Heineken Cup : l’heure des confirmations

Le Stade toulousain, Clermont et Toulon, tous trois en tête de leurs poules de Coupe d’Europe, ont l’occasion de se mettre en position extrêmement favorable pour la qualification, à condition de confirmer leurs belles dispositions ce week-end lors de la 4e journée.

Poule 1: Le Racing-Métro a rempli son contrat sans briller vendredi soir en venant à bout (15-3) d’Edimbourg dans un match soporifique. En tête avec 12 points, le club des Hauts-de-Seine regardera le choc entre les Saracens (10 pts) et le Munster (10 pts) dimanche à Vicarage Road. Malheur au vaincu qui devra cravacher dur pour espérer revenir dans la course à la qualification.

Poule 2: Le Stade toulousain a une occasion en or samedi de s’offrir un peu de sérénité, en cas de succès à Swansea sur le terrain des Ospreys. Les Gallois, battus 30-14 à Ernest-Wallon samedi dernier et minés par les blessures, sont apparus très limités et semblent une proie rêvée. Avec 17 ou 18 points, les hommes de Guy Novès auraient quasiment leur billet en poche et viseraient alors un quart de finale à domicile. Dans le même temps, Leicester (2e) doit gérer un déplacement piège à Trévise (4e), très accrocheur lors des trois premières journées.

Poule 3: Biarritz, défait 22-14 par le Connacht la semaine dernière, n’a certes pas brillé, mais s’est racheté en s’imposant 17-0 vendredi soir face aux Irlandais à Aguilera, en clôture d’une semaine marquée par l’éviction de ses entraîneurs Serge Milhas et Jack Isaac. Si la qualification paraît désormais promise aux Harlequins, qui reçoivent samedi les Zèbres de Parme, le BO a préservé une infime chance d’accrocher une place de meilleur deuxième, à condition de rendre une copie parfaite.

Poule 4: Castres, vainqueur sur le plus petit des écarts de Glasgow (9-6) lors de la 3e journée, reçoit les Ecossais dimanche avec dans le viseur une victoire bonifiée. L’Ulster (14 pts), qui accueille samedi Northampton (6 pts), semble intouchable mais le CO (8 pts) pourrait encore accrocher un billet en tant que meilleur deuxième.

Poule 5: Clermont a frappé un grand coup en battant dimanche sa bête noire, le Leinster, à Marcel-Michelin (15-12). Les Irlandais sont désormais dos au mur: à cinq points des Auvergnats, il leur faudra s’imposer si possible avec le bonus à Lansdowne Road samedi. La situation est plus confortable pour les Clermontois, qui peuvent quasiment composer leur billet pour les quarts en cas d’exploit sur le terrain des doubles tenants du titre. Dans le même temps, Exeter reçoit Llanelli avec l’obligation de rafler cinq points pour se relancer en vue d’une hypothétique 2e place.

Poule 6: Toulon reçoit Sale dimanche en clôture de la journée avec l’objectif de s’imposer avec le bonus pour confirmer le succès de l’aller (17-9). Le RCT aurait quasiment sa qualification en main et pourrait se concentrer sur l’objectif d’un quart de finale à Mayol. De son côté, Montpellier s’est remis en selle dimanche dernier en s’imposant sur le terrain des Cardiff Blues (35-24). Une nouvelle victoire aiguiserait les appétits héraultais pour une place de meilleur deuxième.

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le trio de tête du Top 14 s’exporte bien en Coupe d’Europe

Les trois leaders du Top 14, Toulouse, Toulon et Clermont, ont poursuivi leur sans-faute en Coupe d’Europe lors de la 3e journée, le seul raté français du week-end étant l’oeuvre de Biarritz dont les objectifs de phase finale ont reçu un sérieux bémol vendredi au Connacht.

Montpellier a remporté une belle victoire dimanche à Cardiff (35-24), la deuxième de cette campagne européenne. Castres et le Racing-Métro ont fait le métier à Glasgow (9-6) et face à Edimbourg (19-9). La 3e journée a également été marquée par les troisièmes succès consécutifs des Irlandais de l’Ulster et de Harlequins de Londres.

