On en salive déjà !

Benji Marshall du XIII au Clermont Auvergne ?

La ligue a publié hier avec un peu de retard son calendrier pour la saison 2010-2011 du TOP 14. L’instance chargée du rugby professionnel français a quelque peu tardé à publier ce calendrier, mais il est vrai que les paramètres à prendre en compte étaient presque infinis : Eviter les doublons Coupe d’Europe-Championnat, les gros clubs qui ne voulaient pas jouer entre eux lors des matchs du XV de France, des délocalisations de plus en plus nombreuses, des stades en rénovation de certains clubs. A défaut de nous proposer le calendrier parfait, la LNR offre un calendrier qui plaira au plus grand nombre.

Toujours autant de stars

Ce championnat de France, qui depuis deux ou trois ans a connu une ascension exceptionnelle et est devenu une référence en matière de compétitions domestiques, pour ne pas dire LA référence du rugby à XV, un peu comme la NRL est celle du XIII. Certes, plusieurs stars sudistes sont retournées dans leurs pays avec en point de mire la Coupe du Monde 2011. Ainsi Sonny Bill Williams est parti vers la Nouvelle-Zélande et les Canterburry Crusaders. Compte tenu de ces bonnes prestations en Top 14, on peut imaginer que SBW sera intégré dans le XV des All Blacks. Arrivée le même été l’Australien Mark Gasnier a effectué deux saisons plus discrètes dans le Top 14 (N’oublions tout de même pas qu’il fut l’un des meilleurs marqueurs de la saison), par conséquent il retournera chez les treizistes et réintégrera son club de toujours, le Saint-Georges Illawara. C’est une demi-surprise, car on pensait que la fédération australienne allait faire pression pour récupérer cet élément et l’intégrer dans la future franchise de Super 15, des Melbourne Rebels. Quant à Karmichael Hunt va s’engager dans la nouvelle franchise de footy de la Golden Coast.

Sione Lauaki troquera son maillot des Chiefs pour celui de l'ASM

Mais tous ces départs seront largement compensées : l’ailier du XV de la Rose, Paul Sackey, le pilier néo-zélandais Carl Hayman, référence mondiale à son poste porteront les couleurs rouges et noires du RCT, l’ailier des All Blacks et des Auckland Blues, Rudi Wulf devrait les rejoindre sur le bord de la rade.. Après une escapade sud-africaine, le numéro 10 argentin, Juan Martin Hernandez reviendra à Paris pour porter les couleurs… du Racing ! Voilà qui devrait pimenter le derby entre les deux clubs franciliens ! Les Champions clermontois ont fait signer l’une des attractions de l’hémisphère sud : Sione Lauaki, le Maori connaît déjà la région puisqu’il a déjà joué à Nevers en Fédérale II l’espace d’une saison quand il était encore junior. Alors qu’il était annoncé du côté des Melbourne Rebels le facétieux Caucaunibuca sera toujours agenais l’année prochaine. Le club Lot-et-Garonnais lorgne également le Gallois Andy Powell, ce qui serait un énorme coup. Les Champions de France ont également approché l’ouvreur des West Tigers et des Kiwis, Benji Marshall. Ce serait un énorme coup, puisque depuis les départs des SBW et de Mark Gasnier Benji Marshall est considéré comme la nouvelle star du XIII.

Pourtant cette saison 2010-2011 n’est annoncée que comme une simple saison de transition, les sergents recruteurs des clubs du Top 14 auraient déjà les yeux sur la saison suivante afin de se disputer les plus belles stars de ce jeu.

