans le jeu. Les Wallabies ont en effet failli sur leurs bases durant une grande partie du match. Fautes de main, problèmes d’organisation, inefficacité, les lacunes australiennes ont longtemps permis à leur adversaire de faire la course en tête.

Dans un bon jour, Juan Martin Hernandez permettait à son équipe de mener à la pause (6-3) avant les deux essais éclair de Tomas Leonardi et Julio Faria Cabello et une nouvelle pénalité de l’ouvreur qui ofrraient aux Pumas une avance de 13 points peu avant l’heure de jeu. Mais les Wallabies se ressaisissaient et franchissaient la ligne à deux reprises grâce à Pat McCabe et Digby Ioane. La botte de Berrick barnes et une ultime pénalité de Kurtley Beale scellaient le succès australien.

Source ; sport.francetv.fr

Championnat hémisphère sud, première journée en vidéo

Avec un peu de retard, je vous transmets ici les vidéos des deux premiers matchs du tout nouveau Championnat de l’hémisphère sud (anciennement Tri Nations Series). Une première journée sans surprise au cours de laquelle Los Pumas ont particulièrement souffert face aux Springboks (27-6). De l’autre côté de la planète les All Blacks rencontraient leurs meilleurs ennemis australiens. Les champions du monde ont marqué leurs adversaires du jours au fer rouge en remportant leur premier match (27-19).

Wallabies vs. All Blacks

Afrique du Sud vs. Argentine

Championnat du Monde Juniors : Des Pumitas déjà très coriaces, les Bleuets peuvent encore y croire

Les Pumitas célèbrent leur deuxième victoire de rang : Après les Bleuets, l’Australie est également tombée dans leurs griffes !

LE CAP (Afrique du Sud), 8 juin 2012 (AFP) – L’équipe de France, battue en ouverture par l’Argentine (15-18), a conservé un infime espoir de se qualifier pour les demi-finales du Mondial-2012 des moins de 20 ans, en dominant in extremis (30-29) l’Ecosse, lors de la deuxième journée de la poule C, vendredi au Cap.

Pour arriver dans le dernier carré, comme lors de la dernière édition terminée à la 4e place, les hommes de Fabien Pelous, deuxièmes de la poule (6 points) devront impérativement battre mardi l’Australie (3e, 5 pts), elle aussi surprise par les « Pumitas » vendredi (15-3).

Ils devront aussi compter sur une défaite du leader argentin (8 pts) contre l’Ecosse pour se qualifier en tant que premier de poule ou prier pour arracher une improbable place de meilleur deuxième.

Dans cette optique, la victoire surprise du pays de Galles (9-6) sur la Nouvelle-Zélande, qui a remporté les quatre premières éditions du Mondial des moins de 20 ans, ne fait pas leurs affaires. Les Baby Blacks, 2e de la poule A derrière les Gallois, comptent comme eux 6 points avant d’affronter mardi les Fidji.

Vendredi, les Français ont encore alterné le bon et le moins bon. Ils ont inscrit quatre essais par Fickou (2, 28), Kazubek (55) et Taofifenua (77), pour arracher la victoire à trois minutes de la fin, mais en ont encaissé aussi trois, dont un de pénalité (39).

L’Ecossais Leonard, auteur de 19 points (un essai, une transformation, 4 pénalités), mais qui a manqué deux transformations, a failli être leur bourreau.

Source : Paris-normandie.fr

Résumé : Argentine vs. Australie

Résumé : France vs. Ecosse