Vidéo : Les plus meilleurs moments de la Coupe d’Europe

Voici une petite vidéo très sympa des meilleurs moments de la Coupe Heineken 2013 proposée par le site internet RugbyVids qui s’est spécialisé dans le montage des moments forts des grandes compétitions internationales et nationales de rugby à XV. Je vous laisse apprécier ces magnifiques images.

Coupe d’Europe : Estampillée Top 14 !

Cette quatrième finale de Coupe d’Europe 100% française entre les deux nouveaux géants du championnat avait des allures de matchs de Top 14 : Malgré les trois essais inscrits les défenses et les buteurs ont pris le pas sur l’attaque. Même si la victoire toulonnaise s’est dessinée dans les vingt dernières minutes, les rouges et noirs de la rade ont vraisemblablement construit leur victoire en première mi-temps durant laquelle la défense toulonnaise fut intraitable. Je suis surpris d’entendre un commentaire d’une personne aussi avisée que ne devrait l’être Pierre Villepreux qui prétendait que l’ASM Clermont-Auvergne aurait dû jouer d’avantage en première mi-temps ! Comme si les jaunards n’avaient pas essayé ! Ils se sont heurté à une redoutable défense varoise qui n’était pas sans me rappeler celle du XV de France sous l’ère Laporte.

Cette finale s’est apparentée à une joute du championnat domestique aussi parce que les score entre les deux équipes était très serré et que comme en Top 14, tout s’est joué dans le money time. Sur l’action de la dernière seconde j’ai même vu dans ma tête les Clermontois filer à l’essai, les supporteurs clermontois exploser de joie  et Aurélien Rougerie soulever cette Coupe d’Europe. Avant de me rendre compte que la passe de Sivivatu était mal ajustée et que finalement ce sont les Toulonnais qui peuvent exulter !

On ne peut qu’applaudir ces toulonnais qui ont réalisé une très belle prestation dans la compétition continentale et qui ont su déjouer les pronostiques. Il s’agit du premier titre des Varois qui avaient échoué à maintes reprises. Certains pourront décrier la victoire d’un rugby commercial, d’une vision friquée de notre sport au dépend de notre XV national. Je ne partage pas ce point de vue. Le rugby est devenu un sport professionnel. Je puis vous assurer en écoutant les commentaires des speakers des télévisions britanniques qu’on nous envie ces effectifs pléthoriques des clubs français. En foot, le Barça, le Real Madrid, Manchester United et le Milan AC n’auraient pas un tel palmarès sans avoir eu recours à la main d’œuvre étrangère. Même les franchises NBA qui ont très longtemps fonctionné avec des effectifs essentiellement composés de joueurs américains font désormais appel à des joueurs venus des quatre coin du monde (avec notamment une belle colonie de joueurs tricolores). Le rugby vit avec son temps et le XXIème siècle est celui de la mondialisation. Cela sera-t-il défavorable au XV de France ? Pas forcément ! Pour continuer le parallèle avec les autres sports, je soulignerai que les États-Unis continuent de dominer la planète de la grosse balle orange et les Espagnols sont rois au pays des manchots ! Certains me disent qu’il y a peu de joueurs français sur la feuille de match mais avec Toulon, Clermont et Montpellier qui ont disputé les phases finales de la Coupe d’Europe un grand nombre d’hexagonaux ont connu le très haut niveau. Cependant, la Ligue doit continuer son travail en renforçant les quotas de JIFF, je pense qu’on arrivera ainsi à un bel équilibre !

Je ne pourrai pas terminer ce post en ayant une pensée particulière pour les Clermontois qui doivent être aussi déçus que les Toulonnais sont heureux. Ils ont réalisé de très belles choses et auront l’occasion de rebondir, car l’ASM Clermont-Auvergne n’est pas seulement une pléiade d’internationaux, c’est aussi un grand club qui ne cesse de se structurer depuis bientôt 20 ans et dont la démarche n’est pas sans me rappeler celle du Stade Toulousain quadruple champion d’Europe.

Mister Rugby

XV de France : Faites entrer les jeunes et vite !