Plus de délocalisations

Ce qui était considéré comme un événement exceptionnel devient monnaie courante. Pratiquement tous les clubs du Top 14 Orange délocaliseront leurs plus belles affiches dans les plus grandes arènes de France. Ainsi le RC Toulon jouera 3 clubs au Stade Vélodrome de Marseille (Toulouse, Clermont et le Racing), le Stade toulousain ira quatre fois au Stadium, les dirigeants du CO ont eu la bonne idée de s’exporter au Stade de la Méditerranée de Béziers, ce sera le grand retour du rugby d’élite à Béziers. En revanche les joutes contre Perpignan et Toulon, un temps envisagées au Stade de la Méditerranée, se feront finalement à Castres. Agen recevra deux fois au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Le CSBJ continuera de délocaliser au Stade des Alpes et le Stade français au Stade de France. Le club parisien sera imité par le Racing qui jouera également dans l’enceinte dionysienne. Les clubs basques joueront à plusieurs reprises du côté d’Anoeta. On peut regretter que Montpellier et La Rochelle ne les imitent pas en profitant du Stade de la Mosson et de la Beaujoire. Le rugby en terre nantaise, voilà qui aurait été un véritable scoop tandis que le FC Nantes-Atlantique sombre en queue de Ligue 2.

A quand un match de Top 14 à Nantes ?

150 millions de raisons de rêver et un télérugby ?

Si la ligue a tant cherché à faire plaisir à ces clubs, c’est aussi qu’elle à l’intention d’en mettre plein les yeux au diffuseur Canal +. En effet, selon Midi-Olympique plusieurs présidents du Top 14 parmi lesquels Mourad Boudjellal et Paul Goze entendent bien voir le rugby toucher le jackpot. Nos deux champions de la règle de trois ne comprennent pas pourquoi le rugby fait un tiers de l’audience des matchs de Ligue 1 et que le Top 14 ne touche que le dixième de ce qui est offert au foot. Ces prétentions n’affolent cependant pas Eric Bayle, responsable du service rugby chez Canal +, car le concurrent de la chaîne cryptée qui serait prêt à faire monter les enchères aussi haut pour le Top 14 ne semble pas exister. Toutefois, il semble évident que la LNR pourra au moins multiplier par 3 ou 4 ses revenus télévisuels qui sont actuellement de 25 millions d’euros annuels. La proposition du président de l’USAP, Paul Goze, de découper l’offre en plusieurs parties. Ainsi nous pourrions avoir la création d’un « télérugby » sur une chaîne gratuite. Cette idée semble intéressante, car au-delà du fait qu’elle doperait les tirelires des clubs du Top 14 elle contribuerait à populariser le championnat dans les régions nord, et dans les milieux populaire, là où le rugby ne fait pas encore recette. Là aussi il s’agit de trouver les annonceurs prêts à casser les œufs pour le ballon ovale, compte tenu du succès grandissant du championnat on est en droit de rêver.

Une telle manne serait une aubaine pour les petits clubs, comme le CSBJ. Les Isérois sont encore une fois menacés de relégation  en Fédérale I. Mais qui peut croire qu’Albi qui a effectué un recrutement et un prévisionnel de ProD2 pourrait s’engager dans le meilleur des championnats du monde ?

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Maillot Stade français 2010/2011

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Comme chaque année, les présentations des nouveaux maillots est un moment important pour les supporteurs de chacune des équipes du Top 14, et comme chaque année le Stade français est le club qui va le plus faire parler de lui avec son nouveau maillot. Chaque fois, nous rentrons dans une nouvelle dimension et franchement je ne sais plus quoi penser : Même si je n’aime pas spécialement, je suis tout de même obligé de reconnaître qu’à chaque fois ils arrivent à faire quelque chose d’original et peut être même d’artistique. N’est-ce pas là le vrai sens de l’art ? Provoquer chez autrui la réaction, éveiller des sensations nouvelles, mélanger le connu à l’inconnu ? A ma connaissance le Stade français est un club unique dans le monde. Je laisserai à chacun le soin de commenter, d’apprécier ou ne pas apprécier.

Pour le reste voici les maillots du RC Toulon et du CSBJ.

Challenge européen : Toulon assure le coup, Bourgoin suit

Toulon et Bourgoin joueront les 1/4 d'un Challenge européen renforcé par l'arrivée des 2èmes de Coupe Heineken

Le RC Toulon et Bourgoin ont décroché leur billet pour les quarts de finale du Challenge européen.

