XV de France : L’automne dangereux

La série de trois tests qui se profile semble particulièrement dangereuse pour les Bleus. En effet, les Bleus retrouveront sur leur chemin leurs deux bêtes noires, les deux équipes qu’elle a eu le plus de mal à gagner ces dernières années : L’Australie et l’Argentine. Depuis 17 ans de professionnalisme, le bilan est implacable : 12 victoires pour les Wallabies contre 3 victoires françaises.

Les Australiens semblaient moribonds mais ils viennent de faire un championnat de l’hémisphère sud, tout à fait correct. L’Australie a remporté ses matchs face aux Springboks et au Pumas à domicile avant d’aller s’imposer à Rosario, ce qui n’est jamais une mince affaire. Ils viennent de réaliser un très bon match nul lors du dernier match de Blediloe Cupface à des All Blacks que beaucoup présentaient comme invincible.

Le dernier test entre les deux nations avait très largement tourné en faveur des Wallabies. A tout cela, il faut ajouter des conditions favorables  de préparation (les Australiens viennent de passer 6 mois ensemble et leur jeu est complètement rôdé).

Malgré tous les Bleus doivent se dire que toutes les séries ont une fin. Philippe Saint-André s’apprête à aligner l’une des plus belles équipes que le XV de France n’ait jamais eue : des avants solides et réputé pour leur jeu estampillé Top 14 avec une magnifique ligne de trois-quarts. Lorsque l’on regarde la composition de la liste des 33 appelés par Philippe Saint-André, on comprend les intentions du sélectionneur : par exemple au centre, nous retrouvons Mermoz, Fofana, Fickou et Fritz. Que des joueurs de ballons, amateurs d’intervalles, et de balles au large. Malgré l’absence de joueurs cadres comme Dusautoir, le capitaine, et peut-être celle de Morgan Parra. La France dispose de toutes les armes pour que les Australiens mettent enfin un genou à terre.

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Championnat hémisphère sud, première journée en vidéo

Avec un peu de retard, je vous transmets ici les vidéos des deux premiers matchs du tout nouveau Championnat de l’hémisphère sud (anciennement Tri Nations Series). Une première journée sans surprise au cours de laquelle Los Pumas ont particulièrement souffert face aux Springboks (27-6). De l’autre côté de la planète les All Blacks rencontraient leurs meilleurs ennemis australiens. Les champions du monde ont marqué leurs adversaires du jours au fer rouge en remportant leur premier match (27-19).

Wallabies vs. All Blacks

Afrique du Sud vs. Argentine

Rugby à XIII « Le State of » : Quel spectacle !

Le Queensland célèbre leur essai de 100 mètres conclu par leur ouvreur Thurston (photo : dailytelegraph.com.au)

Alors que le spectateur français amateur de XV a eu le droit à un triste spectacle consistant à une série de mêlées écroulées et à une succession de tirs au but lors des phases finales de Top 14, leurs lointains cousins des terres australes amateurs de XIII, eux, se sont régalés avec le troisième match du célèbre State of Origin, l’événement sportif annuel au pays des Aussies. Un peu leur Tour de France à eux.

Les Maroons ont remporté leur dernier match sur le fil face à leurs éternels rivaux les Blues de Nouvelle-Galles-du-Sud qui étaient bien décidé à mettre fin à cette série de six victoires du Queensland. Difficile quand on est quinziste et français de comprendre ce que peut représenter ce State of Origin : Imaginez une sorte de match entre les meilleurs joueurs de l’hémisphère nord face aux meilleurs de l’hémisphère sud qui se jouerait sur une série de trois matchs et vous aurez une vague idée de ce que peut être le Stade of Origin.

La déception des « Blues » à la fin du troisième match (photo : dailytelegraph.com.au)

Dans un Suncorp Stadium de Brisbane plein à craquer, ce sont les Blues qui tirèrent les premiers en marquant d’abord une pénalité suivie d’un essai de Brett Morris. Un vent glacial vient refroidir les ardeurs de la chaude ville de Brisbane. Mais en l’espace d’un petit quart d’heure les Marrons marquèrent à leur tour trois essais par Boyd (19), la star aborigène étincelante ce mercredi  Thurston (34ème) et Hodges (37ème).