Un match nul plus soulageant que rassurant

Ce match nul en Irlande soulage plus qu’il ne rassure. Certes, la France aura évité le pire et peut désormais se concentrer sur son futur match face à l’Ecosse. Mais encore une fois faute on a frisé la catastrophe. Seules les 20 dernières minutes furent concluantes. Au niveau du jeu, seule la mêlée à été source de satisfaction. Le jeu des Irlandais basé sur l’occupation du terrain était simple à l’extrême et ils le pratiquèrent parfaitement. Les Français ont eu du mal face à ce type de jeu. Le trio offensif toulousain, Clerc, Médard, Huget, a eu du mal o s’exprimer sous cette pluie de chandelle.

Un problème d’occupation du terrain à régler en 10 et/ou en 12

Il nous a manqué un jeu au pied long en 10 ou en 12. Je sais que je vais me faire des ennemis mais je continue de penser que Fofana est davantage un ailier qu’un centre, ou bien alors il va falloir vraiment améliorer sa passe et son jeu au pied (à moins qu’on ne mette un 10 au jeu au pied long à ses côtés). Tout le monde me parle de son essai à Twickenham, qui est magnifique certes, mais qui reste pour moi un magnifique essai d’ailier, de finisseur. D’ailleurs à Clermont Vern Cotter le faisait jouer à l’aile avant l’arrivée de Nalaga et de Sivivatu. Je ne veux pas jeter la pierre à Fred Michalak, capable du meilleur, mais est-il vraiment le numéro 10 idéal pour ce genre de match ?

Bastareaud, Debaty, Vaamahina, Guirado : les entrées gagnantes

Il est clair que l’ambiance avec cette pluie était faite pour favoriser le jeu irlandais. Il nous aurait fallu une équipe plus puissante et un jeu au pied plus long. A ce titre les entrées de Mathieu Bastareaud, Vincent Débaty, Guilhem Guirado et surtout celle de Sébastien Vaamahina nous ont fait énormément de bien. Avec leurs impacts ils laissèrent quelques bleus aux Verts. Le Catalan a été précieux dans les rucks, grattant deux ballons en une dizaine de minutes dont la balle de match sur la dernière action. Je pense qu’il a gagné des gallons ce samedi

Et maintenant ?.

Maintenant, il va falloir apporter du sang frais à cette équipe. J’imagine que Saint-André a l’intention d’utiliser la tournée d’été pour cela, mais je pense qu’il peut commencer cette tâche dès le prochain match car ces Bleus sont à bout de souffle. J’espère que nous verrons très bientôt sous le maillot bleu les joueurs souvent : Camille Lopez qui est peut-être le futur grand 10 qui manque au XV de France (en espérant qu’il aura du temps de jeu à Perpignan car il devra se partager le poste avec Hook), les frères Taofifenua ou le Toulousain Gaël Fickou. J’espère aussi qu’on reverra des joueurs comme Buttin, Vakatawa, Tolofua qui ont un peu de mal en club en ce moment. Que Brice Dulin reviendra après sa blessure. Et pourquoi pas d’autres joueurs comme le bayonnais Marvin O’Connor ? Enfin, j’espère que nous reverrons des joueurs comme Maxime Mermoz ou Benjamin Fall en bleu car je suis convaincu qu’ils ont le niveau international.

H Cup : Clermont tombe le champion

S’il fallait un match pour prouver à l’Europe que Clermont est bien un candidat au titre européen, il est tout trouvé. Clermont est allé battre le Leinster, champion en titre, sur ses terres irlandaises (21-28). C’est d’abord un immense match défensif que Clermont a joué. De découpages chirurgicaux en tampon bien physique, les Clermontois n’ont laissé que des miettes aux Irlandais. Ils ont aussi réussi un superbe essai collectif avec à la conclusion Wesley Fofana (6-16, 35e). Dans la conquête aussi, les Auvergnats ont croqué des Irlandais loin de leur niveau habituel. Morgan Parra a ajouté, lui, sa précision au pied, et voilà Clermont qui fait la course en tête.

  Mais Jennings finissait par trouver la bonne perceuse pour venir à bout du coffre fort clermontois (16-25, 66e). A Clermont, c’était l’heure de se serrer les coudes pour tenir le tableau d’affichage. Les Irlandais vont à l’essai une nouvelle fois par McFadden (21-28, 80e). Mais la sirène est passée et Clermont peu commencer à fêter sa victoire. Et sans doute sa qualification puisque les Auvergnats caracolent en tête de la poule 5.