Toulon avait besoin du bonus offensif contre Castres pour assurer sa place. C’est chose faite avec six essais inscrits et un succès (42-10). Leader de la poule 1, Bourgoin est allé chercher sa qualification à Leeds, en s’imposant 18-9. Malgré son succès (27-20) sur Albi vendredi, Montauban finit 2e de la poule 5 derrière Newcastle.

Bayonne, Racing et Montauban, vaines victoires

Jeudi, le Racing-Métro a bien fini son aventure européenne en battant les London Wasps (19-17). Cette défaite sur le fil sur une pénalité de Jonathan Wisniewski, qui a été sur tous les fronts tout au long du match, n’assure pas un quart de finale à domicile aux Londoniens, en ballottage avec ce point bonus défensif rapporté. Les Wasps devront attendre les résultats de samedi et dimanche pour savoir s’ils figurent parmi les quatre meilleures équipes de la phase de poules.

Contré malgré sa domination par deux essais de Tom Varndell (5e et 64e), le Racing-Métro, qui a répondu par un essai de pénalité (58e), s’est surtout reposé sur la botte de son ouvreur Wisniewski. Il a permis à son équipe de rester dans la course à la pause (9-10), puis de l’emporter donc sur cette ultime pénalité. Une pénalité qui a été obtenue sur un plaquage haut sur ce même Wisniewski.

Bayonne ne pouvait plus mathématiquement accrocher le wagon des qualifiés. Les Basques mal en point en championnat se sont malgré tout rassurés en allant chercher un beau succès à Rome (55-6), ce qui leur permet de terminer deuxième du groupe 4. Dans ce même groupe, jeudi, le Racing-Métro avait bien conclu son aventure européenne en battant les London Wasps (19-17), pourtant leader. Cette défaite sur le fil sur une pénalité de Jonathan Wisniewski, qui a été sur tous les fronts tout au long du match, n’assure pas un quart de finale à domicile aux Londoniens, en ballottage avec ce point bonus défensif rapporté.

Malgré son succès (27-20) sur Albi vendredi, Montauban finit 2e de la poule 5 derrière Newcastle. Les Tarnais pourront sans doute nourrir quelques regrets.

Face à Castres, le rouleau-compresseur du Racing Club de Toulon s’est mis en marche pour ne plus s’arrêter. Castres, déjà éliminé, a préféré courber l’échine et s’est incliné lourdement 42-10. Les Toulonnais ont inscrit six essais contre un pour Castres, ce qui leur a permis d’assurer leur place en quart de finale. Car dans l’autre rencontre de cette poule 3, les Saracens n’ont pas fait dans la demie mesure, en écrasant Rovigo 56-8.

C’était à quitte ou double pour Bourgoin. A égalité de points avec Leeds, les deux clubs se disputaient la qualification dans une sorte de petite finale de la poule 1. A ce petit jeu, Bourgoin a eu le dernier mot, en s’imposant en terres anglaises 18-9, grâce notamment à deux essais. Bourgoin affrontera en quart de finale les Irlandais de Connacht.

Source : France 2

Et on fait quoi maintenant ?

Bourgoin va de mal en pis. GL Events renonce à devenir l’actionnaire principal du club de rugby. L’audit mené par l’entreprise lyonnaise ayant révélé « une grande fragilité du club sur le plan financier ». Sans solution viable à très court terme, le dépôt de bilan pend au nez des Berjalliens.

Le CSBJ risque très fortement de retrouver la Fédérale III dès la saison prochaine.

 

A vrai dire, la décision de GL Events ne devrait étonner personne. Pourquoi cette entreprise, qui n’a pas l’habitude de jeter l’argent par les fenêtres, trouverait subitement des charmes au CS Bourgoin-Jallieu qu’il n’avait pas il y a quelques mois à peine ? Car les négociations avec le club berjallien n’ont pas démarré hier. Il y avait déjà eu un premier round. Les discussions entre GL Events, le LOU Rugby ( Pro D2) et le club berjallien avaient débuté au printemps dernier avant d’être interrompues puis de reprendre une semaine avant la reprise du championnat mi-août. Mêmes acteurs, même issu donc.

