Maison bleue : Tout est à reconstruire !

Les Gallois exultent, les Bleus sont au sol pour la troisième fois consécutives : Tout est à reconstruire !

Venue sur le tournoi avec la ferme intention de le gagner l’équipe de France nous aura apporté son lot de désillusions et de déceptions. Il faut vite tourner cette page du mondial et tout reconstruire. 

L’échec d’une génération

Le tout nouvel entraîneur des Bleus, Philippe Saint-André, était venu sur ce Tournoi avec la ferme intention de le gagner. Pour ce, il avait largement fait appel au groupe finaliste du dernier mondial. A posteriori, on peut donc dire qu’il s’agit d’un cuisant échec pour notre sélectionneur et pour une génération de Bleus en fin de cycle. Cette belle parenthèse des phases finales du mondial n’est qu’un cache misère d’une équipe de France qui ne cesse de régresser. Si certains joueurs auront été sur le toit du monde durant ce Tournoi (Dusautoir, Servat, Mas, Harinordoquy, Bonnaire) le collectif bleu n’y est plus.

Un jeu trop restrictif et inefficace

Pourtant les Français auront vraiment résisté face à une équipe galloise qu’on nous présente désormais comme une référence mondiale. Notre défense est déjà en place, même si elle s’est fait prendre sur un turn-over. Pour l’animation offensive, on repassera. Normal me dirait vous, car cela demande plus de temps à mettre en place. Sauf qu’en s’appuyant sur des vieux de la veille, notre trio d’entraîneurs aurait pu proposer autre chose. La France n’a absolument rien proposé hier après-midi et les Gallois méritent amplement leur Grand Chelem (d’autant plus que le niveau de ce Tournoi était très relevé) et du titre honorifique de meilleure nation de l’hémisphère nord. Quant aux Bleus, avec ce nombre incalculable de chandelles (preuve du manque de solutions offensives) ils ont sans doute dû confondre Saint-Patrick et Saint-Valentin ! Résultat : avec leur domination sous les ballons hauts les Gallois ont eu la main mise sur le ballon et ont constamment eu l’avantage du terrain. La solution de Lionel Beauxis aura été un flop, car c’est bien pour occuper le terrain que Yachvili et Beauxis auront été choisis.

Une mauvaise gestion du « money time »

Comme contre les Anglais ou les Irlandais, les Français auront pris des décisions hasardeuses dans le money time : Les Bleus choisissent à 6 minutes de la fin du match de choisir de prendre trois points sur une pénalité concédée par les Gallois. Cette pénalité se trouve pourtant à5 mètres de la ligne d’en-but galloise. En choisissant les trois points on comprend que les Bleus veulent plus qu’un match nul et se sentent suffisamment forts pour revenir dans le camp gallois pour marquer un essai…

Alors pourquoi Yachvili a-t-il joué au pied dans la boîte sur l’action suivante rendant ainsi le ballon à l’adversaire ?

Un coaching fantaisiste !

La réponse à cette déconcertante question vient en regardant la configuration du XV de France dans ce fameux money time pendant lequel les Bleus étaient censés courir derrière le score et donc envoyer du jeu : Un numéro 9 (Parra) jouant ouvreur, un centre (Fofana) sur une aile, un arrière (Buttin) sur l’autre aile et un ouvreur (François Trinh-Duc) à l’arrière ! Impossible dans ces conditions espérer quoique ce soit. Avec un tel bilan et un coaching aussi fantaisiste, Philippe Saint-André aura forcément perdu une grande partie de son crédit, pourtant si on considère l’immensité de la tâche qui est la sienne de faire du XV de France une équipe compétitive pour le mondial 2015 il faudra bien lui apporter tout notre soutient. PSA a tout de même lancé dans le grand bain quelques jeunes pouces : Buttin, Fofana et Maestri, tous ont fait une entrée prometteuse. Pour rajeunir une équipe de France plus que vieillissante, il faudra trouver d’autres joueurs en devenir du même calibre. Mais où diable Philippe Saint-André va trouver ces jeunes joueurs ?

Mister Rugby

Publicités

l’Angleterre défaite par le pays de Galles

Scott Williams file à l'essai dans les derniers instants du match et le Pays-de-Galles remporte la triple couronne

Les joueurs gallois ont créé la surprise en s’imposant à Twickenham 19 à 12.

