Coupe d’Europe : Castres commence par une lourde défaite en Ulster

Logo Heineken CupCastres a commencé sa campagne de Coupe d’Europe par une lourde défaite sur le terrain de l’Ulster, finaliste l’année dernière et vainqueur avec le point de bonus, 41 à 17, vendredi à Belfast.

Les Irlandais ont marqué quatre essais par Trimble (8), Marshall (22, 42) et Pienaar (80) contre deux aux Français inscrits par Andreu (32) et Garvey (51). Jackson et Teulet ont complété la marque au pied.

Jamais menacé, l’Ulster menait déjà largement à la mi-temps 23 à 10.

Les Castrais, qui ne s’attendaient pas vraiment à réussir un exploit si l’on en croit la composition de leur XV de départ où manquaient plusieurs joueurs majeurs, ont été submergés par les vagues offensives de l’Ulster en début de match.

L’ailier international Trimble a d’abord aplati en coin après une percée de l’arrière néo-zélandais Payne.

Un quart d’heure plus tard, le demi de mêlée Marshall, titulaire à la place de la star Ruan Pienaar, ménagé car il venait juste de rentrer du Four Nations avec l’Afrique du Sud, a creusé l’écart en marquant grâce à un coup de pied à suivre pour lui-même.

En tête 20 à 3 après 22 minutes de jeu, les Irlandais avaient déjà pris une option sur la victoire.

Tenant bien le coup devant, Castres est revenu au score avant la pause grâce à un essai de l’ailier Andreu, superbement servi d’une longue balle au pied par l’ouvreur Bernard.

Mais au retour des vestiaires, ils ne sont jamais parvenus à se rapprocher suffisamment pour mettre en doute le résultat final, malgré l’essai de Garvey, passé au milieu d’une défense irlandaise pour une fois poreuse.

Les Français ont tenté de serrer les rangs en défense en fin de match pour priver l’Ulster du bonus. Mais Pienaar, entré en jeu pour les vingt dernières minutes, a ruiné leurs efforts en concluant par un essai près des poteaux une contre-attaque irlandaise dans les arrêts de jeu.

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L’essentiel du Top 14

Le journal Métro vous propose tout ce qu’il faut savoir sur la 7ème journée de Top 14.

Le match

Montpellier – Castres : 19-12. C’était le choc de l’après-midi entre deux équipes habituées à jouer les phases finales. Un match tellement intéressant sur la feuille que la pluie avait décidé d’assister elle aussi à la partie. Une météo qui a obligé les joueurs à être un peu moins ambitieux dans le jeu à la main et à revenir aux fondamentaux du rugby : la conquête et le combat. Dans ces conditions, les Héraultais s’en sont mieux sortis, marquant tout de même un essai par Hape qui avait suivi une déviation sur chandelle de Trinh-Duc (14-12, 66e).Pour le reste, Paillaurgue tenait la baraque au pied face à un Kockott lui aussi affuté.

Le top
Agen a remporté le match de la peur face à Bordeaux Bègles (19-15). Les deux équipes habitant le fond du classement du Top 14, la tension était palpable au début de la partie. A domicile, les Agenais maitrisent le mieux leurs émotions pour marquer le seul essai de la partie. Sur une montée de Coux, Monribot ne contrôlait pas le cuir, mais le Bordelais   Delboubes remettait du talon le cuir dans la course de Robinson qui ne se faisait pas prier (19e). Le reste de la partie étant un échange de buteur entre Barnard pour les locaux et Lopez. La fin de match partait en cacahuète avec une bagarre générale à la suite de laquelle Narjissi et Forbes prenaient un jaune. Lozada et Treloar, pas calmés, mangeaient eux, un rouge.

Le flop
Gros flop du Racing Metro qui a pris le bouillon chez le promu grenoblois (27-13). Les Franciliens, brouillons et mal organisés, n’ont jamais vraiment existé dans ce match. Première banderille à la 22e minute, les gros de Grenoble poussant au ras, la balle ressortait pour Hunt qui s’ouvrait la porte et aplatissait. Deuxième acte avec la percée de Stewart qui oublie les copains et se fait reprendre à deux mètres. Mais Pelissé a suivi et outrage la ligne d’en but du Racing. Pour le troisième essai, Courrent joue rapidement un coup franc pour servir Vanderglass qui s’en va aux points. Piètre consolation, le Racing prive Grenoble du bonus par une percée de Bergamasco pleine axe.

Le joueur de la journée
Vuidravuwalu. Avec le Stade français, à Clermont, le jeune fidjien jouait pour la première fois titulaire en Top14. L’occasion de planter deux essais et offrait une passe décisive. Easy.

Top 14 : les plus beaux essais de la 6ème journée

Si les phases finales du dernier exercice étaient triste en terme de jeu, depuis le début de saison, les essais et les belles actions pleuvent. Preuve en est, avec cette compilation des meilleurs moments des gros matchs de la 6ème journée de Top 14 : Aviron Bayonnais – Toulouse, Stade Français – Perpignan, RC Toulon – Castres.