 

« Compte-tenu de l’importance des risques encourus », la direction de GL Events a décidé « de ne pas présenter le dossier de reprise du club de rugby berjallien à son conseil d’administration du jeudi 27 août », explique l’entreprise spécialisée dans l’organisation de salons et congrès. Avant, nous étions dans le non-dit. Le communiqué de GL Events a le mérite d’éclaircir la situation. Bourgoin est sur une très mauvaise pente. En effet, selon GL Events, l’audit fait apparaître un besoin de trésorerie « largement supérieur aux sommes évoquées pour permettre sa remise à flot et assurer son développement ».

 

Le président de GL Events, Olivier Ginon, était pressenti pour injecter près de 1,3 million d’euros pour prendre 56% du capital de la SASP de Bourgoin-Jallieu et renflouer le club isérois. L’objectif de GL Events était de « participer à la création d’un grand club de rugby régional » en fusionnant au terme de la saison 2010-2011 les sections professionnelles du CSBJ et du LOU Rugby, dont GL Events est actionnaire. « Nous ne donnons pas suite à la fusion, et nous souhaitons au CSBJ de pouvoir trouver de quoi couvrir ses besoins financiers pour une bonne continuité de l’élite demain », annonce Yvan Patet, le président du club lyonnais. L’homme avait déjà laissé penser que le projet capoterait il y a quelques jours. « Avec Olivier Ginon et Guy Mathiolon (NDLR : les associés de Pyramide XV, holding du LOU Rugby), nous n’investirons pas 2,3 ou 4 millions d’euros uniquement pour empêcher le CSBJ de couler, déclarait-il dans L’Equipe. Nous avons demandé en fin de saison dernière à nos joueurs d’accepter une réduction de salaire de 20%. Alors mettre deux millions d’euros par an juste pour renflouer les caisses… »

Le flou le plus total règne désormais autour du club. La Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG) a bloqué le 15 août quatorze licences de joueurs de Bourgoin, faute de garanties sur le budget du club. Le CSBJ, qui accusait un passif de 2 millions d’euros pour l’exercice 2008-2009, a déjà évité de justesse en juin la rétrogradation administrative en Pro D2, en s’engageant à procéder à une augmentation de capital. Que peut faire la Ligue nationale de rugby ? Le championnat est déjà faussé ou presque. En cas de dépôt de bilan, le club devrait être rétrogradé en Fédérale 3.

article : www.sport.fr

A bientôt un Quinze Rhônalpin ?

 

Une défaite en Challenge Européen qui on lespère servira au rugby rhônalpin à mieux rebondir

Une défaite en Challenge Européen qui on l'espère servira au rugby rhônalpin à mieux rebondir

Bien sûr, l’arbitrage fut d’une qualité très médiocre voir même carrément partial. Bien sûr aussi, les conditions dans lesquelles s’est disputée cette finale et le choix du terrain montrent toute l’incompétence de l’ERC. Cela me rappelle un peu le Giro dans les années 80, où tout était fait pour que les coureurs transalpins gagnent la compétition. C’est une mentalité de gagne petit qui ne mènera nulle-part. Mais, nous, Français, soyons dignes ! Acceptons de toute manière que Northampton aurait gagné cette finale quelques soient les conditions. Les Saints furent plus forts sur les rucks, ils emballèrent la rencontre sur un rythme effroyable, avec une meilleure possession du ballon et ayant constamment l’avantage du terrain l’équipe anglaise ne pouvait que gagner. Bravo aux vainqueurs, ils remportent ce Challenge Européen, ce qui est complètement mérité. Parce que nous, nous sommes Français, nous ne nous cacherons derrière ces irrégularités arbitrales et cette incompétence de la fédération européenne, pour comprendre que cette rencontre fut a l’image de tout le reste de la saison. C’est une évidence, le rugby français depuis deux ans perd en compétitivité. Ne nous cachons pas derrière quelques contre exemples qui ne sont que des exceptions qui viennent confirmer la règle. Croyez-moi, je suis le premier à être désolé de ce constat. Alors, bien que moi aussi, j’ai senti une profonde injustice en regardant le match d’hier je ne m’attarderai pas sur le sujet. N’attendons pas de cadeau de ces messieurs les Britanniques… Regardons ce que nous pouvons faire pour relever le rugby français. Il y aura forcément des jours meilleurs à condition que nous sachions tirer les bonnes conclusions.