Le pays de Galles a affirmé ses ambitions de victoire dans le Tournoi des six nations en s’imposant (19-12) chez un de ses concurrents, l’Angleterre, samedi lors de la troisième journée qui a également vu l’Irlande lancer sa campagne en battant l’Italie (42-10). Autre prétendant à la victoire finale, le XV de France tentera de décrocher son deuxième succès dans la compétition dimanche en Écosse (16 heures), deux semaines après le report de son match de la deuxième journée face à l’Irlande.

Quatre mois après sa quatrième place à la Coupe du monde, la jeune génération galloise a frappé fort en s’imposant à Twickenham face au XV de la Rose, dans la foulée de ses victoires en Irlande (23-21) et contre l’Écosse (27-13). Ce succès écarte de la route du XV du Poireau un concurrent direct, également vainqueur lors des deux premiers matches. Menée 6-12 après 46 minutes de jeu, les Gallois sont patiemment revenus au score avec des pénalités de Leigh Halfpenny (54, 72) avant un essai de contre-attaque du remplaçant Scott Williams à quatre minutes de la fin. Une ultime tentative de l’Anglais David Strettle a été refusée à la vidéo par l’arbitre Steve Walsh.

Premier titre pour le capitaine Sam Warburton

Les « Diables Rouges » ne s’étaient plus imposés à Twickenham depuis 2008… année de leur dixième et dernier grand chelem. Coiffés de la « Triple Couronne » grâce à leur trois victoires contre leurs voisins anglo-saxons, ils devront désormais s’ouvrir contre l’Italie (le 10 mars) les portes d’une possible « finale » dans leur Millennium Stadium face au XV de France, lors de la dernière journée. Après trois semaines sans jouer en raison du report de son match au Stade de France, l’Irlande s’est, elle, lancée de plain-pied dans la compétition en signant sa première victoire face à l’Italie.

Au terme de 40 premières minutes laborieuses, les joueurs du XV du Trèfle ont pris l’ascendant en deuxième période grâce à leur buteur Jonathan Sexton (17 points à 7 sur 8) et l’ailier Tommy Bowe, auteur d’un doublé, avant de corser l’addition en fin de match face à des Italiens usés et une nouvelle fois en manque d’efficacité. Lors de cette rencontre, Ronan O’Gara (34 ans) est devenu le joueur le plus capé du rugby irlandais avec 118 sélections. Les Irlandais enchaîneront trois rencontres lors des trois prochaines semaines : en France le 4 mars, contre l’Écosse le 10 mars et en Angleterre le 17 mars.

Le coup de show des Gallois

A l'image de Rory Lamont les Ecossais n'auront démérité dans ce match mais se sont souvent heurtés à la défense galloise

Malgré une première période en demi-teinte, le pays de Galles a facilement écarté l’Ecosse sur sa pelouse de Cardiff (27-13) au terme d’un joli spectacle. Les hommes de Warren Gatland prennent seuls la tête du classement des VI Nations.

Ne vous y trompez pas, le pays de Galles est bien au rendez-vous dans ce Tournoi. Après la démonstration en Irlande dimanche dernier (21-23), les hommes de Warren Gatland ont une nouvelle fois fait parler leur talent et leur puissance pour dominer des Ecossais valeureux mais bien trop limités pour créer la surprise (27-13). Avec ce deuxième succès en autant de rencontres, le XV du Poireau s’offre le luxe de débarquer en terre anglaise le 25 février prochain avec le costume de taulier dans ce Tournoi des VI Nations. Tout sauf anecdotique.

Un premier acte décevant
Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario au regard d’un premier acte tristounet et sans saveur de la part des Diables Rouges. Mis sous pression par des Ecossais remontés après leur défaite inaugurale contre l’Angleterre (6-13) une semaine plus tôt, les Gallois avaient toutes les peines du monde à se montrer fringants. Et se faisaient logiquement accrocher à la pause (3-3, 40e). Mais voilà, sans doute remobilisés par Warren Gatland dans les vestiaires, les partenaires de Jamie Roberts revenaient sur la pelouse avec d’autres intentions. Au plus grand désarroi du XV du Chardon, balayés par une vraie marée rouge.