Source : metrofrance.com

De fringants irlandais

Après deux bons matchs face à la France puis l'Angleterre, les Italiens n'auront cette fois pas fait le poids face aux Irlandais de D'Arcy

Battu d’entrée à Dublin par les Gallois, le XV du Trèfle avait l’occasion de se rassurer à domicile face à l’Italie, à une semaine du match contre la France. C’est chose faite avec une victoire nette et cinq essais marqués (42-10).

Les années se suivent et se ressemblent pour la Squadra Azzura. Les hommes de Jacques Brunel, qui sont passés tout proches d’une victoire historique contre l’Angleterre il y a deux semaines à Rome, joueront encore la cuillère de bois cette année. Une victoire à l’Aviva Stadium leur aurait sans doute permis d’éviter cette distinction peu honorifique. Pas évident contre des Irlandais qu’ils n’ont jamais battu, et qui devaient se relancer après une défaite inaugurale contre le pays de Galles il y a trois semaines à Dublin.

Agressifs en début de partie, les Italiens récupéraient les premières pénalités du match, et après un premier échec (3e), Botes ouvrait le score à la 8ème minute. Fidèles à leur style de jeu hérité de celui de la province du Leinster, les Irlandais ne paniquaient pas pour autant et tentaient d’imposer du rythme en enchaînant les séquences au près et au large. Après une première pénalité de Sexton (12e) c’est Keith Earls qui allait concrétiser la domination irlandaise en s’infiltrant entre deux joueurs (10-3, 18e). Valeureux comme à leur habitude, les Italiens réagissaient tout de suite et allaient monopoliser le ballon pendant un bon quart d’heure. Mais comme à leur habitude, ils manquaient de réalisme : la charnière ne faisait pas toujours les bons choix et les trois quarts peinaient à combiner efficacement. Titularisé à l’ouverture à la place de Burton pour son profil plus joueur, Botes se montrait également maladroit face aux perches (au total, 3 pénalités et un drop ratés). Malgré cela, leurs bonnes intentions finissaient tout de même finir par payer : suite à un ballon volé en touche par Zanni, le capitaine Parisse réussissait enfin à franchir l’en-but (10-10, 37e). Mais les Irlandais, réalistes, n’auront même pas le temps de douter : dans la foulée, ils remettaient la main sur le ballon et Tommy Bowe inscrivait un essai sur l’aile juste avant la mi-temps (17-10).

Sexton fait taire les critiques
Le refrain de la seconde mi-temps est connu pour une Squadra Azzura stérile, qui va s’épuiser et finir par exploser autour de l’heure de jeu. Suite à une belle passe sautée de Jonathan Sexton (en forme à l’ouverture après sa prestation critiquée contre les Gallois, et auteur d’un 7/8 au pied) Tommy Bowe inscrivait son second essai de la partie (30-10, 61e). Le rythme du match tombait alors avec de nombreuses fautes des deux côtés. Les Irlandais n’avaient plus qu’à faire parler la puissance de leur banc pour conclure l’affaire : le pilier Tom Court inscrivait le 4ème essai du Trèfle (37-10, 76e). Enfin sur une pénalité jouée vite, Andrew Trimble s’offrait une course solitaire pour porter le score à 42 -10. Sans impressionner, les Irlandais se sont donc montrés efficaces, un peu à l’image de la performance des Bleus contre cette même Squadra Azzura il y a trois semaines. On peut donc s’attendre à un match équilibré et un vrai test pour le XV de France dimanche prochain…

Fabuleux ces Gallois!

George North charge dans la défense irlandaise

Après un match de haute intensité, le pays de Galles a réussi l’exploit de s’imposer à l’Aviva Stadium face à l’Irlande (21-23). Une victoire qui lance parfaitement les Gallois dans le Tournoi.