 

A ce sujet, j’éprouvais une certaine compassion hier pour le public berjallien qui verra encore une fois deux des meilleurs éléments du club partir : Yann David pour le Stade Toulousain et Morgan Parra pour le Clermont Auvergne. Je me dis que la France du rugby ne peut plus se passer du Rhône-Alpes. De tout temps il y eu de grandes équipes de rugby dans la région : le LOU, bien sûr, le célèbre FC Grenoble, le CSBJ grand pourvoyeur de talents, Quid de La Voulte, Rumilly, le FC Lyon, Roman, Vienne, Annonay, Valence ? Le néant ! Imaginez une formation avec les meilleurs joueurs passées par la région : Yann David, Morgan Parra, Lionel Nallet, Julien Bonnaire, Sébastien Chabal, Stéphane Glas, Brian Liebenberg, Vincent Clerc, Sylvain Marconnet, le tout renforcé par quelques bons joueurs étrangers comme a su le faire Toulouse. On parle de plus en plus d’une formation rhônalpine. Je pense que la fusion entre le CSBJ et le LOU serait une excellente chose. Bien sûr, il y a des questions à régler, à commencer par le choix du terrain, jouerait-on à Lyon ou à Bourgoin ? Ca fait longtemps que l’on parle d’une fusion dans la région, au moins deux ans, mais pour la première fois, il semblerait que la plupart des élus concernés et présidents de clubs soient ouverts au projet. Peut être peut on imaginer un club, Lyon-Bourgoin-Elan Rhônalpin, reprenant les couleurs et blasons du CSBJ et basé dans la proche banlieue sud-est de Lyon. Comme cela a été fait en Basket avec Pau-Orthez. Le club pourrait bénéficier d’un stade d’environ 20 000 places complètement modernisé, condition sine qua none pour se maintenir en tête d’affiche. Jusqu’à présent le grand club de rugby sur Lyon n’était pas une priorité, la première défaite de l’Olympique Lyonnais en championnat de France de football pourrait changer un peu la donne. Surtout que la question du Stade Gerland qui devrait se retrouver sans club résidant d’ici quelques années n’a toujours pas été réglée. Par ailleurs, les jeunes lyonnais obtiennent d’excellents résultats dans les catégories juniors et cadets, il est peut être temps de leur offrir un cadre pour qu’ils puissent s’exprimer au plus haut niveau européen d’ici quelques années.

Je n’ai nullement la prétention d’apporter des réponses toutes faites. Je souahite ainsi juste apporter des idées pour le développement du rugby Français et ainsi ouvrir le débat.

Au tour de la délocalisation positive !

 

 

 

Après la discrimination positive, la laïcité positive, voici venu… la délocalisation positive ! Nouveau « truc » au service de la communication du gouvernement Fillon ? Vous n’y êtes pas !