Un festival et une tornade rouge
Un poil suffisant lors du premier acte, les Gallois remettaient les gaz au retour des vestiaires. Servi par Hook à hauteur, Cuthbert filait dans l’en-but inscrire le premier essai de la rencontre (10-3, 42e). Dans la foulée, coupable d’un plaquage sans ballon sur Davies, De Luca récoltait un carton jaune et laissait les siens se battre en infériorité numérique (45e). Le tournant du match. Face à une vraie tornade, les Ecossais s’effondraient et encaissaient deux essais par Halfpenny (52e, 56e). Avec un large avantage au score (27-6, 56e), les Gallois laissaient encore quelques espoirs aux Ecossais, qui sortaient un peu la tête de l’eau par Laidlaw (27-11, 64e). En vain. Malgré des difficultés en mêlée et en conquête, les Gallois géraient leur fin de partie. Et prenaient seuls la tête du Tournoi des VI Nations.

Source : Sport24.com 

Résumé Galles vs. Ecosse

Fabuleux ces Gallois!

George North charge dans la défense irlandaise

Après un match de haute intensité, le pays de Galles a réussi l’exploit de s’imposer à l’Aviva Stadium face à l’Irlande (21-23). Une victoire qui lance parfaitement les Gallois dans le Tournoi.

Depuis le Mondial, toute l’Irlande attendait une revanche… qui n’a pas finalement eu lieu. La faute à des Gallois impressionnants et virevoltants sur la pelouse de l’Aviva Stadium. Comme en 2008, les hommes de Warren Gatland ont réussi à s’imposer en terre dublinoise (21-23) au terme d’un match de très grande qualité qui aura permis de se faire une idée du potentiel des Diables Rouges. Bousculés en conquête, les partenaires de Sam Warburton ont compensé par une énergie de tous les instants et des individualités à leur zénith telles que George North ou Jonathan Davies. Le message est passé. Messieurs les Anglais et Français, il faudra compter avec les Gallois pour la victoire finale dans cette édition 2012 du Tournoi.

Une incessante vague rouge
Et dire que les demi-finalistes du dernier Mondial ont dominé les débats n’apprendra rien à personne. En dehors des cinq premières minutes à l’avantage des Irlandais, le reste de la rencontre aura été marquée par une vague rouge qui n’a cessé d’asphyxier les joueurs du Trèfle. Mais voilà, pragmatique et réaliste, l’Irlande virait en tête à la pause grâce à un essai de Rory Best (10-5, 38e), qui répondait à Jonathan Davies (15e). Une déception pour la génération dorée galloise et notamment une ligne de trois-quarts impressionnante, jamais la dernière pour relancer les ballons de ses 22 mètres.

Une fin de match héroïque
Bis repetita après la pause. Malgré la botte de Sexton (13-5, 44e), le pays de Galles franchissait à nouveau la ligne grâce à une action magnifique conclue par North, servi par une superbe chistera de Jonathan Davies (13-15, 57e). En face, l’Irlande ne pouvait que constater les dégâts, mais restait en vie grâce à son ouvreur (16-15, 60e). Et profitait surtout de l’indiscipline de Bradley Davies, coupable d’un plaquage cathédrale, pour marquer un essai en bout de ligne par Bowe (21-15, 71e). Les hommes de Declan Kidney, pensaientt lors avoir fait le plus dur… C’était sans compter sur le mental hors-norme des Gallois, à l’image de North, auteur d’un essai en coin (21-20, 78e) et du sang-froid d’Halfpenny (21-23, 79e) qui offrait une victoire méritée juste avant la sirène. Qu’on se le dise, le pays de Galles sera difficile à contrarier dans ce Tournoi.

Source : Sport24.com

Résumé : Irlande vs. Ecosse 2012

L’Australie gâche les adieux de Shane Williams !

Dernier essai de Shane Williams avec le Pays-de-Galles, salut l'artiste !

L’Australie a quelque peu gâché la fête d’adieu de Shane Williams, en l’emportant 24 à 18 contre le pays de Galles, samedi en test-match de rugby au Millennium Stadium de Cardiff, devant plus de 60.000 spectateurs qui ont toutefois pu applaudir le 58e essai de l’intenable ailier.

