Top 14: Toulon contrarié, Toulouse retrouvé

Le RC Toulon a souffert pour venir à bout du Stade Français mais conserve cinq points d’avance en tête du Top 14 sur Clermont, vainqueur à Agen, et sept points sur le Stade Toulousain, qui s’est ressaisi en battant largement le Racing-Métro, jeudi lors de la 10e journée.

Vainqueurs 24 à 19 sans inscrire le moindre essai, une première cette saison au stade Mayol cinq jours après le mémorable carton (59-0) infligé à Bayonne, les Toulonnais ont perdu un peu de leur superbe. Mais ils ont assuré l’essentiel dix jours avant un déplacement explosif à Clermont programmé le jour de France-Australie, et qui sera donc disputé en l’absence des nombreux internationaux des deux clubs.

En attendant, les Clermontois ont fait le métier à Agen (18-11) sans toutefois réussir à conserver le point de bonus offensif. Le Stade Toulousain, lui, n’a pas manqué le bonus face au Racing-Métro (32-13) et signe une belle réaction après sa défaite au Stade de France face à l’autre club parisien.

Montpellier a une nouvelle fois réalisé une bonne opération en battant largement Mont-de-Marsan (32-16). Le club héraultais accroît d’un point son avance sur Castres, qui a souffert pour battre Perpignan (38-36) malgré 25 points inscrits par le demi de mêlée sud-africain Rory Kockott.

Grenoble, vainqueur (34-21) d’une équipe de Biarritz étrangement absente en première période, a fait un nouveau pas précieux vers le maintien en Top 14 et conserve sa sixième place. Bayonne s’est également signalé en battant Bordeaux-Bègles sans lui laisser le point de bonus défensif (22-11). Le club girondin retrouve la zone de relégation en raison d’une différence particulière défavorable avec Agen.

Top 14: Toulon en démonstration, le Stade Français en reconquête

Toulon, en démonstration face à Bayonne (59-0), a accru son avance en tête du Top 14 de rugby devant Clermont, pénible vainqueur de Biarritz vendredi (19-12), et le Stade Toulousain, battu au Stade de France par le Stade Français (28-24) samedi lors de la 9e journée.

Huit essais, 59 points encaissés et un zéro pointé dans le camp adverse: l’Aviron Bayonnais n’est pas prêt d’oublier son déplacement dans la rade toulonnaise. Le club varois signe la plus grosse performance de la saison en Top 14 et aligne une huitième victoire en neuf journées.

Le point de bonus offensif donne aux Toulonnais une avance de cinq points sur Clermont (2e), qui a souffert vendredi face à Biarritz (19-12). Le Stade Toulousain (3e) n’a pas suivi le rythme en s’inclinant au Stade de France malgré le retour sur terrain de l’entraîneur des avants William Servat (43 minutes), pénurie de talonneurs oblige (Botha, Tolofua).

Les Toulousains ne comptent plus que deux points d’avance sur Montpellier (4e), large vainqueur à domicile du promu Grenoble (23-6). Castres a réalisé une des bonnes opération de la journée en allant s’imposer à Agen (22-14). Perpignan (9e) colle au bon wagon grâce à sa victoire laborieuse (17-13) face au Racing-Métro et devance le Stade Français (10e) malgré le rendez-vous réussi des Parisiens face aux Toulousains au Stade de France.

Avec un troisième revers cette saison à domicile, les Agenais se retrouvent relégables. Bordeaux-Bègles s’est extirpé de la zone rouge en allant s’imposer (17-12) lors d’un court déplacement à Mont-de-Marsan, toujours à la recherche de sa première victoire de la saison mais qui engrange un deuxième point au classement (bonus défensif).

Bayonne remporte le derby basque !

Dans le dernier match de la 7e journée du Top 14, le fameux derby entre le Biarritz Olympique et l’Aviron Bayonnais, c’est l’Aviron qui s’est finalement imposé 16-15 sur une pénalité de Benjamin Boyet (82e). Bayonne n’est plus relégable (12e avec 11 points). A l’inverse, le BO, qui avait pris un bon départ dans ce championnat, connaît un troisième coup d’arrêt, à domicile cette fois et laisse filer le trio de tête avant la réception de Toulon, samedi prochain.

Offensifs d’entrée, les Bayonnais prenaient à la gorge leur adversaire obligé de courir après le score. Après une pénalité de Barraque, l’Aviron dominait et concrétisait son temps fort en inscrivant un essai tôt dans ce 103e derby basque. Lacroix était à la conclusion d’une action collective initiée par un intenable O’Connor (3-7, 11e). L’Aviron concrétisait sa domination par une pénalité de Garcia avant de laisser les rênes à un BO maladroit à l’approche de la ligne d’en-but. Barraque par une autre pénalité avait permis aux siens de garder un faible écart (6-10) à la pause.

Boyet le héros

La mêlée bayonnaise, dominatrice durant plus d’une heure, cédait sous la pression des Biarrots pour une pénalité importante réussie par Peyrelongue, prenant le relais de Barraque peu en verve (12-10, 71e). Boyet, malchanceux jusque là au pied (1 sur 3), passait alors deux pénalités capitales, la dernière plus de deux minutes après la sirène et donnait à ses équipiers un avantage d’un petit point ô combien important.

Top 14 : Toulouse remet les pendules à l’heure

Le Toulousain Yannick Nyanga (d) face à un joueur de Bayonne, le 21 septembre 2012 au stade Jean-Dauger, à Bayonne. Image: 20minutes.fr

Le Stade Toulousain a facilement l’Aviron Bayonnais sur ses terres dans un match très convaincant (6-35). Première victoire à l’extérieur pour le stade, avec le bonus en prime.