Face à eux les Blues, emmenés par un Robbie Farah ahurissant, ardent défenseur (101 plaquages réussis sur les deux premiers matchs) et attaquant hors pairs, ont donné du répondant en proposant un jeu d’attaque qui prit de vitesse la défense des locaux à la 70 ème minute, le butteurs des bleus, Josh Morris réussit sa troisième transformation coup sur coup. Le score était donc à 20-20 à quelques minutes de la fin du match.

Les « Maroons » célèbrent leur victoire (photo : dailytelegraph.com.au)

Seulement le héros du match s’appelle Cooper Cronk, le demi-de-mêlée des Maroons tenta un drop de loin qui donna la victoire au siens sur le plus petit score qui soit : 21-20, ruinant ainsi tous les rêves de leurs adversaires de l’état voisin. Pourtant l’ailier bleu Jarrid Hayne se sacrifia, laissant une cheville, pour récupérer in extremis un ballon dans les dernières minutes, malheureusement pour lui ce ne sera pas suffisant…

Le colosse Petero Civoniceva peut prendre sereinement sa retraite sur une magnifique victoire dans le « State of ». Le Queensland continue de dominer l’autre monde de l’ovale.

L’Australie se console

Leigh Halpfeny franchit la ligne d'en-but australienne mais l'Australie a déjà assuré le score

L’Australie a pris la troisième place de la Coupe du monde en dominant le pays de Galles (21-18), lors de la petite finale à l’Eden Park Auckland. Entre deux formations émoussées et finalement peu motivées après leur désillusion, la rencontre n’a pas offert de grand spectacle malgré quatre essais.

On était en droit d’attendre à une orgie de jeu entre ces deux formations portée de coutume sur l’offensive. Les défaites en demi-finales ont dû toutefois couper leurs ailes avec un premier acte bien loin du niveau de jeu espéré. Les Wallabies s’évertuaient à monopoliser le ballon et Cooper, plus fringuant que depuis le début du Mondial, orchestrait l’attaque australienne de belle manière. Au sortir d’une mêlée dans les 22m, l’ouvreur combinait à merveille avec Barnes qui marquait le premier essai du match (12e). Le début d’une longue série ? Pas du tout.

Quade Cooper, la tuile

L’Australie voyait ses ardeurs à la baisse avec les blessures de deux joueurs clés, Beale, dont les ischio-jambiers n’ont pas tenu, et Cooper, qui s’est effondré tout seul, s’étant probablement rompu les ligaments du genou droit. Entre maladresses, mauvais choix et indiscipline, le jeu s’en retrouvait haché. Les Gallois relevaient la tête mais leurs buteurs n’étaient pas en réussite, Hook ne convertissant qu’une seule pénalité (20e). 7-3 à la pause, les spectateurs de l’Eden Park restaient vraiment sur leur faim.

La stérilité galloise

Mettant l’accent sur l’occupation du terrain, l’Australie se faisait contrer dès le retour des vestiaires. Sur un ballon récupéré au sol, Hook ramassait un petit coup de pied à suivre et passait (en-avant ?) à son ailier Shane Williams qui poussait lui aussi au pied pour inscrire son 58e essai international. Les Gallois ne menaient pas pour autant bien longtemps, victime de leur indiscipline dans les phases de ruck. L’arbitre Wayne Barnes se montrait intransigeant et l’ailier australien James O’Connor convertissait deux pénalités (54e, 57e).

Les Gallois décidaient alors de conserver le ballon et de multiplier les temps de jeu. Sans réussite. Les Australiens défendaient à la perfection et ne commettaient aucune fautes, récupérant même de nombreuses munitions au sol grâce à un Pocock toujours aussi performant dans ce domaine. Les coéquipiers de Gethin Jenkins s’épuisaient à force de buter sur un mur. Barnes, sur drop, faisait preuve de réalisme (68e) pour l’Australie et Stephen Jones (70e) ne répondait qu’avec une simple pénalité. Sur une offensive d’envergure, McCalman scellait le sort de la rencontre avec un bel essai (76e). La réalisation de Halfpenny (81e), après une séquence interminable, restera anecdotique mais symbolise parfaitement le talent offensif de cette équipe galloise qui aura été bien belle à voir.   

