Tournée d’été : Les Italiens remportent leur test face aux Etats-Unis lors d’un match mouvementé

Scott Lavalla et Colin Hawley dispute une balle haute à l’Italien Luca Morisi. Photo : theage.com.au

L’Italie continue sa tournée américaine avec ce dernier match face aux Eagles. La squadra azura s’est largement imposée face aux étasunien sur le score de 30 à 10 dans l’enceinte du Compas Stadium de Houston (Texas). La rencontre s’est joué devant plus de 17 000 spectateurs et a été retransmise par le réseau de chaînes télévisées CBS, preuve de la popularité grandissante du rugby. L’arbitre français du match, Jérôme Garcès, n’a pas manqué de mettre deux cartons rouges aux joueurs à la bannière étoilée lors du deuxième acte. Les joueurs de Jacques Brunel ont inscrit trois essais (Carlos Festuccia, Edoardo Gori et Kris Burton) enfin les américains n’auront inscrit qu’un seul essai de Paul Emerick.

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Les Italiens sur la route des quarts

L'ailier américain N'Gwenya pris dans la tenaille des azzuri

« Bien sûr, le match contre l’Irlande occupe déjà notre esprit. » L’aveu, signé du capitaine Sergio Parisse à la veille d’un match déjà crucial contre les Etats-Unis, avait au moins le mérite de mettre en perspective les folles espérances italiennes dans ce Mondial 2011. Il est en effet révolu, le temps où les Italiens faisaient seulement figure de faire-valoir en phase de poules d’une Coupe du monde. On avait déjà pu le constater à l’occasion des deux premiers matchs. Mais la victoire bonifiée (27-10) sereinement glanée au détriment des Américains ce mardi l’officialise une bonne fois pour toutes. Leur conférant désormais une véritable légitimité à viser les premiers quarts de finale de leur histoire…

Ils se sont pourtant fait très peur en première période, la faute, peut-être, à un essai de Parisse marqué dans la foulée du coup d’envoi. C’est-à-dire trop tôt. Comme si, après ça, ils avaient passé les 30 minutes suivantes tranquillement assis sur leurs maigres acquis. Les Etats-Unis, déjà éliminés, pouvaient alors miser sur la vivacité de leurs avants pour planter une banderille synonyme d’égalisation à 5-5 à moins de 10 minutes de la pause, grâce à un contre supersonique conclu par l’ailier Emerick… Mais il n’en fallait pas plus pour réveiller les Transalpins, qui profitaient de la puissance de Castrogiovanni pour conclure leurs ultimes poussées du premier acte, et s’envoler à 15-10 avant le retour aux vestiaires.

Sans doute l’acte fondateur d’une deuxième mi-temps à sens unique, durant laquelle la Squaddra azzura fera patiemment le siège des 22 mètres adverses, pour concrétiser, d’un essai de pénalité, leur domination sans partage à une petite douzaine de minutes de la fin. Et ainsi rejoindre, avec 10 points, l’Australie à la deuxième place du classement de cette Poule C, toujours dominée par l’Irlande (15 points). Laquelle sent donc désormais deux souffles rauques sur sa nuque. Et sera donc obligée, malgré sa victoire de prestige sur les Wallabies (15-6), de jouer sa peau jusqu’au bout du bout du premier tour, lors d’un match couperet contre une Italie qu’elle avait eu toutes les peines à battre en février dernier au Tournoi des VI Nations (13-12). Un choc pour lequel Sergio Parisse est, lui, en tout cas déjà prêt : « Nous avons une occasion unique d’entrer dans l’Histoire. Alors ne gâchons pas cette chance. »

Les « petites » nations se rebiffent !

Les Américains ont signé une petite performance ce 11 septembre face à l'Irlande malgré la défaite. Ici, Ngwenya en Capitaine America

Le match d’ouverture de cette Coupe du Monde a donné le ton : Nous pensions que les All Blacks chez eux allaient pulvériser les Tonga. Il n’en fut rien, même si la prestation Black a été convaincante. Si l’entame des Français laissait penser qu’on mettrait un point par minute à ces Nippons, la deuxième mi-temps a apporté son lot de frayeur côté tricolore et d’enthousiasme côté pays du soleil levant. Les Italiens ont, eux aussi, tenu en respect les Wallabies. Bien sûr, la prestation quatre étoiles vient du Pays-de-Galles (pas vraiment une petite nation du rugby quand même) qui avec un peu plus d’expérience de ce genre de match auraient bien pu l’emporter ce matin. Que dire alors des Étasuniens le jour du dixième anniversaire du 11 septembre 2001 ? La prestation américaine fut de haute volée, on peut regretter vraiment la mauvaise tenue en mêlée car ces ricains-là auraient vraiment pu créer la sensation du mondial. Dommage que Ngwenya fut trop souvent sollicité dans des tâches obscures qui ne sont pas celles d’un trois-quarts aile, il n’à a aucun moment pu faire parler ses jambes.

Déjà en 2004, des signes avant-coureurs existaient : Souvenez-vous de la prestation de la Géorgie face à l’Irlande ou bien sûr celle de l’Argentine face à la France. Les test-matchs depuis 4 ans confirment complètement cette tendance, prenons par exemple le bon comportement du Portugal face aux Fidji. Les petites nations historiques sont aujourd’hui majoritairement composées de joueurs professionnels, athlètes de haut niveau. Certains pays comme le Japon dispose déjà de leur propre championnat 100% professionnel.

Le rugby s’internationalise, c’est une excellente nouvelle ! Un jour nous aurons des équipes venues de Chine, du Sénégal, du Liban ou du Venezuela qui viendront se frotter aux grands.

Il est grand temps maintenant que l’International Rugby Board prennent ses dispositions.

Etats-Unis vs. Irlande

Pays-de-Galles vs. Afrique du Sud