Poule 1: Intraitables depuis le début de la compétition, les Saracens de Londres ont enregistré un premier revers chez les Irlandais du Munster (15-9). Cette défaite redistribue les cartes pour la première place. Le Racing, vainqueur sans convaincre face à Edimbourg (19-9), est toujours en course et pourrait s’offrir un beau challenge en cas de confirmation vendredi à Murrayfield. Les Saracens devront réagir face aux Munstermen à Vicarage Road.

Poule 2: les deux favoris sont au rendez-vous avec un troisième succès du Stade Toulousain assorti du point de bonus offensif samedi face aux Ospreys (30-14) et la victoire des Anglais de Leicester face à Trévise (33-25). En cas de confirmation samedi au pays de Galles, les quadruples champions d’Europe toulousains aborderaient en confiance le mois de janvier pour obtenir un quart de finale à domicile.

Poule 3: les Harlequins de Londres, qui avaient affirmé dès la première journée leurs ambitions face à Biarritz (40-13), ont poursuivi leur sans-faute avec un large succès en Italie chez les Zèbres de Parme (57-14). La première place semble promise aux Londoniens avec le faux pas des Biarrots à Galway face au Connacht (22-14). Une large victoire face aux Irlandais est impérative vendredi sur la côte basque pour espérer conserver une chance de qualification.

Poule 4: comme la saison dernière, l’Ulster livre un début d’exercice impressionnant avec deux succès hors de ses bases, à Glasgow (19-8) puis vendredi à Northampton (25-6) après un large succès inaugural face à Castres (41-17). Le club français reste dans les clous pour une éventuelle meilleure deuxième place grâce à sa courte mais précieuse victoire à Glasgow (9-6) qui demande confirmation dimanche prochain dans le Tarn.

Poule 5: Clermont se contentera largement d’une courte victoire (15-12) face aux doubles tenants du titre irlandais du Leinster dimanche dans un stade Marcel-Michelin chauffé à blanc, quelques mois après la défaite face aux Dublinois en demi-finale à Bordeaux (19-15). Les Français comptent désormais cinq points d’avance avant la manche retour samedi à Dublin. Samedi, les Anglais d’Exeter ont confirmé leur caractère en allant s’imposer (22-16) à Llanelli (pays de Galles).

Poule 6: la promenade de santé continue pour Toulon avec un troisième succès acquis samedi chez les Anglais de Sale (17-6). Les deux anciennes équipes entraînées par le manageur du XV de France Philippe Saint-André se retrouvent dimanche prochain dans le Var. Montpellier se maintient dans la course avec une victoire encourageante à Cardiff (35-24) malgré de nombreux joueurs laissés au repos.

En H Cup, comme en Top 14 : Toulon déroule toujours

Le club varois n’a jamais tremblé face à Montpellier en clôture de la première journée de Coupe d’Europe (37-16). Ils prennent la première place de leur poule.

Top 14 ou Coupe d’Europe, même combat. Les Toulonnais n’ont pas fait de détail face à Montpellier dimanche soir (37-16), dans le choc franco-français de cette première journée de H Cup. Avec l’ambition annoncée de briller sur les deux tableaux, les hommes de Bernard Laporte ont déroulé.

La sensation française de ce début de saison au milieu de la légion étrangère rouge et noire, Pierrick Gunther, a ouvert les hostilités en inscrivant le premier des cinq essais varois sous les yeux de Philippe Saint-André.

En attendant Cardiff

De bon augure alors que le sélectionneur du XV de France doit donner mardi la liste des joueurs retenus pour la tournée automnale. Dans le duel des ouvreurs internationaux, si Trinh-Duc était préservé par Fabien Galthié, Michalak, lui, a brillé à la mêlée aux côtés de Wilkinson avant d’être remplacé à la 74e.

Gratifiés du bonus offensif grâce à des essais de Gunther, Botha, Armitage (doublé) et enfin de Bastareaud, les Varois réalisent une entame de Coupe d’Europe idéale qui leur permet d’accrocher la première place de la poule 6. Dimanche prochain, à Cardiff, le dépaysement sera plus perceptible. Même si la pluie a donné à Mayol des airs de Pays de Galles.