L'Australie termine à une honorable troisième place

Les Blacks au rendez-vous de la finale

Israel Dagg, aérien, échappe à l'Australien Quade Copper et file à l'essai

Les All Blacks ont rejoint le XV de France en finale de la Coupe du monde, qui se déroulera dimanche prochain, après avoir dominé l’Australie (20-6) dans une demi-finale maîtrisée par les Néo-Zélandais, à l’Eden Park d’Auckland. La finale (10H00 françaises) sera un remake de celle de la première édition de la Coupe du monde, remportée par les Néo-Zélandais face à la France dans le même stade le 20 juin 1987. Ils n’en ont plus remporté depuis.

Les Blacks « dévorent » les premières minutes

Dès le début du match, les Néo-Zélandais mettent une « grosse » pression sur les Australiens. Les maillots jaunes sont vite asphyxiés… Une domination des Blacks rapidement matérialisée au tableau d’affichage. Dès la 6e minute, Dagg crochette et met la défense australienne dans le vent. Avant d’être projeté en touche, l’arrière sert d’une main Nonu qui n’a plus qu’à aplatir dans l’en but malgré la pression. Un essai non transformé par Weepu. Ce dernier qui loupe également une pénalité facile en face des poteaux cinq minutes plus tard.

Dans la foulée, le jeune ouvreur néo-zélandais Cruden prend un intervalle pour rentrer dans les 22 mètres adverse avant de se faire reprendre par Beale. Pocock se met à la faute. Weepu concrétise cette fois la sanction. Les Blacks mènent 8-0. Petit à petit, les Australiens relèvent la tête. O’connor accélère et trouveIoane côté gauche. Ce dernier trouve une brèche et résiste au retour des défenseurs et provoque la faute néo-zélandaise. O’Connor réduit l’écart de 20 mètres face aux poteaux. 8-3 à la 16e minute de jeu. Cinq minutes plus tard, grosse pression des Néo-Zélandais qui fixent côté gauche. Le ballon sort vite vers Cruden qui passe un drop de 40 mètres face aux poteaux. 11-3.

Quelques instants plus tard, l’Australie rend la pareille par l’intermédiaire de Quade Cooper sur un drop de 20 mètres face aux poteaux. Les Australiens reviennent à 11-6. Les débats s’équilibrent et l’Australie multiplie les incursions dans la moitié de terrain des All Blacks. Mais à la 37e, c’est pourtant Weepu qui redonne un peu plus d’air à la Nouvelle-Zélande sur une pénalité de 40 mètres face aux poteaux. Les deux équipes reviennent au vestiaire sur le score de 14-6 en faveur des All Blacks.

Un réveil australien tardif…

Quade Cooper, celui qu'on attendait comme la super star du rugby mondial sort par la petite porte de cette Coupe du Monde

Dès la reprise, les Néo-Zélandais avancent toujours. Les Australiens sont encore mis à la faute sur une charge litigieuse de McCabe. Weepu transforme la pénalité à 30m face aux poteaux. 17-6. Après 15 minutes d’accalmie, l’Australie se met une nouvelle fois à la faute suite à une mauvaise défense de Moore. La pénalité est à 50 mètres côté droit. Le coup de pied de Weepu passe à droite. Le capitaine black cède par la suite sa place à Ellis.

A la 68e, pénalité de la jeune « perle » Cruden qui manque de peu la cible de 50 mètres, après une mêlée conquérante des Blacks. Rien ne change au compteur. Une minute plus tard, Weepu fait son retour sur le terrain après un saignement de nez d’Ellis. Ce même Weepu met son équipe définitivement à l’abri à la 73e minute en transformant une pénalité de 40 mètres, ceci après une mêlée black encore une nouvelle fois dominatrice. A la 76e, Williams entre sur le terrain à la place de Nonu au centre. Mais il ne restera sur le terrain que pour deux minutes puisqu’il reçoit au bout de deux minutes un carton jaune pour un plaquage à l’épaule. Les doubles champions du monde tentent d’accélérer dans les dernières minutes mais sans succès.