Toulouse a eu chaud !

Les Toulousain s’en sortent in-extremis face au CO ! Image Courrier-picard.fr

Rory Kockott, auteur de tous les points du Castres olympique, a mis la pression sur Toulouse en signant le premier essai du Championnat à la 55e minute, donnant un avantage de quatre points aux visiteurs après transformation (19-15). La rencontre s’était résumée jusqu’alors à un duel au pied entre le demi de mêlée sud-africain et Lionel Beauxis pour une marque à la pause à l’avantage du Stade Toulousain (15-9). Kockott s’est échappé au ras et slalomé une trentaine de mètres dans la défense toulousaine avant d’aplatir, malgré Vincent Clerc. L’ailier français avait su rattraper Maxwell Evans dans le money time de la demi-finale le 2 juin dernier contre ces mêmes Castrais (25-15), mais le SudAf lui a échappé, comme à Clément Poitrenaud.

Matanavou en sauveur

Comme un clin d’oeil, c’est de Timoci Matanavou qu’est venue la libération pour le Stade. Le Fidjien avait aplati le dernier essai de Toulouse la saison dernière lors du dernier match de la saison régulière, contre Montpellier (20-13). Servi par Edwin Maka (cousin de Finau Maka), à la limite de l’en-avant, il a trouvé l’ouverture à 10 minutes du coup de sirène (23-22, 70e). Malgré une supériorité numérique dans les dernières minutes (carton jaune pour Lamboley, 75e) et une tentative de drop de Bernard (78e), les Castrais n’ont pas su marquer pour s’offrir un premier grand coup dans cette saison 2012-2013. Le CO n’a plus gagné à Toulouse depuis 34 ans, tandis que le Stade reste invaincu sur sa pelouse en deux ans et demi.
 «On est jamais très loin mais on ne gagne jamais, a soupiré Matthias Rolland, le capitaine castrais au micro de Canal+. On  prend un essai un peu bête à la fin. On aurait gagné, ça n’aurait rien changé pour la suite mais ça aurait marqué les esprits.» «On ne démérite pas, enchaîne  Pierre Bernard. Des détails font la différence. Mais ça ne change rien à nos objectifs de la saison.» Un drop manqué, des occupations sans marquer, un peu de fébrilité dans un match où l’arbitre a sifflé une trentaine de fautes… Tout cela contribue à expliquer cette défaite sur le fil, face à un Toulouse pas ravi de sa performance, à l’image de Thierry Dusautoir. «On a bien failli perdre ce match. Les Castrais étaient au niveau auquel on les attendait, mais nous avons fait beaucoup de fautes. Il faut qu’on modifie nos attitudes et qu’on soit plus disciplinés.»
Source : Lequipe.fr

Les clubs présentent leurs nouvelles tenues !

Ca y est ! Nous y sommes. Fini les matchs de pré-saison. Un Top 14 tout neuf s’apprête à commencer. Mais comme c’est l’été, je vous promets de ne pas vous embêter avec de longues analyses. Je vous propose un sujet bien plus futile : Une petite revue des nouveaux maillots du Top 14. 

Maillot Biarritz Olympique 2012-20123

L’équipementier qatari du Biarritz Olympique propose une légère évolution du maillot 2012. Le maillot a été inauguré lors de la Coupe du Pays Basque contre l’Aviron Bayonnais. La deuxième version reprend le désormais célèbre maillot à l’Ikurinna.

Maillot Castres Olympique 2012-2013

Le CO a changé d’équipementier en optant pour la marque Asics. DU côté de l’équipementier coréen on a opté pour l’audace en proposant un maillot présentant les façades des maisons castraises bordant le Tarn.

Maillots FCG 2012-2013

Comme de nombreux clubs professionnels français, le FC. Grenoble a choisi la marque italienne Kappa pour ses maillots. Un maillot assez traditionnel, laissant entrevoir en filigrane des roses, symbole du club dauphinois. De quoi attaquer crânement ce Top 14.

Maillot MHR 2012

Au cours d’une cérémonie estivale le MHR vient de présenter son tout nouveau maillot. Le MHR vient, lui aussi, de changer d’équipementier en choisissant l’allemand Puma qui est devenu l’une des marques fortes dans le secteur du rugby. Cependant, on retrouve une certaine continuité avec les maillots des années précédente : une tunique bariolée et un mélange bleu marine, bleu ciel et blanc.

Maillot Stade Toulousain 2012-2013

Le Stade Toulousain reste plus que jamais fidèle à la très célèbre firme américaine Nike. Cette année les Toulousains propose cette année un maillot cerclé de rayures noires, grises et une bande rouge bordeaux (exit le rouge vif des années précédentes) au niveau du torse. Le maillot alternatif est blanc avec un scapulaire rouge.