 

La délocalisation positive : ce sont les clubs de rugby qui abandonnent provisoirement leur stades, pour jouer dans un stade plus grand, en général pour une affiche de ce championnat. Les clubs qui pratiquent ces délocalisations peuvent le faire pour deux raisons principales : Accueillir plus de spectateurs lors des gros matchs, et aussi pouvoir asseoir la notoriété du club au-delà de la simple ville. C’est très clairement ce que cherchera à faire le CSBJ lors de la 6ème journée du Top 14 en recevant le Stade Français au Stade des Alpes de Grenoble. Le blason du club isérois est on ne peut plus explicite les ciel et grenat ont vocation à devenir LE grand club de rugby du Dauphiné, n’en déplaise au Football Club Grenoblois. Ce week-end, donc le CSBJ recevra le Stade Français et sa pléiade d’étoiles : Juan Martín Hernández « El Mago », Dimitri Szarzewski, Sergio Parisse, les anciens Berjalliens Stéphane Glas et Papé pour ce qui devrait être les grands début de Mark Gasnier à XV. Les Parisiens retrouveront en face d’eux une prometteuse formation dauphinoise avec de grands espoirs du rugby français tels que Morgann Parra, Yann David entre autres. Les deux clubs ont connu un début de saison différent : le sans faute pour les Franciliens et des débuts plus difficiles pour le CSBJ, mais les ciel et grenat paraissent petit à petit retrouver la bonne carburation.

 

Le rugby à semble t’il trouver la bonne formule avec ces délocalisations : On construit des stades ultramodernes mais qui n’excèdent pratiquement jamais les 20 000 places. Pour les grosses affiches, celles susceptibles d’attirer le grand public, on délocalise dans des stades de football. La formule fonctionne un peu partout dans l’Hexagone. Le Stade Toulousain a reçu Biarritz au Stadium et devrait en faire de même pour le Stade Français et l’ASM Clermont Auvergne, le Stade Français va commencer le 25 octobre prochain une série de 4 matchs au Stade de France (Toulouse, Perpignan, Clermont, Biarritz et les Harlequins). Le Stade Français semble l’exemple à suivre, car d’année en en année, le club délocalise de plus en plus, ce qui signifie que la clientèle est en train d’être fidélisée. Le RC Toulon devrait aussi jouer deux matchs au Vélodrome de Marseille, à moins que l’offre de la Principauté de Monaco ne revienne sur le tapis. L’Usap rêve depuis des années de délocaliser certaines de ses grosses affiches à Barcelone, mais pour l’instant cela n’est pas possible pour des raisons légales (Cf. Le Top 14 débarque à Monaco).

 

En revanche, certains clubs comme Montpellier tardent à en faire de même, probablement pour la peur de l’échec et de jouer dans un stade vide. À moins que ce ne soit pour rassurer le contribuable qui se demanderait pourquoi on a construit le Stade Du Manoir si c’est pour délocaliser ensuite à La Mosson. À n’en pas douter des matchs contre le Stade toulousain, le Stade français, ou le voisin perpignanais seraient à coup sûr de francs succès, le peu que l’opération de communication soit bien montée.

 

 

Voilà si vous habitez la région Rhône-Alpes, je vous recommande d’aller voir le match ce vendredi 26 septembre au Stade des Alpes de Grenoble. Si vous êtes supporters parisiens sachez que Grenoble est une très jolie ville à 3hH30 de la Capitale en TGV. Cela devrait être un gros match avec à coup sûr beaucoup d’engagement !

 

Bon de commande à imprimer ici : http://www.csbj-rugby.fr/BC-Billetterie-Paris.jpg

Top 14 : Les pronostiques de Mister Rugby !

La saison s'annonce dure pour les Montois, ce qui ne les a pas empêcher de remporter leur première victoire face au RC Toulon

 

Après quelques journées d’absence me voilà prêt à reprendre du service.

 

À la veille de la quatrième journée du Top 14, il est temps pour nous de se lancer dans le jeu très risqué, quoique toujours amusants, des pronostiques ! Le premier prono que je ferais est que le classement final sera très serré, entre les habitués aux places d’honneurs, les favoris et les nouveaux ambitieux il risque d’y avoir des embouteillages, il y aura selon moi moins de 20 points entre le quatrième et le douzième club. Prenez note !