Battus deux fois au même stade de la compétition par les mêmes Australiens, en 1991 et en 2003, les Néo-Zélandais joueront leur première finale depuis 1995 et se rapprochent d’un titre qui leur échappe depuis 24 ans. Théâtre du dernier sacre des All Black en 1987, l’Eden Park d’Auckland accueillera à nouveau la finale entre la Nouvelle-Zélande et la France. A l’époque, les hôtes du tournoi l’avaient emporté 29-9.

Source : 

Coupe du Monde 2011 : l’Australie

Fiche pays :

Nom : L’Australie

Blason : Le kangourou et la cigogne. (le Wallaby servant de logo à la fédération)

Surnom de la sélection : les Wallabies

Nombre de participations à la Coupedu Monde : 7ème

Meilleur résultat en Coupe du Monde : Champions 1991 et 2003 

Maillot or, culotte verte et bas verts

Poule C : Australie, Irlande, Etats-Unis, Russie et Italie

Classement IRB : 2ème

 

forte d'une nouvelle génération extrêmement talentueuse, l'Australie semble favorite de ce mondial

La question piège : De ces trois nations, quelle est celle qui ne possède pas de championnat de rugby professionnel ? A/ L’Espagne, B/ L’Australie C/ La Russie ?

Vous n’êtes pas tombé dans le piège ? Alors c’est que vous êtes un vrai amateur de rugby. Il s’agissait bien de l’Australie. Aussi invraisemblable soit-il. Bien sûr, le connaisseur que vous êtes certainement ne manquera pas de rectifier en précisant que les meilleurs joueurs australiens ont toutefois la possibilité de participer au Super Rugby grâce aux 5 franchises réparties sur tout le territoire. Attention à ne pas prendre certains raccourcis le rugby à XV jouit d’une vraie popularité aux pays des Aussies. Seulement,  le quinze (appelé « Union ») est dépassé par la popularité du soccer, du treize (« league ») et surtout du foot australien (« footy »). N’oublions pas non-plus le cricket, le basket, le tennis ou la natation, eux aussi très populaires.

Pourtant après le succès populaire de la Coupe du Monde 2003, l’Australian Rugby Union décide de lancer son propre championnat qui serait le pendant du NPC et de la Currie Cup (respectivement compétitions d’élite en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud). Ainsi l’Australian Rugby Championship voit le jour soutenu par les chaînes du service public qui retransmettront les matches des 8 franchises. A des années lumières de l’AFL et de la NRL (championnats locaux de footy et de rugby à XIII), l’ARC se trouve dans une impasse financière. De plus les grands clubs historiques, Randwick District ou Sydney Uni, rêvent d’une compétition nationale inter-club sur le modèle européen du Top 14 ou de la Premiership. Dans un pays qui considère le sport comme une religion l’absence de championnat n’a jamais été un grand handicap. Les Bleus en savent quelque chose, s’ils leur arrivent parfois de remporter des matchs face aux All Blacks ou aux Springboks, ils n’ont toutefois plus gagné l’Australie depuis le 5 novembre 2005. Depuis tout temps les quinzistes australiens continuent de pratiquer leur rugby sans se soucier de leurs tapageurs voisins treizistes. C’est même devenu la grande force du rugby australien, qui continue d’avancer en ignorant superbement ce qui se fait dans les autres pays. La pression de la victoire y est moins forte qu’en Afrique du Sud et qu’en Nouvelle-Zélande. Sur l’Île-continent le salut passe par le jeu. Avec cinq franchises engagées dans le Super Rugby, l’Australie peut désormais s’appuyer sur un vivier de joueurs exceptionnels. L’immense attente qui tourne autour des All Blacks au pays de long nuage blanc n’est pas faite pour déplaire aux Wallabies qui continueront de dérouler leur jeu, sûrs de leur force, réconfortés par leur victoire aux tri-nations  et en Super Rugby.

Advance Australia flair !

