Coupe de France de rugby à 7 : le Stade Français ouvre le bal

Une finale 100% nordiste pour la première édition de cette Coupe de France à 7 entre le Stade Français et le RC Arras !

Des événements d’envergure nationale à Châteauroux, mais si c’est possible ! Le Racc, support de ces finales de coupe de France, avec Anthony Marceaux, maître d’œuvre de l’organisation, ont bien fait les choses. Le club de rugby de Châteauroux n’était pas seul dans l’affaire, soutenu par les collectivités locales et la fédération française, mais tout ce beau monde a concocté un rendez-vous bien sympathique.

Hier après-midi, le soleil ayant eu la riche idée de s’inviter, on ne croisait que des visages souriants parmi les centaines de curieux ou joueurs qui arpentaient le stade. Une sono impressionante qui crachait ses décibels, des pom-pom girls qui intervenaient au moindre temps mort, une ambiance joyeuse au possible avec des animations annexes qui ont connu un joli succès. Pour couronner le tout, et c’était tout de même l’essentiel, des matchs spectaculaires à souhait qui se sont succédé sans interruption ou presque. L’entraîneur de l’équipe de France, Frédéric Pomarel (lire ci-dessous), était le premier à se réjouir de ce à quoi il était en train d’assister en ne cachant pas son souhait que cette première édition soit pérennisée au moins l’année prochaine à Châteauroux. Un vœu partagé par tous.

 Le haka des Néo-Calédoniens

Les Chevaliers ont même connu des instants mémorables, tel ce haka interprété par les Néo-Calédoniens après leur victoire dans la finale pour la 5e place : « Dans mon souvenir, se rémémore un Anthony Marceau exténué, on n’a pas vu de haka sur ce terrain depuis la venue du XV du Pacifique militaire en 2008. »
Petit accroc toutefois, les forfaits de plusieurs équipes qui montrent que le rugby à VII a encore du travail pour se faire reconnaître. Le Racc a dû monter une équipe au pied levé afin que les tableaux se déroulent comme prévu : « On s’est bien amusés, même si on a pris cher », souriait le même Anthony Marceau. Les filles de l’Ovalie Déoloise avait également été sollicitée pour les mêmes raisons, mais n’ont pas été en mesure de présenter suffisamment de joueuses si bien que seulement qu’il n’y avait que sept formations en lice chez les féminines. De petites contrariétés, qui n’ont en rien entamé la bonne humeur ambiante.

résultats

FÉMININES
Demi-finales : Chilly –
La Palice 40-5 ; Gennevilliers –
La Réunion 38-5.
Places 3-4 : La Palice –
La Réunion 12-5.
Finale : Chilly – Gennevilliers 24-14.
Classement : 1. Chilly, 2. Gennevilliers, 3. La Réunion, 4. La Palice, 5. Sassenage, 6. Marcoussis, 7. Ovaline Ardechoise.

MASCULINS
Demi-finales : Arras – Dax 21-14 ; Stade Français – Romans 26-17.
Places 3-4 : Dax – Romans 15-7.
Finale : Arras – Stade Français 19-20.
Classement : 1. Stade Français, 2. Arras, 3. Dax, 4. Romans, 5. Nouvelle-Calédonie, 6. Stade Montois, 7. Cognac, 8. Castres, 9. Agen, 10. Perpignan, 11. Villeurbanne, 12. Châteauroux.

Source : La Nouvelle République

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Demi-finales de la Coupe de France de rugby à 7 : Bonjour l’exotisme !

Joueurs de l'US Colomiers durant les premiers tours.

Je vous avez déjà parlé en début de saison de cette toute nouvelle compétition ayant pour vocation de dénicher quelques grands espoirs du rugby à 7 pour les Jeux Olympique de Rio 2016. Après 3 tours les clubs demi-finalistes répartis sur trois plateaux en Île-de-France, en Provence et en Poitou-Charentes. Au programme ? Des rencontres pleines d’exotisme qui devraient valoir leur pesant d’or : Comme la Colomiers-La Réunion, Castres-Monaco, Carcassonne-Bastia ou encore le derby catalan entre l’USAP et les Baby Nin’s ! On peut juste regretter que de nombreux clubs professionnels n’aient pas souhaité joué le jeu : Pas de Stade Toulousain, RC Toulon ou Racing d’inscrits sur les listes. C’est franchement regrettable, c’était une occasion unique de se mélanger avec les amateurs dans une ambiance bon enfant.