 

Les demi-finalistes

 

 Difficile d’imaginer que Toulouse ne fasse pas parti du lot, ils ont déjà l’air d’avoir assimilé les nouvelles règles, avec des joueurs exceptionnels tels que Byron Kelleher, JB Élissalde, Frédéric Michalak, Cédric Heymans ou bien encore Thierry Dusautoir. Pour moi cela ne fait aucun doute, les Toulousains seront en demie, ce qui est finalement une surprise pour personne. Le Stade Français devrait selon moi être dans le Top 4. Je sais que leur dernière saison a été difficile, je sais que leur jeu n’est pas aussi fluide que celui des Haut-Garonnais, mais le Stade Français, c’est surtout une culture de la gagne. Ils sont déjà partis très fort et eux aussi semblent avoir plutôt bien assimilés les nouvelles règles. Je note que tout en étant assez sobre (si l’on excepte le cas de Mark Gasnier) le Stade Français a fait un recrutement très intéressant. Je suis heureux de retrouver Dave Vainqueur parmi l’élite du rugby français. Le retour de David Auradou devrait permettre d’apporter une certaine stabilité en mêlé et surtout en touche, le jeune Bastareaud dont on dit le plus grand bien devrait, on l’espère éclore cette saison. Le trio offensif Arias, Hernandez, Saubade vaut bien celui du Stade Toulousain. Pour tous ces jeunes parigots il y a peut être des places à prendre pour le XV de France… Je n’imagine pas une seule seconde, l’ASM Clermont Auvergne super conquérante en 2007-2008 ne pas être placé dans ce carré d’as. On a l’impression que les « jaunards » sont encore assommés par cette finale perdue, et peut être qu’après deux ans de sacrifices sous les commandes de Vern Cotter les joueurs auvergnats accusent le coup. Ont-ils enfin compris que « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » ? De plus le club du Massif Central a lui aussi fait un recrutement intéressant en faisant signé, c’est un fait suffisamment rare pour le souligner, de jeunes espoirs français à plusieurs postes. Pour moi, l’USAP devrait compléter ce carré d’as. Le club catalan a connu certes un passage à vide contre les Parisiens le week-end dernier, mais il ne faudrait pas oublier les 30 points passé à Brive lors de la première journée, la victoire obtenue à Bourgoin-Jallieu. De plus l’USAP a récupéré grand nombre de joueurs talentueux qui étaient blessés la saison dernière. Après les catalans peuvent souhaiter que leur club soit en position optimale dans le championnat au moment de recevoir Dan Carter qui je suis certains apportera un plus au moment d’aborder la dernière ligne droite.

 

Donc, pour moi ! On prend les mêmes et on recommence pour ce qui est des demi-finalistes !

 

Les « Européens »

 

Toutes les années je fais le même pronostique et toute les années je me plante, mais cette fois-ci sera la bonne : Montpellier obtiendra sont billet pour la Coupe Heineken (que je ne veux plus appeler Heineken Cup). Le club sudiste a en effet largement donné de la profondeur à son effectif, ne parlez plus d’espoirs pour Trinh-Duc, Picamoles et Ouedragogo, ils sont pour moi ce qui se fait de mieux à leur poste dans championnat, fut-il le meilleur du monde. Cela pourrait bien être l’année des retrouvailles entre le CA Brive-Corrèze et la Coupe Heineken (vous voyez on s’y fait). Les premiers résultats des noir et blancs se font attendre, leur jeu n’est pas au mieux, mais très sincèrement je crois que c’est le club qui s’est le mieux renforcé cette année. Il faut juste laisser du temps au temps, une fois lancé les Brivistes devraient être très difficiles à arrêter, Je les vois bien faire un parcours similaire à celui de l’USAP l’an passé. L’Aviron Bayonnais bien emmené par un Martin complètement retrouvé devrait aussi être européen l’an prochain.

Reste encore une place que je vais attribuer au Biarritz Olympique qui semble reprendre des couleurs. Je suis certains que d’une seule chose la course à l’Europe, comme celle des demies, devrait être très (très) engagée, et les places vont se jouer à couteaux tirés.