Will Genia devant O'Connor ont fair un énorme match au Stade de France

Des belles passes, des prises d’intervalles gagnantes, du soutien, des solutions offensives, bref du jeu comme on l’aime ! Voilà à quoi a pu ressembler le match de hier soir. Il est juste regrettable que tout ce beau jeu ait été proposé par la seule équipe d’Australie.

Quel jeu de ces Wallabies ! Voilà une nation qui a compris le rugby moderne, qui a su s’adapter au nouvelles règles, car il y a encore deux ans l’Australie était présentée comme une équipe à la mêlé solide, à la défense de fer mais dont le jeu était plutôt ennuyeux.   Contrairement à d’autres Robbie Deans a pris en compte les réalités des nouvelles règles qui imposent encore plus de turn-overs, l’entraîneur australien a sélectionné de jeunes joueurs comme Kurtley Beale, Will Genia, James O’Connor, Quade Cooper des joueurs électriques, rapides bons passeurs et avec de redoutables appuis. Que dire de la troisième ligne de déménageur ? Avec David Pocock, Rocky Elsom et Ben Calman, ce trio redoutable, très solide en défense, fut infernal pour les Français dans les zones de rucks, imposant sa terrible loi sur le pack tricolore. Quant au cinq de devant il est peut être un peu moins bon en mêlé fermée que son vis-à-vis bleu, mais est composé de joueur beaucoup plus mobile couvrant tout le terrain pendant 80 minutes. C’est incroyable d’imaginer que les Wallabies éprouvèrent le plus grand mal cet été à arracher une petite victoire face à leurs éternels rivaux All Blacks !

Quant à la France, on sait déjà qu’elle ne sera pas championne du monde en 2011, ou alors il s’agirait du plus grand retournement de situation jamais connu dans l’histoire du sport. Notre nation appartient désormais au ventre mou de la deuxième division internationale, éprouvant des difficultés à gagner sur ses propres terres face à des équipes de second rang comme l’Argentine ou les Fidji. Peut-être que certains, se cacheront derrière de faux prétextes et s’en prendront comme d’habitude à notre championnat qui est pourtant la seule bonne chose qui nous reste dans le rugby français. Il s’agit de la pire équipe de France depuis au moins une trentaine d’année. Jugez plutôt : défaite 12 à 39 face aux Néo-Zélandais l’année dernière, déculotté en Afrique du Sud 42-17 (première fois qu’une équipe de France se prend plus de 40 points en Afrique du Sud), débâcle 41-13 en Argentine (plus grosse défaite face aux Pumas de l’histoire), débandade 16 à 59 face à l’Australie (plus grosse défaite d’une équipe de France à domicile). Je ne vous parle pas des victoires sur le fil face à des petites équipes de troisième division. Des lourdes défaites, la France en a déjà connu dans le passé. Bernard Laporte, Pierre Berbizier, ou Jean-Claude Skréla ont connu leur lot de désillusions, mais la grande différence c’est qu’à chaque fois le XV de France avait su rebondir, renaître de ses cendres. Avec Marc Lièvremont, les déroutes se succèdent les unes après les autres, sans qu’aucune conclusion ne soit tirée. A l’évidence le trio Traille-Jauzion-Rougerie est vieillissant et pas complémentaire du tout. Bienheureux sont ceux qui n’ont pas eu à comparer le jeu des Bleus avec celui des Barbarians français la veille. La paire de centre Mermoz – Bastareaud fut autrement plus brillante que celle proposée par Marc Lièvremont, je retiendrai que Fabrice Estebanez a su trouver quelques brèches en deuxième mi-temps, mais il était bien trop tard et il a manqué cruellement de soutien. Il faut aussi souhaiter le retour des William Servat, Dimitri Szarzewski, François Trinh-Duc, Benjamin Fall, Clément Poitrenaud ou encore Vincent Clerc.

Compte tenu du caractère exceptionnel de la série de cuisants revers que vient de connaître le XV de France, je me demande s’il ne faudrait pas d’ores et déjà se pencher sur le Mondial 2015 qui aura lieu en Angleterre et mettre un nouvel entraîneur à la tête du XV de France pour le prochain tournoi des 6 Nations ?