Coupe d’Europe : Toulouse et McAlister usent Leicester et s’imposent

Toulouse, quadruple vainqueur de la Coupe d’Europe, a réussi son entrée dans la compétition en s’imposant à l’usure (23-9) et grâce à la botte de McAlister, auteur de six pénalités, sur Leicester lors de la 1er journée (groupe 2) dimanche.

Avec quatre points, Toulouse occupe la 2e place de la poule 2 dans laquelle les Gallois de Neath-Swansea Ospreys se sont imposés avec bonus (38-17 et quatre essais) sur Trévise, samedi.

Les Toulousains, qui avaient en tête le souvenir d’un revers à domcile contre les Harlequins (24-31) la saison dernière, ont mis près d’une mi-temps pour prendre le dessus sur son adversaire qui a longtemps mené grâce aux coups de pied de Flood.

C’est alors que les Toulousains jouaient en infériorité numérique (carton jaune à Steenkamp pour antijeu), que Fickou, 18 ans, profitait d’un en-avant de Leicester, créait une brèche, poursuivait au pied et donnait pour la première fois de la partie l’avantage aux siens (11-9, 38e).

Prenant l’ascendant sur leur adversaire, les Toulousains concrétisaient leurs temps forts par les pénalités de McAlister, auteur d’un six sur huit aux coups de pied.

Coupe d’Europe : Castres commence par une lourde défaite en Ulster

Logo Heineken CupCastres a commencé sa campagne de Coupe d’Europe par une lourde défaite sur le terrain de l’Ulster, finaliste l’année dernière et vainqueur avec le point de bonus, 41 à 17, vendredi à Belfast.

Les Irlandais ont marqué quatre essais par Trimble (8), Marshall (22, 42) et Pienaar (80) contre deux aux Français inscrits par Andreu (32) et Garvey (51). Jackson et Teulet ont complété la marque au pied.

Jamais menacé, l’Ulster menait déjà largement à la mi-temps 23 à 10.

Les Castrais, qui ne s’attendaient pas vraiment à réussir un exploit si l’on en croit la composition de leur XV de départ où manquaient plusieurs joueurs majeurs, ont été submergés par les vagues offensives de l’Ulster en début de match.

L’ailier international Trimble a d’abord aplati en coin après une percée de l’arrière néo-zélandais Payne.

Un quart d’heure plus tard, le demi de mêlée Marshall, titulaire à la place de la star Ruan Pienaar, ménagé car il venait juste de rentrer du Four Nations avec l’Afrique du Sud, a creusé l’écart en marquant grâce à un coup de pied à suivre pour lui-même.

En tête 20 à 3 après 22 minutes de jeu, les Irlandais avaient déjà pris une option sur la victoire.

Tenant bien le coup devant, Castres est revenu au score avant la pause grâce à un essai de l’ailier Andreu, superbement servi d’une longue balle au pied par l’ouvreur Bernard.

Mais au retour des vestiaires, ils ne sont jamais parvenus à se rapprocher suffisamment pour mettre en doute le résultat final, malgré l’essai de Garvey, passé au milieu d’une défense irlandaise pour une fois poreuse.

Les Français ont tenté de serrer les rangs en défense en fin de match pour priver l’Ulster du bonus. Mais Pienaar, entré en jeu pour les vingt dernières minutes, a ruiné leurs efforts en concluant par un essai près des poteaux une contre-attaque irlandaise dans les arrêts de jeu.

Payez et circulez !

Ce match entre Toulouse et Toulon, c’était un Mike Tyson contre Holyfield, le champion contre le favori, le Sud-Ouest contre le Sud-Est ! C’est le match dont tout le monde me parle depuis deux semaines ! Seulement ce choc n’aura pas lieu ! Amis rugbyphiles on vous prend pour des imbéciles juste bons à sortir la carte bleue. Il est grand temps que vous portiez plainte pour escroquerie ! 

