Clermont impressionne, Toulouse assure

Clermont Exeter Heineken Cup

Clermont a affirmé ses ambitions dans la poule 5 de la Coupe d’europe en s’imposant avec le bonus offensif chez les Anglais d’Exeter (46-12) samedi lors de la 2e journée, qui a également vu Toulouse assurer un précieux succès à l’extérieur chez les Italiens de Trévise (33-21).

Biarritz, battu lors de sa première sortie chez les Harlequins (40-13), a ouvert son compteur en dominant avec le bonus offensif (38-17) les Italiens des Zèbres. Le Racing-Métro est, lui rentré bredouille de son déplacement à Bruxelles face aux Anglais des Saracens (30-13).

Clermont a brillamment pris les commandes de la « poule de la mort ».

Les Auvergnats ont parfaitement négocié leur déplacement à Exeter, qui avait malmené les double champions d’Europe en titre du Leinster sur leur pelouse la semaine dernière (défaite 9-6).

Après avoir résisté à l’entame de match tonitruante des « Chiefs », ils ont pris le match à leur compte et inscrit six essais par Nalaga (2), Fofana (2), Bonnaire et Sivivatu.

Cette victoire donne deux points d’avance aux Clermontois (10 points) sur les Dublinois du Leinster (2e, 8 points), leurs futurs adversaires dans une double confrontation très attendue en décembre. Les Irlandais ont eux aussi gagné chez les Gallois des Scarlets (20-13) mais ne se sont pas vraiment rassurés avec beaucoup de déchet dans leur jeu.

Résumé ASM Clermont-Auvergne vs. Exter Chiefs

Dans la poule 2, les Toulousains ont réussi une bonne opération comptable en s’imposant chez l’accrocheuse équipe de Trévise et pris temporairement la tête, dans l’attente de la rencontre entre Leicester et les Ospreys dimanche.

Résumé Stade Toulousain vs. Beneton Trévise

Menés pendant près d’une heure, les champions de France ont fait basculer la rencontre à l’usure, avec trois essais de pénalité, Picamoles et Clerc. Mais ils n’ont jamais réussi à mettre leur jeu en place et péché dans la discipline avec trois cartons jaunes (deux à Tolofua, un à Clerc). Il leur faudra rectifier cela avant d’affronter les Ospreys en décembre.

Biarritz a rattrapé sa défaite chez les Harlequins en dominant avec le bonus (6 essais) les Parmesans de Zèbres. La poule 3 reste dominée par les Harlequins, vainqueur (30-22) chez les Irlandais du Connacht.

Le Racing-Métro n’a, lui, pas réussi à confirmer face aux Saracens sa victoire face au Munster (22-17). Ils ont subi en première mi-temps et leurs trop nombreuses approximations les ont empêchés de rapporter ne serait-ce qu’un point de bonus défensif. Avec ce deuxième succès en deux rencontres, les « Sarries » sont seuls aux commandes de la poule.

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Biarritz contre vents et marées !

Blessé en première mi-temps, Imanol Harinordoquy laissera les siens à la 25ème minute

Mettre 4 essais à une équipe classée en 6ème position du RaboDirect Pro12 (nouvelle dénomination de la Ligue Celte) n’était pas chose aisée. C’était pourtant la condition sine qua none pour pouvoir continuer de rêver.

Mené sur le score lamentable de 12 à 3 à la mi-temps, les entraineurs biarrots faisaient plutôt grises mines au moment de retrouver les joueurs dans les vestiaires. Avec Julien Peyrelongue placé en numéro 9, la deuxième mi-temps s’annonçait compliquée, malgré le vent qui allait leur être favorable, pour les joueurs à la tunique parée de l’Ikurriña. Imanol Harinordoquy, l’âme du club, s’était gravement blessé au genou en première mi-temps et les Italiens avaient plutôt réussi leur pari : jouer avec ce vent violent en première mi-temps et faire douter les Français. Mais dès leur entrée sur le terrain la machine basque s’est mise en route, une sautée de Traille pour Balshaw envoya l’arrière anglais à l’essai (45ème), l’Australien Haylett-Petty trouva la faille dans la défense de Trévise quelques minutes plus tard. Lauret, porté par son pack,  inscrivit le troisième essai à la 73ème minute. La cerise sur le gâteau basque viendra à l’ultime minute, le talonneur Héguy franchira une quatrième fois l’en-but italien. Un quatrième essai synonyme de bonus offensif pour le BO. Les Biarrots ont encore le droit de rêver, pour participer à leur neuvième participation aux phases finales (en 12 participations) il leur faudra s’imposer à Londres sur le terrain des Saracens. Un vrai huitième de finale entre les deux clubs en perspectives.