Maillot Bordeaux 2012-2013

L’Union Bordeaux-Bègles remporte la prime du maillot le plus baroque ! Le club girondins qui reste fidèle au spécialiste anglais du rugby nous a présenté sur sa page Facebook un maillot ressemblant quelque peu à celui de la saison dernière. On y retrouve tous les symboles de l’Union sacrée girondine : le lion stadiste, les damiers béglais, la couleur bordeaux et le scapulaire des célèbres Girondins. La tenue alternative est exactement la même en couleurs inversées.

Maillot USAP 2012-2013

Soucieuse d’oublier la saison passée, l’USAP a mis les petits plats dans les grands pour présenter ses nouveaux maillots : Un vrai show à l’américaine. Histoire d’affirmer ses ambitions en début de saison. L’italien Errea propose des maillots d’une grande sobriété, le bleu horizon pour le maillot ‘maison’ et le célèbre sang et or pour les matchs à l’extérieur. Notons, le retour du col à l’ancienne.

Maillot Stade français 2012-2013

On ne pourrait terminer cette revue sans présenter le maillot du club qui est devenu au fil des années maître en la matière : Celui du Stade Français. On retrouve les désormais traditionnelles couleurs bleu marine et rose, les éclaires se font plus discret, la fleur de lys, symbole des rois de France est toujours bien présente. Mais il faut reconnaître que depuis quelques années les autres clubs français et européens se sont très largement inspirés des tenues fantaisistes du club parisien. Ainsi le maillot à la parisienne est devenue la norme.

Un triste spectacle propulse le CO vers la demie !

Thierry Lacrampe, l’un des hommes fort hier côté castrais (Photo : Rugbyrama.fr)

Le CO élimine Montpellier sur le score de 31 à 15

Le CO s’est vengé de son humiliante défaite de l’année dernière face à ce même Montpellier-Hérault Rugby. Au vu de leur parcours en saison régulière et de leur constance dans le championnat depuis quelques années déjà, il n’est pas surprenant de retrouver les Tarnais à ce niveau de la compétition. J’annonce que les voisins toulousains devraient grandement se méfier des Castrais : leur jeu est solide, notamment devant, et face à des Hauts-Garonnais grandissimes favoris les joueurs bleu et blanc n’auront absolument rien à perdre. Les joueurs de Montpellier, eux, sont complètement passés à côté de leur match : dominés en mêlée fermée, ridiculisés en touches, fautes de munitions les Héraultais n’auront jamais pu déployer leur jeu. Ce match est à mettre aux oubliettes, et au plus vite !

Un triste spectacle !

La qualité du jeu proposé fut d’une rare médiocrité, dans la parfaite continuité de la finale du Challenge européen entre le BO et le RC Toulonnais. Quand on compare le niveau de jeu des clubs français avec celui entrevu lors des phases finales de la Coupe d’Europe, et a fortiori avec ce peut proposer le Super Rugby, on a franchement de quoi s’inquiéter pour le rugby hexagonal. Espérons que le match entre Toulonnais et Racingmen sera d’un meilleur cru. Je n’ai pas pour habitude d’accabler le corps arbitral tant sa tâche est difficile, mais reconnaissons aussi que l’arbitrage hier n’était pas à la hauteur. Monsieur Péchambert a eu la gâchette un peu trop facile hier soir à Ernest Wallon, que ce soit envers les Castrais ou envers les Montpelliérains. Probablement que M. Péchambert avait souhaité se montrer très sévère et donner un signe fort aux clubs dès le premier match des phases finales. Mais reconnaissons que ce fut le grand n’importe quoi. Carton jaune très discutable sur Lacrampe, Quelques minutes plus tard, ce même Lacrampe vient se jeter dans les bras de De Marco, carton jaune pour le seconde ligne héraultais. Enfin, carton rouge complètement imaginaire sur Tekori pour un placage à retardement qui n’en est pas un. Je ne parle pas ici des nombreux arrêts de jeu, et de ces satanées interruptions à cause de ce diable de micro arbitral qui ne fonctionnait pas ! Remboursez !

Des assureurs qui dénaturent notre sport

C’est une mauvaise habitude prise par le rugby de sanctionner d’un carton tous les gestes faussement dangereux, le cas d’école Warburton n’a forcément rien arrangé. Ces messieurs de l’IRB, sont complètement soumis aux bons vouloirs d’assureurs tels que AXA, GMF ou AVIVA qui refusent de prendre le moindre risque. Comme par hasard, ces grands groupes d’assurances sont les principaux parraineurs du rugby pro, comme pour vouloir mieux le contrôler de l’intérieur. Alors si la Ligue se demande pourquoi le match de phase finale hier s’est disputé dans une coquille à moitié vide, elle a ici un élément de réponse. Le prix des places est en totale inadéquation avec la qualité du spectacle proposé par le Top 14 cette année. Voilà pourquoi cette rencontre entre Castrais et Montpellierain n’a pas su drainer le public toulousain pourtant grand amateur de rugby.

Si le rugby continue dans cette politique du risque zéro on ira voir du rugby à XIII.

Mister Rugby