Les médias nous annoncent que Bernard Laporte, entraîneur du Rugby-Club Toulonnais, devrait envoyer à Toulouse une équipe bis, mettant ainsi au repos les 14 joueurs ayant le plus joué avant d’entamer la Coupe d’Europe. Soyons clairs ! Je comprends aisément qu’il faille absolument ménager des joueurs ! Je crois aussi qu’il y a des manières de faire. Je suis personnellement, un grand admirateur du style de jeu Laporte. J’aime son verbe, son franc-parler, son côté pragmatique et je partage avec lui cette vision guerrière du rugby. Cela ne m’empêche pas de penser que cette idée d’envoyer une équipe B à Toulouse est grossière.

Envoyer une équipe B, fut-elle la meilleure réserve de France et d’Europe, est un manque de respect pour les spectateurs qui paient -chers- leur entrées au Stade. C’est un manque de respect pour l’adversaire du jour (dans ce cas-là, Toulouse n’est que l’arroseur arrosé puisqu’il est sans doute le maître de cette pratique). Mais après tout nous vivons dans une société où le chacun pour soi prime. C’est dommage parce que je pensais que le rugby avait un autre message à faire passer. Que dire du manque de respect vis-à-vis des partenaires et du diffuseur (Canal plus). Qu’allez-vous raconter au téléspectateur qui paie chèrement son abonnement à Canal plus pour voir un match entre les juniors du Stade toulousain et les cadettes du RCT ?

La vérité, c’est que le rugby professionnel français est dirigé par une bande de guignols incapables de voir qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils se trouvent ! Diffuseurs, partenaires, spectateurs et téléspectateurs sont justement ceux qui permettent au rugby pro de vivre. Je me souviens encore qu’il y a à peine un an ou deux, ces mêmes présidents prétendaient recevoir entre 100 et 150 millions d’euros de la part de la chaîne cryptée pour la diffusion des matchs de Top 14 (chiffre avancé par mon ami Boudjellal) . Mais de qui se moquent-ils ? Quel manque de professionnalisme ! Ce match entre Toulouse et Toulon, c’était un Mike Tyson contre Holyfield, le champion contre le favori, le Sud-Ouest contre le Sud-Est ! C’est le match dont tout le monde me parle depuis deux semaines ! Au lieu de réclamer 150 millions d’euros à Canal +, nos dirigeants devraient s’estimer heureux que la chaîne ne demande pas des dommages et intérêts pour le préjudice qu’est en train de lui faire le rugby pro.

Bien-sûr après, on expliquera que le manque de spectateurs dans les stades est dû à la crise. Ah qu’elle a bon dos cette crise ! Pendant ce temps-là, le foot est en train d’investir massivement dans des stades de nouvelles générations, plus grands, plus modernes pour mieux chouchouter et draguer tous les sponsors ! Le hand est en train de moderniser son championnat de manière très professionnelle avec l’ambition d’en faire une des ligues les plus relevées du monde attirant au passage des investisseurs étrangers.

Puisque les spectateurs ne sont bons qu’à payer et à la fermer, le président de Toulon se permet même de traiter ses propres spectateurs de « crétins » et de « salauds » ! Il accuse à tord, le public toulonnais d’avoir sifflé le chanteur Youssoupha ! Le public aurait le droit de siffler l’adversaire, de crier des grossièretés à l’arbitre, mais n’aurait pas le droit de siffler un artiste qu’il n’apprécierait pas. On pourrait insulter les arbitres devant les caméras, mais le public lui n’aurait pas le droit à la liberté d’expression. Je reste dubitatif. Le summum est atteint lorsque Mourad Boudjellal demande aux spectateurs d’ouvrir des bouquins (c’est bien connu le spectateur de rugby n’est qu’un salaud-crétin- ignare et illettré) et de s’ouvrir à d’autres cultures et d’écouter d’autres chanteurs comme Yannick Noah (quelle originalité et quelle référence pour une personne à la culture si raffinée) !  Sur le principe je suis d’accord, on ne devrait pas siffler dans un stade, c’est un acte de lâcheté, on se croit supérieur parce qu’en nombre. Mais il serait bon aussi que les présidents montrent l’exemple.

Après tout cela, je crois que nous sommes en droit de réclamer le remboursement de notre abonnement au stade et de porter plainte pour escroquerie et abus sur la marchandise.