Depuis le Mondial, toute l’Irlande attendait une revanche… qui n’a pas finalement eu lieu. La faute à des Gallois impressionnants et virevoltants sur la pelouse de l’Aviva Stadium. Comme en 2008, les hommes de Warren Gatland ont réussi à s’imposer en terre dublinoise (21-23) au terme d’un match de très grande qualité qui aura permis de se faire une idée du potentiel des Diables Rouges. Bousculés en conquête, les partenaires de Sam Warburton ont compensé par une énergie de tous les instants et des individualités à leur zénith telles que George North ou Jonathan Davies. Le message est passé. Messieurs les Anglais et Français, il faudra compter avec les Gallois pour la victoire finale dans cette édition 2012 du Tournoi.

Une incessante vague rouge
Et dire que les demi-finalistes du dernier Mondial ont dominé les débats n’apprendra rien à personne. En dehors des cinq premières minutes à l’avantage des Irlandais, le reste de la rencontre aura été marquée par une vague rouge qui n’a cessé d’asphyxier les joueurs du Trèfle. Mais voilà, pragmatique et réaliste, l’Irlande virait en tête à la pause grâce à un essai de Rory Best (10-5, 38e), qui répondait à Jonathan Davies (15e). Une déception pour la génération dorée galloise et notamment une ligne de trois-quarts impressionnante, jamais la dernière pour relancer les ballons de ses 22 mètres.

Une fin de match héroïque
Bis repetita après la pause. Malgré la botte de Sexton (13-5, 44e), le pays de Galles franchissait à nouveau la ligne grâce à une action magnifique conclue par North, servi par une superbe chistera de Jonathan Davies (13-15, 57e). En face, l’Irlande ne pouvait que constater les dégâts, mais restait en vie grâce à son ouvreur (16-15, 60e). Et profitait surtout de l’indiscipline de Bradley Davies, coupable d’un plaquage cathédrale, pour marquer un essai en bout de ligne par Bowe (21-15, 71e). Les hommes de Declan Kidney, pensaientt lors avoir fait le plus dur… C’était sans compter sur le mental hors-norme des Gallois, à l’image de North, auteur d’un essai en coin (21-20, 78e) et du sang-froid d’Halfpenny (21-23, 79e) qui offrait une victoire méritée juste avant la sirène. Qu’on se le dise, le pays de Galles sera difficile à contrarier dans ce Tournoi.

Source : Sport24.com

Résumé : Irlande vs. Ecosse 2012

Des Bleus comme ci comme ça…

Une attaque dans les 22 mètres adverses et un essai ! L'incroyable réalisme des Bleus vêtus de blanc

Quels enseignements peut-on tirer de cette double confrontation face à l’Irlande ?

Nous pouvons bien sûr retenir les deux victoires, notamment à Dublin où il n’est jamais facile de s’imposer, même si cette équipe d’Irlande semble vieillissante et est toujours passé à côté de ses Coupes du Monde. Il est difficile de sortir des enseignements cohérents car nous avons bien eu deux équipes de France différentes à Bordeaux et à Dublin. Pour le match de hier, je retiendrai surtout l’acharnement en défense et cette capacité à ne rien lâcher, y compris dans les 20 premières minutes qui furent difficiles. Le réalisme est aussi à ranger dans la colonne des satisfactions. En revanche, et il y a toujours un « mais » avec cette équipe de France, je regrette que ce XV de France n’aient pas su enfoncer le clou et aient laissé ces Irlandais revenir dans le match. Le manque d’organisation offensive fut criant, inquiétant à 20 jours du mondial. Alors, bien sûr, me diriez-vous ces deux premiers matchs face au Canada et au Japon devraient servir à peaufiner les derniers réglages. Je ne suis pas certains que ces deux sélections, furent-elles réputées « faibles », l’entendent de cette oreille, elles aussi préparent ce mondial depuis des années et savent parfaitement que cette équipe de France est sujette au doute et manque parfois de personnalité, donc prenable. Je pense que le quinze de Bordeaux ressemblera au quinze type qui devrait jouer les All Blacks en match de poule, avec peut-être quelques petits changement notamment en première ligne. Il est dommage que cette équipe n’ait pas eu un deuxième match de préparation à se mettre sous la dent, histoire de voir si elle était capable ou non d’étendre le niveau de jeu qui a été le sien lors des 30 premières minutes. Quoi qu’il en soit, ce n’est plus l’heure du doute mais l’heure de la détermination. L’heure pour nous inconditionnels supporteurs du XV de France d’être à fond derrière cette équipe.