Meilleurs moments du match Biarritz Olympique vs. Beneton Trévise

Castres sauve l’honneur !

Thomas Sanchou fait circuler le ballon malgré la pression de Samu Manoa

Après deux défaites, castres a parfaitement réagi lors de la 3e journée de la Coupe d’Europe en dominant les vice-champions d’Europe en titre, Northampton (41-22) dans la poule 1, les deux équipes inscrivant le bonus offensif. Ce n’est pas le cas de la lanterne rouge du Top 14, Biarritz, battu lors de son déplacement à Trévise (30-26) dans la poule 5. Dans la poule 2, le Racing-Métro a perdu tout espoir après sa défaite (14-34) contre les London Irish.

Quatre essais de part et d’autre

Castres cherchait son match-référence. Ils l’ont désormais. A domicile, lors de la venue du vice-champion d’Europe en titre, Northampton, les Castrais ont remporté une partie échevelée, qui fait quelque peu oublier les deux défaites initiales dans ce « groupe de la mort », contre Llanelli et le Munster. Dès la 3e minute, Malonga était présent pour faire avancer les siens puis pour terminer le travail en bout de ligne après un « mains à mains » avec Martial (7-0). Venus avec des ambitions de jeu après leurs deux défaites, les Saints envoyaient beaucoup de ballons, et sur un coup de pied à suivre, Teulet se laissait tromper par le rebond, et Castres était sauvé par le retour de Max Evans (7e). Ce n’était que partie remise puisque, après une mêlée, Sorenson entrait dans l’en-but en force (7-7). Mais Teulet ne ratait pas sa cible au pied (17e, 29e, 13-7) redonnaient de l’air, que Pisi se chargeait d’enlever en profitant d’un slalom d’Elliott pour marquer l’essai (32e, 13-12). Encore une fois, le buteur était précis et Northampton devait jouer à 14 pour un carton jaune infligé à son N.10, Myler, auteur d’un deuxième plaquage haut dans ce match. Et à la 40e minute, un intelligent coup de pied à suivre de Masoe offrait l’essai à Martial (40e, 23-12). Après la pause, les joueurs de Malinder réagissaient grâce à une interception d’Elliott et un essai en contre (45e, 23-17).

Mais toujours aussi pénalisés face à un pack tarn-et-garonnais agressif, les Anglais voyaient encore s’éloigner leur adversaire (49e, 26-17), pour revenir de nouveau grâce à un essai de Manoa (57e, 26-22). Et un deuxième avertissement, infligé à Wood, avec en prime une pénalité (63e, 29-22) rendait la fin de match déséquilibrée, les Castrais finissant très fort avec un essai de Martial (70e, 36-22), pour son doublé personnel, et à la 77e minute, par Diarra (41-22). Quatre essais de chaque côté, c’est le bonus offensif au terme d’un match enlevé. Et pour Laurent Travers et Laurent Labit, le match référence qu’ils recherchaient au niveau européen est désormais là.

Biarritz s’enfonce à Trévise

Le Beneton Trévise s'impose face à Biarritz et reste en course pour la qualification !

Le rugby italien progresse. C’est une réalité. Et Biarritz n’est plus le champion de France qu’il a été, ni le vice-champion d’Europe à deux reprises. C’est une autre réalité. Un an après avoir subi un revers contre Aironi, le BO est tombé de nouveau de l’autre côté des Alpes. Cette fois, le manque d’humilité n’est pas en cause. C’est beaucoup plus simple, et beaucoup plus difficile à régler: les Basques ont été moins bons. Moins bons que Trévise, auteur d’un bon nul chez les Ospreys (26-26), qui a rapidement voulu mettre la tête des Biarrots dans l’eau. Derniers du Top14, ils ont rapidement manqué d’air, face à un flux continu d’Italiens. Et si Burton ratai sa première pénalité dès la 3e minute, imitée quelques minutes après par Baby (7e) qui touchait le poteau, les Trévisans ouvraient le score grâce à Rizzo, concluant une action partie d’une touche (16e, 7-0). Puis, juste après, Trévise enfonçait le clou en jouant une pénalité en touche pour envoyer ensuite Barbieri à l’essai (19e, 14-0). Les Basques réagissaient avec un ballon porté qui s’écroulait dans l’en-but (26e, 14-5). Mais cela n’arrêtait pas Trévise, qui envoyait cette fois son 2e ligne Van Zyl à l’essai (32e, 21-5).