Pour son dernier match sous les couleurs du XV du Poireau, après 87  sélections, le lutin de 34 ans n’a pu prendre sa revanche sur les Wallabies,  vainqueurs il y a un mois et demi en Nouvelle-Zélande du match pour la 3e place  du Mondial-2011 (21-18).Il a toutefois terminé sur une bonne note, avec cet essai en coin dans les  dernières secondes de la partie, pour porter le record gallois à 58  réalisations. « Je suis désolé que nous n’ayons pas pu gagner », a déclaré Williams, au  bord des larme. « Chaque fois que je portais ce maillot, c’était une sensation incroyable. C’était les meilleurs moments de ma vie. J’ai été un privilégié, j’ai eu vraiment beaucoup de chance. »

Larges vainqueurs des Barbarians britanniques la semaine passée à Twickenham (60-11), les Wallabies peuvent désormais souffler après une année 2011 marquée par une victoire dans le Tri-Nations et une médaille de bronze douce-amère au Mondial. Samedi, la partie a mis cinquante minutes à se décanter. La première période, achevée à 6-3 en faveur du pays de Galles, avait été marquée par de nombreuses approximations de part et d’autres.

Carton jaune fatal

L’exclusion temporaire de l’arrière Leigh Halfpenny (50e) pour un plaquage sans ballon sur James O’Connor, titularisé à l’ouverture, sonnait le début des problèmes pour le XV du Poireau. Le demi de mêlée Will Genia franchissait alors le rideau gallois pour le premier essai (51), imité six minutes plus tard par Turner, en coin. Dans la foulée, Barnes, bien servi par Samo, ajoutait le 3e essai et permettait à l’Australie de mener 24-6, grâce aussi à la régularité au pied d’O’Connor.

Les Gallois, privés de plusieurs cadres – Alun-Wyn Jones, Adam Jones parmi les avant, James Hook, Lee Byrne et Mike Phillips chez les trois-quarts – réagissaient toutefois par leur ouvreur Rhys Priestland (21-11, 66e). L’essai de Shane Williams arrivait ensuite trop tard pour espérer rejoindre les Wallabies.

L’Australie se console

Leigh Halpfeny franchit la ligne d'en-but australienne mais l'Australie a déjà assuré le score

L’Australie a pris la troisième place de la Coupe du monde en dominant le pays de Galles (21-18), lors de la petite finale à l’Eden Park Auckland. Entre deux formations émoussées et finalement peu motivées après leur désillusion, la rencontre n’a pas offert de grand spectacle malgré quatre essais.

On était en droit d’attendre à une orgie de jeu entre ces deux formations portée de coutume sur l’offensive. Les défaites en demi-finales ont dû toutefois couper leurs ailes avec un premier acte bien loin du niveau de jeu espéré. Les Wallabies s’évertuaient à monopoliser le ballon et Cooper, plus fringuant que depuis le début du Mondial, orchestrait l’attaque australienne de belle manière. Au sortir d’une mêlée dans les 22m, l’ouvreur combinait à merveille avec Barnes qui marquait le premier essai du match (12e). Le début d’une longue série ? Pas du tout.

Quade Cooper, la tuile

L’Australie voyait ses ardeurs à la baisse avec les blessures de deux joueurs clés, Beale, dont les ischio-jambiers n’ont pas tenu, et Cooper, qui s’est effondré tout seul, s’étant probablement rompu les ligaments du genou droit. Entre maladresses, mauvais choix et indiscipline, le jeu s’en retrouvait haché. Les Gallois relevaient la tête mais leurs buteurs n’étaient pas en réussite, Hook ne convertissant qu’une seule pénalité (20e). 7-3 à la pause, les spectateurs de l’Eden Park restaient vraiment sur leur faim.

La stérilité galloise

Mettant l’accent sur l’occupation du terrain, l’Australie se faisait contrer dès le retour des vestiaires. Sur un ballon récupéré au sol, Hook ramassait un petit coup de pied à suivre et passait (en-avant ?) à son ailier Shane Williams qui poussait lui aussi au pied pour inscrire son 58e essai international. Les Gallois ne menaient pas pour autant bien longtemps, victime de leur indiscipline dans les phases de ruck. L’arbitre Wayne Barnes se montrait intransigeant et l’ailier australien James O’Connor convertissait deux pénalités (54e, 57e).