 

Ah ! Bien sûr, vous avez remarqué qu’il y a 7 sept places d’attribuées ce qui veut dire qu’un club français va gagner la Coupe d’Europe. En tant que français je me vois mal faire un autre pronostique. Je vois bien les Parisiens ou les Toulousains se charger de l’exploit. Une première pour les Paris ?

 

Les ambitieux aux dents longues

 

Je voulais d’abord appeler ce groupe « le ventre mou » mais je crois que ça ne sera pas un ventre mou, mais des clubs qui vont jouer les premières places jusqu’aux dernières journées et qui vont poser bien des problèmes a bien des caïds.

 

En premier lieu, je placerais Toulon, dont beaucoup se plaise à dire que les Varois sans nª10 pourraient retrouver la ProD2, je n’y crois pas une seule seconde ! C’est mal connaitre la qualité de joueurs comme Pez ou Fauqué qui s’ils ne sont pas encore du niveau d’un Hernandez,  d’un Michalak ou d’un Carter pourraient bien se révéler au sein d’une pléthore d’étoiles. Il faut juste laisser le temps à cette équipe de se faire au niveau du Top 14 et laisser du temps au jeune entraineur Tana Umaga de se faire les dents cette année. S’il-vous-plaît ne rentrons pas dans cette « footballisation » du rugby, préservez les entraineurs !

 

Montauban qui a fait un recrutement ambitieux devrait aussi jouer les troubles fêtes. On a déjà pu voir du côté de Sapiac certaines actions prometteuses. En revanche, le club qui visiblement souhaite jouer sa carte en Coupe d’Europe à fond risque d’accuser le coup lors des derniers combats. Équipe à suivre de toute manière.

 

Le Castres Olympique et le CSBJ ne devraient pas être très loin non plus. Même si l’un comme l’autre se sont plutôt fait discret lors de l’intersaison (sans oublier tout de même le joli coup de Masoe qui arrive à Castres, il y a quelques années cela serait passé pour être le transfert de l’année). Les bleu et blancs ont avec des jeunes tels que Bourret (dont on espère qu’il justifiera tout le bien dont on pense de lui), Maso et surtout un énorme 5 de devant qui  risque de faire des dégâts. Pour le CSBJ, je dirais que le plus beau des recrutements et bien celui d’avoir réussi à garder ses jeunes pouces : Morgan Parra, Yann David, entre autre.

 

Les relégués

 

Disons le clairement, il n’est pas souhaitable que les deux clubs landais l’US Dax et le Stade Montois redescendent en ProD2, surtout quand on sait que ces deux formations  sont celles qui comptent le plus de joueurs français dans leurs rangs qu’il s’agit d’une très grande terre de l’ovale qui a donné encore ses dernières années de grands noms de notre sport à la France (Raphaël Ibanez, Thomas Castaignède, Richard Dourthe, Thierry Lacroix, Olivier Roumat, etc.). Mais il faut bien reconnaître qu’autant du côté de l’effectif, que du côté des infrastructures les deux clubs sont bien mal lotis pour un championnat qui on ne le répétera jamais assez est l’un des tous meilleurs du monde. Il y a des moments ou la culture du club et l’amour du maillot ne suffisent plus. Espérons toutefois que leurs joueurs me fassent mentir. Je reste plus que jamais pour cette idée de clubs franchisés car cela permettrait à des clubs tels que ceux de Dax ou de Mont-de-Marsan d’unir leur compétence, leur budget pour permettre au rugby landais (celui des attaquants racés comme pouvait l’être Thomas Castaignède) de perdurer dans l’élite, et surtout de pouvoir planifier sur le long terme en investissant dans des joueurs jeunes et dans un jeu un peu plus ambitieux. Même si on le sait ces deux équipes n’ont pas la réputation d’être frileuses.

 

Voilà pour tout, j’attends vos réactions, vos coups de gueules ou coup de cœur et surtout vos pronostiques à vous. Un peu comme si on était au comptoir du Bar des Sports ! Je vous offre un Pastis ?