Toulouse, occis par l’USAP le week end dernier (34-20), devait une revanche à ses supporters. Une revanche à la marque d’abord, mais dans le jeu aussi, tant les Toulousains avait été promenés par les Catalans. Après la claque reçu contre Perpignan, Toulouse a sorti la machine à baffes avec Bayonne dans le rôle du sparing spartner (6-35). Parce que le Stade a retrouvé sont jeu à la main, envoyant le cuir au large. Les Basques prenaient rapidement l’eau, tel Cédric Heymans qui se ratait sur un coup de pied désaxé de Mc Allister, Clerc récupérait et servait Matanavu pour le premier essai (6-14, 17e). McAlister se ratait sur la transformation, tout comme Matanavu qui sur la relance mangeait la feuille de match en gâchant un 4 contre 1, avec une passe… à son adversaire. Johnston et Romieu sortaient eux la boîte à gnons, un de chaque côté, ponctué d’un jaune pour chacun. Ce qui avait pour effet de couper un peu les ailes des Toulousains et de remettre les Basques dans le match. Pas de quoi mettre en danger les joueurs des bords de Garonne.

Le retour des vestiaires était fatal à l’Aviron qui prenait un nouvel essai dès la 46e minute. Servi une nouvelle fois par Clerc, Nyanga s’ouvrait la route de l’essai d’un crochet avant de résister en puissance au retour de Spedding (6-21, 46e). Dès lors la messe était dite. Les Rouges et Noirs chassaient le bonus offensif, alors que Bayonne n’espérait plus que ne pas prendre une déculotté. Mission ratée puisque Toulouse enquillait un troisième essai par Bouilhou qui suivait un bloc de Doussain à cinq mètres de la ligne (6-28, 74e). McAllister terminait l’oeuvre toulousaine en allant planter son essai en bout de ligne sur la dernière action du match (6-35, 82e). Avec le bonus dans la poche, Toulouse calme les critiques nées du match à Barcelone face à Perpignan. Pour l’Aviron, la saison va être à nouveau très compliquée.

le Racing resserre l’étau sur Toulouse, le Stade Français en panne


Les Bayonnais avec une tenue rappelant celle de la Real Sociedad fêtent leur victoire sur Toulouse

PARIS — Le Racing-Métro, auteur d’un succès bonifié à Bourgoin (38-19), a refait une partie de son retard sur le Stade Toulousain, leader du Top 14 battu (19-13) par Bayonne à Saint-Sébastien, tandis que le Stade Français, défait à domicile (9-21) par Perpignan, voit s’éloigner les phases finales samedi à l’issue de la 20e journée.

Le Racing, avec quatre essais inscrits, n’a pas tremblé en prenant les cinq points de la victoire bonifiée au stade des Alpes de Grenoble face à la lanterne rouge berjallienne. Seule ombre au tableau: la blessure à un genou de l’Argentin Juan Martin Hernandez.

Le club francilien ne compte plus que trois points de retard en tête du classement sur le Stade Toulousain, sorti défait du Stade Anoeta de Saint-Sébastien (Espagne) où l’accueillait Bayonne, vainqueur grâce à un essai de son ailier international Yoann Huget, une semaine après la défaite du XV de France en Angleterre et une semaine avant le déplacement en Italie dans le Tournoi des six nations.

Les Toulousains, qui recevront Brive samedi prochain, devront reprendre leur copie. Ils conservent tout de même huit points d’avance sur le troisième, Clermont, qui a battu Toulon vendredi lors d’un duel âpre et tendu (19-12).

Alors que Montpellier a peiné à battre Agen à domicile (25-24), Castres a réaffirmé sa candidature pour les barrages en allant signer son premier succès de la saison à l’extérieur, à Brive (20-12). Les Montpelliérains conservent la quatrième place avec un point d’avance sur les Castrais. Biarritz suit en sixième position après sa pénible victoire sur La Rochelle (32-30).

Perpignan s’est maintenu dans la course aux barrages grâce à sa victoire sur le Stade Français samedi au stade Charléty. Le club catalan demeure retardataire en neuvième position mais compte désormais cinq points d’avance sur le Stade Français, grand perdant de la 20e journée et qui voit les barrages s’éloigner.

Agen, qui mène la danse dans la lutte pour le maintien, a bien failli s’imposer à Montpellier et sauve un point de bonus défensif. La Rochelle, en rapportant un point de Biarritz, a réalisé une bonne opération mais reste relégable derrière Brive, battu sans bonus face à Castres.

3ème mi-temps

Voici une vidéo qui circule depuis plusieurs temps déjà sur plusieurs blogues de la planète ovale, vue notamment sur le Blogue « Tertulia Sporting Club« , qui traite aussi bien du sport que des histoires pimentées autour du sport, un vrai café des sports de Buenos Aires.

Il s’agit d’une troisième mi-temps d’une équipe de rugby dans un avion de moyen courrier. Selon certaines sources ce serait au moment des fêtes de Bayonne. On peut voir à gauche de l’hôtesse de l’air, un dirigeant du club en train de lire son Midi-Olympique. Il s’agit je pense de mon premier billet consacré à la troisième mi-temps. Un blogue qui se prétend être 200% rugby se doit d’y consacrer ne serait-ce qu’un court article. Voilà qui est réparé. Un grand moment d’ovalie :