Les Gallois décidaient alors de conserver le ballon et de multiplier les temps de jeu. Sans réussite. Les Australiens défendaient à la perfection et ne commettaient aucune fautes, récupérant même de nombreuses munitions au sol grâce à un Pocock toujours aussi performant dans ce domaine. Les coéquipiers de Gethin Jenkins s’épuisaient à force de buter sur un mur. Barnes, sur drop, faisait preuve de réalisme (68e) pour l’Australie et Stephen Jones (70e) ne répondait qu’avec une simple pénalité. Sur une offensive d’envergure, McCalman scellait le sort de la rencontre avec un bel essai (76e). La réalisation de Halfpenny (81e), après une séquence interminable, restera anecdotique mais symbolise parfaitement le talent offensif de cette équipe galloise qui aura été bien belle à voir.   

L'Australie termine à une honorable troisième place

Mike Philipps, ce mauvais perdant.

Mike Philipps fanfaronne avant de marquer l'essai, mais les Gallois passeront à la trappe !

Même s’il leur reste encore un match à jouer contre l’Australie, les Dragons rouges gallois pourront sortir la tête haute de cette Coupe du Monde. Cependant, l’attitude de Mike Philipps le mauvais perdant est regrettable. « Le jeu français a été très pauvre » selon lui ; « « ils (les Français) vont souffrir en finale » et ajoute « Nous méritions clairement de jouer la finale, nous nous étions préparés très durs ».

Trop de fautes galloises

Oui, les 19 autres équipes du mondial se sont elles aussi préparées très dur. Ce n’est pas pour cela que les 20 méritent d’être Championne du Monde. Les Gallois ont une équipe extraordinaire, j’en fais dors et déjà l’une des favorites pour le Mondial 2015 qui se déroulera (presque) chez eux. Mais pour être champions du monde, il faudra impérativement tirer les conclusions de leur échec. Faire son mea culpa. Accuser les Français, qui sont devenus les souffre douleurs (ou les bourreaux) de ces messieurs les Britanniques ne sert à rien. Que Mike Philipps regarde la vérité en face : Sur 13 rencontres lors de ces 10 dernières années les Gallois n’ont remporté que deux matchs face aux Bleus. Si c’est incontestablement les Dragons rouges qui ont assuré le spectacle samedi dernier, ils ont perdu 6 touches sur leur lancers, même réduit à 6 dans l’alignement c’est beaucoup trop. Leurs deux buteurs, n’ont pas été en réussite d’où l’incapacité à concrétiser en points leurs temps forts. Impossible d’être champions du monde dans ces conditions, et encore je ne parle pas du nombre de fautes faites dans leurs 22 mètres, face à un buteur comme Morgan Parra, ça ne pardonne pas. Il n’y a pas de note artistique en rugby, encore moins lors des matchs de phase finale. Les Bleus en savent quelque chose, que Mike Philipps regarde les trois demi-finales perdues par le XV de France pour comprendre qu’assurer le spectacle n’est pas gagner. L’autre vérité c’est que le Pays-de-Galles a perdu ses deux matchs face aux deux nations majeures que sont l’Afrique du Sud et la France, et qu’en dehors des périodes de Coupe du Monde, elle ne gagne qu’exceptionnellement ce genre de rencontre.

J’avais annoncé, bien avant cette Coupe du Monde, que l’exemple du rugby en Europe se trouvait au Pays-de-Galles, ou tout est structuré pour remporter un jour un titre majeur. Vous pouvez toujours lire cet article ou celui-là écrits en 2009. Le jeu gallois est sans conteste celui qui se rapproche le plus de celui pratiqué dans l’hémisphère sud. Je suis le premier à critiquer l’attitude parfois déroutante des Français, mais une nation ne va pas trois fois en finale de la Coupe du Monde par pur hasard. J’espère que la meilleure des réponses à ces provocations les Français l’apporteront sur le terrain, ce dimanche. Même si elle gagne rarement face à la Nouvelle-Zélande, les Français doivent se souvenir qu’ils l’ont déjà fait lors de leur dernière tournée au Pays de long nuage blanc.