Voici les tirages au sort :

Pour la compétition masculine :

Site Comité Ile de France* :
Poule 1 : Biarritz, Arras et Massy
Poule 2 : Bayonne, Dijon et Nancy
Poule 3 : Pau, Luyne et Pont Audemer
Poule 4 : Nouvelle Calédonie, Calais et Lons le Saunier

Site Comité de Provence * :
Poule 1 : Perpignan, Capestang et Baby nyn’s
Poule 2 : Carcassonne, Bastia et Chateaurenard
Poule 3 : Castres, Monaco et Romans
Poule 4 : La Réunion, Colomiers, et Villeurbanne

Site Comité Poitou Charentes * :
Poule 1 : Stade Montois, Hagetmau et Aire sur l’Adour
Poule 2 : Dax, Salles et Vannes
Poule 3 : Agen, Bon Encontre et Cognac
Poule 4 : Antilles-Guyane, Oloron et Saint Junien

Pour la compétition féminine :

Site Comité Ile de France *
Poule 1 : Rennes, Selestat, Marcoussis, Nouvelle Calédonie et Calais.
Poule 2 : Lille, Caen, La Palisse, Arras et Nancy.

Site Comité de Provence * 
Poule 1 : Sassenage, Bayonne et Gaillac
Poule 2 : Lons, La Valette et Ajaccio
Poule 3 : Saint Orens, Fonsorbes et Saint Laurent
Poule 4 : Romagnat, La Réunion et SMUC

Les 12 meilleures équipes seront qualifiées pour les finales les 16 et 17 juin dans un lieu qui reste à définir.

Mister Rugby

Coup de projecteur sur la Coupe de France de rugby à sept

Avec en point de mire les JO de Rio de Janeiro en 2016 et compte tenu du retard pris par la France en matière de rugby à sept la FFR devait proposer un plan pour le développement de cette variante de notre sport favori. Avec cette proposition de Coupe de France la moindre des choses qu’on puisse dire c’est qu’il s’agit bien ambitieux. On pouvait craindre une compétition interprovinciale sans âme et qui aurait fait une demi-page à l’intérieur du Midol. En choisissant la solution d’une Coupe de France impliquant tous les clubs de l’Hexagone amateurs ou professionnels,la FFR nous propose une formule sexy qui devrait fort logiquement prendre des allures de grande fête populaire. Cette formule quelle est-elle ?

Il s’agit d’une Coupe se déroulant sur 4 tours (cf. infographie ci-dessous) :

Avec tout d’abord une phase de qualifications régionales : composée de ‘n’ plateaux de ‘n’ équipes selon les comités. Les phases de qualifications se joueront sur une journée le 11 septembre.

Suivront les finales régionales, composées d’un plateau dans chacun des 26 comités régionaux que comptela FFR.Disputeront ces finales régionales les clubs vainqueurs des phases de qualifications ainsi que tous les clubs appartenant aux divisions fédérales.

Le 03 juin auront lieu les demi-finales, 5 ou 6 plateaux (60 ou 72 clubs : les vainqueurs de chaque comité, les 30 clubs professionnels de Pro D2 ou de Top 14 Orange, ainsi que 3 sélection des Comités d’Outre-Mer (Pourquoi seulement trois ?)

Les 16 et 17 juin se disputera la Finale à 16 équipes dans un stade à définir.

Espérons que cette compétition sera télévisée, la phase finale risque de valoir son pesant d’or et promet d’être assez spectaculaire. il est sûr que certains clubs pro pesteront que le calendrier déjà surchargé n’avait besoin de cette compétition, mais cette dernière aura le mérite d’offrir du temps de jeu aux jeunes joueurs. Les grands clubs y gagneront probablement en vendant des produits dérivés comme des maillots flashy créés particulièrement pour l’épreuve comme le font déjà la plupart des fédérations joutant dans les séries mondiales de rugby à sept…

Pourquoi est-on en droit d’attendre un grand succès populaire ?

Parce que cette compétition devrait offrir des affiches inédites et donc apporter son lot de fraîcheur : avec des clubs amateurs qui iront défier les grands clubs pro, les Départements et Territoires d’Outre-Mer n’ont pas été oubliés et participeront pour la première fois à une compétition nationale. A l’image du format des JO, féminines et messieurs joueront sur un même lieu. C’est la compétition dont le rugby avait besoin !

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