En rendant coup pour coup très rapidement, les joueurs italiens empêchaient Biarritz de reprendre un soupçon de confiance, ce qui leur manque le plus cette saison. A la 38e minute, une feinte de passe et quelques crochets permettait à Bosch de s’ouvrir la voie des poteaux pour un essai en solitaire (21-12). Une dernière pénalité transalpine offrait un score à la pause de (24-12) qui avait l’avantage de laisser les Biarrots à proximité de leur adversaire. Mais encore fallait-il enfin dominer, occuper le terrain, ne pas faire de grosses fautes en défense. Bref, être meilleurs. Une nouvelle pénalité de Burton aggravait l’écart (47e, 27-12). Que peut-on espérer lorsqu’on a un lancer en touche à 5m et qu’on se fait voler le ballon, comme à la 58e minute ? Heureusement, sur un lancement, simple, Traille perçait le rideau défensif pour inscrire un nouvel essai et empêcher ses camardes de ruminer cet acte manqué (59e, 27-19). Cela redonnait du mordant aux Basques, qui revenaient totalement dans la partie avec cet essai de Lesgourgues, suite à une touche à 5m bien négociée avec un départ de Terrain qui servait son demi de mêlée (64e, 27-26). Avec Peyrelongue pour buter et rapporter les points, le BO semblait en passe de prendre pour la première fois les commandes, mais l’ouvreur ratait la cible à la 67e minute, au contraire de Burton (77e, 30-26) qui obligeait Biarritz à marquer un essai pour gagner, ce qui n’arrivait pas. Petite consolation, le BO ramène deux points, celui de la défaite et celui du bonus offensif, avec ses quatre essais. Mais c’est bien peu pour sortir le club de sa mauvaise passe, et de la crise.

Sireli Bobo et les Racingmen pris dans la tenaille des Irish... Le Racing n'a plus rien a espérer de cette Coupe d'Europe !

Le Racing-Métro à l’arrêt

Le Racing-Métro est sorti sans gloire de la H Cup en concédant un troisième revers de rang, cette fois sans regret. Le Racing entamait bien les débats –avec une pénalité convertie par Germain- dans un stade Yves-du-Manoir qui n’avait pas fait le plein pour cette rencontre de gala face aux London Irish, pas l’équipe la plus connue de la capitale anglaise il est vrai. A 3-3, l’explosif fidjien Sireli Bobo sortait de sa boîte pour marquer en coin un bel essai pour les Ciel et Blanc: suite à un magnifique coup de pied à suivre de Wisniewski, Bobo récupérait le cuir pour le transmettre à Matavesi à son intérieur, avant que ce dernier ne lui rende la pareille pour une superbe conclusion en coin (17e). Dans la foulée, Jonathan Wisniewski claquait un drop après un bon travail du pack francilien (14-3). Mais les Anglais réagissaient immédiatement et parvenaient à inscrire un essai par le centre Spratt après une longue séquence de jeu (14-10, 25e). Avant la pause, les hommes de Pierre Berbizier accentuaient la pression dans le camp adverse mais sans pouvoir reprendre de l’air au tableau d’affichage. Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce court avantage en faveur des locaux.

En début de seconde période, les Irish prenaient le match à leur compte. Ils étaient récompensés sur une pénalité de leur buteur, Jarvis (14-13, 43e). Mais la suivante, de 45 m dans l’axe, passait à côté des perches. Ansbro, le centre international écossais, concluait un ample mouvement des siens pour porter l’estocade (essai transformé, 14-20). Juste avant le coup de grâce signé Thompstone qui faisait très mal au Racingmen, pour un nouvel essai transformé par Jarvis (14-27, 58e). Le Racing-Métro venait d’encaisser un 17-0 en 18 minutes ! La réaction du Racing arrivait enfin, par du jeu d’avants, mais les percussions monolithiques du pack parisien étaient annihilées par la courageuse et organisée défense anglaise. Le public de Colombes n’en croyait pas ses yeux: son cher Racing ne savait pas comment s’y prendre pour relancer la partie. Et c’est au contraire Thompstone qui crucifiait le club français sur une interception à six minutes du terme. Jarvis transformait cet essai du bonus pour les visiteurs (14-34, 75e). Un ultime essai qui scellait les ambitions européennes des partenaires de Sébastien Chabal, très médiocres aujourd’hui.

Source : France Télévision